Cinquante et un assauts en vingt-quatre heures
Pokrovsk est devenu le symbole de cette guerre d’usure. Depuis vingt et un mois, les forces russes tentent de s’emparer de cette ville stratégique située dans l’oblast de Donetsk. Vingt et un mois d’assauts incessants. Vingt et un mois de bombardements. Vingt et un mois où la ville et ses environs sont transformés en champ de bataille. Le cinq décembre, les défenseurs ukrainiens ont repoussé cinquante et un attaques russes dans ce secteur. Cinquante et un fois où des soldats russes ont été envoyés à l’assaut des positions ukrainiennes. Cinquante et un fois où le feu et le sang ont marqué le paysage. Les attaques ont eu lieu près de Maiak, Volodymyrivka, Rodynske, Chervonyi Lyman, Myrnohrad, Pokrovsk elle-même, Kotlyne, Udachne, Novoserhiivka, Molodetske, Kotliarivka, Yalta et Dachne. Une litanie de noms qui ne signifient rien pour la plupart des gens. Mais pour ceux qui y vivent, pour ceux qui y combattent, ces noms sont synonymes d’enfer. Ce sont des endroits où la mort rôde à chaque coin de rue. Où les explosions résonnent jour et nuit. Où la vie normale n’existe plus depuis longtemps.
Pourquoi Pokrovsk est-elle si importante ? Parce qu’elle est un nœud logistique crucial. Parce qu’elle contrôle des routes essentielles pour l’approvisionnement des forces ukrainiennes dans le Donbass. Parce que sa chute ouvrirait la voie à une avancée russe plus profonde dans l’oblast de Donetsk. Et parce que, pour le Kremlin, s’emparer de Pokrovsk serait une victoire symbolique. Une preuve que la Russie avance. Une preuve que l’Ukraine faiblit. Mais voilà : après vingt et un mois d’assauts, Pokrovsk tient toujours. Les forces ukrainiennes résistent. Elles repoussent les attaques. Elles infligent des pertes terribles aux assaillants. Et elles refusent de céder. Cette résistance a un coût. Les défenseurs sont épuisés. Les munitions s’épuisent. Les renforts se font rares. Mais ils tiennent. Parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que céder Pokrovsk signifierait céder bien plus qu’une ville. Ce serait céder un morceau de l’Ukraine. Ce serait céder face à l’agression. Ce serait accepter l’inacceptable. Alors ils tiennent. Jour après jour. Assaut après assaut. Au prix de leur sang et de leurs vies.
Cinquante et un assauts en une journée. Cinquante et un. Je n’arrive même pas à imaginer ce que cela signifie concrètement. Cinquante et un moments où des soldats russes ont chargé les positions ukrainiennes. Cinquante et un moments où le feu s’est déchaîné. Cinquante et un moments où des hommes sont morts. Et tout cela pour quoi ? Pour gagner quelques centaines de mètres ? Pour planter un drapeau sur des ruines ? Pour satisfaire l’ego d’un dictateur qui refuse d’admettre que sa guerre est perdue ? C’est absurde. C’est tragique. C’est révoltant. Et pourtant, ça continue. Jour après jour. Semaine après semaine. Mois après mois. Comme si la vie humaine ne valait rien. Comme si les soldats n’étaient que de la chair à canon. Comme si leur mort n’avait aucune importance. Et je me demande combien de temps encore cela va durer. Combien de temps encore avant que quelqu’un ait le courage de dire stop. Avant que quelqu’un décide que assez c’est assez. Avant que quelqu’un comprenne que cette guerre ne peut pas être gagnée sur le champ de bataille. Qu’elle ne peut être résolue que par la diplomatie. Mais pour l’instant, personne ne semble prêt à faire ce pas. Alors les soldats continuent de mourir. À Pokrovsk. Et partout ailleurs sur le front.
Myrnohrad et l’encerclement qui n’en est pas un
Les médias russes ont clamé que Myrnohrad était encerclée. Que les forces ukrainiennes étaient piégées. Que la ville allait tomber d’un moment à l’autre. C’est faux. Le commandant de la septième brigade d’assaut aérien ukrainienne, le général de brigade Yevhen Lasiychuk, l’a confirmé le cinq décembre : Myrnohrad n’est pas encerclée. Les forces ukrainiennes maintiennent des positions dans le nord de Pokrovsk et dans le centre de la ville. Elles contrôlent des routes d’évacuation. Elles peuvent ravitailler leurs troupes. Elles peuvent effectuer des rotations. Certes, la situation est difficile. Certes, les forces russes peuvent perturber les lignes de communication avec leur artillerie et leurs drones. Certes, chaque convoi qui entre ou sort de la poche de Pokrovsk-Myrnohrad prend des risques énormes. Mais l’encerclement complet n’a pas eu lieu. Pas encore. Et les forces ukrainiennes font tout pour que cela n’arrive jamais. Elles élargissent le corridor logistique au nord de la poche. Elles renforcent leurs défenses. Elles contre-attaquent quand c’est possible. Elles se battent pour chaque mètre de terrain.
Mais la propagande russe ne s’embarrasse pas de faits. Elle préfère les récits triomphalistes. Elle préfère annoncer des victoires qui n’existent pas. Elle préfère montrer des images de drapeaux russes plantés sur des ruines et prétendre que cela signifie quelque chose. C’est une guerre de l’information autant qu’une guerre sur le terrain. Et dans cette guerre de l’information, la vérité est souvent la première victime. Les forces russes infiltrent des positions, plantent un drapeau, filment la scène, puis se retirent. Et les médias russes proclament une avancée majeure. Mais sur le terrain, rien n’a vraiment changé. Les lignes de front restent les mêmes. Les positions ukrainiennes tiennent. Et la guerre continue. Cette tactique de désinformation vise à démoraliser les Ukrainiens. À leur faire croire que la défaite est inévitable. À saper leur volonté de résister. Mais jusqu’à présent, cela n’a pas fonctionné. Les Ukrainiens connaissent la réalité du terrain. Ils savent que Myrnohrad n’est pas tombée. Ils savent que Pokrovsk résiste. Ils savent que leur armée tient. Et ils continuent de se battre.
Le déluge de feu : l'artillerie et les drones russes
Six mille six cent deux drones en une journée
Six mille six cent deux drones kamikazes déployés par les forces russes en une seule journée. Six mille six cent deux engins volants chargés d’explosifs, lancés contre les positions ukrainiennes, les convois logistiques, les infrastructures civiles. C’est un chiffre qui donne le vertige. C’est une armada aérienne. C’est une nuée mortelle qui s’abat sur l’Ukraine jour après jour. Les drones sont devenus l’arme privilégiée de cette guerre. Ils sont bon marché. Ils sont efficaces. Ils peuvent frapper avec précision. Ils peuvent saturer les défenses. Ils peuvent terroriser les populations. Et la Russie en produit par milliers. Elle les lance par vagues. Elle les utilise pour harceler les forces ukrainiennes. Pour perturber leur logistique. Pour créer ce qu’on appelle une zone de mort : une zone où tout ce qui bouge est une cible. Une zone où les convois ne peuvent plus passer sans risquer d’être détruits. Une zone où les soldats ne peuvent plus se déplacer sans être repérés et frappés. Et cette zone de mort s’étend. Elle englobe de plus en plus de territoire. Elle rend la guerre encore plus meurtrière.
Les forces ukrainiennes tentent de s’adapter. Elles développent leurs propres drones. Elles améliorent leurs systèmes de guerre électronique. Elles forment leurs soldats à détecter et à abattre les drones ennemis. Mais c’est une course aux armements. Une course où la Russie a l’avantage des ressources. Elle peut produire plus de drones. Elle peut en perdre plus. Elle peut saturer les défenses ukrainiennes par le nombre. Et c’est exactement ce qu’elle fait. Six mille six cent deux drones en une journée. Combien ont atteint leur cible ? Combien ont été abattus ? Combien ont causé des dégâts ? On ne le sait pas précisément. Mais ce qu’on sait, c’est que cette pluie de drones rend la vie impossible pour les forces ukrainiennes. Elle complique leur logistique. Elle ralentit leurs mouvements. Elle les force à se disperser. Elle les épuise. Et c’est exactement l’effet recherché par le Kremlin. Épuiser l’Ukraine. La saigner à blanc. La forcer à capituler par l’usure. Mais l’Ukraine refuse de céder. Elle encaisse les coups. Elle s’adapte. Elle résiste. Et elle continue de se battre.
Six mille six cent deux drones. Six mille six cent deux. Comment peut-on produire autant de drones ? Comment peut-on les lancer tous en une seule journée ? Et surtout, comment peut-on accepter qu’une telle violence soit devenue la norme ? Parce que c’est ça, la réalité : cette violence est devenue normale. On ne s’étonne plus de voir des chiffres pareils. On ne s’indigne plus. On hausse les épaules et on passe à autre chose. Comme si c’était inévitable. Comme si c’était acceptable. Mais ce n’est ni inévitable ni acceptable. C’est une tragédie. C’est un crime. C’est une abomination. Et chaque drone qui décolle, chaque bombe qui tombe, chaque obus qui explose est une preuve supplémentaire de l’échec de l’humanité. De notre incapacité à résoudre nos conflits autrement que par la violence. De notre refus de voir l’autre comme un être humain. Et je me demande ce que l’histoire retiendra de tout ça. Est-ce qu’elle retiendra le courage des Ukrainiens ? Ou est-ce qu’elle retiendra notre indifférence ? Notre lâcheté ? Notre incapacité à arrêter cette folie ?
Quatre mille neuf cent quatre-vingt-huit attaques
En plus des drones, les forces russes ont mené quatre mille neuf cent quatre-vingt-huit attaques le cinq décembre. Quatre mille neuf cent quatre-vingt-huit fois où l’artillerie russe a tiré. Où les mortiers ont craché leurs obus. Où les roquettes ont sifflé dans le ciel. Cent trente-huit de ces attaques ont été menées avec des systèmes de roquettes à lanceurs multiples. Les fameux Grad, Smerch, Tornado. Des systèmes qui peuvent saturer une zone entière en quelques secondes. Qui peuvent transformer un champ de bataille en enfer. Qui peuvent tuer des dizaines de personnes d’un seul coup. Et la Russie les utilise sans retenue. Elle bombarde les positions ukrainiennes. Elle bombarde les villes. Elle bombarde les infrastructures civiles. Elle ne fait pas de distinction entre cibles militaires et cibles civiles. Tout est bon pour affaiblir l’Ukraine. Pour briser sa volonté de résister. Pour forcer sa capitulation. Mais cela ne fonctionne pas. L’Ukraine tient. Elle encaisse. Elle résiste. Et elle riposte.
Les forces ukrainiennes ont frappé trois systèmes d’artillerie russes le cinq décembre. Trois sur des milliers. C’est une goutte d’eau dans l’océan. Mais c’est une goutte d’eau qui compte. Parce que chaque système d’artillerie détruit, c’est un système de moins pour bombarder les positions ukrainiennes. C’est un système de moins pour tuer des soldats ukrainiens. C’est un système de moins pour terroriser les civils. Et les forces ukrainiennes continuent de frapper. Elles ciblent les dépôts de munitions russes. Elles ciblent les centres de commandement. Elles ciblent les infrastructures logistiques. Elles mènent une guerre asymétrique. Une guerre où elles ne peuvent pas rivaliser avec la Russie en termes de volume de feu. Mais où elles peuvent frapper avec précision. Où elles peuvent causer des dégâts disproportionnés. Où elles peuvent maintenir la pression sur l’ennemi. Et cette stratégie fonctionne. Pas assez pour arrêter l’offensive russe. Mais assez pour la ralentir. Assez pour la rendre coûteuse. Assez pour que le Kremlin se demande si le jeu en vaut vraiment la chandelle.
Les pertes russes : un bilan qui s'alourdit
Mille cent quatre-vingts soldats tués en un jour
Selon l’État-major ukrainien, les forces russes ont perdu mille cent quatre-vingts soldats le cinq décembre deux mille vingt-cinq. Mille cent quatre-vingts hommes tués. En une seule journée. C’est l’équivalent d’un bataillon entier. C’est plus que les pertes américaines pendant toute la guerre du Golfe de mille neuf cent quatre-vingt-onze. C’est un chiffre qui devrait choquer. Qui devrait horrifier. Qui devrait pousser à l’action. Mais il ne le fait pas. Parce que ces chiffres sont devenus routiniers. Parce qu’on les annonce tous les jours. Parce qu’ils se fondent dans le bruit de fond de la guerre. Mille cent quatre-vingts soldats russes tués. Et demain, il y en aura mille de plus. Et après-demain encore. Et ainsi de suite, jour après jour, jusqu’à ce que le total atteigne des sommets vertigineux. Au six décembre deux mille vingt-cinq, les pertes russes totales depuis le début de la guerre s’élevaient à environ un million cent soixante-dix-neuf mille sept cent quatre-vingt-dix hommes. Plus d’un million. Plus d’un million de soldats russes tués, blessés, capturés ou portés disparus. C’est une saignée démographique. C’est une catastrophe humaine. C’est un crime contre le peuple russe.
Mais le Kremlin s’en moque. Il continue d’envoyer des hommes au front. Il continue de les jeter dans des assauts suicidaires. Il continue de les sacrifier pour gagner quelques mètres de terrain. Parce que pour Poutine, ces hommes ne sont pas des êtres humains. Ce sont des pions. Des outils. Des ressources à exploiter. Et quand un pion tombe, on en envoie un autre. Quand un outil se brise, on le remplace. Quand une ressource s’épuise, on en trouve une nouvelle. C’est une logique implacable. Une logique qui nie l’humanité de ceux qui combattent. Une logique qui transforme la guerre en une simple équation mathématique. Combien d’hommes faut-il sacrifier pour prendre Pokrovsk ? Combien de vies faut-il perdre pour avancer de dix kilomètres ? Combien de morts faut-il accepter pour gagner cette guerre ? Et la réponse du Kremlin semble être : autant qu’il faudra. Peu importe le coût humain. Peu importe les familles détruites. Peu importe les vies brisées. Tout ce qui compte, c’est la victoire. Ou du moins, l’apparence de la victoire. Parce que la vraie victoire, celle qui apporterait la paix et la prospérité, semble de plus en plus hors de portée.
Mille cent quatre-vingts morts en un jour. Mille cent quatre-vingts familles qui ne reverront jamais leur fils, leur père, leur frère. Mille cent quatre-vingts vies qui s’arrêtent brutalement. Et pour quoi ? Pour satisfaire l’ambition d’un homme ? Pour redessiner des frontières ? Pour prouver quelque chose au monde ? C’est insensé. C’est révoltant. C’est inhumain. Et pourtant, ça continue. Jour après jour. Sans que personne ne semble vraiment s’en émouvoir. Parce que ces morts sont russes. Parce qu’ils sont l’ennemi. Parce qu’on a déshumanisé leur souffrance. Mais ils sont humains. Ils ont des familles. Ils ont des rêves. Ils ont des vies. Et ces vies sont gâchées. Jetées dans le brasier d’une guerre absurde. Une guerre qui ne devrait jamais avoir lieu. Une guerre qui pourrait s’arrêter demain si quelqu’un avait le courage de dire stop. Mais personne ne le dit. Alors les morts s’accumulent. Les chiffres grossissent. Et l’horreur continue.
Un million de pertes : le coût de l’ambition impériale
Un million cent soixante-dix-neuf mille sept cent quatre-vingt-dix. C’est le nombre total de pertes russes depuis le vingt-quatre février deux mille vingt-deux. Plus d’un million d’hommes. Tués, blessés, capturés, disparus. C’est plus que les pertes soviétiques pendant la guerre d’Afghanistan. C’est plus que les pertes américaines pendant la guerre du Vietnam. C’est un chiffre qui devrait marquer l’histoire. Qui devrait être gravé dans les mémoires comme un avertissement. Comme une preuve de la folie de la guerre. Comme un rappel du coût terrible de l’ambition impériale. Mais pour l’instant, ce chiffre n’est qu’une statistique. Un nombre abstrait qui ne signifie rien pour la plupart des gens. Parce qu’on ne voit pas ces morts. On ne connaît pas leurs noms. On ne connaît pas leurs histoires. On ne voit que le chiffre. Et le chiffre, aussi impressionnant soit-il, ne peut pas capturer l’ampleur de la tragédie. Il ne peut pas montrer la douleur des familles. Il ne peut pas exprimer le désespoir des blessés. Il ne peut pas raconter les histoires de ceux qui ne reviendront jamais.
Et ce chiffre continue de grossir. Chaque jour, il augmente de mille, parfois de mille cinq cents. Chaque semaine, il augmente de sept à dix mille. Chaque mois, il augmente de trente à quarante mille. À ce rythme, les pertes russes dépasseront les deux millions avant la fin de l’année deux mille vingt-six. Deux millions. C’est une génération entière. C’est une catastrophe démographique. C’est un traumatisme national qui mettra des décennies à guérir. Et pour quoi ? Pour annexer quelques régions ukrainiennes ? Pour restaurer la grandeur de l’empire russe ? Pour satisfaire l’ego d’un dictateur vieillissant ? Le prix est trop élevé. Le coût est insupportable. Et pourtant, le Kremlin continue. Il continue d’envoyer des hommes au front. Il continue de les sacrifier. Il continue de prétendre que la victoire est proche. Mais la victoire ne viendra pas. Pas à ce prix. Pas avec ces méthodes. Pas dans cette guerre. La seule chose qui viendra, c’est plus de morts. Plus de souffrance. Plus de destruction. Jusqu’à ce que quelqu’un ait le courage de dire stop.
Les secteurs du front : une guerre fragmentée
Kharkiv : la menace persistante
Dans le secteur de Kharkiv, les forces russes ont mené dix attaques le cinq décembre. Dix assauts contre les positions ukrainiennes près de Vovchansk, Prylipka, Odradne, Izbytske et Lyman. Vovchansk est devenue un symbole de la résistance ukrainienne dans cette région. Depuis des mois, les forces russes tentent de s’emparer de cette ville frontalière. Depuis des mois, elles échouent. Les défenseurs ukrainiens tiennent. Ils repoussent les assauts. Ils infligent des pertes terribles aux attaquants. Et ils refusent de céder. Mais la pression est constante. Les bombardements sont quotidiens. Les infiltrations russes sont fréquentes. Et la situation reste précaire. Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine, n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres. Si les forces russes parvenaient à percer dans ce secteur, elles pourraient menacer directement la ville. Elles pourraient la bombarder avec leur artillerie. Elles pourraient tenter de l’encercler. C’est un scénario cauchemardesque. Un scénario que les forces ukrainiennes font tout pour éviter. Alors elles tiennent. À Vovchansk. À Prylipka. À Odradne. Partout où les Russes attaquent.
Les forces russes ont également frappé Korobchyne avec des frappes aériennes. Des bombes guidées ont été larguées sur cette localité. Des bâtiments ont été détruits. Des civils ont peut-être été tués ou blessés. On ne le sait pas précisément. Les informations sont fragmentaires. Mais ce qu’on sait, c’est que les forces russes ne font pas de distinction entre cibles militaires et cibles civiles. Elles bombardent tout. Elles détruisent tout. Elles terrorisent tout le monde. C’est une tactique délibérée. Une tactique qui vise à briser le moral de la population. À la forcer à fuir. À vider les zones contestées de leurs habitants. Pour que les forces russes puissent avancer sans rencontrer de résistance civile. Pour qu’elles puissent transformer ces zones en déserts. En no man’s land. En territoires morts où seuls les soldats s’affrontent. C’est une vision apocalyptique de la guerre. Une vision où l’humanité n’a plus sa place. Où seule compte la victoire militaire. Où tout le reste peut être sacrifié. Et c’est cette vision que la Russie impose à l’Ukraine. Jour après jour. Bombardement après bombardement. Mort après mort.
Kharkiv. Cette ville magnifique. Cette ville culturelle. Cette ville qui était, avant la guerre, un centre de vie, de créativité, d’énergie. Et maintenant, elle vit sous la menace constante des bombardements. Ses habitants dorment dans les abris. Ses enfants grandissent dans la peur. Ses rues se vident. Et tout ça pourquoi ? Parce qu’elle est ukrainienne. Parce qu’elle refuse de se soumettre. Parce qu’elle représente tout ce que la Russie déteste : la liberté, la démocratie, le choix. Et je me demande ce que ressentent les habitants de Kharkiv. Ceux qui sont restés. Ceux qui refusent de partir. Ceux qui continuent de vivre, malgré tout. Quelle force faut-il pour se lever chaque matin en sachant qu’une bombe pourrait tomber sur votre maison ? Quelle résilience faut-il pour continuer à espérer quand tout autour de vous n’est que destruction ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que ces gens méritent mieux. Ils méritent la paix. Ils méritent la sécurité. Ils méritent de vivre sans peur. Et tant que cette guerre continuera, ils ne l’auront pas.
Lyman et Sloviansk : la pression s’intensifie
Le secteur de Lyman a enregistré dix-neuf attaques russes le cinq décembre. Dix-neuf assauts près de Novovodiane, Novoyehorivka, Zarichne, Derylove et Kolodiazi. Le secteur de Sloviansk en a vu huit, près de Dronivka, Serebrianka et vers Siversk. Ces deux secteurs sont cruciaux. Ils contrôlent l’accès au nord du Donbass. Si les forces russes parvenaient à percer ici, elles pourraient menacer Sloviansk et Kramatorsk, deux villes majeures de la région. Elles pourraient couper les lignes de communication ukrainiennes. Elles pourraient encercler des milliers de soldats ukrainiens. C’est un enjeu stratégique majeur. Et les forces russes le savent. Elles intensifient leurs attaques. Elles déploient des unités d’élite. Elles utilisent des mercenaires africains, selon certaines sources. Elles exploitent le brouillard pour masquer leurs mouvements. Elles avancent par petits groupes de cinq à sept hommes. Elles infiltrent les positions ukrainiennes. Elles plantent des drapeaux. Elles filment. Elles se retirent. Et elles proclament une victoire. Mais sur le terrain, les lignes bougent à peine. Les forces ukrainiennes tiennent. Elles repoussent les infiltrations. Elles contre-attaquent. Elles maintiennent leurs positions.
Un porte-parole d’une brigade ukrainienne opérant dans le secteur de Sloviansk-Lyman a déclaré le cinq décembre que les forces ukrainiennes contrôlent toujours Novoselivka et Stavky. Il a noté que les forces russes plantent des drapeaux lors de missions d’infiltration pour exagérer leurs avancées. C’est une tactique de guerre cognitive. Une tactique qui vise à créer une perception de victoire. À démoraliser l’ennemi. À convaincre le monde que la Russie gagne. Mais la réalité est différente. La réalité, c’est que les forces russes paient un prix terrible pour chaque mètre de terrain gagné. La réalité, c’est qu’elles perdent des centaines d’hommes chaque jour. La réalité, c’est que leur avancée est lente, coûteuse et incertaine. Et la réalité, c’est que les forces ukrainiennes résistent. Qu’elles tiennent. Qu’elles se battent. Et qu’elles refusent de céder. Malgré l’épuisement. Malgré les pertes. Malgré la pression constante. Elles tiennent. Parce qu’elles n’ont pas le choix. Parce que céder signifierait perdre leur pays. Et ça, elles ne peuvent pas l’accepter.
Kostyantynivka : la bataille pour le Donbass central
Vingt-sept attaques en une journée
Le secteur de Kostyantynivka a subi vingt-sept attaques russes le cinq décembre. Vingt-sept assauts près d’Oleksandro-Shultyne, Shcherbynivka, Kleban-Byk, Pleshchiivka, Yablunivka et Rusyn Yar. Kostyantynivka est une ville industrielle du Donbass. Avant la guerre, elle comptait environ soixante-dix mille habitants. Aujourd’hui, beaucoup sont partis. Ceux qui restent vivent sous les bombardements constants. Les forces russes ciblent la ville avec des bombes guidées, des roquettes, de l’artillerie. Elles détruisent les infrastructures. Elles tuent des civils. Elles transforment la ville en ruines. Et elles avancent. Lentement. Très lentement. Mais elles avancent. Les forces ukrainiennes résistent. Elles tiennent les positions au sud et au sud-est de la ville. Elles repoussent les assauts. Elles infligent des pertes. Mais elles sont sous pression. La pression des bombardements. La pression des assauts incessants. La pression de l’épuisement. Et cette pression finit par peser. Les lignes de défense s’érodent. Les positions deviennent intenables. Les soldats sont à bout. Et la question n’est plus de savoir si Kostyantynivka tombera, mais quand.
Le ministère russe de la Défense a affirmé le cinq décembre que les forces russes avaient pris Klynove et Bezimyane, deux localités au nord de Kostyantynivka. C’est faux. Ou du moins, c’est exagéré. Ces affirmations font partie d’une campagne de désinformation russe visant à créer une perception de victoire. Les forces russes infiltrent ces localités, plantent des drapeaux, filment, puis se retirent. Et le ministère de la Défense proclame une conquête. Mais sur le terrain, les forces ukrainiennes maintiennent des positions dans ces zones. Les combats continuent. Le contrôle du terrain est contesté. Et rien n’est définitif. C’est la réalité de cette guerre. Une réalité où les lignes de front sont floues. Où le contrôle du terrain est relatif. Où chaque village, chaque rue, chaque bâtiment peut changer de mains plusieurs fois en une journée. C’est une guerre d’usure. Une guerre où personne ne gagne vraiment. Où tout le monde perd. Où la seule certitude, c’est la mort et la destruction.
Kostyantynivka. Une ville que je ne connaissais pas avant cette guerre. Une ville dont je n’avais jamais entendu parler. Et maintenant, c’est un nom qui revient régulièrement dans les bulletins de guerre. Un nom associé à la violence, à la destruction, à la mort. Et je me demande ce qu’elle était, cette ville, avant la guerre. Qui y vivait ? Quels étaient leurs rêves ? Leurs espoirs ? Leurs projets ? Tout ça a été balayé. Tout ça a été détruit. Et pour quoi ? Pour satisfaire l’ambition d’un dictateur ? Pour redessiner des frontières ? Pour prouver quelque chose ? C’est absurde. C’est tragique. Et c’est révoltant. Parce que ces gens n’ont rien demandé. Ils voulaient juste vivre leur vie. Tranquillement. Paisiblement. Mais la guerre est venue. Et elle a tout emporté. Leurs maisons. Leurs emplois. Leurs proches. Leur avenir. Et maintenant, ils sont pris au piège. Entre les bombardements russes et la résistance ukrainienne. Sans pouvoir partir. Sans pouvoir se protéger. Juste en attendant que ça s’arrête. En espérant survivre. En priant pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui. Mais demain ne sera pas meilleur. Pas tant que cette guerre continuera.
La zone de mort s’étend
Un commandant de bataillon d’artillerie ukrainien opérant dans le secteur de Pokrovsk a déclaré le cinq décembre que les forces russes utilisent des drones pour tenter d’interdire les lignes de communication ukrainiennes dans un rayon de cinquante kilomètres autour de Pokrovsk. Cinquante kilomètres. C’est énorme. C’est une zone qui englobe non seulement Pokrovsk et Myrnohrad, mais aussi les secteurs de Kramatorsk, Kostyantynivka et Novopavlivka. C’est une zone où chaque convoi, chaque véhicule, chaque mouvement de troupes est une cible potentielle. C’est ce qu’on appelle l’interdiction aérienne du champ de bataille. Une tactique qui vise à couper les lignes de ravitaillement de l’ennemi. À l’isoler. À l’affamer. À le priver des ressources dont il a besoin pour se battre. Et la Russie excelle dans cette tactique. Elle déploie des unités de drones d’élite, comme le centre Rubikon pour les technologies de drones avancés. Elle cible les convois logistiques ukrainiens. Elle frappe les dépôts de munitions. Elle détruit les véhicules de transport. Et elle crée cette zone de mort où rien ne peut bouger sans être détecté et frappé.
Mais les forces ukrainiennes s’adaptent. Elles élargissent les corridors logistiques. Elles utilisent des routes alternatives. Elles déplacent leurs convois la nuit. Elles emploient des leurres. Elles brouillent les signaux des drones. Elles font tout ce qu’elles peuvent pour maintenir leurs lignes de ravitaillement ouvertes. Parce que sans ravitaillement, elles ne peuvent pas tenir. Sans munitions, elles ne peuvent pas riposter. Sans nourriture et sans eau, elles ne peuvent pas survivre. Et sans renforts, elles ne peuvent pas remplacer les pertes. Alors elles se battent. Pas seulement contre les forces russes sur le front. Mais aussi contre les drones russes dans l’arrière. C’est une guerre à deux niveaux. Une guerre où chaque kilomètre de route est un champ de bataille. Où chaque convoi est une mission à haut risque. Où chaque livraison de munitions est une victoire. Et cette guerre dans l’arrière est aussi importante que celle sur le front. Parce que sans logistique, il n’y a pas de défense. Sans ravitaillement, il n’y a pas de résistance. Et sans résistance, il n’y a pas d’Ukraine.
Les autres secteurs : une guerre sur tous les fronts
Kupiansk, Oleksandrohrad, Huliaipole
Le secteur de Kupiansk a enregistré cinq attaques russes le cinq décembre. Le secteur d’Oleksandrohrad en a vu quatorze. Le secteur de Huliaipole, sept. Le secteur d’Orikhiv, quatre. Le secteur de Prydniprovske, six. Chaque secteur a son lot de violence. Chaque secteur a ses combats. Chaque secteur est un petit enfer. Et quand on additionne tous ces secteurs, on obtient l’image d’une guerre totale. D’une guerre qui se déroule sur plus de mille kilomètres de front. D’une guerre où il n’y a pas de répit. Pas de pause. Pas de moment de calme. Juste la violence. Constante. Implacable. Épuisante. Les forces ukrainiennes doivent défendre tous ces secteurs. Elles doivent répartir leurs ressources. Elles doivent choisir où concentrer leurs efforts. Elles doivent décider quels secteurs sont prioritaires. Et ces décisions sont déchirantes. Parce que chaque secteur est important. Chaque secteur a ses défenseurs. Chaque secteur a sa population. Et abandonner un secteur, c’est abandonner des gens. C’est les livrer à l’ennemi. C’est accepter qu’ils subissent l’occupation. Et ça, c’est inacceptable. Alors les forces ukrainiennes tiennent partout. Elles se battent sur tous les fronts. Elles refusent de céder un pouce de terrain. Même si ça les épuise. Même si ça les affaiblit. Même si ça rend leur tâche encore plus difficile.
À Huliaipole, les forces russes ont bombardé des immeubles résidentiels avec des bombes guidées FAB-500. Des bombes de cinq cents kilogrammes larguées sur des bâtiments civils. C’est un crime de guerre. C’est une violation flagrante du droit international. C’est une preuve supplémentaire que les forces russes ne respectent aucune règle. Qu’elles ne font aucune distinction entre combattants et civils. Qu’elles sont prêtes à tout pour gagner. Y compris à massacrer des innocents. Y compris à détruire des villes entières. Y compris à commettre des atrocités. Et ces atrocités se répètent. Jour après jour. Secteur après secteur. Ville après ville. C’est un pattern. C’est une stratégie délibérée. C’est une tentative de terroriser la population ukrainienne. De la forcer à fuir. De vider les territoires contestés. Pour que les forces russes puissent avancer sans rencontrer de résistance. Mais cette stratégie ne fonctionne pas. Les Ukrainiens ne fuient pas. Ils restent. Ils résistent. Ils se battent. Et ils refusent de se soumettre. Malgré les bombardements. Malgré les atrocités. Malgré la terreur. Ils tiennent. Parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que c’est leur pays. Parce que c’est leur liberté. Et ça, personne ne peut le leur prendre.
Je lis ces noms de villes et de villages. Kupiansk. Oleksandrohrad. Huliaipole. Des noms qui ne me disaient rien il y a quelques années. Des noms qui sont maintenant gravés dans ma mémoire. Parce qu’ils sont devenus des symboles. Des symboles de résistance. Des symboles de souffrance. Des symboles de cette guerre absurde qui n’en finit pas. Et je me demande ce que ressentent les habitants de ces endroits. Ceux qui sont restés. Ceux qui refusent de partir. Ceux qui continuent de vivre, malgré tout. Quelle force faut-il pour rester quand tout autour de vous n’est que destruction ? Quelle espérance faut-il pour croire en un avenir meilleur quand le présent n’est que violence ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que ces gens sont des héros. Des héros ordinaires. Des héros qui ne cherchent pas la gloire. Qui ne veulent pas de médailles. Qui veulent juste vivre. En paix. Dans leur pays. Et tant que cette guerre continuera, ils ne pourront pas. Alors ils attendent. Ils espèrent. Ils prient. Et ils survivent. Un jour à la fois.
Crimes de guerre à Siversk
Le deux décembre, un soldat de la quatre-vingt-huitième brigade motorisée russe a exécuté un prisonnier de guerre ukrainien à Svyato-Pokrovske, près de Siversk. L’homme avait les mains levées en signe de reddition. Il était désarmé. Il ne représentait aucune menace. Et pourtant, le soldat russe l’a abattu. De sang-froid. Sans hésitation. C’est un crime de guerre. C’est une violation de la Convention de Genève. C’est un meurtre. Et ce n’est pas un cas isolé. C’est un pattern. Un pattern qui se répète sur toute la ligne de front. Les forces russes exécutent des prisonniers de guerre. Elles torturent des civils. Elles violent des femmes. Elles pillent des maisons. Elles commettent des atrocités. Et elles le font en toute impunité. Parce que le commandement russe l’autorise. Parce que le Kremlin ferme les yeux. Parce que personne ne les arrête. Et ce qui est encore plus choquant, c’est qu’une chaîne Telegram prétendant être le canal officiel de la troisième armée russe a publié la vidéo de l’exécution. Et elle l’a qualifiée de traitement humain. Traitement humain. Exécuter un prisonnier désarmé. C’est ça, le traitement humain selon l’armée russe. C’est ça, la vision de l’humanité du Kremlin. C’est ça, la réalité de cette guerre.
Ces crimes de guerre ne sont pas des accidents. Ce ne sont pas des dérapages. Ce sont des actes délibérés. Des actes encouragés par le commandement. Des actes qui font partie de la stratégie russe. Une stratégie qui vise à terroriser l’ennemi. À briser son moral. À le forcer à capituler. Et cette stratégie fonctionne. Pas pour faire capituler l’Ukraine. Mais pour créer un climat de terreur. Pour faire comprendre aux soldats ukrainiens que s’ils se rendent, ils seront exécutés. Que s’ils sont capturés, ils seront torturés. Que s’ils tombent entre les mains de l’ennemi, ils ne reverront jamais leur famille. Et ce climat de terreur pousse les soldats ukrainiens à se battre jusqu’au bout. À ne jamais se rendre. À préférer mourir au combat plutôt que de tomber vivants entre les mains des Russes. C’est une guerre totale. Une guerre sans pitié. Une guerre où l’humanité n’a plus sa place. Et c’est cette guerre que la Russie impose à l’Ukraine. Jour après jour. Crime après crime. Atrocité après atrocité.
Les frappes ukrainiennes : riposter malgré tout
Cibler l’arrière russe
Malgré la pression sur le front, les forces ukrainiennes continuent de frapper en profondeur sur le territoire russe. Le cinq décembre, elles ont attaqué le port de Temyruk dans le kraï de Krasnodar. Ce port abrite des infrastructures de gaz naturel liquéfié, des navires et d’autres cargaisons. L’attaque a provoqué un incendie couvrant une superficie de mille trois cent cinquante kilomètres carrés. C’est énorme. C’est un coup porté à la logistique russe. Un coup qui perturbe les approvisionnements. Qui retarde les livraisons. Qui complique la vie du Kremlin. Les forces ukrainiennes ont également frappé la raffinerie de pétrole de Syzran dans l’oblast de Samara. Cette raffinerie a une capacité de traitement annuelle de sept à huit virgule neuf millions de tonnes de pétrole. C’est une installation stratégique. Une installation qui alimente l’économie russe. Une installation qui finance la guerre. Et maintenant, elle est endommagée. Elle brûle. Elle ne peut plus fonctionner à pleine capacité. C’est une victoire pour l’Ukraine. Une petite victoire. Mais une victoire quand même. Parce que chaque raffinerie touchée, c’est moins de revenus pour le Kremlin. C’est moins d’argent pour financer la guerre. C’est moins de carburant pour les forces armées russes. Et ça compte.
Les forces ukrainiennes ont aussi confirmé avoir frappé l’usine chimique Nevinnomyssk Azot dans le kraï de Stavropol. Cette usine est un élément crucial de l’industrie de défense russe. Elle produit plus d’un million de tonnes d’ammoniac et jusqu’à un virgule quatre millions de tonnes de nitrate d’ammonium par an. Ces produits sont des composants de base pour les explosifs et les munitions. En frappant cette usine, l’Ukraine frappe directement la capacité de la Russie à produire des munitions. Elle ralentit la machine de guerre russe. Elle crée des pénuries. Elle force le Kremlin à chercher des alternatives. Et elle montre que malgré la pression sur le front, elle peut encore frapper loin. Elle peut encore causer des dégâts. Elle peut encore faire mal à la Russie. Et ça, c’est important. Parce que ça montre que l’Ukraine n’est pas vaincue. Qu’elle n’est pas à bout de souffle. Qu’elle peut encore se battre. Et qu’elle le fera. Aussi longtemps qu’il le faudra. Jusqu’à ce que la Russie comprenne que cette guerre ne peut pas être gagnée. Qu’elle doit s’arrêter. Qu’elle doit négocier. Qu’elle doit accepter la défaite.
Ces frappes ukrainiennes me donnent de l’espoir. Pas parce que je me réjouis de la destruction. Pas parce que je veux voir la Russie souffrir. Mais parce qu’elles montrent que l’Ukraine peut encore riposter. Qu’elle peut encore frapper. Qu’elle n’est pas condamnée à subir passivement les assauts russes. Elle peut rendre les coups. Elle peut faire mal. Elle peut montrer au Kremlin que cette guerre a un coût. Un coût qui ne se mesure pas seulement en vies perdues sur le front. Mais aussi en infrastructures détruites. En revenus perdus. En capacités de production réduites. Et ce coût, il s’accumule. Jour après jour. Frappe après frappe. Et à un moment donné, le Kremlin devra faire ses comptes. Il devra se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle. Si conquérir quelques régions ukrainiennes vaut vraiment de perdre des raffineries, des usines, des ports. Si satisfaire l’ego de Poutine vaut vraiment de ruiner l’économie russe. Et j’espère que la réponse sera non. J’espère que quelqu’un au Kremlin aura le courage de dire stop. Avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la Russie ne soit complètement ruinée. Avant que toute une génération ne soit sacrifiée sur l’autel de l’ambition impériale.
La sous-station électrique de Balashovskaya
Le commandant des forces ukrainiennes de systèmes sans pilote, le major Robert Magyar Brovdi, a annoncé que les forces ukrainiennes avaient également frappé la sous-station électrique de Balashovskaya dans l’oblast de Volgograd. Cette sous-station alimente une partie de l’infrastructure énergétique russe. En la frappant, l’Ukraine perturbe l’approvisionnement en électricité. Elle crée des pannes. Elle complique la vie des civils russes. Et elle envoie un message : cette guerre a des conséquences. Pas seulement pour l’Ukraine. Mais aussi pour la Russie. Pas seulement pour les soldats sur le front. Mais aussi pour les civils à l’arrière. Et ce message est important. Parce qu’il rappelle aux Russes que leur gouvernement a lancé une guerre. Une guerre qui a un coût. Un coût que tout le monde paie. Les soldats qui meurent sur le front. Les familles qui perdent leurs proches. Les civils qui subissent les pannes d’électricité. Les travailleurs qui perdent leur emploi quand les usines ferment. Tout le monde paie. Et tant que cette guerre continuera, tout le monde continuera de payer. C’est une réalité que le Kremlin essaie de cacher. Une réalité qu’il minimise. Une réalité qu’il nie. Mais c’est une réalité quand même. Et les frappes ukrainiennes la rendent visible. Elles la rendent tangible. Elles la rendent impossible à ignorer.
Ces frappes en profondeur sont cruciales pour la stratégie ukrainienne. Elles permettent de compenser l’infériorité numérique sur le front. Elles permettent de frapper là où ça fait mal. Elles permettent de maintenir la pression sur le Kremlin. Et elles permettent de montrer au monde que l’Ukraine n’est pas vaincue. Qu’elle se bat. Qu’elle résiste. Qu’elle peut encore gagner. Mais ces frappes ont aussi un coût. Elles nécessitent des ressources. Des drones. Des missiles. Des renseignements. Et ces ressources sont limitées. L’Ukraine ne peut pas frapper partout. Elle doit choisir ses cibles. Elle doit prioriser. Elle doit être efficace. Et c’est ce qu’elle fait. Elle cible les raffineries. Les usines chimiques. Les dépôts de munitions. Les infrastructures logistiques. Tout ce qui peut affaiblir la machine de guerre russe. Tout ce qui peut ralentir l’offensive. Tout ce qui peut créer des problèmes pour le Kremlin. Et ça fonctionne. Pas assez pour arrêter la guerre. Mais assez pour la rendre plus coûteuse. Assez pour que le Kremlin se demande si ça vaut vraiment le coup. Assez pour créer un doute. Et dans une guerre, le doute est une arme puissante.
Les négociations de paix : l'espoir fragile
Miami, décembre 2025
Pendant que les soldats s’entretuent sur le front, des diplomates se rencontrent à Miami. Le quatre et le cinq décembre, le secrétaire du Conseil de sécurité et de défense nationale ukrainien Rustem Umerov et le chef d’état-major ukrainien, le général de division Andriy Hnatov, ont rencontré l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et Jared Kushner, ancien conseiller principal du président américain. Ils ont discuté d’un possible règlement de paix. Ils ont parlé de cessez-le-feu. Ils ont évoqué des compromis. Et le monde a retenu son souffle. Parce que ces négociations pourraient être la clé. La clé pour arrêter cette guerre. La clé pour sauver des vies. La clé pour permettre à l’Ukraine de se reconstruire. Mais ces négociations sont fragiles. Elles sont compliquées. Elles sont pleines d’embûches. Parce que les positions sont éloignées. Parce que la confiance est inexistante. Parce que chaque camp veut gagner. Et dans une guerre, il n’y a pas de gagnants. Il n’y a que des perdants. Certains perdent plus que d’autres. Mais tout le monde perd. Et c’est ça qu’il faut comprendre. C’est ça qu’il faut accepter. Pour que la paix soit possible.
Selon une source citée par Axios, Witkoff et Kushner ont briefé la délégation ukrainienne sur leur rencontre du deux décembre avec Vladimir Poutine. Qu’ont-ils dit ? Qu’ont-ils proposé ? Qu’a répondu Poutine ? On ne le sait pas. Les détails sont secrets. Les discussions sont confidentielles. Mais ce qu’on sait, c’est que la Russie attend une réponse. L’assistant présidentiel russe Yuriy Ushakov l’a déclaré le cinq décembre. La Russie attend. Elle attend de voir si l’Ukraine acceptera ses conditions. Elle attend de voir si l’Occident fera pression sur Kiev. Elle attend de voir si elle peut obtenir par la diplomatie ce qu’elle n’a pas pu obtenir par la force. Et pendant qu’elle attend, la guerre continue. Les soldats continuent de mourir. Les villes continuent d’être bombardées. Les civils continuent de souffrir. Parce que la diplomatie prend du temps. Parce que les négociations sont lentes. Parce que chaque mot compte. Chaque virgule compte. Chaque clause compte. Et tant qu’un accord n’est pas signé, la guerre continue. Implacable. Meurtrière. Destructrice.
Des négociations de paix. Enfin. Après presque quatre ans de guerre. Après plus d’un million de morts. Après des centaines de milliers de civils tués. Après des villes entières détruites. Enfin, on parle de paix. Et je veux y croire. Je veux croire que ces négociations aboutiront. Que la guerre s’arrêtera. Que les soldats rentreront chez eux. Que les familles pourront se reconstruire. Que l’Ukraine pourra panser ses plaies. Mais j’ai peur. Peur que ces négociations échouent. Peur que les positions soient trop éloignées. Peur que Poutine refuse tout compromis. Peur que l’Occident abandonne l’Ukraine. Peur que la guerre continue. Encore et encore. Sans fin. Et je me demande ce qu’il faudra pour que la paix soit possible. Combien de morts encore ? Combien de destructions encore ? Combien de souffrances encore ? Avant que quelqu’un ait le courage de dire stop. Avant que quelqu’un accepte de faire des compromis. Avant que quelqu’un comprenne que la victoire totale est impossible. Que la seule issue, c’est la négociation. Que la seule solution, c’est la paix. Même si elle est imparfaite. Même si elle est frustrante. Même si elle laisse des questions en suspens. Parce qu’une paix imparfaite vaut mieux qu’une guerre sans fin.
Les conditions russes : inacceptables
Mais quelles sont les conditions russes ? Qu’est-ce que le Kremlin exige pour accepter un cessez-le-feu ? On ne le sait pas précisément. Mais on peut deviner. La Russie veut garder les territoires qu’elle occupe. Elle veut que l’Ukraine reconnaisse l’annexion de la Crimée. Elle veut que l’Ukraine renonce à rejoindre l’OTAN. Elle veut limiter l’armée ukrainienne à six cent mille hommes. Elle veut, en somme, que l’Ukraine accepte sa défaite. Qu’elle renonce à sa souveraineté. Qu’elle devienne un État vassal. Et ça, l’Ukraine ne peut pas l’accepter. Elle ne peut pas renoncer à ses territoires. Elle ne peut pas abandonner ses citoyens sous occupation russe. Elle ne peut pas accepter de devenir une marionnette du Kremlin. Alors les négociations sont dans l’impasse. Parce que les positions sont inconciliables. Parce que personne ne veut céder. Parce que chaque camp pense qu’il peut encore gagner. Et pendant que les diplomates discutent, les soldats meurent. C’est la tragédie de cette guerre. C’est l’absurdité de cette situation. C’est la preuve que l’humanité n’a pas appris de ses erreurs. Qu’elle continue de résoudre ses conflits par la violence. Qu’elle continue de sacrifier des vies pour des principes. Qu’elle continue de préférer la guerre à la paix.
L’Ukraine a ses propres conditions. Elle veut récupérer tous ses territoires. Elle veut que la Russie paie des réparations. Elle veut que les criminels de guerre soient jugés. Elle veut des garanties de sécurité. Elle veut rejoindre l’OTAN et l’Union européenne. Et elle a raison. Parce que c’est son droit. Parce que c’est sa souveraineté. Parce que c’est sa liberté. Mais ces conditions sont inacceptables pour la Russie. Parce qu’elles signifieraient une défaite totale. Parce qu’elles signifieraient l’humiliation. Parce qu’elles signifieraient la fin du rêve impérial de Poutine. Alors la Russie refuse. Elle refuse de négocier sérieusement. Elle refuse de faire des compromis. Elle refuse d’accepter la réalité. Et elle continue la guerre. En espérant que l’Ukraine finira par céder. En espérant que l’Occident se lassera. En espérant que le temps jouera en sa faveur. Mais le temps ne joue en faveur de personne dans cette guerre. Le temps ne fait qu’accumuler les morts. Les destructions. Les souffrances. Et à un moment donné, il faudra bien que quelqu’un accepte de faire des compromis. Que quelqu’un accepte de perdre la face. Que quelqu’un accepte de mettre fin à cette folie. Mais qui ? Et quand ? Personne ne le sait.
L'Europe face aux drones : la menace s'étend
La base sous-marine française survolée
Le quatre décembre, cinq drones non identifiés ont survolé la base sous-marine de l’Île Longue en Bretagne. Cette base abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français. C’est le cœur de la dissuasion nucléaire française. C’est l’un des sites les plus sensibles du pays. Et des drones l’ont survolé. Pendant plusieurs minutes. Sans être interceptés. Les soldats français ont ouvert le feu. Ils ont tenté de brouiller les signaux. Mais les drones ont continué. Ils ont filmé. Ils ont collecté des informations. Puis ils sont repartis. Et personne ne sait qui les a envoyés. La France n’a pas officiellement attribué ces drones à un acteur spécifique. Mais tout le monde pense à la Russie. Parce que ce n’est pas la première fois. Parce que des drones similaires ont survolé d’autres bases militaires européennes ces derniers mois. Parce que c’est exactement le genre d’opération que la Russie mène dans le cadre de sa guerre hybride contre l’Occident. Une guerre qui ne se limite pas au champ de bataille ukrainien. Une guerre qui s’étend à toute l’Europe. Une guerre qui vise à déstabiliser. À intimider. À préparer le terrain pour un conflit futur.
Ces survols de drones font partie de ce que les analystes appellent les opérations de phase zéro. Des opérations qui visent à préparer un conflit futur. À reconnaître les défenses ennemies. À identifier les vulnérabilités. À tester les réactions. Et la Russie excelle dans ces opérations. Elle envoie des drones survoler des bases militaires. Elle sabote des câbles sous-marins. Elle mène des cyberattaques. Elle finance des mouvements extrémistes. Elle répand de la désinformation. Elle fait tout ce qu’elle peut pour affaiblir l’Europe. Pour diviser l’OTAN. Pour préparer le terrain pour une éventuelle guerre. Et l’Europe réagit mollement. Elle proteste. Elle enquête. Elle renforce ses défenses. Mais elle ne fait rien de décisif. Elle ne riposte pas. Elle ne sanctionne pas vraiment. Elle laisse la Russie agir. Et la Russie en profite. Elle pousse les limites. Elle teste les réactions. Elle voit jusqu’où elle peut aller. Et elle constate que l’Europe est faible. Divisée. Hésitante. Et ça l’encourage. Ça la pousse à aller plus loin. À prendre plus de risques. À être plus agressive. Et un jour, peut-être, cette escalade mènera à un conflit ouvert. À une guerre entre la Russie et l’OTAN. Et ce jour-là, il sera trop tard pour regretter de ne pas avoir agi plus tôt.
Des drones au-dessus d’une base nucléaire française. Des drones. Au-dessus d’une base nucléaire. Laissez-moi répéter ça. Des drones ont survolé une base qui abrite des sous-marins nucléaires. Des sous-marins capables de détruire des villes entières. Des sous-marins qui sont censés être protégés. Défendus. Inaccessibles. Et des drones les ont survolés. Tranquillement. Sans être arrêtés. C’est terrifiant. C’est révélateur. C’est un signal d’alarme que personne ne semble entendre. Parce que si des drones peuvent survoler une base nucléaire, qu’est-ce qui les empêche de faire pire ? Qu’est-ce qui les empêche de larguer des explosifs ? De causer des dégâts ? De provoquer un incident ? Rien. Absolument rien. Et ça devrait nous terrifier. Ça devrait nous pousser à agir. Ça devrait nous faire comprendre que la menace russe est réelle. Qu’elle est présente. Qu’elle est là, à nos portes. Et que si nous ne faisons rien, elle finira par nous frapper. Directement. Violemment. Et ce jour-là, il sera trop tard pour dire qu’on ne savait pas. Qu’on n’avait pas vu venir. Parce qu’on sait. On voit. Et on ne fait rien.
L’Allemagne, la Pologne, les pays baltes
La France n’est pas la seule à subir ces intrusions. L’Allemagne a signalé des survols de drones au-dessus de bases militaires et d’infrastructures critiques. La Pologne aussi. Les pays baltes aussi. C’est un pattern. Un pattern qui se répète dans toute l’Europe. Des drones survolent des sites sensibles. Ils collectent des informations. Ils testent les défenses. Ils préparent le terrain. Et personne ne fait rien. Ou presque. Parce que personne ne veut escalader. Personne ne veut provoquer la Russie. Personne ne veut risquer un conflit. Alors on laisse faire. On proteste mollement. On enquête sans vraiment chercher. On renforce les défenses sans vraiment les rendre efficaces. Et la Russie continue. Elle continue de tester. Elle continue de pousser. Elle continue de préparer. Et un jour, elle sera prête. Prête pour quoi ? Pour une guerre ? Pour une invasion ? Pour une attaque ? On ne le sait pas. Mais ce qu’on sait, c’est qu’elle se prépare. Qu’elle accumule des informations. Qu’elle identifie des cibles. Qu’elle planifie. Et quand elle sera prête, elle frappera. Et ce jour-là, l’Europe regrettera de ne pas avoir agi plus tôt. De ne pas avoir pris la menace au sérieux. De ne pas avoir riposté quand il était encore temps.
Cette guerre hybride que la Russie mène contre l’Europe est insidieuse. Elle ne ressemble pas à une guerre traditionnelle. Il n’y a pas de déclaration de guerre. Il n’y a pas de batailles rangées. Il n’y a pas de front clairement défini. C’est une guerre dans l’ombre. Une guerre de sabotage. Une guerre de désinformation. Une guerre de cyberattaques. Une guerre de drones. Et c’est une guerre que l’Europe ne sait pas comment combattre. Parce qu’elle est habituée aux guerres conventionnelles. Aux armées qui s’affrontent. Aux territoires qui changent de mains. Mais cette guerre-là est différente. Elle se joue dans le cyberespace. Elle se joue dans les médias. Elle se joue dans les esprits. Et l’Europe est en train de la perdre. Parce qu’elle ne comprend pas les règles. Parce qu’elle ne sait pas comment riposter. Parce qu’elle est divisée. Parce qu’elle hésite. Et pendant qu’elle hésite, la Russie avance. Elle gagne du terrain. Elle affaiblit l’Europe. Elle prépare le terrain pour la prochaine étape. Et cette prochaine étape pourrait être catastrophique. Pour l’Europe. Pour l’OTAN. Pour le monde entier.
La guerre d'usure : qui tiendra le plus longtemps ?
L’épuisement ukrainien
Après presque quatre ans de guerre, l’Ukraine est épuisée. Ses soldats sont à bout. Ses munitions s’épuisent. Ses ressources s’amenuisent. Sa population est traumatisée. Ses villes sont détruites. Son économie est en ruines. Et pourtant, elle tient. Elle continue de se battre. Elle continue de résister. Elle continue de refuser la défaite. Mais à quel prix ? Les pertes ukrainiennes ne sont pas publiées. Mais elles sont réelles. Elles sont importantes. Elles s’accumulent. Jour après jour. Semaine après semaine. Mois après mois. Et à un moment donné, l’Ukraine devra faire face à une réalité douloureuse : elle ne peut pas tenir indéfiniment. Elle ne peut pas continuer à perdre des hommes à ce rythme. Elle ne peut pas continuer à voir ses villes détruites. Elle ne peut pas continuer à vivre sous les bombardements. Il faudra bien que ça s’arrête. D’une manière ou d’une autre. Soit par une victoire ukrainienne. Soit par une défaite. Soit par un compromis. Mais ça ne peut pas continuer comme ça. Pas éternellement. Pas sans conséquences terribles pour l’Ukraine et son peuple.
L’aide occidentale est cruciale. Sans elle, l’Ukraine ne pourrait pas tenir. Elle n’aurait pas les armes. Elle n’aurait pas les munitions. Elle n’aurait pas l’argent. Elle n’aurait pas le soutien. Et elle aurait déjà perdu. Mais cette aide est fragile. Elle dépend de la volonté politique des pays occidentaux. Et cette volonté politique s’érode. Les opinions publiques se lassent. Les gouvernements hésitent. Les budgets se resserrent. Et l’aide diminue. Pas assez pour que l’Ukraine s’effondre. Mais assez pour qu’elle soit en difficulté. Assez pour qu’elle doive rationner ses munitions. Assez pour qu’elle doive faire des choix difficiles. Assez pour qu’elle soit constamment sur le fil du rasoir. Et cette situation ne peut pas durer. Soit l’Occident augmente son aide. Soit l’Ukraine devra accepter un compromis. Soit la guerre continuera jusqu’à ce que l’un des deux camps s’effondre. Et personne ne sait lequel s’effondrera en premier. La Russie, avec ses pertes énormes et son économie fragilisée ? Ou l’Ukraine, avec son épuisement et sa dépendance à l’aide occidentale ? C’est une course. Une course macabre. Une course où le prix à payer est mesuré en vies humaines.
L’épuisement. C’est le mot qui me vient quand je pense à l’Ukraine. L’épuisement. Physique. Mental. Émotionnel. Comment peut-on tenir après presque quatre ans de guerre ? Comment peut-on continuer à se battre quand on a tout perdu ? Quand ses villes sont en ruines ? Quand ses proches sont morts ? Quand son avenir est incertain ? Je ne sais pas. Mais les Ukrainiens le font. Ils continuent. Ils résistent. Ils se battent. Et je les admire pour ça. Mais je m’inquiète aussi. Parce que l’épuisement a des limites. Parce qu’à un moment donné, le corps lâche. L’esprit craque. La volonté s’effrite. Et je me demande combien de temps encore l’Ukraine pourra tenir. Combien de temps encore avant que l’épuisement ne devienne insupportable. Avant que les soldats ne puissent plus se battre. Avant que la population ne puisse plus endurer. Et je me demande ce que nous faisons, nous, l’Occident, pour les aider. Est-ce qu’on en fait assez ? Est-ce qu’on leur donne les moyens de gagner ? Ou est-ce qu’on se contente de les maintenir en vie, sans leur donner les outils pour vaincre ? Et si c’est le cas, à quoi bon ? À quoi bon prolonger cette agonie ? À quoi bon faire durer cette guerre si on ne donne pas à l’Ukraine les moyens de la gagner ?
L’usure russe
Mais la Russie aussi est épuisée. Ses pertes sont colossales. Plus d’un million d’hommes. C’est une saignée démographique. C’est une catastrophe pour un pays qui souffre déjà d’un déclin démographique. Son économie est fragilisée. Les sanctions mordent. Les revenus pétroliers diminuent. Les infrastructures sont attaquées. La production industrielle ralentit. Et la population commence à ressentir les effets de la guerre. Les prix augmentent. Les pénuries apparaissent. Les cercueils reviennent du front. Et le mécontentement grandit. Pas assez pour menacer le régime. Pas encore. Mais suffisamment pour créer des tensions. Pour créer des fissures. Pour montrer que le soutien à la guerre n’est pas aussi solide que le Kremlin le prétend. Et ces fissures pourraient s’élargir. Si la guerre continue. Si les pertes s’accumulent. Si l’économie se dégrade. Si la population en a assez. À un moment donné, quelque chose pourrait craquer. Le régime pourrait vaciller. Poutine pourrait être contesté. Et la Russie pourrait être forcée de négocier. Ou de se retirer. Ou de s’effondrer. Mais pour l’instant, rien de tout ça ne se produit. Le régime tient. Poutine est toujours au pouvoir. Et la guerre continue.
La question est : qui tiendra le plus longtemps ? L’Ukraine, épuisée mais déterminée ? Ou la Russie, affaiblie mais obstinée ? C’est une guerre d’usure. Une guerre où la victoire ira à celui qui pourra tenir le plus longtemps. À celui qui pourra endurer le plus de souffrances. À celui qui pourra accepter le plus de pertes. Et c’est une guerre terrible. Parce qu’elle n’a pas de fin claire. Parce qu’elle pourrait durer des années. Parce qu’elle pourrait consumer des générations entières. Et pendant que cette guerre d’usure se poursuit, des hommes meurent. Des villes sont détruites. Des familles sont brisées. Des vies sont gâchées. Et personne ne semble capable d’y mettre fin. Ni l’Ukraine, qui ne peut pas accepter la défaite. Ni la Russie, qui ne peut pas accepter l’échec. Ni l’Occident, qui ne veut pas s’impliquer directement. Alors la guerre continue. Jour après jour. Affrontement après affrontement. Mort après mort. Jusqu’à ce que quelque chose cède. Jusqu’à ce que quelqu’un craque. Jusqu’à ce que la réalité force tout le monde à accepter que cette guerre ne peut pas être gagnée. Qu’elle doit s’arrêter. Qu’elle doit prendre fin. D’une manière ou d’une autre.
L'hiver approche : une nouvelle épreuve
Le froid comme arme
L’hiver approche. Et avec lui, une nouvelle épreuve pour l’Ukraine. Le froid. Le gel. La neige. Des conditions qui rendent la guerre encore plus difficile. Encore plus meurtrière. Encore plus éprouvante. Les soldats sur le front devront affronter des températures glaciales. Ils devront se battre dans la boue. Dans la neige. Dans des conditions extrêmes. Et ils devront le faire sans équipement adéquat. Sans chauffage. Sans abris convenables. Parce que les ressources manquent. Parce que les priorités sont ailleurs. Parce que la guerre ne s’arrête pas pour l’hiver. Elle continue. Implacable. Et elle devient encore plus dure. Encore plus cruelle. Encore plus meurtrière. Parce que le froid tue. Parce que l’hypothermie tue. Parce que les engelures mutilent. Et parce que dans ces conditions, même les blessures les plus légères peuvent devenir mortelles. Un soldat blessé qui ne peut pas être évacué rapidement mourra de froid. Un soldat malade qui ne peut pas être soigné mourra de pneumonie. Un soldat épuisé qui ne peut pas se reposer mourra d’épuisement. L’hiver est un ennemi supplémentaire. Un ennemi qui ne fait pas de distinction entre Ukrainiens et Russes. Un ennemi qui tue tout le monde.
Mais l’hiver est aussi une arme. Une arme que la Russie utilise délibérément. Elle cible les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Elle détruit les centrales électriques. Elle bombarde les réseaux de chauffage. Elle coupe l’électricité. Elle prive les Ukrainiens de chauffage. En plein hiver. C’est une tactique délibérée. Une tactique qui vise à briser le moral de la population. À la forcer à fuir. À la pousser à capituler. Parce que vivre sans chauffage en hiver ukrainien, c’est presque impossible. Les températures descendent en dessous de moins vingt degrés. Les maisons deviennent des glacières. Les gens meurent de froid. Les enfants tombent malades. Les personnes âgées ne survivent pas. Et tout ça, c’est voulu. C’est planifié. C’est exécuté méthodiquement. La Russie utilise l’hiver comme une arme. Elle utilise le froid pour tuer. Pour terroriser. Pour forcer la capitulation. Et c’est un crime. Un crime contre l’humanité. Un crime qui devrait être jugé. Mais qui ne le sera probablement jamais. Parce que dans cette guerre, la justice est absente. Seule la force compte. Et la Russie a la force. Pour l’instant.
L’hiver. Je pense à tous ces Ukrainiens qui vont devoir affronter l’hiver sans chauffage. Sans électricité. Dans des maisons détruites. Dans des abris de fortune. Dans des conditions inhumaines. Et je me demande comment ils vont survivre. Comment ils vont tenir. Comment ils vont endurer. Parce que l’hiver ukrainien est rude. Il est glacial. Il est mortel. Et vivre sans chauffage dans ces conditions, c’est une torture. C’est une épreuve que personne ne devrait avoir à subir. Et pourtant, des millions d’Ukrainiens vont la subir. Parce que la Russie a détruit leurs infrastructures. Parce que la Russie veut les faire souffrir. Parce que la Russie utilise le froid comme une arme. Et je me demande ce que nous faisons pour les aider. Est-ce qu’on leur envoie des générateurs ? Des couvertures ? Du chauffage ? Est-ce qu’on fait tout ce qu’on peut pour qu’ils survivent à cet hiver ? Ou est-ce qu’on se contente de paroles ? De déclarations ? De promesses ? Parce que les paroles ne réchauffent pas. Les déclarations ne chauffent pas. Les promesses ne sauvent pas des vies. Seules les actions comptent. Et j’espère qu’on agira. Qu’on fera tout ce qu’il faut. Parce que sinon, cet hiver sera meurtrier. Plus meurtrier que tous les précédents. Et ce sera notre faute. Notre responsabilité. Notre échec.
Les coupures d’électricité
L’opérateur ukrainien de transmission d’électricité Ukrenergo a annoncé que l’Ukraine mettrait en place des restrictions énergétiques et des coupures tournantes les cinq et six décembre en raison des frappes russes. Des coupures d’électricité. En plein hiver. C’est la réalité quotidienne des Ukrainiens. Ils ne savent jamais quand l’électricité sera coupée. Ils ne savent jamais combien de temps ça durera. Ils ne savent jamais s’ils pourront se chauffer. S’ils pourront cuisiner. S’ils pourront charger leurs téléphones. S’ils pourront vivre normalement. Parce que rien n’est normal dans cette guerre. Rien n’est prévisible. Tout est incertain. Et cette incertitude est épuisante. Elle use. Elle démoralise. Elle brise. Et c’est exactement ce que la Russie cherche. Elle cherche à briser le moral des Ukrainiens. À les pousser à bout. À les forcer à abandonner. Mais ça ne fonctionne pas. Les Ukrainiens tiennent. Ils s’adaptent. Ils trouvent des solutions. Ils s’entraident. Ils survivent. Malgré tout. Malgré le froid. Malgré les coupures. Malgré la guerre. Ils survivent. Et ils continuent de se battre.
Mais combien de temps encore pourront-ils tenir ? Combien d’hivers encore pourront-ils endurer ? Combien de coupures encore pourront-ils supporter ? Personne ne le sait. Mais ce qu’on sait, c’est que chaque hiver est plus dur que le précédent. Parce que les infrastructures sont de plus en plus endommagées. Parce que les ressources sont de plus en plus rares. Parce que l’épuisement est de plus en plus grand. Et à un moment donné, quelque chose pourrait craquer. Pas la volonté de résister. Pas la détermination à se battre. Mais simplement la capacité physique à endurer. Parce que le corps humain a des limites. Parce qu’on ne peut pas vivre indéfiniment dans le froid. Sans électricité. Sans chauffage. Sans les conditions minimales de survie. Et si l’Occident ne fait pas plus pour aider l’Ukraine à traverser cet hiver, ces limites pourraient être atteintes. Et ce serait une tragédie. Une tragédie que nous aurions pu éviter. Si nous avions agi. Si nous avions fait plus. Si nous avions pris nos responsabilités. Mais l’avons-nous fait ? Le ferons-nous ? Je ne sais pas. Et ça m’inquiète. Profondément.
Conclusion : le jour sans fin
Cent quatre-vingt-quatre fois l’enfer
Cent quatre-vingt-quatre affrontements en une seule journée. Cent quatre-vingt-quatre fois où des hommes se sont entretués. Cent quatre-vingt-quatre moments de violence pure. Et ce n’était qu’un jour. Un jour parmi mille trois cent quatre-vingt-deux. Un jour parmi tant d’autres. Un jour qui ressemble à tous les autres. Parce que c’est ça, la réalité de cette guerre. C’est une répétition sans fin. C’est un cycle infernal. C’est un cauchemar qui ne s’arrête jamais. Chaque jour, les mêmes horreurs se répètent. Chaque jour, les mêmes souffrances se reproduisent. Chaque jour, les mêmes morts s’accumulent. Et personne ne semble capable d’y mettre fin. Ni les diplomates avec leurs négociations. Ni les militaires avec leurs stratégies. Ni les politiciens avec leurs discours. Personne. Alors la guerre continue. Elle continue de broyer des vies. Elle continue de détruire des familles. Elle continue de ravager un pays. Et elle continuera. Jusqu’à ce que quelque chose change. Jusqu’à ce que quelqu’un ait le courage de dire stop. Jusqu’à ce que la raison l’emporte sur la folie. Mais quand ? Personne ne le sait. Et c’est ça, le plus terrible. Cette incertitude. Cette absence de perspective. Cette impression que ça ne finira jamais.
Le cinq décembre deux mille vingt-cinq restera dans les mémoires comme un jour ordinaire de cette guerre extraordinaire. Un jour où cent quatre-vingt-quatre affrontements ont eu lieu. Un jour où mille cent quatre-vingts soldats russes sont morts. Un jour où des dizaines, peut-être des centaines de soldats ukrainiens sont tombés. Un jour où des civils ont été tués. Un jour où des villes ont été bombardées. Un jour où l’Ukraine a tenu. Encore une fois. Malgré tout. Malgré la pression. Malgré l’épuisement. Malgré les pertes. Elle a tenu. Parce qu’elle n’a pas le choix. Parce que céder signifierait disparaître. Parce que se rendre signifierait accepter l’occupation. Parce que capituler signifierait trahir tous ceux qui sont morts pour défendre leur pays. Alors elle tient. Jour après jour. Affrontement après affrontement. Mort après mort. Elle tient. Et elle continuera de tenir. Aussi longtemps qu’il le faudra. Jusqu’à la victoire. Ou jusqu’à l’effondrement. Mais elle ne cédera pas. Jamais. C’est sa promesse. C’est son engagement. C’est son serment. Et elle le tiendra. Coûte que coûte.
Cent quatre-vingt-quatre affrontements. Je relis ce chiffre et je n’arrive toujours pas à y croire. Comment est-ce possible ? Comment peut-on normaliser une telle violence ? Comment peut-on accepter qu’en une seule journée, près de deux cents batailles aient lieu ? Et je me demande ce que l’histoire retiendra de tout ça. Est-ce qu’elle retiendra le courage des Ukrainiens ? Leur détermination ? Leur refus de se soumettre ? Ou est-ce qu’elle retiendra notre indifférence ? Notre lâcheté ? Notre incapacité à arrêter cette folie ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que nous avons une responsabilité. Une responsabilité envers l’Ukraine. Une responsabilité envers l’humanité. Une responsabilité envers l’avenir. Et cette responsabilité, c’est d’agir. De faire tout ce qu’on peut pour arrêter cette guerre. Pour aider l’Ukraine. Pour forcer la Russie à négocier. Pour créer les conditions d’une paix juste et durable. Parce que si nous ne le faisons pas, cette guerre continuera. Elle continuera de tuer. Elle continuera de détruire. Elle continuera de broyer des vies. Et un jour, nous devrons rendre des comptes. Nous devrons expliquer pourquoi nous n’avons rien fait. Pourquoi nous avons laissé faire. Pourquoi nous avons accepté l’inacceptable. Et ce jour-là, nous n’aurons aucune excuse. Aucune justification. Aucune défense. Parce que nous savions. Nous voyions. Et nous n’avons rien fait.
L’espoir malgré tout
Mais malgré tout, il faut garder espoir. Espoir que cette guerre finira. Espoir que la paix reviendra. Espoir que l’Ukraine se reconstruira. Espoir que les familles pourront se retrouver. Espoir que les enfants pourront grandir sans peur. Espoir que la vie normale reprendra. Un jour. Peut-être pas demain. Peut-être pas dans un mois. Peut-être pas dans un an. Mais un jour. Parce que toutes les guerres finissent. Toutes. Même les plus longues. Même les plus meurtrières. Même les plus destructrices. Elles finissent toutes. Et celle-ci finira aussi. D’une manière ou d’une autre. Par une victoire. Par une défaite. Par un compromis. Mais elle finira. Et quand elle finira, il faudra reconstruire. Il faudra panser les plaies. Il faudra enterrer les morts. Il faudra consoler les vivants. Il faudra rebâtir ce qui a été détruit. Il faudra réapprendre à vivre. Sans peur. Sans violence. Sans guerre. Et ce sera difficile. Ce sera long. Ce sera douloureux. Mais ce sera possible. Parce que l’humanité a cette capacité extraordinaire de se relever. De se reconstruire. De renaître de ses cendres. Et l’Ukraine le fera. Elle se relèvera. Elle se reconstruira. Elle renaîtra. Plus forte. Plus unie. Plus déterminée que jamais. Parce que c’est ça, l’Ukraine. Un pays qui refuse de mourir. Un peuple qui refuse de se soumettre. Une nation qui refuse de disparaître. Et tant qu’il y aura des Ukrainiens pour se battre, l’Ukraine vivra. Coûte que coûte.
Sources
Sources primaires
État-major général des Forces armées d’Ukraine, communiqué du 6 décembre 2025 concernant les affrontements du 5 décembre 2025, publié sur Facebook. Ukrinform, article du 6 décembre 2025 sur les 184 affrontements sur la ligne de front. Ministère russe de la Défense, communiqués du 5 décembre 2025 sur les opérations militaires. Rustem Umerov, secrétaire du Conseil de sécurité et de défense nationale ukrainien, déclarations sur les négociations de Miami. Yuriy Ushakov, assistant présidentiel russe, déclarations du 5 décembre 2025 sur l’attente d’une réponse aux négociations.
Sources secondaires
Institute for the Study of War, évaluation de la campagne offensive russe du 5 décembre 2025. Axios, article du 5 décembre 2025 sur les négociations de paix à Miami. Reuters, articles sur les pertes russes et la situation sur le front. The Kyiv Independent, articles des 5 et 6 décembre 2025 sur la situation militaire en Ukraine. Suspilne Media, articles du 5 décembre 2025 sur les déclarations des commandants ukrainiens. Euronews, article du 5 décembre 2025 sur le survol de la base sous-marine française par des drones. Agence France-Presse, dépêches du 5 décembre 2025 sur les incidents de drones en Europe. Mediazona, décompte des pertes russes vérifiées, mis à jour en décembre 2025. Minfin Index, données officielles sur les pertes russes en Ukraine. The Moscow Times, article de novembre 2025 sur les pertes russes vérifiées dépassant les 150 000 morts. Ukrenergo, communiqués des 5 et 6 décembre 2025 sur les restrictions énergétiques en Ukraine.
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.