Skip to content
Cent quatre-vingt-quatre fois l’enfer : quand chaque jour de guerre devient un carnage sans fin
Crédit: Adobe Stock

Cinquante et un assauts en vingt-quatre heures

Pokrovsk est devenu le symbole de cette guerre d’usure. Depuis vingt et un mois, les forces russes tentent de s’emparer de cette ville stratégique située dans l’oblast de Donetsk. Vingt et un mois d’assauts incessants. Vingt et un mois de bombardements. Vingt et un mois où la ville et ses environs sont transformés en champ de bataille. Le cinq décembre, les défenseurs ukrainiens ont repoussé cinquante et un attaques russes dans ce secteur. Cinquante et un fois où des soldats russes ont été envoyés à l’assaut des positions ukrainiennes. Cinquante et un fois où le feu et le sang ont marqué le paysage. Les attaques ont eu lieu près de Maiak, Volodymyrivka, Rodynske, Chervonyi Lyman, Myrnohrad, Pokrovsk elle-même, Kotlyne, Udachne, Novoserhiivka, Molodetske, Kotliarivka, Yalta et Dachne. Une litanie de noms qui ne signifient rien pour la plupart des gens. Mais pour ceux qui y vivent, pour ceux qui y combattent, ces noms sont synonymes d’enfer. Ce sont des endroits où la mort rôde à chaque coin de rue. Où les explosions résonnent jour et nuit. Où la vie normale n’existe plus depuis longtemps.

Pourquoi Pokrovsk est-elle si importante ? Parce qu’elle est un nœud logistique crucial. Parce qu’elle contrôle des routes essentielles pour l’approvisionnement des forces ukrainiennes dans le Donbass. Parce que sa chute ouvrirait la voie à une avancée russe plus profonde dans l’oblast de Donetsk. Et parce que, pour le Kremlin, s’emparer de Pokrovsk serait une victoire symbolique. Une preuve que la Russie avance. Une preuve que l’Ukraine faiblit. Mais voilà : après vingt et un mois d’assauts, Pokrovsk tient toujours. Les forces ukrainiennes résistent. Elles repoussent les attaques. Elles infligent des pertes terribles aux assaillants. Et elles refusent de céder. Cette résistance a un coût. Les défenseurs sont épuisés. Les munitions s’épuisent. Les renforts se font rares. Mais ils tiennent. Parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que céder Pokrovsk signifierait céder bien plus qu’une ville. Ce serait céder un morceau de l’Ukraine. Ce serait céder face à l’agression. Ce serait accepter l’inacceptable. Alors ils tiennent. Jour après jour. Assaut après assaut. Au prix de leur sang et de leurs vies.

Cinquante et un assauts en une journée. Cinquante et un. Je n’arrive même pas à imaginer ce que cela signifie concrètement. Cinquante et un moments où des soldats russes ont chargé les positions ukrainiennes. Cinquante et un moments où le feu s’est déchaîné. Cinquante et un moments où des hommes sont morts. Et tout cela pour quoi ? Pour gagner quelques centaines de mètres ? Pour planter un drapeau sur des ruines ? Pour satisfaire l’ego d’un dictateur qui refuse d’admettre que sa guerre est perdue ? C’est absurde. C’est tragique. C’est révoltant. Et pourtant, ça continue. Jour après jour. Semaine après semaine. Mois après mois. Comme si la vie humaine ne valait rien. Comme si les soldats n’étaient que de la chair à canon. Comme si leur mort n’avait aucune importance. Et je me demande combien de temps encore cela va durer. Combien de temps encore avant que quelqu’un ait le courage de dire stop. Avant que quelqu’un décide que assez c’est assez. Avant que quelqu’un comprenne que cette guerre ne peut pas être gagnée sur le champ de bataille. Qu’elle ne peut être résolue que par la diplomatie. Mais pour l’instant, personne ne semble prêt à faire ce pas. Alors les soldats continuent de mourir. À Pokrovsk. Et partout ailleurs sur le front.

Myrnohrad et l’encerclement qui n’en est pas un

Les médias russes ont clamé que Myrnohrad était encerclée. Que les forces ukrainiennes étaient piégées. Que la ville allait tomber d’un moment à l’autre. C’est faux. Le commandant de la septième brigade d’assaut aérien ukrainienne, le général de brigade Yevhen Lasiychuk, l’a confirmé le cinq décembre : Myrnohrad n’est pas encerclée. Les forces ukrainiennes maintiennent des positions dans le nord de Pokrovsk et dans le centre de la ville. Elles contrôlent des routes d’évacuation. Elles peuvent ravitailler leurs troupes. Elles peuvent effectuer des rotations. Certes, la situation est difficile. Certes, les forces russes peuvent perturber les lignes de communication avec leur artillerie et leurs drones. Certes, chaque convoi qui entre ou sort de la poche de Pokrovsk-Myrnohrad prend des risques énormes. Mais l’encerclement complet n’a pas eu lieu. Pas encore. Et les forces ukrainiennes font tout pour que cela n’arrive jamais. Elles élargissent le corridor logistique au nord de la poche. Elles renforcent leurs défenses. Elles contre-attaquent quand c’est possible. Elles se battent pour chaque mètre de terrain.

Mais la propagande russe ne s’embarrasse pas de faits. Elle préfère les récits triomphalistes. Elle préfère annoncer des victoires qui n’existent pas. Elle préfère montrer des images de drapeaux russes plantés sur des ruines et prétendre que cela signifie quelque chose. C’est une guerre de l’information autant qu’une guerre sur le terrain. Et dans cette guerre de l’information, la vérité est souvent la première victime. Les forces russes infiltrent des positions, plantent un drapeau, filment la scène, puis se retirent. Et les médias russes proclament une avancée majeure. Mais sur le terrain, rien n’a vraiment changé. Les lignes de front restent les mêmes. Les positions ukrainiennes tiennent. Et la guerre continue. Cette tactique de désinformation vise à démoraliser les Ukrainiens. À leur faire croire que la défaite est inévitable. À saper leur volonté de résister. Mais jusqu’à présent, cela n’a pas fonctionné. Les Ukrainiens connaissent la réalité du terrain. Ils savent que Myrnohrad n’est pas tombée. Ils savent que Pokrovsk résiste. Ils savent que leur armée tient. Et ils continuent de se battre.

Sources

Sources primaires

État-major général des Forces armées d’Ukraine, communiqué du 6 décembre 2025 concernant les affrontements du 5 décembre 2025, publié sur Facebook. Ukrinform, article du 6 décembre 2025 sur les 184 affrontements sur la ligne de front. Ministère russe de la Défense, communiqués du 5 décembre 2025 sur les opérations militaires. Rustem Umerov, secrétaire du Conseil de sécurité et de défense nationale ukrainien, déclarations sur les négociations de Miami. Yuriy Ushakov, assistant présidentiel russe, déclarations du 5 décembre 2025 sur l’attente d’une réponse aux négociations.

Sources secondaires

Institute for the Study of War, évaluation de la campagne offensive russe du 5 décembre 2025. Axios, article du 5 décembre 2025 sur les négociations de paix à Miami. Reuters, articles sur les pertes russes et la situation sur le front. The Kyiv Independent, articles des 5 et 6 décembre 2025 sur la situation militaire en Ukraine. Suspilne Media, articles du 5 décembre 2025 sur les déclarations des commandants ukrainiens. Euronews, article du 5 décembre 2025 sur le survol de la base sous-marine française par des drones. Agence France-Presse, dépêches du 5 décembre 2025 sur les incidents de drones en Europe. Mediazona, décompte des pertes russes vérifiées, mis à jour en décembre 2025. Minfin Index, données officielles sur les pertes russes en Ukraine. The Moscow Times, article de novembre 2025 sur les pertes russes vérifiées dépassant les 150 000 morts. Ukrenergo, communiqués des 5 et 6 décembre 2025 sur les restrictions énergétiques en Ukraine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu