Soixante-cinq ans d’histoire industrielle
Pour comprendre l’importance de cette raffinerie, il faut remonter à octobre 1960. L’Union soviétique est alors en pleine expansion industrielle. Le pétrole coule à flots. L’économie planifiée construit des usines géantes partout sur le territoire. Ryazan, ville située dans la région centrale de la Russie, voit s’ériger une raffinerie qui deviendra rapidement l’une des plus importantes du pays. Pendant des décennies, cette installation a fonctionné comme une horloge. Elle a traversé la fin de l’ère soviétique, la chute du communisme, les années chaotiques de la privatisation. En mille neuf cent quatre-vingt-treize, elle est privatisée. En deux mille deux, elle devient une société par actions. De deux mille trois à deux mille treize, elle appartient à TNK-BP, un consortium russo-britannique qui la modernise considérablement. Puis, en deux mille treize, Rosneft, le géant pétrolier d’État russe, met la main dessus. Depuis, la raffinerie est redevenue un outil au service du Kremlin. Un outil stratégique. Un outil qui, aujourd’hui, se révèle terriblement vulnérable.
Les chiffres de production donnent une idée de l’ampleur de cette installation. En deux mille vingt-quatre, la raffinerie a traité treize virgule un millions de tonnes de pétrole brut, soit environ deux cent soixante-deux mille barils par jour. Cela représente près de cinq pour cent de la capacité totale de raffinage russe. Elle a produit deux virgule deux millions de tonnes d’essence, trois virgule quatre millions de tonnes de diesel, quatre virgule trois millions de tonnes de fuel lourd et un million de tonnes de kérosène pour l’aviation. Ces produits alimentent non seulement le marché civil russe, mais aussi les forces armées. Les avions de chasse, les hélicoptères, les camions militaires, les chars : tous dépendent du carburant produit dans des raffineries comme celle de Ryazan. Frapper cette installation, c’est donc frapper directement la capacité opérationnelle de l’armée russe. C’est priver les troupes de Moscou du carburant dont elles ont besoin pour mener leurs offensives. C’est ralentir la machine de guerre. C’est, en somme, faire ce que les sanctions occidentales n’ont jamais vraiment réussi à faire : toucher le nerf de la guerre russe.
Soixante-cinq ans. Soixante-cinq ans que cette raffinerie tourne. Soixante-cinq ans qu’elle crache son pétrole, qu’elle alimente l’économie russe, qu’elle fait tourner les moteurs d’un empire. Et voilà qu’en quelques mois, tout bascule. Voilà que cette forteresse industrielle devient une cible. Voilà que des drones fabriqués à des centaines de kilomètres de là viennent la frapper, encore et encore, avec une précision chirurgicale. Il y a quelque chose de fascinant et de terrifiant dans cette transformation. Fascinant parce que cela montre à quel point la technologie a changé la nature de la guerre. Terrifiant parce que cela rappelle que plus rien n’est à l’abri. Plus rien n’est intouchable. Même les installations les plus stratégiques, les plus protégées, les plus essentielles peuvent être réduites en cendres par un essaim de drones. Et je me demande ce que ressentent les ouvriers de cette raffinerie. Ceux qui y travaillent depuis des années. Ceux qui ont vu leur usine prospérer, se moderniser, devenir un pilier de l’économie locale. Que ressentent-ils quand les sirènes hurlent ? Quand les explosions résonnent ? Quand ils comprennent que leur outil de travail est devenu une cible militaire ?
Une cible de choix pour Kiev
L’Ukraine ne frappe pas au hasard. Chaque attaque est planifiée, calculée, pensée pour maximiser l’impact. La raffinerie de Ryazan coche toutes les cases. Elle est stratégique : elle alimente Moscou et la région centrale. Elle est symbolique : elle appartient à Rosneft, le bras armé pétrolier du Kremlin. Elle est vulnérable : malgré les défenses antiaériennes russes, les drones ukrainiens parviennent à la frapper régulièrement. Et surtout, elle est essentielle à l’effort de guerre russe. Chaque tonne de carburant qui n’est pas produite à Ryazan, c’est une tonne de moins pour les forces armées russes. Chaque unité de production mise hors service, c’est un coup porté à la logistique militaire du Kremlin. L’Ukraine l’a compris. Elle a compris que pour affaiblir la Russie, il ne suffit pas de tenir le front. Il faut frapper en profondeur. Il faut viser les infrastructures. Il faut assécher les ressources qui alimentent la machine de guerre.
Les attaques précédentes sur Ryazan ont déjà causé des dégâts considérables. Le vingt-quatre octobre, une première frappe avait mis hors service une unité de distillation du pétrole brut représentant vingt-six pour cent de la capacité totale de la raffinerie. Le quinze novembre, une deuxième attaque avait touché l’unité principale de distillation, qui représente à elle seule quarante-huit pour cent de la capacité de traitement. Le vingt novembre, un nouvel incendie s’était déclaré suite à une troisième frappe. Et maintenant, le six décembre, c’est l’unité d’isomérisation qui est touchée. À chaque fois, les autorités russes minimisent. À chaque fois, elles parlent de débris de drones, de dégâts limités, de situation sous contrôle. Mais les faits sont têtus. La raffinerie a suspendu ses opérations de traitement du pétrole brut après l’attaque du quinze novembre. Elle n’a pas repris ses activités normales depuis. Les ventes de produits pétroliers sur la bourse de Saint-Pétersbourg ont été suspendues. Les exportations de carburant ont été restreintes. La Russie est en crise pétrolière. Et Ryazan en est l’épicentre.
Les drones ukrainiens : une révolution tactique
De l’improvisation à l’industrie
Au début de la guerre, les drones ukrainiens étaient souvent des engins improvisés. Des modèles commerciaux modifiés. Des prototypes bricolés dans des ateliers de fortune. Mais en trois ans, l’Ukraine a accompli une révolution industrielle. Elle produit désormais ses propres drones de combat à longue portée. Des engins sophistiqués, capables de parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres. Des armes redoutables qui ont changé la donne sur le champ de bataille. Le drone Fire Point FP-1, par exemple, a une portée de mille six cents kilomètres. Mille six cents kilomètres. Cela signifie qu’aucune installation russe située à l’ouest de l’Oural n’est hors de portée. Moscou, Saint-Pétersbourg, Kazan, Volgograd : toutes ces villes, toutes ces régions industrielles peuvent être frappées. Et elles le sont. Régulièrement. Méthodiquement. Avec une efficacité qui laisse les analystes militaires russes pantois.
La production domestique de ces drones change tout. L’Ukraine n’a plus besoin de dépendre des livraisons occidentales. Elle n’a plus besoin de demander l’autorisation à Washington ou à Bruxelles pour utiliser ses armes. Elle frappe où elle veut, quand elle veut, comme elle veut. Cette autonomie stratégique est un atout majeur. Elle permet à Kiev de mener une campagne soutenue contre les infrastructures russes sans craindre que ses alliés ne lui coupent les vivres. Soixante pour cent des frappes en profondeur sur le territoire russe sont désormais effectuées avec des drones ukrainiens. Soixante pour cent. C’est énorme. C’est la preuve qu’une nation en guerre peut, en quelques années, développer une industrie de défense capable de rivaliser avec les grandes puissances. C’est aussi la preuve que la guerre moderne ne se gagne plus seulement avec des chars et des avions de chasse. Elle se gagne avec des drones, des missiles de croisière, des systèmes de guerre électronique. Elle se gagne avec la technologie.
Il y a quelque chose de profondément troublant dans cette montée en puissance ukrainienne. Troublant parce que cela montre à quel point la guerre peut être un accélérateur technologique. Troublant parce que cela rappelle que l’innovation naît souvent de la nécessité. L’Ukraine n’avait pas le choix. Elle devait développer ses propres armes ou périr. Alors elle l’a fait. Elle a construit des usines. Elle a formé des ingénieurs. Elle a testé, amélioré, perfectionné. Et aujourd’hui, elle possède une industrie de drones qui fait trembler Moscou. C’est impressionnant. C’est terrifiant. C’est la réalité de la guerre au vingt-et-unième siècle. Une guerre où un pays de quarante millions d’habitants peut tenir tête à une superpuissance nucléaire. Une guerre où des drones fabriqués dans des hangars ukrainiens peuvent détruire des raffineries russes valant des milliards de dollars. Une guerre où la technologie nivelle le terrain de jeu. Et je me demande ce que cela signifie pour l’avenir. Si l’Ukraine peut le faire, d’autres pays peuvent le faire aussi. D’autres conflits verront naître d’autres industries de drones. D’autres guerres seront menées avec ces armes. Et le monde ne sera plus jamais le même.
Une campagne méthodique et implacable
Les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes ne sont pas des coups d’éclat isolés. Elles s’inscrivent dans une campagne de longue haleine, soigneusement orchestrée. Depuis janvier 2025, vingt et une des trente-huit grandes raffineries russes ont été touchées. Certaines à plusieurs reprises. Certaines ont été mises hors service pendant des semaines, voire des mois. Les dégâts cumulés sont considérables. Environ vingt pour cent de la capacité de raffinage russe a été temporairement détruite. Vingt pour cent. C’est colossal. C’est l’équivalent de plusieurs millions de tonnes de carburant qui n’ont pas été produites. C’est des milliards de dollars de revenus perdus pour le Kremlin. C’est une pression énorme sur l’économie russe, déjà fragilisée par les sanctions occidentales. Et c’est surtout un coup porté à la capacité de la Russie à mener sa guerre en Ukraine.
Les autorités russes ont été contraintes de prendre des mesures drastiques. En septembre, Moscou a annoncé des restrictions sur les exportations d’essence et de diesel jusqu’à la fin de l’année. Une décision sans précédent. Une décision qui montre à quel point la situation est grave. La Russie, l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde, est obligée de rationner ses exportations de carburant. Pourquoi ? Parce que ses raffineries sont en feu. Parce que ses capacités de production sont entamées. Parce que l’Ukraine frappe, encore et encore, avec une régularité de métronome. Les prix de l’essence ont grimpé sur le marché intérieur russe. Les files d’attente se sont allongées devant les stations-service. La population commence à ressentir les effets de cette guerre économique. Et le Kremlin ne peut rien faire. Ses défenses antiaériennes, pourtant réputées parmi les meilleures au monde, sont impuissantes face aux essaims de drones ukrainiens. Ses systèmes de défense sont conçus pour intercepter des missiles, pas des drones lents et furtifs. Résultat : les frappes continuent. Les raffineries brûlent. L’économie russe vacille.
L'impact économique : un coup au portefeuille du Kremlin
Le pétrole, nerf de la guerre russe
Pour comprendre l’importance de ces frappes, il faut comprendre à quel point l’économie russe dépend du pétrole et du gaz. En deux mille vingt-quatre, environ trente pour cent du budget de l’État russe provenait des revenus pétroliers et gaziers. Trente pour cent. C’est énorme. C’est la colonne vertébrale de l’économie russe. C’est ce qui permet au Kremlin de financer sa guerre en Ukraine. C’est ce qui permet à Poutine de maintenir son appareil militaire, de payer ses soldats, d’acheter des armes, de soutenir son économie de guerre. Sans ces revenus pétroliers, la Russie ne pourrait pas tenir. Elle ne pourrait pas financer une guerre qui lui coûte des dizaines de milliards de dollars par an. Elle ne pourrait pas maintenir son niveau de dépenses militaires. Elle serait contrainte de négocier. Ou de capituler. L’Ukraine l’a compris. Elle a compris que pour affaiblir la Russie, il faut frapper son économie. Il faut assécher ses revenus. Il faut détruire ses infrastructures pétrolières.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La raffinerie de Ryazan, à elle seule, représente environ cinq pour cent de la capacité totale de raffinage russe. Cinq pour cent, cela peut sembler peu. Mais quand on multiplie par le nombre de raffineries touchées, les chiffres deviennent vertigineux. Vingt et une raffineries frappées depuis janvier. Vingt pour cent de la capacité de raffinage mise hors service. Des millions de tonnes de carburant non produites. Des milliards de dollars de revenus perdus. Et ce n’est pas fini. L’Ukraine continue de frapper. Elle continue de cibler les infrastructures pétrolières russes. Elle continue de saigner l’économie russe. Et le Kremlin ne peut rien faire. Il ne peut pas protéger toutes ses raffineries. Il ne peut pas intercepter tous les drones. Il ne peut qu’encaisser les coups et espérer que cela s’arrête. Mais cela ne s’arrêtera pas. Pas tant que la guerre continuera. Pas tant que la Russie occupera le territoire ukrainien. Pas tant que Poutine refusera de négocier sérieusement.
Trente pour cent du budget russe. Trente pour cent qui dépendent du pétrole et du gaz. Trente pour cent qui sont désormais menacés par des drones ukrainiens. Il y a quelque chose de profondément ironique dans cette situation. La Russie, cette puissance pétrolière qui pensait pouvoir utiliser ses ressources énergétiques comme une arme contre l’Occident, se retrouve elle-même victime d’une guerre économique. Une guerre qu’elle ne peut pas gagner. Une guerre où chaque raffinerie détruite est un coup porté à sa capacité à financer son effort de guerre. Et je me demande ce que Poutine ressent quand il voit ces images. Quand il voit ses raffineries brûler. Quand il voit son économie vaciller. Quand il comprend que la guerre qu’il a déclenchée se retourne contre lui. Est-ce qu’il regrette ? Est-ce qu’il réalise l’ampleur de son erreur ? Ou est-ce qu’il s’enfonce encore plus dans le déni, persuadé que la victoire est à portée de main ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que chaque drone qui décolle d’Ukraine porte en lui un message. Un message simple, brutal, implacable : cette guerre a un coût. Et ce coût, c’est la Russie qui le paie.
Des sanctions qui mordent enfin
Les sanctions occidentales contre la Russie n’ont jamais vraiment fonctionné comme prévu. Certes, elles ont compliqué la vie du Kremlin. Elles ont rendu plus difficile l’accès aux technologies occidentales. Elles ont gelé des actifs russes à l’étranger. Mais elles n’ont pas réussi à assécher les revenus pétroliers russes. Pourquoi ? Parce que la Russie a trouvé des moyens de contourner les sanctions. Elle vend son pétrole à des prix réduits à la Chine et à l’Inde. Elle utilise une flotte fantôme de pétroliers pour transporter son brut. Elle passe par des intermédiaires pour blanchir son pétrole. Résultat : les revenus continuent de couler. Le Kremlin continue de financer sa guerre. Les sanctions, aussi sévères soient-elles, n’ont pas suffi. Mais les drones ukrainiens, eux, font ce que les sanctions n’ont jamais réussi à faire. Ils détruisent physiquement les infrastructures pétrolières russes. Ils empêchent la production de carburant. Ils créent une pénurie réelle, tangible, impossible à contourner.
Les analystes parlent désormais de sanctions infligées par les drones. Une expression qui résume parfaitement la situation. L’Ukraine, avec ses frappes répétées sur les raffineries russes, impose à la Russie des sanctions bien plus efficaces que toutes celles décidées par l’Occident. Des sanctions qui ne peuvent pas être contournées. Des sanctions qui frappent directement la capacité de production russe. Des sanctions qui ont un impact immédiat et mesurable sur l’économie russe. Et le plus ironique, c’est que ces sanctions sont auto-infligées. C’est la guerre lancée par Poutine qui a poussé l’Ukraine à développer ces capacités. C’est l’agression russe qui a créé les conditions de cette guerre économique. C’est le Kremlin qui, en envahissant l’Ukraine, a signé l’arrêt de mort de son industrie pétrolière. Une ironie tragique. Une ironie qui coûte cher à la Russie. Une ironie qui pourrait bien, à terme, forcer Moscou à la table des négociations.
La réponse russe : entre impuissance et déni
Des défenses antiaériennes dépassées
La Russie possède l’un des systèmes de défense antiaérienne les plus sophistiqués au monde. Les systèmes S-300, S-400, Pantsir : tous sont réputés pour leur efficacité. Tous sont censés protéger le territoire russe contre les menaces aériennes. Mais face aux drones ukrainiens, ces systèmes montrent leurs limites. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été conçus pour intercepter des missiles balistiques, des avions de chasse, des missiles de croisière. Pas des drones lents, volant à basse altitude, difficiles à détecter. Les radars russes ont du mal à les repérer. Les missiles antiaériens sont trop coûteux pour être utilisés contre des cibles aussi bon marché. Résultat : les drones passent. Ils franchissent les défenses russes. Ils atteignent leurs cibles. Ils frappent. Et la Russie ne peut rien faire. Ou presque.
Le ministère russe de la Défense affirme régulièrement avoir intercepté des dizaines de drones ukrainiens. Lors de l’attaque du six décembre sur Ryazan, Moscou a annoncé avoir abattu vingt-neuf drones au-dessus de la région. Vingt-neuf. Un chiffre impressionnant. Mais qui ne change rien au résultat final : la raffinerie a été touchée. L’unité d’isomérisation a été endommagée. L’incendie s’est déclaré. Les dégâts sont réels. Alors, à quoi bon intercepter vingt-neuf drones si le trentième atteint sa cible ? À quoi bon se vanter de ses capacités de défense antiaérienne si les raffineries continuent de brûler ? La vérité, c’est que la Russie est dépassée. Elle ne peut pas protéger toutes ses infrastructures. Elle ne peut pas intercepter tous les drones. Elle ne peut qu’encaisser les coups et essayer de minimiser les dégâts. Mais les dégâts sont là. Bien réels. Bien visibles. Et ils s’accumulent.
Il y a quelque chose de pathétique dans cette impuissance russe. Pathétique parce que la Russie se présente comme une superpuissance militaire. Pathétique parce qu’elle possède l’arme nucléaire, des milliers de chars, des centaines d’avions de chasse. Pathétique parce qu’elle ne peut rien faire contre des drones ukrainiens. Des drones qui coûtent quelques dizaines de milliers de dollars. Des drones qui sont fabriqués dans des ateliers ukrainiens. Des drones qui, pourtant, parviennent à détruire des infrastructures valant des milliards. C’est l’histoire de David contre Goliath. Sauf que cette fois, David gagne. Cette fois, David frappe encore et encore, et Goliath ne peut que vaciller. Et je me demande ce que ressentent les généraux russes. Ceux qui ont conçu ces systèmes de défense antiaérienne. Ceux qui ont promis à Poutine que le territoire russe serait protégé. Que ressentent-ils quand ils voient les raffineries brûler ? Quand ils comprennent que leurs systèmes sont inefficaces ? Quand ils réalisent que la guerre a changé, et qu’ils n’ont pas su s’adapter ?
La propagande face à la réalité
Les autorités russes ont développé un discours bien rodé pour minimiser l’impact des frappes ukrainiennes. À chaque attaque, le même scénario se répète. Le gouverneur local annonce que des débris de drones interceptés ont causé un incendie. Le ministère de la Défense se félicite d’avoir abattu des dizaines de drones. Les médias d’État parlent de dégâts limités, de situation sous contrôle, de pompiers héroïques qui ont maîtrisé les flammes. Tout est fait pour rassurer la population. Tout est fait pour donner l’impression que la Russie contrôle la situation. Mais la réalité est têtue. Les images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent des incendies massifs. Les témoignages des habitants parlent d’explosions violentes, de vitres brisées, de voitures endommagées. Les données économiques montrent une chute de la production de carburant. Les restrictions sur les exportations prouvent que la situation est grave. La propagande peut bien essayer de masquer la réalité, elle ne peut pas la faire disparaître.
Le cas de la raffinerie de Ryazan est emblématique. Après l’attaque du quinze novembre, les autorités ont parlé de dégâts mineurs. Pourtant, la raffinerie a suspendu ses opérations de traitement du pétrole brut. Elle n’a pas repris ses activités normales depuis. Les ventes de produits pétroliers sur la bourse de Saint-Pétersbourg ont été suspendues. Les sources industrielles citées par Reuters ont confirmé que la raffinerie resterait à l’arrêt jusqu’à la fin du mois de novembre. Et maintenant, avec l’attaque du six décembre, une nouvelle unité est touchée. Combien de temps encore avant que la raffinerie ne soit complètement hors service ? Combien de temps encore avant que les autorités russes admettent l’évidence ? La propagande a ses limites. Elle peut tromper une partie de la population. Elle peut rassurer les plus crédules. Mais elle ne peut pas changer les faits. Et les faits sont là : la Russie est en train de perdre la guerre économique que l’Ukraine lui mène.
Le rôle des alliés occidentaux : un soutien discret mais crucial
Le renseignement américain en coulisses
L’Ukraine ne mène pas cette campagne seule. Derrière les frappes de drones, il y a le soutien discret mais crucial des alliés occidentaux. Les États-Unis, en particulier, jouent un rôle majeur. Selon plusieurs sources, les services de renseignement américains partagent des informations avec l’Ukraine pour faciliter ces attaques. Des images satellites. Des données de géolocalisation. Des renseignements sur les défenses antiaériennes russes. Tout ce qui peut aider les forces ukrainiennes à planifier leurs frappes et à maximiser leur efficacité. Ce soutien est discret. Il n’est pas officiellement reconnu. Mais il est réel. Et il fait toute la différence. Sans ces renseignements, l’Ukraine aurait beaucoup plus de mal à frapper avec autant de précision. Sans ce soutien, les frappes seraient moins efficaces. Sans cette aide, la campagne contre les raffineries russes ne serait pas ce qu’elle est : une opération méthodique, planifiée, dévastatrice.
Mais pourquoi les États-Unis soutiennent-ils ces frappes ? La réponse est complexe. D’un côté, Washington veut affaiblir la Russie. Il veut réduire sa capacité à mener la guerre en Ukraine. Il veut assécher ses revenus pétroliers. De l’autre côté, Washington veut aussi pousser Poutine à la table des négociations. Il veut créer une pression suffisante pour que le Kremlin accepte de discuter sérieusement d’un cessez-le-feu. C’est un équilibre délicat. Trop de pression, et Poutine pourrait se sentir acculé, ce qui pourrait le pousser à des actions désespérées. Pas assez de pression, et il n’aura aucune raison de négocier. Les frappes sur les raffineries russes s’inscrivent dans cette stratégie. Elles affaiblissent la Russie sans franchir les lignes rouges qui pourraient déclencher une escalade incontrôlable. Elles créent une pression économique réelle sans provoquer une réponse militaire disproportionnée. C’est une guerre d’usure. Une guerre où chaque coup compte. Une guerre où les États-Unis jouent un rôle crucial, même s’ils restent dans l’ombre.
Il y a quelque chose de profondément cynique dans cette stratégie américaine. Cynique parce qu’elle utilise l’Ukraine comme un proxy. Cynique parce qu’elle affaiblit la Russie sans engager directement les forces américaines. Cynique parce qu’elle joue avec le feu, en espérant que l’incendie ne se propage pas. Mais c’est aussi une stratégie pragmatique. Une stratégie qui reconnaît que la guerre en Ukraine ne se gagnera pas sur le champ de bataille. Qu’elle se gagnera dans les salles de négociation. Qu’elle se gagnera en affaiblissant suffisamment la Russie pour qu’elle accepte de discuter. Et les frappes sur les raffineries russes sont un outil parfait pour cela. Elles frappent là où ça fait mal. Elles créent une pression économique réelle. Elles montrent à Poutine que la guerre a un coût. Un coût que la Russie ne pourra pas supporter indéfiniment. Et je me demande si cette stratégie fonctionnera. Si Poutine acceptera de négocier. Ou s’il s’enfoncera encore plus dans la guerre, persuadé qu’il peut gagner. Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que chaque raffinerie qui brûle rapproche un peu plus la Russie du moment où elle devra faire un choix : continuer la guerre et voir son économie s’effondrer, ou négocier et accepter une défaite partielle.
L’Europe entre soutien et prudence
L’Europe, elle, est plus prudente. Les pays européens soutiennent l’Ukraine, certes. Ils fournissent des armes, de l’argent, de l’aide humanitaire. Mais ils sont plus réticents à soutenir ouvertement les frappes en profondeur sur le territoire russe. Pourquoi ? Parce qu’ils ont peur de l’escalade. Parce qu’ils dépendent encore, pour certains, du gaz russe. Parce qu’ils craignent les représailles. Résultat : le soutien européen est plus discret, plus mesuré, plus ambigu. Certains pays, comme la Pologne ou les États baltes, sont plus belliqueux. Ils encouragent l’Ukraine à frapper fort. Ils veulent voir la Russie affaiblie. D’autres, comme l’Allemagne ou la France, sont plus prudents. Ils veulent éviter une escalade. Ils veulent garder des canaux de communication ouverts avec Moscou. Cette division européenne complique la situation. Elle envoie des signaux contradictoires à l’Ukraine. Elle affaiblit le front occidental face à la Russie.
Mais malgré ces divisions, l’Europe continue de soutenir l’Ukraine. Peut-être pas aussi ouvertement que les États-Unis. Peut-être pas aussi massivement. Mais le soutien est là. Les livraisons d’armes continuent. L’aide financière se poursuit. Les sanctions contre la Russie sont maintenues. Et surtout, l’Europe reconnaît que l’Ukraine mène une guerre qui la concerne directement. Une guerre pour la défense de l’ordre international. Une guerre pour le respect du droit international. Une guerre qui, si elle était perdue, aurait des conséquences dramatiques pour toute l’Europe. Alors oui, l’Europe est prudente. Oui, elle hésite parfois. Oui, elle est divisée. Mais elle est là. Elle soutient l’Ukraine. Et ce soutien, aussi imparfait soit-il, est crucial. Parce que sans lui, l’Ukraine ne pourrait pas tenir. Sans lui, la Russie aurait déjà gagné. Sans lui, l’Europe serait face à une Russie triomphante, prête à pousser ses pions encore plus loin.
Les conséquences pour la population russe
La hausse des prix à la pompe
Les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes ont des conséquences directes sur la vie quotidienne des Russes. La plus visible, c’est la hausse des prix du carburant. Depuis le début de l’année, le prix de l’essence a grimpé de manière significative sur le marché intérieur russe. Les files d’attente se sont allongées devant les stations-service. Certaines régions ont connu des pénuries temporaires. Le gouvernement a été contraint d’intervenir, en imposant des restrictions sur les exportations de carburant pour garantir l’approvisionnement du marché intérieur. Mais ces mesures ne suffisent pas. La production de carburant est en baisse. Les raffineries tournent au ralenti. Et la demande, elle, reste forte. Résultat : les prix augmentent. Et la population grogne. Pas encore assez pour menacer le régime. Pas encore assez pour provoquer des manifestations massives. Mais suffisamment pour créer un mécontentement diffus, une frustration croissante, un sentiment que la guerre coûte cher. Trop cher.
Ce mécontentement est d’autant plus fort que la propagande russe a longtemps promis que la guerre en Ukraine serait rapide et peu coûteuse. Que l’opération militaire spéciale serait terminée en quelques semaines. Que la vie des Russes ne serait pas affectée. Mais trois ans plus tard, la réalité est tout autre. La guerre s’enlise. Les pertes militaires s’accumulent. L’économie souffre. Et maintenant, les Russes doivent payer plus cher pour faire le plein de leur voiture. Ils doivent faire la queue devant les stations-service. Ils doivent rationner leur consommation de carburant. Tout cela à cause d’une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Tout cela à cause d’une décision prise par un seul homme, Vladimir Poutine. Et ce mécontentement, même s’il reste contenu pour l’instant, pourrait bien devenir un problème pour le Kremlin. Parce que les guerres se perdent aussi sur le front intérieur. Parce que les régimes tombent quand la population n’en peut plus. Parce que l’histoire a montré, encore et encore, que les pénuries et la hausse des prix sont des facteurs de déstabilisation politique.
Je pense à ces Russes ordinaires. Ceux qui n’ont rien demandé. Ceux qui veulent juste vivre leur vie. Ceux qui doivent maintenant payer le prix d’une guerre qu’ils n’ont pas voulue. Je pense à cette mère de famille qui fait la queue devant une station-service, qui regarde le prix de l’essence grimper, qui calcule combien il lui reste pour finir le mois. Je pense à ce retraité qui voit son pouvoir d’achat s’éroder, qui entend la propagande lui dire que tout va bien, alors que sa réalité quotidienne lui dit le contraire. Je pense à tous ces gens qui subissent les conséquences d’une guerre lancée par un homme qui ne leur a jamais demandé leur avis. Et je me demande combien de temps encore ils accepteront cette situation. Combien de temps encore ils croiront la propagande. Combien de temps encore ils supporteront les privations. Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que chaque hausse de prix, chaque pénurie, chaque file d’attente est une fissure dans le soutien populaire au régime. Une fissure qui pourrait bien, un jour, se transformer en gouffre.
Entre soutien au régime et lassitude
Le soutien de la population russe à la guerre en Ukraine est un sujet complexe. Les sondages, quand ils existent et qu’on peut leur faire confiance, montrent un soutien majoritaire à l’opération militaire spéciale. Mais ce soutien est fragile. Il repose sur la propagande d’État, sur le contrôle des médias, sur la répression de toute voix dissidente. Il repose aussi sur l’idée que la Russie est menacée, que l’Ukraine est un danger, que l’Occident veut détruire la Russie. Mais quand les conséquences de la guerre commencent à se faire sentir dans la vie quotidienne, ce soutien s’érode. Quand les prix augmentent, quand les pénuries apparaissent, quand les cercueils reviennent du front, les Russes commencent à se poser des questions. Est-ce que cette guerre en vaut vraiment la peine ? Est-ce que les sacrifices demandés sont justifiés ? Est-ce que Poutine dit la vérité quand il promet la victoire ?
Les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes jouent un rôle dans cette évolution. Elles montrent que la Russie n’est pas invulnérable. Elles montrent que l’Ukraine peut frapper en profondeur sur le territoire russe. Elles montrent que la guerre a des conséquences réelles pour les Russes. Et cela crée un malaise. Un malaise que la propagande essaie de masquer, mais qui est bien réel. Certains Russes voient ces frappes comme une preuve que l’Ukraine est une menace, ce qui renforce leur soutien à la guerre. D’autres voient ces frappes comme une preuve que la guerre est un échec, ce qui affaiblit leur soutien au régime. Cette division est encore minoritaire. Mais elle existe. Et elle pourrait bien s’amplifier si la situation économique continue de se dégrader. Si les pénuries se multiplient. Si les prix continuent d’augmenter. Si les Russes commencent à réaliser que cette guerre ne sera jamais gagnée. Que le coût est trop élevé. Que les sacrifices sont vains.
La dimension stratégique : affaiblir la machine de guerre russe
Couper les vivres à l’armée russe
Les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes ne visent pas seulement à affaiblir l’économie russe. Elles visent aussi, et surtout, à affaiblir la machine de guerre russe. Chaque tonne de carburant qui n’est pas produite, c’est une tonne de moins pour les forces armées russes. Chaque raffinerie mise hors service, c’est une entrave à la logistique militaire du Kremlin. Les chars, les camions, les avions, les hélicoptères : tous ont besoin de carburant pour fonctionner. Sans carburant, ils sont inutiles. Sans carburant, l’armée russe ne peut pas mener ses offensives. Sans carburant, elle ne peut pas maintenir ses lignes de ravitaillement. Sans carburant, elle est paralysée. Et c’est exactement ce que l’Ukraine cherche à faire. Paralyser l’armée russe. La priver des ressources dont elle a besoin. La forcer à ralentir ses opérations. La contraindre à rationner son carburant. La mettre en difficulté.
Cette stratégie porte ses fruits. Les rapports militaires montrent que l’armée russe rencontre de plus en plus de difficultés logistiques. Les livraisons de carburant au front sont moins régulières. Les unités doivent parfois attendre plusieurs jours avant de recevoir leur ravitaillement. Les opérations offensives sont ralenties. Les mouvements de troupes sont limités. Tout cela à cause des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes. Tout cela à cause d’une campagne méthodique qui vise à assécher les ressources de l’armée russe. Et le plus ironique, c’est que la Russie ne peut rien faire pour y remédier. Elle ne peut pas protéger toutes ses raffineries. Elle ne peut pas augmenter sa production de carburant du jour au lendemain. Elle ne peut qu’encaisser les coups et essayer de s’adapter. Mais l’adaptation a ses limites. Et ces limites, l’armée russe est en train de les atteindre.
Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans cette stratégie ukrainienne. Satisfaisant parce qu’elle montre que la guerre ne se gagne pas seulement sur le champ de bataille. Qu’elle se gagne aussi en coulisses, en frappant les infrastructures, en coupant les lignes de ravitaillement, en asséchant les ressources. Satisfaisant parce qu’elle prouve que l’Ukraine a compris comment affaiblir la Russie. Qu’elle a identifié le talon d’Achille du Kremlin. Qu’elle frappe là où ça fait mal. Et je me demande ce que ressentent les soldats russes sur le front. Ceux qui attendent leur ravitaillement en carburant. Ceux qui voient leurs opérations ralenties. Ceux qui comprennent que leur armée est en difficulté. Que ressentent-ils ? De la frustration ? De la colère ? De la peur ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que chaque jour qui passe sans carburant est un jour de gagné pour l’Ukraine. Chaque raffinerie qui brûle est un coup porté à la capacité de l’armée russe à mener la guerre. Et chaque coup compte.
Une guerre d’usure économique
La guerre en Ukraine est devenue une guerre d’usure. Une guerre où chaque camp essaie d’épuiser l’autre. Une guerre où la victoire ne se mesure pas en territoires conquis, mais en capacité à tenir dans la durée. Et dans cette guerre d’usure, l’économie joue un rôle crucial. Celui qui pourra financer sa guerre le plus longtemps gagnera. Celui qui pourra maintenir son effort de guerre malgré les pertes et les destructions l’emportera. Celui qui pourra tenir économiquement aura le dernier mot. L’Ukraine l’a compris. Elle a compris que pour gagner cette guerre, il ne suffit pas de tenir le front. Il faut aussi affaiblir l’économie russe. Il faut assécher ses revenus. Il faut détruire ses infrastructures. Il faut créer une pression économique telle que la Russie ne pourra plus financer sa guerre. Et les frappes sur les raffineries russes s’inscrivent dans cette stratégie.
Les chiffres sont éloquents. La Russie dépense environ cent milliards de dollars par an pour sa guerre en Ukraine. Cent milliards. C’est énorme. C’est insoutenable sur le long terme. Surtout si les revenus pétroliers diminuent. Surtout si les sanctions occidentales continuent de mordre. Surtout si les frappes ukrainiennes continuent de détruire les infrastructures russes. La Russie peut tenir encore quelques années. Peut-être. Mais pas indéfiniment. Pas si la pression économique continue d’augmenter. Pas si les revenus continuent de baisser. Pas si les coûts continuent d’augmenter. À un moment donné, le Kremlin devra faire un choix. Continuer la guerre et voir son économie s’effondrer. Ou négocier et accepter une défaite partielle. C’est un choix difficile. Un choix que Poutine ne veut pas faire. Mais c’est un choix qu’il devra faire. Tôt ou tard. Et les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes rapprochent ce moment.
Les implications géopolitiques : un monde qui observe
La Chine et l’Inde, grands gagnants ?
La guerre en Ukraine a bouleversé le marché mondial du pétrole. Avec les sanctions occidentales contre la Russie, Moscou a dû trouver de nouveaux clients pour son pétrole. Et elle les a trouvés en Asie. La Chine et l’Inde sont devenues les principaux acheteurs de pétrole russe. Elles achètent à prix réduit, profitant de la situation difficile de la Russie. Elles revendent ensuite ce pétrole sur le marché mondial, empochant au passage une marge confortable. C’est une situation gagnant-gagnant pour Pékin et New Delhi. Elles obtiennent du pétrole bon marché. Elles renforcent leurs liens avec Moscou. Elles défient les sanctions occidentales. Et elles s’enrichissent. Mais cette situation pourrait bien changer si les frappes ukrainiennes continuent de détruire les raffineries russes. Si la production de pétrole russe diminue. Si les livraisons deviennent moins fiables. Si les pénuries se multiplient. Dans ce cas, la Chine et l’Inde pourraient bien chercher d’autres fournisseurs. Et la Russie perdrait ses principaux clients.
Cette perspective inquiète le Kremlin. Perdre la Chine et l’Inde comme clients serait catastrophique pour l’économie russe. Cela signifierait une chute drastique des revenus pétroliers. Cela signifierait une incapacité à financer la guerre en Ukraine. Cela signifierait, peut-être, la fin de l’aventure militaire de Poutine. Mais pour l’instant, la Chine et l’Inde continuent d’acheter du pétrole russe. Elles continuent de soutenir, indirectement, l’effort de guerre russe. Elles continuent de défier les sanctions occidentales. Et elles continuent de s’enrichir. Cette situation est frustrante pour l’Occident. Elle montre les limites des sanctions. Elle montre que la Russie peut contourner les mesures occidentales. Elle montre que le monde n’est pas uni contre Moscou. Mais elle montre aussi que cette situation est fragile. Que la Russie dépend de la bonne volonté de Pékin et de New Delhi. Que si ces pays décident de chercher d’autres fournisseurs, la Russie sera en grande difficulté. Et les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes pourraient bien précipiter ce scénario.
Il y a quelque chose de profondément cynique dans l’attitude de la Chine et de l’Inde. Cynique parce qu’elles profitent de la guerre en Ukraine pour s’enrichir. Cynique parce qu’elles soutiennent, indirectement, l’agression russe. Cynique parce qu’elles se moquent des sanctions occidentales. Mais c’est aussi une attitude pragmatique. Une attitude qui reconnaît que les intérêts nationaux passent avant les principes moraux. Une attitude qui montre que le monde n’est pas divisé en deux camps, mais en une multitude d’acteurs poursuivant leurs propres intérêts. Et je me demande ce que cela signifie pour l’avenir. Si la Chine et l’Inde peuvent défier les sanctions occidentales sans conséquences, qu’est-ce qui empêchera d’autres pays de faire de même ? Si le pétrole russe continue de couler vers l’Asie, qu’est-ce qui forcera Moscou à négocier ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes changent la donne. Elles créent une incertitude sur la fiabilité des livraisons russes. Elles poussent la Chine et l’Inde à réfléchir à des alternatives. Et elles montrent que l’Ukraine, malgré sa taille modeste, peut influencer le marché mondial du pétrole.
L’OPEP face à un nouveau défi
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’OPEP, observe avec attention la situation en Ukraine. Les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes ont un impact sur le marché mondial du pétrole. Elles réduisent l’offre de produits pétroliers raffinés. Elles créent des tensions sur les prix. Elles obligent les pays importateurs à chercher d’autres sources d’approvisionnement. Et tout cela affecte l’équilibre du marché pétrolier mondial. L’OPEP, qui cherche traditionnellement à stabiliser les prix du pétrole, se retrouve face à un défi inédit. Comment réagir à une situation où l’offre est réduite non pas par des décisions de production, mais par des frappes militaires ? Comment maintenir la stabilité du marché quand une guerre détruit des infrastructures pétrolières ? Comment gérer une situation où les facteurs géopolitiques priment sur les considérations économiques ?
Pour l’instant, l’OPEP observe. Elle n’a pas pris de mesures drastiques. Elle n’a pas augmenté sa production pour compenser la baisse de l’offre russe. Elle attend de voir comment la situation évolue. Mais si les frappes ukrainiennes continuent. Si la production russe continue de baisser. Si les tensions sur le marché s’accentuent. L’OPEP pourrait être contrainte d’agir. Elle pourrait augmenter sa production. Elle pourrait essayer de stabiliser les prix. Elle pourrait jouer un rôle de régulateur dans un marché déstabilisé par la guerre. Mais elle pourrait aussi décider de ne rien faire. De laisser les prix augmenter. De profiter de la situation pour maximiser ses revenus. Après tout, l’OPEP est un cartel. Son objectif n’est pas de servir les intérêts des consommateurs, mais de maximiser les revenus de ses membres. Et une hausse des prix du pétrole, même si elle est causée par une guerre, peut être une bonne nouvelle pour les pays producteurs.
Les leçons tactiques : la guerre des drones redéfinit les conflits modernes
Une révolution militaire en marche
La guerre en Ukraine est en train de redéfinir la manière dont les conflits modernes sont menés. Les drones, autrefois considérés comme des armes secondaires, sont devenus des outils stratégiques majeurs. Ils permettent de frapper en profondeur sur le territoire ennemi. Ils permettent de cibler des infrastructures critiques. Ils permettent de mener une guerre d’usure économique. Et surtout, ils sont relativement bon marché. Un drone ukrainien coûte quelques dizaines de milliers de dollars. Une raffinerie russe vaut des milliards. Le calcul est simple. Pour quelques millions de dollars investis dans des drones, l’Ukraine peut causer des dizaines de milliards de dollars de dégâts à l’économie russe. C’est un rapport coût-efficacité imbattable. C’est une révolution militaire. Et tous les pays du monde observent avec attention.
Cette révolution a des implications profondes. Elle montre que les petits pays peuvent désormais tenir tête aux grandes puissances. Elle montre que la technologie nivelle le terrain de jeu. Elle montre que les guerres futures ne se gagneront pas seulement avec des chars et des avions de chasse, mais avec des drones, des missiles de croisière, des systèmes de guerre électronique. Elle montre que l’innovation et l’adaptabilité sont plus importantes que la taille de l’armée. Et elle montre que les infrastructures civiles, comme les raffineries, sont devenues des cibles militaires légitimes. Cette dernière leçon est particulièrement troublante. Elle signifie que les guerres futures seront encore plus destructrices. Qu’elles toucheront encore plus les populations civiles. Qu’elles causeront encore plus de dégâts économiques. C’est une perspective sombre. Mais c’est la réalité de la guerre moderne.
Je regarde cette révolution militaire avec un mélange de fascination et d’effroi. Fascination parce que c’est incroyable de voir à quel point la technologie peut changer la nature de la guerre. Effroi parce que je réalise que nous sommes en train d’entrer dans une nouvelle ère. Une ère où les guerres seront menées par des essaims de drones. Une ère où les infrastructures civiles seront des cibles prioritaires. Une ère où la distinction entre combattants et civils deviendra encore plus floue. Et je me demande ce que cela signifie pour l’avenir. Si l’Ukraine peut frapper les raffineries russes avec des drones, qu’est-ce qui empêchera d’autres pays de faire de même ? Si cette tactique s’avère efficace, qu’est-ce qui empêchera sa prolifération ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que nous sommes en train de franchir un seuil. Un seuil au-delà duquel il n’y aura pas de retour en arrière. Et je ne suis pas sûr que nous soyons prêts pour ce qui nous attend.
L’adaptation ou la mort
Face à cette révolution militaire, les armées du monde entier doivent s’adapter. Elles doivent repenser leurs doctrines. Elles doivent investir dans de nouvelles technologies. Elles doivent former leurs soldats à de nouvelles tactiques. Celles qui ne s’adapteront pas seront dépassées. Celles qui resteront figées dans les schémas du passé seront vaincues. L’armée russe en est un exemple frappant. Elle possède l’une des armées les plus puissantes au monde. Elle possède des milliers de chars, des centaines d’avions de chasse, des systèmes de défense antiaérienne sophistiqués. Mais face aux drones ukrainiens, elle est impuissante. Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas su s’adapter. Parce qu’elle est restée figée dans une vision traditionnelle de la guerre. Parce qu’elle a sous-estimé l’importance des drones. Et maintenant, elle en paie le prix. Ses raffineries brûlent. Son économie vacille. Sa capacité à mener la guerre est entamée.
Les autres armées observent et tirent des leçons. Elles investissent massivement dans les drones. Elles développent de nouveaux systèmes de défense antiaérienne spécifiquement conçus pour intercepter les drones. Elles forment leurs soldats à utiliser ces nouvelles armes. Elles repensent leurs doctrines militaires. Elles se préparent à la guerre de demain. Une guerre où les drones joueront un rôle central. Une guerre où les infrastructures seront des cibles prioritaires. Une guerre où l’innovation et l’adaptabilité seront les clés de la victoire. C’est une course aux armements d’un nouveau genre. Une course où les pays qui prendront du retard seront vulnérables. Une course où les enjeux sont immenses. Et c’est une course qui ne fait que commencer.
Les perspectives d'avenir : vers une escalade ou une désescalade ?
Le risque d’une escalade incontrôlée
Les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes comportent un risque d’escalade. Chaque attaque pousse un peu plus la Russie dans ses retranchements. Chaque raffinerie détruite est un coup porté à l’orgueil du Kremlin. Chaque succès ukrainien est une humiliation pour Poutine. Et il y a toujours le risque qu’à un moment donné, Moscou décide de riposter de manière disproportionnée. Qu’elle frappe des infrastructures civiles ukrainiennes. Qu’elle intensifie ses bombardements sur les villes ukrainiennes. Qu’elle utilise des armes encore plus destructrices. Qu’elle franchisse des lignes rouges. Le risque d’escalade est réel. Il est présent à chaque frappe. Il plane comme une menace au-dessus de cette guerre. Et personne ne sait où se situe le point de rupture. Personne ne sait ce qui pourrait pousser Poutine à franchir le pas. Personne ne sait jusqu’où cette escalade pourrait aller.
C’est pourquoi les alliés occidentaux de l’Ukraine sont prudents. Ils soutiennent les frappes sur les raffineries russes, mais ils veillent à ne pas franchir certaines lignes. Ils fournissent des renseignements, mais pas d’armes à longue portée qui pourraient frapper Moscou. Ils encouragent l’Ukraine à affaiblir la Russie, mais pas à l’humilier complètement. C’est un équilibre délicat. Un équilibre qui pourrait basculer à tout moment. Un équilibre qui dépend de la retenue de tous les acteurs. Et c’est un équilibre fragile. Parce que dans une guerre, les émotions prennent souvent le dessus sur la raison. Parce que les désirs de vengeance peuvent l’emporter sur les considérations stratégiques. Parce que l’escalade, une fois lancée, est difficile à arrêter. C’est le grand danger de cette guerre. Le danger qu’elle échappe à tout contrôle. Qu’elle devienne une conflagration régionale. Qu’elle entraîne d’autres pays. Qu’elle débouche sur une catastrophe.
Je pense à cette escalade avec une angoisse sourde. Une angoisse qui me serre la gorge chaque fois que je lis les nouvelles. Chaque fois que j’apprends qu’une nouvelle raffinerie a été frappée. Chaque fois que je vois les images de destruction. Parce que je sais que nous jouons avec le feu. Que nous sommes au bord du gouffre. Que chaque frappe nous rapproche un peu plus du point de non-retour. Et je me demande si nous avons conscience du danger. Si nous réalisons à quel point la situation est précaire. Si nous comprenons que cette guerre pourrait dégénérer à tout moment. Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que nous devons être prudents. Que nous devons éviter l’escalade. Que nous devons chercher une issue diplomatique. Parce que l’alternative est trop terrible pour être envisagée. Parce que personne ne gagnera une guerre totale entre la Russie et l’Occident. Parce que nous avons tous trop à perdre.
La pression pour négocier
Mais les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes pourraient aussi avoir l’effet inverse. Elles pourraient pousser la Russie à la table des négociations. Elles pourraient créer une pression suffisante pour que le Kremlin accepte de discuter sérieusement d’un cessez-le-feu. C’est en tout cas le pari des États-Unis et de l’Europe. Ils espèrent qu’en affaiblissant l’économie russe, en asséchant ses revenus, en détruisant ses infrastructures, ils forceront Poutine à négocier. Ils espèrent qu’à un moment donné, le coût de la guerre deviendra trop élevé pour la Russie. Qu’elle réalisera qu’elle ne peut pas gagner. Qu’elle acceptera un compromis. C’est une stratégie risquée. Parce qu’elle repose sur l’hypothèse que Poutine est rationnel. Qu’il fera un calcul coût-bénéfice. Qu’il acceptera de perdre la face pour sauver son économie. Mais est-ce vraiment le cas ? Poutine est-il prêt à négocier ? Ou est-il prêt à tout sacrifier pour gagner cette guerre ?
Personne ne connaît la réponse. Poutine est imprévisible. Il a déjà surpris le monde à plusieurs reprises. Il pourrait très bien décider de continuer la guerre, quoi qu’il en coûte. Il pourrait très bien refuser de négocier, même si son économie s’effondre. Il pourrait très bien préférer la destruction à la défaite. C’est le grand inconnu de cette guerre. C’est ce qui rend la situation si dangereuse. Parce que nous ne savons pas jusqu’où Poutine est prêt à aller. Nous ne savons pas ce qu’il est prêt à sacrifier. Nous ne savons pas s’il acceptera jamais de négocier. Et tant que nous ne le saurons pas, nous serons dans l’incertitude. Nous serons dans l’attente. Nous serons dans l’espoir que, peut-être, un jour, cette guerre prendra fin. Que, peut-être, les frappes sur les raffineries russes auront créé une pression suffisante. Que, peut-être, Poutine acceptera de s’asseoir à la table des négociations. Mais ce n’est qu’un espoir. Et dans cette guerre, les espoirs sont souvent déçus.
L'opinion publique internationale : entre soutien et lassitude
Le soutien occidental s’érode
Trois ans après le début de la guerre en Ukraine, le soutien occidental commence à montrer des signes de fatigue. Les opinions publiques européennes et américaines sont lasses. Elles en ont assez de cette guerre qui n’en finit pas. Elles en ont assez de voir leur argent partir en Ukraine. Elles en ont assez des conséquences économiques de cette guerre. Les prix de l’énergie ont augmenté. L’inflation a grimpé. Le coût de la vie a explosé. Et tout cela à cause d’une guerre qui se déroule à des milliers de kilomètres. Les politiciens populistes exploitent cette lassitude. Ils promettent de couper l’aide à l’Ukraine. Ils promettent de négocier avec la Russie. Ils promettent de mettre fin à cette guerre. Et leurs discours trouvent un écho dans une partie de la population. Une partie qui ne comprend pas pourquoi l’Occident devrait continuer à soutenir l’Ukraine. Une partie qui pense que cette guerre ne la concerne pas. Une partie qui veut juste que tout cela s’arrête.
Cette lassitude est dangereuse. Elle menace le soutien occidental à l’Ukraine. Elle pourrait conduire à une réduction de l’aide militaire et financière. Elle pourrait pousser les gouvernements occidentaux à faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle accepte un compromis défavorable. Elle pourrait, en fin de compte, conduire à une victoire russe. Parce que si l’Occident abandonne l’Ukraine, Kiev ne pourra pas tenir. Elle ne pourra pas financer sa défense. Elle ne pourra pas maintenir son effort de guerre. Elle sera contrainte de négocier dans une position de faiblesse. Et la Russie en profitera. C’est le grand danger de cette lassitude. C’est ce qui pourrait faire perdre à l’Ukraine une guerre qu’elle est en train de gagner sur le terrain. C’est ce qui pourrait transformer une victoire potentielle en défaite. Et c’est ce qui pourrait envoyer un message terrible au reste du monde : que l’agression paie. Que les démocraties sont faibles. Que l’Occident ne tient pas ses promesses.
Cette lassitude me met en colère. Elle me met en colère parce qu’elle est le signe d’un égoïsme profond. Parce qu’elle montre que beaucoup de gens ne pensent qu’à leur confort personnel. Qu’ils se moquent du sort des Ukrainiens. Qu’ils sont prêts à les abandonner pour économiser quelques euros. Et je me demande ce que ces gens diraient si c’était leur pays qui était envahi. Si c’était leurs villes qui étaient bombardées. Si c’était leurs familles qui étaient tuées. Est-ce qu’ils accepteraient qu’on les abandonne ? Est-ce qu’ils comprendraient qu’on se lasse de les soutenir ? Je ne crois pas. Mais c’est facile de se lasser quand on est confortablement installé chez soi. Quand on ne risque rien. Quand on ne voit la guerre qu’à travers les écrans. C’est facile de dire qu’on en a assez. Que cette guerre ne nous concerne pas. Que l’Ukraine devrait négocier. Mais c’est lâche. C’est profondément lâche. Et c’est dangereux. Parce que si nous abandonnons l’Ukraine, nous envoyons un message à tous les dictateurs du monde : vous pouvez envahir vos voisins, l’Occident finira par se lasser et vous laisser faire.
Le Sud global reste neutre
Le Sud global, lui, n’a jamais vraiment soutenu l’Ukraine. Les pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine sont restés largement neutres dans ce conflit. Ils n’ont pas condamné l’agression russe. Ils n’ont pas imposé de sanctions contre Moscou. Ils ont continué à commercer avec la Russie. Pourquoi ? Parce qu’ils ne voient pas cette guerre comme leur problème. Parce qu’ils en ont assez de l’hypocrisie occidentale. Parce qu’ils se souviennent des guerres menées par l’Occident en Irak, en Afghanistan, en Libye. Parce qu’ils ne comprennent pas pourquoi l’invasion de l’Ukraine devrait être traitée différemment. Parce qu’ils ont leurs propres problèmes, leurs propres priorités, leurs propres intérêts. Et ces intérêts ne passent pas par un soutien à l’Ukraine. Au contraire, beaucoup de ces pays profitent de la situation. Ils achètent du pétrole russe à prix réduit. Ils renforcent leurs liens avec Moscou. Ils défient les sanctions occidentales. Et ils s’enrichissent.
Cette neutralité du Sud global est un problème pour l’Occident. Elle montre que le monde n’est pas uni contre la Russie. Elle montre que les sanctions occidentales ont des limites. Elle montre que Moscou peut compter sur le soutien, ou du moins la neutralité, d’une grande partie du monde. Et elle montre que l’ordre international basé sur les règles, que l’Occident prétend défendre, n’est pas accepté par tous. Pour beaucoup de pays du Sud global, cet ordre est perçu comme un outil de domination occidentale. Comme un moyen pour l’Occident d’imposer ses valeurs et ses intérêts au reste du monde. Et ils n’en veulent pas. Ils veulent un ordre multipolaire. Un ordre où plusieurs puissances coexistent. Un ordre où l’Occident n’a plus le monopole de la définition des règles. Et la guerre en Ukraine est, pour eux, une opportunité de faire avancer cette vision. Une opportunité de montrer que l’Occident n’est plus tout-puissant. Que son influence décline. Que le monde change.
Les défis technologiques : la course aux contre-mesures
La Russie cherche des solutions
Face aux frappes de drones ukrainiens, la Russie cherche désespérément des solutions. Elle investit massivement dans de nouveaux systèmes de défense antiaérienne. Elle développe des technologies de brouillage électronique. Elle forme ses soldats à détecter et à abattre les drones. Elle renforce la protection de ses infrastructures critiques. Mais tout cela prend du temps. Et en attendant, les raffineries continuent de brûler. Les drones continuent de passer. Les frappes continuent de causer des dégâts. La Russie est dans une course contre la montre. Elle doit trouver des solutions avant que son économie ne s’effondre. Elle doit protéger ses infrastructures avant qu’elles ne soient toutes détruites. Elle doit adapter ses défenses avant qu’il ne soit trop tard. Mais c’est difficile. Parce que les drones ukrainiens évoluent constamment. Parce qu’ils deviennent plus sophistiqués. Parce qu’ils sont plus difficiles à détecter et à intercepter.
Les experts militaires russes sont perplexes. Ils ne comprennent pas comment les drones ukrainiens parviennent à franchir leurs défenses. Ils ne comprennent pas comment l’Ukraine peut frapper avec autant de précision. Ils ne comprennent pas comment un pays qu’ils considéraient comme technologiquement inférieur peut les surpasser dans ce domaine. Et cette incompréhension est révélatrice. Elle montre que la Russie a sous-estimé l’Ukraine. Elle montre qu’elle a sous-estimé la capacité de Kiev à innover. Elle montre qu’elle a sous-estimé la détermination ukrainienne. Et maintenant, elle en paie le prix. Ses raffineries brûlent. Son économie vacille. Sa réputation militaire est écornée. Et elle ne sait pas comment arrêter cela. Elle ne sait pas comment protéger ses infrastructures. Elle ne sait pas comment gagner cette guerre technologique. Elle est dépassée. Et cela se voit.
Il y a quelque chose de pathétique dans cette impuissance russe. Pathétique parce que la Russie se présente comme une superpuissance technologique. Pathétique parce qu’elle possède des armes nucléaires, des missiles hypersoniques, des systèmes de défense sophistiqués. Pathétique parce qu’elle ne peut rien faire contre des drones ukrainiens. Et je me demande ce que cela dit sur l’état réel de l’armée russe. Sur sa capacité à innover. Sur sa capacité à s’adapter. Sur sa capacité à gagner une guerre moderne. Parce que si elle ne peut pas protéger ses raffineries contre des drones, comment pourrait-elle gagner une guerre contre l’OTAN ? Comment pourrait-elle tenir face à une coalition occidentale ? Comment pourrait-elle défendre son territoire si elle était vraiment menacée ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que cette guerre révèle les faiblesses de l’armée russe. Elle montre que derrière la façade de puissance, il y a une réalité bien plus fragile. Une réalité faite d’équipements obsolètes, de doctrines dépassées, de généraux incompétents. Et cette réalité, les drones ukrainiens la mettent à nu, frappe après frappe.
L’Ukraine innove sans cesse
Pendant que la Russie cherche des solutions, l’Ukraine continue d’innover. Elle développe de nouveaux modèles de drones. Elle améliore leur portée, leur précision, leur furtivité. Elle teste de nouvelles tactiques. Elle apprend de chaque frappe. Elle s’adapte aux contre-mesures russes. C’est une course aux armements en temps réel. Une course où l’Ukraine a, pour l’instant, une longueur d’avance. Pourquoi ? Parce qu’elle est plus agile. Parce qu’elle est plus innovante. Parce qu’elle est poussée par la nécessité. Elle n’a pas le choix. Elle doit innover ou périr. Alors elle innove. Elle crée. Elle expérimente. Et elle réussit. Ses drones deviennent de plus en plus sophistiqués. Ils volent de plus en plus loin. Ils frappent de plus en plus précisément. Et la Russie ne peut pas suivre. Elle est trop lente. Trop bureaucratique. Trop figée dans ses habitudes. Elle ne peut pas rivaliser avec l’agilité ukrainienne.
Cette capacité d’innovation ukrainienne est impressionnante. En trois ans, l’Ukraine est passée d’un pays qui dépendait des livraisons d’armes occidentales à un pays qui produit ses propres drones de combat. Elle a construit une industrie de défense à partir de rien. Elle a formé des ingénieurs. Elle a créé des usines. Elle a développé des technologies. Et tout cela en pleine guerre. C’est un exploit remarquable. Un exploit qui montre la résilience du peuple ukrainien. Un exploit qui montre que la guerre peut être un accélérateur d’innovation. Un exploit qui montre que l’Ukraine n’est pas qu’une victime. Elle est aussi un acteur. Un acteur qui façonne le cours de cette guerre. Un acteur qui influence le marché mondial des armes. Un acteur qui redéfinit la manière dont les guerres modernes sont menées. Et c’est un acteur que le monde ne peut plus ignorer.
Les conséquences humanitaires : une guerre qui touche tout le monde
Les civils russes pris entre deux feux
Les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes ont des conséquences humanitaires. Même si les installations visées sont des infrastructures militaires et économiques, les civils russes en subissent les conséquences. Les images de l’attaque du six décembre sur Ryazan montrent des immeubles résidentiels endommagés. Des vitres brisées. Des voitures détruites. Des habitants terrifiés. Certes, il n’y a pas eu de victimes civiles lors de cette attaque. Mais le risque est toujours présent. Chaque frappe comporte le risque de faire des victimes collatérales. Chaque drone qui s’écrase peut toucher un immeuble d’habitation. Chaque explosion peut blesser ou tuer des civils innocents. Et cela pose des questions éthiques. Est-il acceptable de frapper des infrastructures civiles, même si elles servent l’effort de guerre ennemi ? Est-il acceptable de mettre en danger des civils pour affaiblir l’économie russe ? Est-il acceptable de mener une guerre totale, où tout devient une cible ?
Ces questions sont difficiles. Elles n’ont pas de réponses simples. D’un côté, on peut arguer que les raffineries sont des cibles militaires légitimes. Qu’elles alimentent la machine de guerre russe. Qu’elles financent l’agression contre l’Ukraine. Que les frapper est donc justifié. De l’autre côté, on peut arguer que ces frappes mettent en danger des civils innocents. Que les habitants de Ryazan n’ont rien à voir avec la guerre en Ukraine. Qu’ils sont eux aussi des victimes de Poutine. Qu’ils ne méritent pas de subir les conséquences de cette guerre. Les deux arguments ont du poids. Les deux méritent d’être entendus. Mais au final, c’est la guerre qui décide. Et dans la guerre, les considérations humanitaires passent souvent au second plan. Les nécessités militaires priment. Les objectifs stratégiques l’emportent. Et les civils, qu’ils soient ukrainiens ou russes, en paient le prix.
Je pense à ces civils russes. Ceux qui vivent près des raffineries. Ceux qui entendent les sirènes hurler la nuit. Ceux qui voient les explosions. Ceux qui craignent pour leur vie. Et je ressens de la compassion pour eux. Pas parce qu’ils sont russes. Mais parce qu’ils sont humains. Parce qu’ils n’ont rien demandé. Parce qu’ils sont pris dans une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Et je me demande ce qu’ils pensent. Est-ce qu’ils en veulent à l’Ukraine ? Est-ce qu’ils en veulent à leur propre gouvernement ? Est-ce qu’ils comprennent pourquoi leur pays est en guerre ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que la guerre ne fait que des victimes. Qu’elle détruit des vies, qu’elles soient ukrainiennes ou russes. Qu’elle crée de la souffrance, de la peur, de la douleur. Et que personne ne gagne vraiment dans une guerre. Même ceux qui sortent victorieux portent les cicatrices du conflit. Même ceux qui survivent sont marqués à jamais. C’est la tragédie de la guerre. C’est ce qui la rend si terrible. Et c’est ce qui devrait nous pousser à tout faire pour l’éviter.
L’Ukraine paie le prix fort
Mais si les civils russes subissent les conséquences des frappes ukrainiennes, les civils ukrainiens, eux, subissent les conséquences de l’agression russe. Et ces conséquences sont bien plus graves. Depuis le début de la guerre, des dizaines de milliers de civils ukrainiens ont été tués. Des millions ont été déplacés. Des villes entières ont été détruites. Des infrastructures civiles ont été systématiquement ciblées par l’armée russe. Hôpitaux, écoles, centrales électriques, barrages : rien n’est épargné. La Russie mène une guerre totale contre l’Ukraine. Une guerre qui vise à briser la volonté de résistance du peuple ukrainien. Une guerre qui cherche à détruire l’Ukraine en tant que nation. Et face à cette agression, l’Ukraine se défend. Elle frappe les infrastructures russes. Elle cherche à affaiblir l’économie russe. Elle essaie de priver l’armée russe des ressources dont elle a besoin. C’est de la légitime défense. C’est de la survie. C’est la seule option qui reste à un pays envahi.
Les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes doivent être comprises dans ce contexte. Elles ne sont pas une agression gratuite. Elles ne sont pas une vengeance aveugle. Elles sont une réponse stratégique à une agression existentielle. Elles sont un moyen pour l’Ukraine de se défendre. Un moyen d’affaiblir son agresseur. Un moyen de créer les conditions d’une paix juste. Et si ces frappes causent des dommages collatéraux, si elles mettent en danger des civils russes, c’est regrettable. Mais c’est la responsabilité de la Russie. C’est la Russie qui a lancé cette guerre. C’est la Russie qui refuse de négocier. C’est la Russie qui continue d’agresser l’Ukraine. Et tant que cette agression continuera, l’Ukraine continuera de se défendre. Par tous les moyens nécessaires. Y compris en frappant les infrastructures russes. Y compris en menant une guerre économique. Y compris en faisant payer à la Russie le prix de son agression.
Conclusion : une guerre qui redéfinit le vingt-et-unième siècle
Le symbole d’une résistance acharnée
La neuvième frappe sur la raffinerie de Ryazan est bien plus qu’un simple fait d’armes. C’est un symbole. Le symbole d’une Ukraine qui refuse de se soumettre. Le symbole d’un peuple qui se bat pour sa survie. Le symbole d’une nation qui a compris que pour gagner cette guerre, il faut frapper au cœur du système russe. Neuf frappes sur la même cible en une année. Neuf fois que l’Ukraine prouve qu’elle peut atteindre les infrastructures russes les plus stratégiques. Neuf fois que Moscou encaisse sans pouvoir riposter efficacement. C’est un message puissant. Un message qui dit au monde que l’Ukraine n’est pas une victime passive. Qu’elle est un acteur de sa propre défense. Qu’elle a les moyens de faire mal à la Russie. Qu’elle ne se laissera pas écraser. Et ce message résonne bien au-delà des frontières ukrainiennes. Il résonne dans tous les pays qui font face à des menaces similaires. Il résonne chez tous ceux qui croient encore que le droit international doit être respecté. Il résonne chez tous ceux qui pensent que l’agression ne doit pas payer.
Cette résistance ukrainienne force le respect. Trois ans après le début de la guerre, l’Ukraine tient toujours. Elle n’a pas été écrasée en quelques semaines comme Poutine l’espérait. Elle n’a pas capitulé face à la supériorité militaire russe. Elle n’a pas abandonné face aux bombardements, aux destructions, aux souffrances. Au contraire, elle s’est renforcée. Elle a développé sa propre industrie de défense. Elle a innové. Elle a adapté ses tactiques. Elle a trouvé les moyens de frapper la Russie là où ça fait mal. Et maintenant, c’est la Russie qui vacille. C’est l’économie russe qui souffre. C’est le Kremlin qui est en difficulté. L’histoire retiendra cette résistance. Elle retiendra que l’Ukraine a tenu tête à une superpuissance nucléaire. Elle retiendra que David a vaincu Goliath. Elle retiendra que la détermination et l’innovation peuvent l’emporter sur la force brute. Et elle retiendra que les peuples libres ne se laissent pas asservir.
Je regarde cette résistance ukrainienne avec une admiration profonde. Une admiration mêlée de tristesse. Admiration parce que c’est incroyable de voir ce qu’un peuple peut accomplir quand il se bat pour sa survie. Tristesse parce que cette résistance a un coût terrible. Des dizaines de milliers de morts. Des millions de déplacés. Des villes détruites. Des vies brisées. Et je me demande si tout cela en valait la peine. Si la liberté vaut vraiment tous ces sacrifices. Et la réponse, je la connais. Oui. Mille fois oui. Parce que vivre libre vaut tous les sacrifices. Parce qu’un peuple qui accepte l’asservissement n’est plus un peuple. Parce que la dignité humaine ne se négocie pas. Et les Ukrainiens l’ont compris. Ils ont compris que cette guerre n’est pas qu’une question de territoire. C’est une question d’existence. C’est une question d’identité. C’est une question de survie en tant que nation. Et ils sont prêts à tout sacrifier pour préserver cette existence. Cette identité. Cette nation. Et je les respecte pour cela. Profondément.
Un tournant dans l’histoire de la guerre
La guerre en Ukraine marque un tournant dans l’histoire militaire. Elle montre que les guerres du vingt-et-unième siècle ne ressembleront pas à celles du vingtième. Elles ne se gagneront pas avec des chars et des avions de chasse. Elles se gagneront avec des drones, des missiles de croisière, des systèmes de guerre électronique. Elles se gagneront en frappant les infrastructures ennemies. Elles se gagneront en menant une guerre économique. Elles se gagneront en innovant constamment. Et l’Ukraine est en train de montrer la voie. Elle est en train de redéfinir la manière dont les guerres modernes sont menées. Elle est en train de prouver que les petits pays peuvent tenir tête aux grandes puissances. Elle est en train de démontrer que la technologie nivelle le terrain de jeu. Et le monde observe. Les armées du monde entier étudient les tactiques ukrainiennes. Elles analysent les frappes de drones. Elles tirent des leçons. Elles adaptent leurs doctrines. Parce qu’elles savent que la prochaine guerre ressemblera à celle-ci. Qu’elle sera menée avec des drones. Qu’elle visera les infrastructures. Qu’elle sera totale.
Ce tournant est à la fois fascinant et terrifiant. Fascinant parce qu’il montre à quel point la technologie peut changer la nature de la guerre. Terrifiant parce qu’il ouvre la porte à des conflits encore plus destructeurs. Si les infrastructures civiles deviennent des cibles militaires légitimes, si les guerres deviennent totales, si la distinction entre combattants et civils s’estompe, alors les guerres futures seront encore plus meurtrières. Elles causeront encore plus de souffrances. Elles détruiront encore plus de vies. Et c’est une perspective sombre. Mais c’est la réalité vers laquelle nous nous dirigeons. La guerre en Ukraine n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend. Elle est le laboratoire des guerres futures. Elle est le terrain d’expérimentation des nouvelles tactiques. Elle est le champ de bataille où se dessine l’avenir de la guerre. Et cet avenir, il est déjà là. Il brûle dans les raffineries russes. Il vole dans le ciel ukrainien. Il se construit dans les ateliers de drones. Il se prépare dans les états-majors du monde entier. Et nous devons nous y préparer. Parce que la prochaine guerre ne sera pas comme les précédentes. Elle sera pire. Beaucoup pire.
Sources
Sources primaires
État-major général des Forces armées d’Ukraine, communiqué du 6 décembre 2025 concernant la frappe sur la raffinerie de Ryazan. Pavel Malkov, gouverneur de la région de Ryazan, déclarations sur Telegram le 6 décembre 2025. Ministère russe de la Défense, communiqués sur l’interception de drones ukrainiens, décembre 2025. United24 Media, article du 6 décembre 2025 sur l’attaque de la raffinerie de Ryazan. The Kyiv Independent, articles des 23 octobre et 6 décembre 2025 sur les frappes ukrainiennes contre la raffinerie de Ryazan.
Sources secondaires
Reuters, articles des 18 novembre et 4 août 2025 sur la suspension des opérations de la raffinerie de Ryazan et l’impact des frappes ukrainiennes. Bloomberg News, article du 15 novembre 2025 sur les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes. The Guardian, article du 16 novembre 2025 sur les attaques de drones contre la raffinerie de Ryazan. Militarnyi, article du 6 décembre 2025 sur la neuvième frappe contre la raffinerie de Ryazan. Bloomsbury Intelligence and Security Institute, rapport du 11 novembre 2025 sur l’impact économique et militaire des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes. The Economist, articles de septembre et octobre 2025 sur la crise pétrolière russe et les frappes de drones ukrainiens. Forbes, articles de mai et décembre 2025 sur les drones ukrainiens et leur impact stratégique. RAND Corporation, analyse d’octobre 2025 sur les sanctions infligées par les drones ukrainiens. Carnegie Endowment for International Peace, analyse d’octobre 2025 sur les dommages causés aux raffineries russes. Chatham House, analyse de novembre 2025 sur la stratégie ukrainienne contre les infrastructures pétrolières russes. Wikipedia, article sur la raffinerie de Ryazan, consulté en décembre 2025.
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