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Quand la mer avale l’acier : l’Ukraine revendique un coup inédit sur un sous-marin russe à Novorossiysk
Crédit: Adobe Stock

La version de la SBU : un récit calibré, une cible désignée

La SBU affirme que des drones sous-marins Sub Sea Baby ont frappé un sous-marin russe à Novorossiysk, et que le bâtiment a subi des dommages “critiques”, le mettant “effectivement hors service”. La formulation est importante : elle ne se limite pas à dire “touché”, elle vise l’effet final, l’indisponibilité. L’annonce insiste aussi sur la nature du sous-marin : un 636.3 Varshavyanka, souvent présenté comme discret, difficile à détecter. En choisissant cette cible, l’Ukraine ne dit pas seulement “nous avons frappé”, elle dit “nous avons frappé quelque chose qu’on croyait protégé par son propre silence”.

La revendication ajoute un élément clé : la présence de quatre lanceurs de missiles Kalibr sur le sous-marin. Ce détail n’est pas décoratif. Il sert à relier immédiatement l’action en mer à la réalité à terre, aux frappes à longue portée, aux infrastructures énergétiques, aux villes touchées. Autrement dit : l’Ukraine justifie la cible en la rattachant à la capacité de projection russe. Et ce lien, qu’on l’accepte ou qu’on le discute, est une constante de cette guerre : chaque action est racontée comme une réduction de menace, pas comme un simple “coup”.

Opération conjointe : la coordination comme signal

Dans la communication ukrainienne, l’opération est présentée comme commune entre une unité de contre-espionnage militaire de la SBU et la marine ukrainienne. Ce n’est pas une phrase anodine. Dans la pratique, cela signifie au minimum un partage de renseignement, une préparation et une chaîne de décision qui dépasse le geste isolé. À ce stade, les détails opérationnels ne sont pas publics et ne devraient pas l’être ; mais la structure du message, elle, est claire : Kiev veut être perçu comme capable de planifier, de frapper et de coordonner dans un espace où la Russie pensait avoir une profondeur défensive.

Cette insistance sur la coopération renvoie aussi à l’évolution institutionnelle ukrainienne : la mer Noire est devenue un théâtre d’innovation accélérée, où les services et la marine apprennent à parler le même langage. Cela s’inscrit dans une stratégie plus large, documentée depuis plusieurs mois, où l’Ukraine met en avant ses drones navals, leurs versions améliorées, et leur rôle dans la pression exercée sur la flotte russe. En filigrane, la revendication de Novorossiysk ressemble à une phrase lancée au monde : “nous ne jouons pas seulement à survivre ; nous apprenons à remodeler le champ de bataille”.

Ce qui me saisit, c’est la manière dont une annonce peut devenir une doctrine en une seule respiration. On ne lit pas seulement “un sous-marin touché”. On lit : la mer Noire n’est plus un sanctuaire. Et ça, même quand on garde la tête froide, ça serre un peu la gorge.

Sources

Sources primaires

La source primaire centrale de cette annonce est la communication officielle de la SBU sur Telegram, publiée le 15 décembre 2025, revendiquant l’usage de drones sous-marins Sub Sea Baby contre un sous-marin russe de type 636.3 Varshavyanka à Novorossiysk, et affirmant des dommages “critiques” ainsi que la présence de quatre lanceurs Kalibr. Cette publication inclut une vidéo et des éléments de contexte sur le déplacement d’unités russes depuis la baie de Sébastopol vers Novorossiysk.

Une autre source primaire indirecte est l’ensemble des éléments visuels associés à cette revendication, diffusés par la SBU et décrits par plusieurs médias. Ces images ne constituent pas, seules, une preuve exhaustive du niveau de dommages, mais elles sont un élément factuel de la communication officielle ukrainienne et du récit public de l’événement.

Sources secondaires

Kyiv Independent, “Ukraine claims first Sea Baby underwater drone strike on Russian submarine”, publié le 15 décembre 2025 ; Euronews, “Ukraine hit Russian submarine with underwater drones for the first time”, publié le 15 décembre 2025 ; Business Insider, “Ukraine says it just carried out the first-ever underwater drone strike on a Russian submarine”, publié le 15 décembre 2025. Ces trois sources reprennent la revendication ukrainienne, en précisant son origine et en rappelant les limites de confirmation indépendante.

Reuters, “Ukraine’s ‘sea baby’ drones are growing up with longer range, bigger payload”, publié le 22 octobre 2025, utilisé ici pour le contexte sur l’évolution revendiquée des drones Sea Baby ; Reuters, “Romania says it destroys maritime drone in Black Sea”, publié le 3 décembre 2025, utilisé pour le contexte sur les risques régionaux liés aux drones maritimes et à la sécurité de la navigation. Financial Times, article du 15 décembre 2025 sur la revendication ukrainienne, utilisé pour le contexte diplomatique et stratégique rapporté autour de l’annonce.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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