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40 assauts repoussés : la résistance hallucinante de Pokrovsk qui fait trembler Poutine
Crédit: Adobe Stock

Les tactiques russes : force brute et saturation

La stratégie militaire russe déployée sur l’axe de Pokrovsk ce 15 décembre 2025 révèle une approche brutale, presque primitive dans sa simplicité mais terrifiante dans son intensité. L’armée russe a multiplié les assauts d’infanterie, soutenus par des frappes d’artillerie massives et des raids aériens incessants, dans une tentative évidente de saturer les défenses ukrainiennes et de trouver le point de rupture. Les quarante assauts repoussés ne représentent que les attaques principales ; ils s’accompagnaient de dizaines d’opérations de reconnaissance, de tentatives d’infiltration et de bombardements préparatoires. Les zones de combat principales se concentraient autour des localités de Rodynske, Myrnohrad, Pokrovsk, Kotlyne, Udachne, Molodetske et Filiia, ainsi que dans les directions de Hryshyne, Toretske, Bilytske et Novopavlivka. Chaque assaut impliquait des unités de taille variable, de simples escouades de reconnaissance à des compagnies d’assaut complètes avec soutien blindé.

L’analyse des combats montre une évolution inquiétante des tactiques russes. Contrairement aux premières phases de la guerre où l’armée russe tentait des manœuvres enveloppantes complexes, les commandants russes semblent maintenant privilégier des attaques frontales massives, comptant sur la supériorité numérique et la puissance de feu pour écraser les positions ukrainiennes. Les pertes russes dans ces opérations sont considérables, mais le commandement militaire du Kremlin semble prêt à les accepter, sacrifiant des milliers de vies pour des gains territoriaux minimes. Cette approche révèle une transformation profonde de la doctrine militaire russe, qui abandonne la sophistication au profit de la brutalité pure. Les rapports de l’ISW indiquent que les forces russes ont ainsi réussi à progresser de quatre mille cent soixante-huit kilomètres carrés en 2024, mais au coût effroyable de plus de quatre cent vingt mille victimes, soit environ cent deux victimes par kilomètre carré conquis.

Cette barbarie calculée me glace le sang. Comment peut-on envisager de sacrifier autant de vies humaines avec une telle indifférence ? Chaque soldat russe envoyé à l’assaut n’est pas seulement un chiffre dans une statistique, c’est un être humain avec une famille, des rêves, une histoire. La façon dont le commandement russe traite ses propres soldats comme des munitions consumables révèle une vision du monde qui m’est totalement étrangère, une idéologie de mort qui ne peut que conduire à la destruction. Et je ne peux m’empêcher de penser à ces mères russes qui perdent leurs fils dans cette guerre absurde, à ces familles déchirées par un conflit qu’elles n’ont pas choisi. La vraie tragédie, c’est que tout cela se fait au nom d’un nationalisme dévoyé, d’une ambition impériale qui appartient à un autre âge.

La réponse ukrainienne : précision et ténacité

Face à cette déferlante de violence, la réponse ukrainienne se caractérise par une efficacité remarquable malgré des moyens limités. Les défenseurs ukrainiens ont su exploiter leur connaissance du terrain, leur supériorité en matière de guerre électronique et leur motivation pour infliger des pertes dévastatrices aux forces russes. Chaque assaut repoussé représente non seulement un échec tactique pour les Russes, mais aussi une victoire stratégique pour l’Ukraine qui parvient à préserver ses lignes de défense malgré la pression écrasante. Les unités ukrainiennes ont notamment utilisé des tactiques de défense en profondeur, attirant les forces russes dans des zones préparées où elles pouvaient être prises en embuscade par l’artillerie et les drones.

L’efficacité ukrainienne repose également sur une utilisation optimale des ressources limitées. Alors que la Russie peut se permettre de gaspiller des munitions et des équipements, l’Ukraine doit compter chaque obus, chaque drone, chaque vie. Cette contrainte a forcé les militaires ukrainiens à développer une approche innovante de la guerre, intégrant massivement les technologies de pointe comme les drones de reconnaissance et d’attaque, les systèmes de guerre électronique avancés et les communications cryptées. Les rapports de terrain indiquent que les forces ukrainiennes ont réussi à frapper deux concentrations de troupes et d’équipements russes, un système d’artillerie et deux postes de commandement russes au cours de la même journée, démontrant une capacité à frapper précisément les points névralgiques de l’appareil militaire ennemi.

Je suis profondément admiratif face à cette capacité d’adaptation ukrainienne. Alors que la Russie lance des vagues humaines comme au temps de la Première Guerre mondiale, l’Ukraine invente les guerres de demain. C’est le choc entre deux mondes : d’un côté une mentalité du XIXe siècle obsédée par la masse et le sacrifice, de l’autre une approche du XXIe siècle qui mise sur la technologie, la précision et l’intelligence. Et ce qui me touche le plus, c’est que derrière cette efficacité militaire, il y a des gens ordinaires qui se sont transformés en soldats extraordinaires. Des professeurs, des agriculteurs, des informaticiens qui ont tout quitté pour défendre leur pays. Cette transformation d’une société civile en force de combat me donne foi en l’humanité, même dans les moments les plus sombres.

Sources

Sources primaires

Ukrinform, « War update: Ukrainian forces repel 40 assaults on Pokrovsk axis over past day », 16 décembre 2025. Rapport de l’état-major des forces armées ukrainiennes, Facebook, situation au 8h00 le 16 décembre 2025.

Sources secondaires

Yahoo News/Iryna Balachuk, « Pokrovsk front sees 40 combat clashes out of 151 over past day – Ukraine’s General Staff », 16 décembre 2025. Institute for the Study of War, « Russian Offensive Campaign Assessment », décembre 2024-décembre 2025. Rapports humanitaires des Nations Unies sur la situation en Ukraine, 2025.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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