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90 milliards d’euros pour l’Ukraine : le géant financier européen se réveille enfin
Crédit: Adobe Stock

Les coulisses d’une négociation à haut risque

Le chemin vers cet accord a été semé d’embûches, révélant les tensions profondes qui traversent l’Union européenne face à la crise ukrainienne. Les discussions ont débuté jeudi soir avec un objectif ambitieux : utiliser les avoirs russes gelés – estimés à 210 milliards d’euros et principalement situés en Belgique – pour financer un « prêt de réparation » à l’Ukraine. Cette option, défendue avec véhémence par le chancelier allemand Friedrich Merz et la Commission européenne, était présentée comme la solution la plus logique : faire payer l’agresseur pour réparer les dégâts causés. Mais cette approche innovante s’est vite heurtée à un obstacle imprévu : l’opposition farouche de la Belgique, dirigée par le nationaliste flamand Bart De Wever.

Pendant quatre heures d’échanges tendus, les dirigeants européens ont tenté de convaincre le Premier ministre belge, qui craignait que son pays ne doive assumer seul les risques financiers et juridiques d’une telle opération. « Je suis pire qu’Orban« , a plaisanté De Wever, en référence au Premier ministre hongrois connu pour ses positions pro-russes et son utilisation fréquente du droit de veto. La Belgique, qui héberge l’essentiel des avoirs russes gelés au sein de l’Euroclear, craignait des représailles russes et des conséquences désastreuses pour la stabilité de l’euro. Face à ce blocage, les dirigeants ont dû se rabattre sur une alternative : un prêt direct financé par le budget de l’Union, à taux zéro et conditionné au versement de réparations par la Russie.

Un mécanisme financier inédit

Le dispositif finalement adopté représente une innovation financière majeure dans l’histoire de l’Union européenne. Les 90 milliards d’euros seront mobilisés sous forme de prêt à taux zéro, une mesure exceptionnelle qui démontre la détermination européenne à soutenir l’Ukraine sans alourdir sa charge de dette. Plus remarquable encore, l’accord prévoit que Kiev n’aura à rembourser que si la Russie lui verse des réparations, une condition qui transforme ce prêt en quasi-don tant que Moscou refusera de payer pour les dommages causés. Ce mécanisme, qualifié de « garantie de sécurité financière » par le président Zelensky, offre à l’Ukraine une visibilité budgétaire sans précédent pour les années à venir.

L’opération ne concernera cependant que 24 des 27 États membres : la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque en sont exemptés, marquant les limites de l’unité européenne face à la crise ukrainienne. Ces trois pays, gouvernés par des dirigeants critiques envers le soutien à Kiev, refusent de participer financièrement à l’effort de guerre ukrainien. Cette fracture géographique au sein de l’Union – avec un Est européen plus réservé et un Ouest plus engagé – révèle les profondes divergences historiques, culturelles et politiques qui continuent de diviser le continent. Malgré ces limites, le volume de l’aide consenti représente un signal puissant, démontrant que la majorité des États membres sont prêts à assumer leurs responsabilités face à la plus grande crise sécuritaire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Cette exclusion de la Hongrie, de la Slovaquie et de la République tchèque me désole profondément. Comment peut-on parler d’Union européenne quand certains membres refusent de participer à une cause aussi fondamentale que la défense de la souveraineté d’un pays agressé ? Viktor Orbán et ses alliés jouent un jeu dangereux, celui de diviser l’Occident tout en se rapprochant de Moscou. Je suis écœuré par cette hypocrisie : ces pays bénéficient de la protection et de la prospérité européennes, mais refusent de contribuer quand il s’agit de défendre les valeurs qui fondent cette même Europe. C’est une trahision de l’esprit de solidarité qui devrait animer notre continent.

Sources

Sources primaires

Huffington Post, « L’UE débloque un prêt géant de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine : un ‘message clair’ à Poutine », 19 décembre 2025

France Info, « Guerre en Ukraine : les dirigeants de l’UE s’entendent sur un prêt de 90 milliards d’euros à Kiev, sans recourir aux avoirs gelés russes », 19 décembre 2025

Le Monde, « L’Union européenne va prêter 90 milliards d’euros à l’Ukraine, faute d’accord sur les avoirs russes gelés », 19 décembre 2025

Sources secondaires

Le Figaro, « En direct – Guerre en Ukraine : l’UE débloque 90 milliards d’euros », 19 décembre 2025

TF1 Info, « En direct – Ukraine : l’UE débloque 90 milliards d’euros pour Kiev », 19 décembre 2025

L’Opinion, « Guerre en Ukraine : l’Union européenne débloque 90 milliards deuros pour Kiev », 19 décembre 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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