Les chiffres qui choquent
Les documents divulgués par les services ukrainiens ne laissent aucune place au doute. En octobre 2024, la communauté du renseignement s’est mise en ébullition. Des contrats de production, des dossiers administratifs—le type de matériel bureaucratique que personne ne remarque, sauf qu’ici, chaque ligne crie la vérité. Le missile 9M723-2 apparaît aux côtés de 1 202 autres Iskander-M, également commandés pour 2024-2025. La Russie n’improvise pas. Elle planifie avec la précision d’une horlogerie militaire.
Ces documents révèlent que chaque missile 9M723-2 coûte 221 millions de roubles. Dix-huit unités pour 2025. Peu comparé aux milliers de missiles conventionnels, certes. Mais dix-huit Iskander-1000 double la portée réelle. Les analystes militaires du monde entier ont pâli. Les services de renseignement baltes se sont demandé : pourquoi maintenant ? Pourquoi 2025 ?
Les bureaucrates russes ne savent pas qu’ils parlent. Ils comptent, énumèrent avec la banalité des fonctionnaires. Et c’est dans cette banalité qu’existe la preuve la plus terrifiante : un empire qui construit les armes qui vont reconfigurer le continent. Il n’y a pas de malveillance théâtrale, juste une mécanique inexorable.
La certitude du pipeline
Ce qui rend les fuites particulièrement accablantes, c’est qu’elles entrent dans les détails comptables. Les formulaires de commande spécifient le 9M723-2, pas une « variante améliorée », mais un produit fini. Les calendriers montrent précisément quand les composants critiques sont commandés. Et tout converge : c’est pas une hypothèse, c’est un agenda de production réel.
La trajectoire historique confirme cela. Le Kremlin a annoncé l’Iskander-1000 en décembre 2023. Production confirmée mai 2024. Poutine l’a mentionné en juin. Et décembre 2025, moins de deux ans plus tard, les rapports confirment déjà l’utilisation probable. C’est une vélocité de déploiement stupéfiante. L’efficacité militaro-industrielle russe se met à nu—une machine qui roule, prédictible, précise, deux ans d’avance sur l’Occident.
Portée infernale : mille kilomètres deviennent des menaces réelles
De Moscou à Berlin, une distance mesurée en minutes
Faisons le calcul froidement. L’Iskander-M porte ses charges jusqu’à 500 kilomètres. Mais l’Iskander-1000 double cette distance. Mille kilomètres. La distance Moscou-Berlin ? 1 600 kilomètres. Moscou-Varsovie ? 1 300 kilomètres. Soudainement, ces chiffres prennent une dimension réelle. C’est une menace matérialisée en acier et feu.
Depuis Kaliningrad, l’enclave russe au cœur de l’Europe centrale, l’Iskander-1000 peut frapper à mille kilomètres. Presque toute l’Europe centrale et occidentale devient vulnérable. La Pologne entière. La Tchéquie. La Slovaquie. La Hongrie. La Roumanie. La Scandinavie. La Baltique entière. Les bases militaires de l’OTAN en Allemagne ? Cibles confirmées.
Imaginez. Vous êtes à Varsovie. À neuf cents kilomètres, un dispositif de lancement se prépare. En trente minutes, un missile file. Pas de bruit avant l’impact. Pas d’avertissement. Juste une explosion. C’est la menace que vit chaque capitale européenne aujourd’hui.
Le cauchemar cartographique des planificateurs militaires
Les planificateurs militaires européens dessinent maintenant des cercles sanglants de mille kilomètres sur leurs cartographies numériques. Et chaque fois, quelques capitales supplémentaires tombent dans la zone de vulnérabilité. Berlin. Varsovie. Prague. Presque aucune ville majeure n’est sûre. C’est un choc existentiel pour une Europe qui pendant trente ans a cru pouvoir vivre sans penser à cette menace.
Depuis la Russie continentale, même sans déploiement en Kaliningrad, la portée permet déjà de frapper les frontières les plus reculées de l’Europe occidentale avec précision glaçante. Les dépôts de munitions, les centres de commandement, les aéroports—tout entre dans la zone de calcul russe. Et c’est systématique. Pas d’improvisation. Juste la géométrie froide de la domination.
Les mutations techniques : quand un moteur neuf devient une révolution
L’ingénierie au service de la portée maximale
Comment augmente-t-on la portée d’un missile ? Les ingénieurs de Kolomna ont trouvé la réponse : trois changements cruciaux. D’abord, un moteur plus efficace. Ensuite, une augmentation du volume de carburant solide d’environ 15 pour cent. Enfin, une réduction contrôlée de la masse des ogives. C’est une danse entre la physique et la nécessité militaire.
L’Iskander-1000 conserve les dimensions externes de ses prédécesseurs—7,3 mètres, 0,92 mètre de diamètre. Cela signifie qu’il s’adapte aux lanceurs existants sans modification majeure. Les armées russes n’ont pas besoin de nouvelle infrastructure logistique. L’arme est prête à intégration rapide. Le nouveau système de guidage autonome 9B873-2 utilise des algorithmes améliorés. Le système GLONASS russe s’intègre naturellement. On évoque même la possibilité d’une capacité TERCOM permettant au missile de suivre le relief pour déjouer les défenses.
Ce qui terrifie vraiment, c’est la sobriété ingénieure. Pas de révolution fracassante, juste des améliorations pragmatiques qui, additionnées, transforment complètement la donne. Chaque détail tue.
Une arme pensée, calculée, raffinée
Ce n’est pas une arme brutale et simple. C’est une arme pensée. Les analystes russes ont optimisé chaque gramme, chaque microseconde, chaque angle de trajectoire. Le résultat ? Une machine de guerre qui combine mobilité extrême, précision de ciblage, et impossibilité quasi-totale d’interception. Comparé à l’Iskander-M original, c’est une évolution qui change fondamentalement l’équilibre.
Les documents techniques russes divulgués indiquent un système doté de multiples redondances de guidage : inertiel pur, GLONASS, correction de trajectoire continue. Si un système tombe en panne, trois autres prennent le relais. C’est la construction d’une arme conçue pour survivre et réussir dans un environnement hostile saturé de contre-mesures électroniques. C’est le travail d’ingénieurs qui savent ce qu’ils font.
Les variantes de combat : une arme mille fois plus terrible
Des charges explosives pour tout détruire
Le missile seul n’est rien. C’est l’ogive qui décide. L’Iskander-1000 peut porter : ogive à fragmentation hautement explosive pour les concentrations de troupes, ogive pénétrante pour les bunkers, ogive cluster pour les zones dispersées. Et puis il y a ce qu’on murmure aux États-Unis : la capacité nucléaire. Les documents mentionnent des variantes atteignant 1 300 kilomètres si équipées de warheads spéciaux. Ce n’est pas juste une arme conventionnelle. C’est un vecteur nucléaire.
Les experts soulignent que l’Iskander-1000 conserve la trajectoire balistique complexe et manœuvrable de sa version antérieure. Les missiles balistiques grimpent très haut, puis redescendent à une vitesse que les systèmes de défense contemporains peinent à intercepter. Les estimations suggèrent qu’environ 10 à 15 pour cent seulement peuvent être neutralisés. Et l’Iskander-1000, avec ses capacités améliorées, réduit encore ces chances. C’est pratiquement une arme contre laquelle il n’existe pas de défense fiable en ce moment.
J’entends les arguments rassurants : « On a des défenses, on a des systèmes, on s’adaptera. » Mais les généraux savent. Les analystes savent. Quand un missile arrive en trente minutes d’une distance de mille kilomètres, sans trajectoire prévisible—la défense c’est de la superstition. C’est espérer sans croire.
La capacité de saturation des défenses
Voici le scénario qui terrife réellement les planificateurs de l’OTAN : une attaque massive de multiples Iskander-1000 lancés simultanément depuis différentes positions. Les défenses aériennes sont dimensionnées pour intercepter quelques missiles à la fois. Mais face à une volée coordonnée ? Les mathématiques parlent d’elles-mêmes. Chaque système de défense peut traiter un certain nombre de cibles. Avec dix-huit missiles seulement, lancés de manière stratégique, on peut saturer les défenses de plusieurs zones simultanément.
Et cela se complique encore : l’Iskander-1000 peut porter plusieurs types d’ogives dans une même attaque. Certains missiles frappent les défenses aériennes. D’autres frappent les infrastructures critiques. D’autres encore ciblent les concentrations de troupes. C’est une arme qui force l’ennemi à choisir où refuser la bataille. Elle redistribue radicalement l’équilibre du pouvoir au profit de celui qui la possède.
Les origines : cinq mois qui ont changé la donne
Du secret à la confirmation publique
Mai 2024 : le moment où les secrets ont fuité. C’est en visionnant une vidéo de propagande célébrant le 78e anniversaire de Kapustin Yar que les analystes occidentaux ont aperçu les équipements neufs, les structures modifiées. Les renseignements s’accumulent. Le 6 mai, le ministère de la Défense russe confirme publiquement le lancement de la production. Le 28 juin 2024, Poutine affirme que la Russie va déployer ses nouveaux missiles en réponse aux déploiements américains.
Mais le vrai tournant arrive en octobre 2024 avec les documents divulgués. Les gouvernements occidentaux traitent d’abord ça avec scepticisme. « Les chiffres peuvent être truqués. » Pourtant, chaque détail correspond. Les désignations officielles 9M723-2 apparaissent dans les registres. Les coûts unitaires correspondent. Et dès décembre 2025, les premiers rapports confirment que la Russie a possiblement déjà lancé le système au combat, avec une portée effective d’environ 800 kilomètres.
Qu’est-ce qui fascine dans cette chronologie ? C’est pas tant la vitesse. C’est l’absence de surprise. Poutine a dit en juin qu’il ferait ça. Il l’a fait. Il a dit qu’il déploierait. Il déploie. C’est presque banal. C’est un gouvernement qui parle vrai.
L’accélération impossible devenue réalité
Ce qui stupéfie les experts, c’est la compression temporelle. Du concept à la production de masse en 24 mois. C’est un délai que l’Occident considérait comme impossible. Les projets militaires américains ou européens prennent facilement cinq à dix ans. Les Russes en deux. Comment ? Réponse simple : ils utilisaient déjà la base technologique existante. Ce n’est pas une révolution, c’est une optimisation. Et les optimisations russes, contrairement aux révolutions occidentales, peuvent être produites à l’échelle.
Le calendrier de déploiement confirmé par les documents de fuite ne laisse aucune ambiguïté : production continue tout au long de 2025, déploiement graduel en 2025-2026. D’ici la fin 2025, il est probable que la Russie possède déjà entre 30 et 50 Iskander-1000 opérationnels. C’est suffisant pour créer une asymétrie stratégique gênante qui persistera pendant des années.
La supply chain : comment l'Europe armait involontairement son ennemi
Quand les sanctions font semblant de fonctionner
Les documents de fuite révèlent quelque chose d’extrêmement inconfortable : la Russie utilise des composants occidentaux pour construire les Iskander-1000. Pas des pièces génériques, non—des composants critiques. Des circuits-imprimés de firmes européennes. Des semi-conducteurs passant par des réseaux de contrebande asiatique, initialement venus d’entreprises allemandes, néerlandaises, suédoises. C’est un système sophistiqué de circulation clandestine.
L’usine Morozov : pas encore sanctionnée. PSB-Technologies et Pantes : ni l’une ni l’autre sous sanctions. Serpukhov « Metalist » : complètement en dehors du régime. Sur les 49 entreprises impliquées dans la chaîne Iskander, seules 22 sont sanctionnées. Treize restent libres. C’est un effondrement du régime de sanctions sanctionné par l’indifférence bureaucratique. Les gouvernements européens le savent. Et ils prennent des mesures symboliques pendant que les vraies industries continuent vers les caisses de la guerre.
C’est comme regarder un enfant se noyer en tenant la corde. Et dire : « J’ai vu, j’ai noté, je vais en parler à la réunion de la semaine prochaine. » Pendant ce temps l’enfant coule. C’est pas incompétence. C’est complicité par ajournement.
Le commerce de la destruction continue
La vérité, c’est que les circuits commerciaux continuent de fonctionner. Les entreprises européennes vendent aux intermédiaires asiatiques. Elles prétendent ignorer où ça va. Les gouvernements savent. Les services de renseignement rapportent. Mais agir significa dénoncer les défaillances de leurs propres systèmes de contrôle. Donc ils ne font rien, ou presque rien. Les 13 entreprises non sanctionnées continuent simplement leur production normale.
C’est une leçon amère : les sanctions ne fonctionnent que si tous les acteurs y adhèrent. Et l’Occident, fragmenté entre américains, européens, asiatiques, ne peut jamais imposer une embargo totale. La Russie l’a compris bien avant 2024. Elle a construit des chaînes d’approvisionnement parallèles, créé des intermédiaires, diversifié les sources. Résultat : elle produit les Iskander-1000 sans grand problème. Et l’Occident regarde, impuissant.
La riposte impossible : pourquoi l'Europe n'a pas vraiment de parade
Les défenses aériennes qui ne suffisent pas
Pensez-vous que l’Europe dort tranquille grâce à ses systèmes de défense ? Les Patriot américains, les SAMP/T européens—tous excellents. Mais l’Iskander-1000 représente une classe différente de menace. La trajectoire balistique signifie l’arrivée sans avertissement préalable. Le radar détecte, mais seulement trente secondes avant impact. Dans ces trente secondes : détecter, confirmer, calculer, lancer l’interception. Mathématiquement presque impossible.
Les données du Pentagone suggèrent qu’environ 15 à 20 pour cent des missiles balistiques rapides peuvent être interceptés. Pour l’Iskander-1000, les estimations descendent à 10 pour cent. Et c’est optimiste. C’est pratiquement une arme contre laquelle il n’existe pas de défense fiable. L’Europe a commencé à regarder vers des solutions : défenses améliorées, radars performants, munitions plus rapides. Mais cela prend cinq ans d’intégration. La Russie aura déjà intégré bien plus de missiles d’ici là.
Il y a un moment où on passe du déni à l’acceptation. Celui-ci approche rapidement. L’Europe devra choisir : investir massivement dans une défense crédible, ou accepter que sa période d’autonomie s’est terminée.
Le vacuum stratégique qui s’élargit
Ce qui terrifie vraiment, c’est qu’il n’y a pas de parade militaire immédiate. Aucune arme défensive existante ne peut vraiment arrêter un déluge coordonné de missiles de mille kilomètres. L’OTAN le sait. La Russie le sait. Et c’est ça que reflètent les communications diplomatiques actuelles : une certaine résignation face à une nouvelle réalité.
L’équilibre de la dissuasion s’est rompu. Pendant 30 ans, la supériorité technologique occidentale compensait la masse numérique russe. Mais l’Iskander-1000 commence à corriger cette équation. Pas complètement, mais graduellement. Et chaque nouveau déploiement aggrave la situation. Les gouvernements européens le comprennent. Et c’est probablement pour ça que la panique reste sous la surface—parce qu’il n’y a réellement pas de solution rapide.
La comparaison terrifiante : Iskander-1000 versus Kinzhal
Quand deux monstres se jalousent
Il existe un missile russe appelé Kinzhal—le « poignard » hypersonique. Ses capacités sont légendaires. Manœuvre tout le long de sa trajectoire de descente. Signature infrarouge réduite. Quasi-imparable. Et voilà que les analystes ukrainiens rapportent que l’Iskander-1000 possède des performances proches du Kinzhal. C’est choquant. Pour une fraction du prix—221 millions de roubles contre 366 pour le Kinzhal—la Russie obtient une arme quasi-équivalente. C’est une démocratisation de la puissance hypersonique.
Pourquoi c’est important ? Les conflits modernes ne se gagnent pas avec l’arme la plus impressionnante, mais avec l’arme qu’on peut produire le plus vite. Le Kinzhal nécessite une infrastructure complexe. L’Iskander-1000 s’intègre dans une chaîne existante depuis des années. Les usines produisent déjà 1 202 Iskander-M par an. Convertir 2 ou 3 pour cent en variantes 1000-km ? Trivial. Et soudainement, au lieu de 44 à 144 Kinzhal par an, la Russie peut produire des centaines de quasi-équivalents pour moitié prix.
Ce qui m’angoisse vraiment, c’est que la Russie a compris ce calcul économique bien avant nous. Pendant qu’on discutait du nombre de Kinzhal « terrifiants, » elle construisait silencieusement des machines de production de quasi-équivalents. C’est pas de la malveillance exotique. C’est du management de production.
La stratégie de prolifération calibrée
C’est ça qui change fondamentalement : la Russie ne mise plus sur le secret ou la rareté de ses armes. Elle mise sur la prolifération contrôlée. Fabriquer 18 Iskander-1000 en 2025, peut-être 50 en 2026. Ce n’est pas assez pour une guerre totale. Mais c’est assez pour redessiner les calculs stratégiques de ses adversaires.
Chaque missile représente une capacité de frappe que l’Europe doit compter. Et ce compte s’accumule. Au bout de trois ans, la Russie aura potentiellement 200+ Iskander-1000 opérationnels. À ce stade, c’est plus une menace marginale. C’est un changement qualitatif de la capacité. C’est une nouvelle arme système qui redéfinit les paramètres de tout conflit régional futur.
Les implications géopolitiques : l'Europe entre en zone de mort
Un recalibrage brutal de l’équilibre des forces
Depuis 1945, l’équilibre européen s’est construit sur l’arme nucléaire américaine. Les guerres restaient locales. Les frontières ne bougeaient pas. L’Iskander-1000 change cela. C’est une arme qui rend l’Europe entière tactiquement vulnérable sans dépendre du nucléaire. C’est différent. C’est plus dangereux. Parce que contrairement aux ogives nucléaires, les missiles conventionnels restent dans l’espace du politiquement gérable.
Avec des missiles à mille kilomètres déployés en Kaliningrad, la Russie couvre presque tous les pays de l’OTAN en Europe de l’Est. La Pologne ne peut pas riposter sans mettre ses troupes sous le feu. La Roumanie doit compter sur le bouclier américain. Et si les États-Unis se retirent ? Soudainement, l’Europe du Centre-Est n’est plus protégée. C’est l’Iskander-1000 qui gouverne.
Il y a un moment où on passe du déni à l’acceptation. L’Europe devra choisir bientôt : investir massivement dans une défense crédible, ou accepter une nouvelle subordination géopolitique. Un missile de mille kilomètres, c’est un coup de gong. Et nous venons de l’entendre.
La victoire par la démographie des armes
Voici le calcul brutal : la Russie n’a pas besoin de gagner une guerre totale. Elle a juste besoin de rendre une guerre européenne intolérable pour ses adversaires. Avec 200+ Iskander-1000 et autres armes longue portée, elle peut frapper les infrastructures critiques avec une impunité quasi-totale. Pas d’invasion massive. Juste une pluie de missiles qui détruit graduelle but inéluctable.
Cela redéfinit les calculs de dissuasion. Les généraux européens savent qu’une confrontation directe signifie les villes détruites, les infrastructures anéanties, les populations traumatisées. Pas besoin de troupes russes pour occuper. Juste assez de puissance de feu pour rendre la résistance impossible. C’est la victoire par paralysie stratégique.
Les réponses en gestation : vers une escalade technologique
Comment les Occidentaux tentent de reprendre la main
Les réactions commencent à peine. Le THAAD américain ? Pas de déploiement massif malgré les promesses. Les nouveaux systèmes européens ? Encore à l’état de prototype. Pendant ce temps, la Suède renforce ses défenses après son adhésion à l’OTAN. La Pologne commande des systèmes supplémentaires. L’Allemagne reconnaît qu’elle doit se réarmer vraiment. Mais cela prendra des années.
Certains experts militaires proposent une solution étrange : la dissuasion par l’offensive. Si l’Europe avait des missiles capables de frapper la Russie depuis ses propres territoires, peut-être que Moscou hésiterait-elle. Mais cela suppose que l’Europe accepte la logique de la terreur mutuelle assurée. Pour l’instant, cette conversation n’émerge même pas sérieusement. L’Europe préfère espérer : que les défenses fonctionneront, que la dissuasion tiendra, que la Russie ne franchira pas certaines lignes.
Je vois ces plans de réarmement, ces déclarations d’intention. C’est noble. Mais c’est comme courir après un train parti. L’Europe doit accepter qu’elle a perdu du temps. Elle doit construire rapidement une puissance militaire crédible. Ou accepter une nouvelle subordination.
L’impasse du statu quo technologique
La réalité, c’est que les solutions occidentales prennent du temps. Les contrats, les tests, les intégrations—cinq ans minimum. Pendant ce temps, la Russie fabrique. Chaque trimestre qui passe élargit l’écart. Ce que les gouvernements européens commencent à comprendre, c’est que le problème n’est pas tactique. C’est stratégique. Et stratégiquement, ils ont perdu l’initiative.
Le seul vrai réflexe possible : une escalade mutuelle assumée. Mais cela signifie budgets de défense exponentiels, course aux armements sans fin, gestion de crises permanentes. L’Europe peut-elle vraiment tenir ce rythme ? Peut-elle vraiment accepter de consacrer 3 à 4 pour cent du PIB à la défense pendant 20 ans ? Les gouvernements hésitent. Et cette hésitation même est une victoire pour la Russie.
Conclusion : l'année où tout a basculé
Un missile qui symbolise la fin d’une ère
L’Iskander-1000 n’est pas une arme révolutionnaire. C’est l’amélioration pragmatique d’une conception existante. Mais c’est cette ordinarité même qui est terrifiante. C’est juste la Russie qui fait exactement ce qu’elle a promis de faire. Elle a dit qu’elle déploierait. Elle les déploie. Elle a dit qu’elle augmenterait ses capacités. Elle les augmente. Et pendant qu’elle construit, l’Europe continue son débat lent, ses politiques fragmentées, ses consensus vides.
En 2025, l’Europe entre dans une période inédite de vulnérabilité conventionnelle. Pas de menace nucléaire imminente, mais quelque chose de pire : une menace gérable, dénégable, qui permet à une puissance hostile de projeter sa force sans risquer l’escalade ultime. C’est tactiquement supérieur à la menace nucléaire. Et pendant que nous écrivons ces lignes, les usines russes tournent.
Je dois finir par l’honnêteté crue : nous sommes entrés dans l’époque où les missiles comptent plus que les votes, où l’acier pèse plus lourd que la diplomatie. L’Iskander-1000 symbolize cela. C’est une arme froide qui nous whisper la vérité que nous ne voulons pas entendre : la puissance revient.
2025 : l’année du basculement historique
Si nous regardons honnêtement, 2025 restera comme l’année où quelque chose de fondamental a changé en Europe. Pas une invasion imminente, non. Mais le moment où la menace de destruction s’est concrétisée à un niveau sans précédent en 30 ans. Le moment où les documents russes ont cessé d’être des rumeurs pour devenir des réalités comptables. Le moment où l’Europe a réalisé, peut-être trop tard, que ses fenêtres de réaction se fermaient.
Les prochains mois seront décisifs. L’Europe peut encore choisir de se réarmer sérieusement, d’accepter les implications financières et politiques. Ou elle peut continuer à espérer, à faire des gestes, à prétendre que tout ira bien. Mais l’Iskander-1000 restera. Et chaque année qui passe, il y en aura davantage. C’est la nouvelle réalité. L’Europe doit l’accepter, la confronter, et répondre avec la même détermination que celle que la Russie affiche.
Sources
Sources primaires
United24Media, « Russia Is Mass-Producing 1000-km Iskander Missiles That Can Reach Most of Europe, Leaks Reveal, » décembre 2025. Ministry of Defense of Ukraine, Documents de procédures militaires relatives à la production de missiles, octobre 2024. Army Recognition, « Breaking News: New Russian Iskander-1000 Ground Missile Ready for Deployment in Ukraine with 1,000 km Range, » février 2025. Kyiv Post, « Ukraine Exposes Iskander-M Missile Supply Chain, Names Firms Bypassing Sanctions, » décembre 2025. News-Pravda.com, « Russian missile leaks reveal production plans for Iskander extended-range variants, » octobre 2024.
Sources secondaires
Military Watch Magazine, « Russia’s New Iskander-1000 Ballistic Missile with Doubled Range and Greater Accuracy, » janvier-février 2025. EADaily, « Thunderstorm of Europe: Russia will soon launch a new Iskander-1000 series, » 31 janvier 2025. The Defense News, « Russia Leaked Documents Reveal True Scale of Russia’s Missile Arsenal, » octobre 2025. Technology.org, « Russia’s New Iskander-1000 Could Reach Central Europe, » avril 2025. BulgarianMilitary.com, « Russia set to begin mass production of the Iskander-1000 missile, » 30 janvier 2025. Afrique Asie, « Le nouveau missile balistique russe Iskander-1000 a une portée doublée et une plus grande précision, » 4 février 2025. Pravda FR, « La Russie a lancé pour la première fois un missile Iskander-M d’une portée d’environ 800 km, » décembre 2025.
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