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Le front explose : 128 affrontements en une seule journée, Pokrovsk devient l’enfer
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi Pokrovsk concentre toute la fureur de la campagne russe

Pokrovsk est stratégique au-delà de ce qu’on peut imaginer. Avec une population de 60 000 habitants avant la guerre, c’est une ville moyenne par la taille, mais massive par l’impact. Pourquoi ? Parce que Pokrovsk se situe directement sur la route vers la « ceinture de forteresses » ukrainienne – une bande de villes fortifiées depuis des années, renforcées depuis 2014 lors de la guerre du Donbass, et améliorées chaque année jusqu’à maintenant. Prendre Pokrovsk, ce n’est pas simplement capturer une ville – c’est ouvrir une brèche vers des positions défensives que l’Ukraine a investies de milliards de dollars. Des positions qui représentent l’un des derniers bastions sérieux que Kyiv possède encore dans le Donbass.

Les Russes l’ont compris. Dès octobre 2023, après la chute d’Avdiivka, l’offensive a continué de s’enrouler vers Pokrovsk. Pendant des mois, les forces russes se sont avancées village par village. Myrnohrad, Novopavlivka, Rodynske – autant de petites localités qui ont servi de rampes de lancement pour atteindre les lignes principales. Maintenant, après plus d’une année de combats ininterrompus dans cette zone, l’ennemi s’est rassemblé pour une poussée finale. Les rapports militaires ukrainiens de la dernière semaine mentionnent 52 assauts différents dans le secteur de Pokrovsk. Sur une période de 24 heures. C’est un taux d’attrition qui ne peut se maintenir indéfiniment – mais Moscou semble décidé à tenter le coup. Le coût ? Des milliers de soldats russes. Des centaines de véhicules blindés. Une usure telle que même les chiffres de recrutement massifs affichés par le Kremlin ne suffisent plus à compenser.

Les défenses tiennent – mais pour combien de temps ?

Ce qu’il y a de remarquable, c’est que malgré cette pression inhumaine, les défenses n’ont pas craqué. Les rapports du 20 décembre indiquent que 50 attaques ont déjà été repoussées dans le secteur de Pokrovsk. Cinquante. C’est extraordinaire. Cela signifie que les défenseurs ukrainiens conservent un pouvoir de feu suffisant, une organisation tactique assez solide, et une détermination qui refuse de ployer. Mais il y a un mais – et c’est crucial. Il y a aussi 2 assauts encore en cours au moment du rapport. Ce qui signifie que le combat continue, que l’ennemi ne lâche jamais, que chaque minute apporte une nouvelle tentative. Les défenseurs ne peuvent pas dormir. Ils ne peuvent pas baisser la garde. Le stress psychologique d’une telle pression dépasse l’imagination.

Les officiers ukrainiens parlent ouvertement de cette tension. Les porte-paroles des unités combattant à Pokrovsk décrivent des conditions où l’ennemi attaque pratiquement 24 heures sur 24. Des tentatives pendant le jour, des infiltrations la nuit, des bombardements constants. Le commandant de la 7e brigade de réaction rapide a rapporté une attaque blindée massive – une colonne de 30 véhicules blindés qui a tenté de percer les lignes. C’était extraordinaire comme concentration de puissance de feu, et extraordinaire aussi que la défense ait tenu. Mais pour combien de temps ? Les défenseurs font remarquer que l’ennemi adopte une stratégie plus intelligente qu’avant – moins de vagues d’infanterie non protégées, plus d’emploi de véhicules blindés et de couverture d’artillerie. Le coût en vies humaines ukrainiennes reste élevé, même si les positions tiennent. C’est une équation horrible : tenir la ligne tout en subaissant des pertes significatives. Et on ne sait jamais si la ligne suivante sera aussi solide que la précédente.

Les généraux russes pensent probablement que c’est une question de temps. Que si on bombarde assez fort et assez longtemps, la volonté finira par craquer. Mais ils comprenent mal quelque chose de fondamental. Ces défenseurs ne combattent pas pour un salaire ou une gloire militaire abstraite. Ils combattent pour que leurs familles aient encore une maison demain. Ils combattent contre une annexion qui effacerait leur pays de la carte. Cette motivation transcende l’épuisement. Pas pour toujours, bien sûr – mais assez longtemps pour que l’équation russe ne fonctionne pas.

Sources

Sources primaires

État-major général des forces armées d’Ukraine – Rapports opérationels publiés le 20 décembre 2025 sur Facebook (facebook.com/GeneralStaff.ua). Données de combat à 16h00, décembre 20, 2025. Ukrinform – « War update: 128 clashes on front line since morning, more than 50 in Pokrovsk sector », publié le 20 décembre 2025 à 17h59. Source officielle reprenant directement les données du quartier-général militaire ukrainien.

Sources secondaires

Al Jazeera – « Moscow’s narrative wobbles as Ukraine takes back Kupiansk » (19 décembre 2025) ; « Russian forces ‘completely cut off’ from Kupiansk, says Ukrainian commander » (12 décembre 2025) ; « Ukraine reports large Russian mechanised assault in battle for Pokrovsk » (11 décembre 2025). Critical Threats Institute for the Study of War – « Russian Offensive Campaign Assessment, December 17, 2025 ». Évaluations de la situation tactique et stratégique basées sur le géolocalisation et l’imagerie satellite. British Ministry of Defence – Évaluations de renseignement sur les pertes russes et les avancées territoriales, rapports successifs décembre 2025. Georgia Today – « Ukraine Latest: Kupiansk Counterattack, Pokrovsk Street Fighting, and a Renewed Energy War » (19 décembre 2025). The National Interest – « Russia Claims Donbas Victories as Ukraine Still Fights » (18 décembre 2025) ; analyse des pertes russes et des affirmations géopolitiques.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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