45 assauts en une seule journée
Le secteur de Pokrovsk est devenu le symbole même de l’acharnement russe. 45 assauts en une seule journée. Quarante-cinq fois où les défenseurs ukrainiens ont dû repousser des vagues d’assaillants déterminés à prendre cette ville stratégique coûte que coûte. Les combats se sont concentrés dans les zones de Rodynske, Zvirove, Kotlyne, Udachne, Myrnohrad, Molodetske, Dachne, Filiia, et vers Novopidhorodne, Nove Shakhove, Svitle, Hryshyne et Novopavlivka. Une constellation de villages et de hameaux transformés en champs de bataille où chaque mètre de terrain se paie au prix du sang.
L’importance stratégique de Pokrovsk ne peut être sous-estimée. Cette ville du Donbass représente un nœud logistique crucial pour les forces ukrainiennes, un point de passage obligé pour l’approvisionnement des troupes sur le front oriental. Sa chute ouvrirait une brèche dangereuse dans le dispositif défensif ukrainien et permettrait aux Russes de progresser vers des objectifs plus ambitieux. C’est pourquoi Moscou y jette ses meilleures unités, ses équipements les plus modernes, et accepte des pertes qui feraient reculer n’importe quelle armée rationnelle. Mais la rationalité a déserté ce conflit depuis longtemps.
Pokrovsk. Un nom que personne ne connaissait il y a encore quelques années. Aujourd’hui, c’est devenu un symbole. Le symbole de la résistance ukrainienne, certes, mais aussi celui de l’obstination meurtrière de Poutine. 45 assauts en 24 heures. Imaginez la scène : des hommes qui sortent de leurs tranchées, encore et encore, sachant que beaucoup ne reviendront pas. Et de l’autre côté, des défenseurs épuisés qui doivent tenir, coûte que coûte, parce que céder signifierait condamner des milliers de civils et compromettre toute la ligne de défense. C’est ça, la guerre moderne. Un broyeur industriel d’humanité.
Les autres secteurs sous pression
Si Pokrovsk concentre l’essentiel de l’attention, d’autres secteurs subissent également une pression intense. Le secteur de Kostiantynivka a enregistré 20 attaques dans les zones de Kleban-Byk, Oleksandro-Shultyne, Yablunivka, Rusyn Yar, et vers Pleshchiivka, Novopavlivka, Ivanopillia et Sofiivka. Le secteur d’Oleksandrivka a connu 10 attaques dans les zones de Pryvilne et Zlahoda, et vers Rybne, Oleksandrohrad et Nove Zaporizhzhia.
Le secteur de Huliaipole a vu les Russes attaquer 14 fois dans la zone de Huliaipole même et vers Dobropillia. Dans le secteur d’Orikhiv, l’ennemi a effectué deux tentatives infructueuses de percer les défenses près de Prymorske et Plavni. Enfin, dans le secteur de Prydniprovske, les forces russes n’ont mené aucune action offensive au cours des dernières 24 heures, offrant un rare moment de répit aux défenseurs de cette région. Cette accalmie temporaire ne doit cependant pas faire illusion : l’expérience montre que les Russes utilisent souvent ces pauses pour regrouper leurs forces et préparer de nouvelles offensives.
Le déluge de feu venu du ciel
Missiles, bombes et drones : l’arsenal de la terreur
L’armée russe a déployé le 19 décembre un arsenal impressionnant pour tenter de briser la résistance ukrainienne. Trois frappes de missiles et 55 frappes aériennes ont été effectuées, larguant 150 bombes guidées sur les positions ukrainiennes. L’utilisation de quatre missiles supplémentaires témoigne de la volonté de Moscou de saturer les défenses antiaériennes ukrainiennes. Mais c’est surtout le recours massif aux drones kamikazes qui marque cette journée : 4 597 drones ont été lancés contre les forces ukrainiennes, un chiffre qui donne le vertige.
Les bombes planantes russes ont frappé Pidgavrylivka dans la région de Dnipropetrovsk, ainsi que Huliaipole et Vozdvyzhivka dans la région de Zaporizhzhia. Ces armes, qui combinent la précision des munitions guidées avec la portée des bombes conventionnelles, sont devenues l’une des principales menaces pour les forces ukrainiennes. Elles permettent aux avions russes de frapper depuis une distance de sécurité, hors de portée de la plupart des systèmes antiaériens ukrainiens. Les 3 875 attaques menées contre les positions ukrainiennes, dont 96 provenant de systèmes de roquettes à lancement multiple, complètent ce tableau d’une guerre industrielle où la quantité cherche à compenser les lacunes qualitatives.
La riposte ukrainienne : précision contre masse
Face à ce déluge de feu, les forces ukrainiennes n’ont pas baissé les bras. Les troupes de missiles et l’artillerie des Forces de défense ont frappé un dépôt de matériel militaire, deux postes de commandement et une autre cible importante russe. Cette stratégie de frappes ciblées contre les infrastructures logistiques et de commandement russes vise à perturber la capacité de Moscou à coordonner ses offensives et à maintenir ses troupes approvisionnées. Chaque dépôt détruit, chaque poste de commandement neutralisé représente un coup porté à la machine de guerre russe.
L’approche ukrainienne contraste fortement avec la stratégie russe du rouleau compresseur. Là où Moscou mise sur la masse et la saturation, Kiev privilégie la précision et l’efficacité. Cette différence reflète non seulement les contraintes matérielles auxquelles font face les Ukrainiens—qui ne peuvent se permettre de gaspiller leurs munitions—mais aussi une philosophie militaire différente. Les Ukrainiens savent qu’ils ne peuvent gagner par la force brute. Ils doivent être plus intelligents, plus rapides, plus précis que leur adversaire. Et jusqu’à présent, cette stratégie a permis de tenir face à un ennemi théoriquement bien supérieur en nombre et en équipement.
Il y a quelque chose de profondément inégal dans cette guerre. D’un côté, une superpuissance nucléaire qui peut se permettre de lancer près de 5 000 drones en une seule journée. De l’autre, une nation qui doit compter chaque missile, chaque obus, chaque balle. Et pourtant, contre toute attente, c’est la nation la plus faible qui tient. Pas par miracle. Pas par chance. Mais par une détermination qui force le respect, même quand on voudrait que tout cela s’arrête enfin. Les Ukrainiens ne se battent pas pour conquérir. Ils se battent pour survivre. Et cette différence fondamentale change tout.
Les secteurs oubliés : Volyn et Polissia
Le calme trompeur du nord
Dans les secteurs de Volyn et Polissia, aucun signe de formation de groupes offensifs russes n’a été détecté. Cette absence d’activité militaire significative dans ces régions frontalières avec la Biélorussie pourrait sembler rassurante, mais elle soulève également des questions. Les analystes militaires se demandent si ce calme n’est pas le prélude à une nouvelle offensive, ou si Moscou a définitivement abandonné l’idée d’ouvrir un nouveau front au nord. La réponse à cette question pourrait avoir des implications majeures pour la suite du conflit.
L’histoire récente de cette guerre a montré que les Russes sont capables de surprendre par leurs mouvements de troupes. L’offensive initiale de février 2022 avait justement utilisé le territoire biélorusse comme base de départ pour une attaque éclair sur Kiev. Bien que cette tentative ait échoué, la menace d’une nouvelle offensive depuis le nord reste présente dans l’esprit des stratèges ukrainiens. Chaque soldat ukrainien maintenu en réserve dans ces secteurs calmes est un soldat qui manque sur les fronts actifs comme Pokrovsk ou Kupiansk. C’est peut-être là toute la stratégie russe : fixer des forces ukrainiennes au nord par la simple menace d’une offensive, sans avoir à engager réellement de troupes dans cette région.
La dimension biélorusse
La Biélorussie joue un rôle ambigu dans ce conflit. Officiellement, Minsk n’est pas directement impliqué dans les combats, mais le régime de Loukachenko permet à la Russie d’utiliser son territoire comme base arrière. Des missiles sont lancés depuis le sol biélorusse, des troupes russes y stationnent, et les infrastructures du pays servent à soutenir l’effort de guerre de Moscou. Cette complicité passive—ou active, selon les points de vue—fait de la Biélorussie un acteur incontournable de ce conflit, même si ses soldats ne combattent pas directement.
Pour l’Ukraine, cette situation crée un dilemme stratégique complexe. Faut-il considérer la Biélorussie comme un ennemi à part entière et frapper ses infrastructures militaires? Ou maintenir une distinction entre Minsk et Moscou dans l’espoir qu’un changement de régime en Biélorussie pourrait modifier la donne? Pour l’instant, Kiev semble avoir choisi la prudence, évitant de provoquer une escalade qui pourrait pousser Loukachenko à engager directement ses forces dans le conflit. Mais cette retenue a un prix : elle permet aux Russes de bénéficier d’un sanctuaire d’où ils peuvent frapper l’Ukraine sans crainte de représailles significatives.
Les pertes russes : un bilan qui s'alourdit
1 090 soldats russes éliminés en 24 heures
Selon les données publiées par Ukrinform, les pertes globales de combat des troupes russes depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, du 24 février 2022 au 20 décembre 2025, s’élèvent à 1 195 610 militaires. Parmi ces pertes, 1 090 soldats ont été éliminés au cours de la seule journée du 19 décembre. Ces chiffres, bien qu’impossibles à vérifier de manière indépendante, donnent une idée de l’ampleur du carnage qui se déroule quotidiennement sur le front ukrainien.
Pour mettre ces chiffres en perspective, cela signifie qu’en moyenne, plus de 1 000 soldats russes meurent chaque jour depuis près de quatre ans. C’est l’équivalent d’un régiment entier qui disparaît quotidiennement, avalé par la machine de guerre. Ces pertes dépassent largement celles subies par l’Union soviétique en Afghanistan dans les années 1980, un conflit qui avait pourtant contribué à l’effondrement du régime communiste. Comment la Russie peut-elle absorber de telles pertes sans que cela n’ait d’impact majeur sur sa société? La réponse réside probablement dans la nature autoritaire du régime de Poutine, qui contrôle étroitement l’information et réprime toute dissidence.
1 090 morts en une journée. Essayez de visualiser ça. C’est un stade de football à moitié rempli. C’est une petite ville qui perd tous ses hommes en âge de combattre. Et ce n’est qu’une journée. Une seule. Demain, il y en aura autant. Et après-demain encore. À quel moment la société russe va-t-elle se réveiller et dire stop? À quel moment les mères russes vont-elles refuser d’envoyer leurs fils mourir dans une guerre absurde? Peut-être jamais. Peut-être que la propagande est trop forte, la peur trop ancrée, l’indifférence trop profonde. Mais chaque mort russe est aussi une tragédie. Un jeune homme qui ne reviendra pas. Une famille brisée. Un avenir annulé.
Le coût matériel de la guerre
Au-delà des pertes humaines, la Russie subit également des pertes matérielles considérables. Chars détruits, véhicules blindés pulvérisés, avions abattus, systèmes de défense antiaérienne neutralisés—la liste est longue et ne cesse de s’allonger. Chaque jour, les forces ukrainiennes publient des vidéos montrant la destruction d’équipements russes, souvent des matériels modernes que Moscou ne peut remplacer facilement. Les sanctions occidentales ont considérablement compliqué la capacité de la Russie à produire de nouveaux équipements militaires sophistiqués, forçant l’armée russe à puiser dans ses stocks soviétiques vieillissants.
Cette hémorragie de matériel a des conséquences stratégiques importantes. Elle limite la capacité de la Russie à mener des opérations offensives d’envergure et force Moscou à adopter des tactiques plus prudentes, malgré la rhétorique agressive du Kremlin. Les assauts massifs de chars qui caractérisaient les premières phases de la guerre ont laissé place à des attaques plus dispersées, utilisant davantage l’infanterie et les drones. Ce changement tactique reflète non pas une évolution doctrinale, mais bien une adaptation forcée à la réalité des pertes subies. La machine de guerre russe, autrefois considérée comme la deuxième plus puissante au monde, montre des signes évidents d’épuisement.
La stratégie russe : saturation et attrition
Le pari de l’épuisement ukrainien
La stratégie militaire russe en ce mois de décembre 2025 repose sur un pari simple mais brutal : épuiser les forces ukrainiennes par une pression constante et multidirectionnelle. En multipliant les points d’attaque—165 affrontements en une seule journée—Moscou espère forcer Kiev à disperser ses forces et à épuiser ses réserves. Cette stratégie d’attrition vise à créer des brèches dans le dispositif défensif ukrainien, brèches que les Russes pourraient ensuite exploiter pour réaliser des percées significatives.
Le secteur de Pokrovsk illustre parfaitement cette approche. En concentrant 45 assauts sur cette seule zone, les Russes cherchent à submerger les défenseurs par le nombre. Peu importe les pertes subies—1 090 soldats en une journée—tant que l’objectif est atteint. Cette logique implacable transforme chaque bataille en une équation macabre où les vies humaines deviennent de simples variables dans un calcul stratégique. Pour les généraux russes, chaque soldat tué est remplaçable, chaque char détruit peut être compensé par un autre sorti des stocks soviétiques. L’important est de maintenir la pression, jour après jour, semaine après semaine, jusqu’à ce que l’adversaire craque.
Les limites de la stratégie du rouleau compresseur
Pourtant, cette stratégie montre ses limites. Malgré l’intensité des combats et l’ampleur des moyens déployés, les gains territoriaux russes restent modestes. Les 165 affrontements du 19 décembre n’ont pas abouti à des percées majeures. Les Ukrainiens tiennent, reculent parfois de quelques centaines de mètres, mais ne s’effondrent pas. Cette résilience s’explique par plusieurs facteurs : la qualité de la formation des soldats ukrainiens, l’efficacité de leur commandement, le soutien matériel occidental, et surtout une motivation qui dépasse largement celle des conscrits russes envoyés mourir dans un pays qu’ils ne connaissent pas pour des raisons qu’ils ne comprennent pas toujours.
De plus, la stratégie russe de saturation a un coût économique et politique considérable. Les 4 597 drones kamikazes lancés en une seule journée représentent un investissement financier massif. Les 150 bombes guidées larguées coûtent des millions de dollars. Et tout cela pour des résultats tactiques limités. À long terme, même une économie aussi vaste que celle de la Russie ne peut soutenir indéfiniment un tel rythme de dépenses militaires, surtout dans un contexte de sanctions internationales qui limitent ses capacités de production et d’importation. Le temps joue-t-il en faveur de Moscou ou de Kiev? La réponse à cette question déterminera probablement l’issue de ce conflit.
Il y a quelque chose de profondément soviétique dans cette stratégie russe. Jeter des hommes et du matériel dans la bataille sans compter, en espérant que la quantité finira par l’emporter sur la qualité. C’est la même logique qui a prévalu à Stalingrad, à Koursk, à Berlin. Sauf qu’on n’est plus en 1943. Les sociétés modernes ne tolèrent plus aussi facilement les pertes massives. Ou du moins, elles ne devraient pas. Mais Poutine a réussi à recréer un système où la vie humaine ne vaut rien, où les mères pleurent en silence, où les cercueils reviennent par milliers sans que personne ne bronche. C’est terrifiant.
L'aide occidentale : entre promesses et réalité
Le soutien militaire indispensable
Sans l’aide militaire occidentale, l’Ukraine aurait probablement déjà succombé sous les coups de boutoir russes. Les systèmes de défense antiaérienne fournis par les États-Unis et les pays européens permettent d’intercepter une partie des missiles et des drones russes. Les obusiers d’artillerie occidentaux offrent une portée et une précision supérieures à leurs équivalents soviétiques. Les véhicules blindés, les systèmes de communication, les drones de reconnaissance—tout cet équipement fait la différence sur le champ de bataille. Mais cette aide a ses limites, tant quantitatives que qualitatives.
Les livraisons d’armes occidentales sont souvent trop lentes et trop limitées pour répondre aux besoins réels des forces ukrainiennes. Les restrictions d’utilisation imposées par certains pays—interdiction de frapper le territoire russe avec certaines armes, par exemple—compliquent la tâche des commandants ukrainiens. Et surtout, l’aide occidentale reste conditionnée à la volonté politique des gouvernements donateurs, une volonté qui peut fluctuer au gré des élections et des changements de majorité. L’arrivée au pouvoir de dirigeants moins favorables au soutien à l’Ukraine pourrait rapidement changer la donne sur le terrain.
La fatigue de la guerre en Occident
Près de quatre ans après le début de l’invasion russe, une certaine fatigue de la guerre se fait sentir dans les opinions publiques occidentales. Les images de destruction, les récits d’atrocités, les appels à l’aide—tout cela finit par se banaliser dans le flot continu de l’actualité. Les citoyens européens et américains ont d’autres préoccupations : l’inflation, le pouvoir d’achat, les crises intérieures. L’Ukraine passe progressivement du statut de cause urgente à celui de conflit lointain dont on aimerait bien ne plus entendre parler.
Cette évolution de l’opinion publique se reflète dans les discours politiques. Les appels à négocier avec la Russie, à trouver un compromis, à accepter des concessions territoriales se font plus fréquents. Certains dirigeants occidentaux commencent à suggérer que l’Ukraine devrait peut-être accepter de céder une partie de son territoire en échange de la paix. Ces voix, encore minoritaires, pourraient gagner en influence si la guerre s’éternise. Pour les Ukrainiens qui se battent quotidiennement—comme lors de ces 165 affrontements du 19 décembre—ces discours sonnent comme une trahison. Comment accepter de négocier avec un agresseur qui continue de bombarder des civils et de violer toutes les lois de la guerre?
La dimension humaine : au-delà des statistiques
Les civils pris au piège
Derrière les chiffres des combats—165 affrontements, 45 assauts sur Pokrovsk, 1 090 soldats russes tués—se cache une réalité humaine souvent oubliée : celle des civils pris au piège de cette guerre. Dans les zones de combat comme Pokrovsk, Kupiansk ou Huliaipole, des milliers de personnes vivent sous les bombardements quotidiens. Certains ont choisi de rester malgré les dangers, par attachement à leur terre, par manque de moyens pour partir, ou simplement parce qu’ils n’ont nulle part où aller. D’autres sont partis, laissant derrière eux leurs maisons, leurs souvenirs, leurs vies d’avant.
Les témoignages de ces civils sont déchirants. Des familles qui vivent dans des caves depuis des mois, sans électricité ni chauffage en plein hiver. Des enfants qui ne connaissent que la guerre, pour qui le bruit des explosions est devenu banal. Des personnes âgées qui refusent d’abandonner leurs maisons, préférant mourir chez elles plutôt que de devenir des réfugiés. Chaque bombardement russe—et il y en a eu des milliers le 19 décembre—représente une menace mortelle pour ces populations. Les bombes planantes qui ont frappé Pidgavrylivka, Huliaipole et Vozdvyzhivka ne font pas de distinction entre combattants et civils. La mort tombe du ciel, aveugle et impitoyable.
On parle beaucoup des soldats, et c’est normal. Mais qu’en est-il des civils? De cette grand-mère qui refuse de quitter sa maison à Pokrovsk malgré les 45 assauts quotidiens? De cet enfant qui dessine des chars et des explosions parce que c’est tout ce qu’il connaît? De cette famille qui a tout perdu et qui survit dans un centre d’accueil à Kiev? Leur guerre à eux n’a rien d’héroïque. C’est juste une lutte quotidienne pour survivre, pour garder un semblant de normalité dans un monde devenu fou. Et personne ne leur donnera de médaille quand tout sera fini. Si jamais tout finit un jour.
Le traumatisme collectif d’une nation
Au-delà des pertes matérielles et humaines immédiates, cette guerre laissera des cicatrices profondes dans la société ukrainienne. Des millions de personnes ont été déplacées, des familles ont été séparées, des vies ont été brisées. Le traumatisme psychologique de cette guerre affectera des générations entières. Comment reconstruire une société normale après avoir vécu près de quatre ans sous les bombes? Comment faire confiance à l’avenir quand le présent est si incertain? Comment pardonner quand tant de crimes ont été commis?
Les psychologues qui travaillent avec les victimes de cette guerre parlent de stress post-traumatique généralisé. Ce n’est pas seulement une question individuelle, mais un phénomène collectif qui touche l’ensemble de la nation ukrainienne. Les enfants qui ont grandi pendant cette guerre porteront en eux les marques de cette violence. Les soldats qui reviendront du front—ceux qui reviendront—devront réapprendre à vivre dans une société en paix. Les familles qui ont perdu des êtres chers devront trouver un moyen de continuer malgré l’absence. Ce travail de reconstruction psychologique prendra des décennies et nécessitera un soutien massif de la communauté internationale.
Les enjeux géopolitiques : au-delà de l'Ukraine
Un test pour l’ordre mondial
La guerre en Ukraine n’est pas qu’un conflit régional. C’est un test pour l’ensemble de l’ordre international établi après la Seconde Guerre mondiale. Les principes fondamentaux qui régissent les relations entre États—respect de la souveraineté, interdiction de l’usage de la force pour modifier les frontières, protection des civils en temps de guerre—sont tous bafoués quotidiennement par la Russie. Si Moscou parvient à ses fins, si l’agression est récompensée par des gains territoriaux, alors un précédent dangereux sera établi. D’autres pays pourraient être tentés de résoudre leurs différends par la force, sachant que la communauté internationale est incapable ou non disposée à les en empêcher.
C’est pourquoi l’issue de ce conflit dépasse largement le sort de l’Ukraine. Elle déterminera si le droit international a encore un sens au XXIe siècle, ou s’il n’est qu’une fiction commode que les grandes puissances peuvent ignorer à leur guise. Les 165 affrontements du 19 décembre 2025 ne sont pas que des batailles pour des villages ukrainiens. Ce sont des batailles pour l’avenir de l’ordre mondial, pour le principe selon lequel les frontières ne peuvent être modifiées par la force, pour l’idée que les petites nations ont le droit d’exister librement sans être soumises à leurs voisins plus puissants.
Les répercussions économiques mondiales
Cette guerre a également des répercussions économiques qui se font sentir bien au-delà des frontières de l’Ukraine et de la Russie. La perturbation des exportations de céréales ukrainiennes a contribué à une crise alimentaire mondiale, touchant particulièrement les pays les plus pauvres d’Afrique et du Moyen-Orient. Les sanctions contre la Russie ont bouleversé les marchés énergétiques mondiaux, provoquant une flambée des prix du gaz et du pétrole qui a alimenté l’inflation dans de nombreux pays. Les chaînes d’approvisionnement mondiales ont été perturbées, affectant des secteurs aussi divers que l’automobile, l’électronique ou la construction.
Ces conséquences économiques alimentent à leur tour les tensions politiques dans de nombreux pays. Les gouvernements occidentaux doivent justifier auprès de leurs citoyens le coût du soutien à l’Ukraine alors que ces mêmes citoyens voient leur pouvoir d’achat diminuer. Les pays du Sud global, qui n’ont pas de liens historiques particuliers avec l’Ukraine, se demandent pourquoi ils devraient subir les conséquences d’un conflit européen. Cette fracture entre le Nord et le Sud, entre l’Occident et le reste du monde, est l’un des effets collatéraux les plus préoccupants de cette guerre. Elle pourrait avoir des implications durables pour la gouvernance mondiale et la coopération internationale.
Parfois, je me demande si les gens réalisent vraiment ce qui se joue en Ukraine. Ce n’est pas juste une guerre de plus, un conflit régional parmi d’autres. C’est le moment où l’humanité décide si elle veut vivre dans un monde régi par des règles ou dans une jungle où le plus fort fait ce qu’il veut. Et franchement, je ne suis pas sûr du résultat. Parce que la fatigue est là, l’indifférence aussi. Et pendant ce temps, des hommes meurent par milliers pour défendre des principes que beaucoup ont oubliés ou ne comprennent plus. C’est tragique et révoltant à la fois.
L'hiver 2025 : un tournant potentiel
Les défis de la saison froide
L’hiver 2025 représente un défi majeur pour les deux camps. Les conditions météorologiques rendent les opérations militaires plus difficiles : le froid intense affecte les équipements, la boue transforme les routes en bourbiers, la neige limite la visibilité. Pour les soldats ukrainiens qui défendent leurs positions—comme lors des 165 affrontements du 19 décembre—l’hiver ajoute une dimension supplémentaire de souffrance. Tenir une tranchée par moins vingt degrés, repousser des assauts dans la neige, survivre sans chauffage adéquat—tout cela exige une endurance physique et mentale extraordinaire.
Mais l’hiver pose également des problèmes aux Russes. Leurs lignes d’approvisionnement s’allongent, leurs véhicules tombent en panne plus fréquemment, leurs soldats—souvent mal équipés—souffrent du froid. Les images de soldats russes portant des uniformes inadaptés, manquant de bottes d’hiver ou de vêtements thermiques, ont circulé sur les réseaux sociaux tout au long de ce conflit. Cette négligence logistique reflète les problèmes structurels de l’armée russe : corruption, incompétence, mépris pour la vie des soldats. Paradoxalement, l’hiver pourrait donc ralentir le rythme des opérations russes et offrir un répit relatif aux défenseurs ukrainiens.
La guerre énergétique
L’hiver est également le moment où la guerre énergétique menée par la Russie contre l’Ukraine atteint son paroxysme. Les frappes russes ciblent systématiquement les infrastructures énergétiques ukrainiennes—centrales électriques, transformateurs, réseaux de distribution—dans le but de priver la population de chauffage et d’électricité en plein hiver. Cette stratégie vise à briser le moral des civils et à pousser le gouvernement ukrainien à négocier. Les bombes planantes qui ont frappé Pidgavrylivka, Huliaipole et Vozdvyzhivka le 19 décembre s’inscrivent dans cette logique.
Pourtant, cette stratégie a jusqu’à présent échoué à produire les résultats escomptés. Les Ukrainiens ont montré une résilience remarquable face aux privations. Les équipes de réparation travaillent jour et nuit pour rétablir l’électricité après chaque frappe. Les citoyens s’organisent, s’entraident, trouvent des solutions alternatives. Et surtout, loin de briser leur moral, ces attaques contre les civils renforcent leur détermination à résister. Chaque missile russe qui frappe une centrale électrique, chaque drone qui détruit un transformateur, rappelle aux Ukrainiens pourquoi ils se battent : pour ne pas vivre sous la botte d’un régime qui utilise la souffrance des civils comme arme de guerre.
Les perspectives : entre espoir et résignation
Les scénarios possibles
Alors que la guerre entre dans sa quatrième année, plusieurs scénarios se dessinent pour l’avenir. Le premier, et le plus optimiste du point de vue ukrainien, serait une victoire militaire complète avec la libération de tous les territoires occupés, y compris la Crimée. Ce scénario nécessiterait un soutien occidental massif et durable, ainsi qu’un effondrement de la capacité militaire russe. Il semble de plus en plus improbable au vu de l’évolution de la situation sur le terrain et de la fatigue croissante de l’Occident.
Le deuxième scénario serait un gel du conflit le long des lignes actuelles, avec une Ukraine amputée d’une partie de son territoire mais intégrée dans les structures euro-atlantiques. Ce scénario impliquerait des garanties de sécurité robustes pour empêcher une nouvelle agression russe. C’est probablement le scénario le plus réaliste à moyen terme, même s’il est difficile à accepter pour les Ukrainiens qui ont tant sacrifié. Le troisième scénario, le plus sombre, serait un effondrement des défenses ukrainiennes conduisant à une victoire russe partielle ou totale. Ce scénario deviendrait plus probable si le soutien occidental venait à se tarir brutalement.
Le rôle de la communauté internationale
L’avenir de l’Ukraine dépend en grande partie de la volonté de la communauté internationale de continuer à la soutenir. Les 165 affrontements du 19 décembre 2025 montrent que les Ukrainiens sont prêts à se battre aussi longtemps qu’il le faudra. Mais ils ne peuvent le faire seuls. Ils ont besoin d’armes, de munitions, de systèmes de défense antiaérienne, de soutien financier pour maintenir leur économie à flot. Chaque hésitation occidentale, chaque retard dans les livraisons d’armes, chaque débat sur les restrictions d’utilisation se traduit par des vies ukrainiennes perdues sur le champ de bataille.
La communauté internationale doit également se préparer à soutenir la reconstruction de l’Ukraine une fois la guerre terminée. Les destructions sont massives : villes rasées, infrastructures détruites, économie dévastée. Le coût de la reconstruction se chiffrera en centaines de milliards de dollars. Qui paiera? Comment s’assurer que cet argent sera utilisé efficacement et ne disparaîtra pas dans les méandres de la corruption? Ces questions devront être résolues si l’on veut que l’Ukraine puisse se relever de cette épreuve et devenir un État prospère et démocratique. L’alternative—une Ukraine ruinée et instable au cœur de l’Europe—serait un désastre pour tout le continent.
L’avenir de l’Ukraine se joue maintenant. Pas demain, pas dans six mois. Maintenant. Chaque jour qui passe sans soutien occidental suffisant est un jour où les Russes gagnent du terrain. Chaque débat parlementaire sur l’opportunité d’envoyer telle ou telle arme est un débat qui coûte des vies ukrainiennes. Et pendant ce temps, les Ukrainiens continuent de se battre, de mourir, de résister. Ils méritent mieux que nos hésitations et nos calculs politiques. Ils méritent un soutien sans faille jusqu’à la victoire. Parce que leur combat est aussi le nôtre, même si beaucoup l’ont oublié.
La propagande et la guerre de l'information
La bataille des récits
Parallèlement à la guerre sur le terrain, une autre bataille fait rage : celle de l’information et de la propagande. La Russie déploie des moyens considérables pour contrôler le récit de cette guerre, tant à l’intérieur de ses frontières qu’à l’international. Les médias russes présentent l’invasion comme une opération militaire spéciale nécessaire pour protéger les populations russophones du Donbass contre un prétendu génocide ukrainien. Les pertes russes sont minimisées, les crimes de guerre niés, les succès ukrainiens ignorés ou présentés comme des provocations occidentales.
L’Ukraine, de son côté, a réussi à gagner la bataille de l’information en Occident, présentant efficacement son combat comme une lutte pour la démocratie et la liberté contre l’autoritarisme. Le président Zelensky est devenu une figure emblématique de cette résistance, multipliant les interventions devant les parlements occidentaux et les organisations internationales. Mais cette victoire informationnelle reste fragile. Elle dépend de la capacité de l’Ukraine à maintenir l’attention des médias occidentaux, une tâche de plus en plus difficile alors que le conflit s’éternise et que d’autres crises captent l’attention du public.
Les réseaux sociaux comme champ de bataille
Les réseaux sociaux sont devenus un champ de bataille crucial dans cette guerre. Des deux côtés, des armées de trolls et de bots diffusent de la désinformation, amplifient certains messages, en étouffent d’autres. Les vidéos de drones ukrainiens détruisant des chars russes côtoient les images de propagande russe montrant des soldats ukrainiens se rendant. Distinguer le vrai du faux devient de plus en plus difficile pour le citoyen ordinaire. Cette pollution informationnelle contribue à la confusion et à la fatigue du public occidental face à cette guerre.
Les plateformes de réseaux sociaux elles-mêmes sont devenues des acteurs de ce conflit. Leurs décisions de modération—quels contenus autoriser, quels comptes suspendre, quelles sources d’information privilégier—ont des conséquences réelles sur la perception de la guerre. La Russie a bloqué l’accès à la plupart des réseaux sociaux occidentaux sur son territoire, créant une bulle informationnelle où seule la propagande du Kremlin peut circuler librement. L’Ukraine, elle, utilise ces plateformes pour mobiliser le soutien international et documenter les crimes de guerre russes. Cette asymétrie dans l’accès à l’information reflète la différence fondamentale entre les deux systèmes politiques en conflit.
Les leçons militaires de ce conflit
La révolution des drones
L’un des aspects les plus marquants de cette guerre est l’utilisation massive des drones. Les 4 597 drones kamikazes lancés par les Russes le 19 décembre illustrent l’importance prise par ces armes dans les conflits modernes. Les drones ont révolutionné la guerre en offrant des capacités de reconnaissance, de ciblage et de frappe à un coût relativement faible. Un drone commercial modifié peut détruire un char valant des millions de dollars. Cette asymétrie change fondamentalement la nature de la guerre moderne.
Les deux camps ont développé des tactiques innovantes autour des drones. Les Ukrainiens utilisent des drones pour identifier les positions russes, guider l’artillerie, et mener des frappes de précision contre des cibles de haute valeur. Les Russes emploient des essaims de drones pour saturer les défenses ukrainiennes et frapper les infrastructures civiles. Cette course aux armements dans le domaine des drones se poursuit, avec l’apparition constante de nouveaux modèles, de nouvelles tactiques, de nouvelles contre-mesures. Les armées du monde entier étudient attentivement cette guerre pour comprendre comment intégrer les drones dans leurs propres doctrines militaires.
Le retour de la guerre d’attrition
Cette guerre a également marqué le retour de la guerre d’attrition, un type de conflit que beaucoup pensaient appartenir au passé. Les 165 affrontements du 19 décembre, les 1 090 soldats russes tués en une seule journée, les combats acharnés pour chaque village—tout cela rappelle les guerres du XXe siècle plutôt que les conflits high-tech du XXIe siècle. Cette réalité a surpris de nombreux observateurs qui s’attendaient à une guerre rapide, décidée par la supériorité technologique et la puissance de feu.
Au lieu de cela, nous assistons à un conflit où les facteurs traditionnels—nombre de soldats, quantité de munitions, capacité industrielle—redeviennent déterminants. Les stocks d’obus s’épuisent, les usines tournent à plein régime pour produire des munitions, les pertes humaines s’accumulent. Cette réalité pose des questions difficiles aux armées occidentales, qui ont privilégié pendant des décennies la qualité sur la quantité, les frappes de précision sur la puissance de feu massive. La guerre en Ukraine suggère que cette approche pourrait être inadaptée à un conflit de haute intensité contre un adversaire déterminé.
On croyait que les guerres modernes seraient propres, rapides, chirurgicales. Des frappes de drones, des missiles de croisière, des opérations spéciales. Et puis l’Ukraine est arrivée et nous a rappelé que la guerre reste ce qu’elle a toujours été : sale, brutale, interminable. Les drones ne remplacent pas les soldats, ils s’ajoutent à eux. La technologie ne rend pas la guerre moins meurtrière, elle la rend juste différente. Et au final, ce sont toujours des hommes qui meurent dans la boue, le froid et la peur. Rien n’a vraiment changé depuis 1914, finalement.
Conclusion : tenir coûte que coûte
La résilience ukrainienne face à l’adversité
Les 165 affrontements du 19 décembre 2025 ne sont qu’une journée parmi tant d’autres dans cette guerre qui n’en finit pas. Mais ils symbolisent quelque chose de plus grand : la détermination inébranlable du peuple ukrainien à défendre sa liberté et son indépendance. Face à un ennemi supérieur en nombre et en équipement, face aux bombardements quotidiens, face à l’épuisement et aux pertes, les Ukrainiens continuent de tenir. Cette résilience extraordinaire force l’admiration, même si elle ne devrait pas être nécessaire. Personne ne devrait avoir à endurer ce que les Ukrainiens endurent depuis près de quatre ans.
Mais tenir ne suffit pas. Pour gagner cette guerre, l’Ukraine a besoin du soutien continu et massif de la communauté internationale. Elle a besoin d’armes, de munitions, de systèmes de défense antiaérienne. Elle a besoin de soutien financier pour maintenir son économie et ses services publics. Elle a besoin de garanties de sécurité pour l’après-guerre. Et surtout, elle a besoin que le monde ne l’oublie pas, que son combat reste visible, que sa cause reste juste aux yeux de l’opinion publique internationale. Chaque jour qui passe sans ce soutien est un jour où les Russes se rapprochent de leurs objectifs.
L’urgence d’une paix juste et durable
Tous ceux qui suivent ce conflit aspirent à la paix. Mais pas n’importe quelle paix. Pas une paix qui récompenserait l’agresseur et punirait la victime. Pas une paix qui forcerait l’Ukraine à céder des territoires en échange d’un cessez-le-feu précaire. Pas une paix qui permettrait à la Russie de se réarmer tranquillement avant de lancer une nouvelle offensive quelques années plus tard. Une paix juste et durable doit garantir la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, punir les responsables des crimes de guerre, et offrir des garanties de sécurité robustes pour empêcher toute nouvelle agression.
Cette paix semble encore lointaine en ce mois de décembre 2025. Les 165 affrontements du 19 décembre, les 45 assauts sur Pokrovsk, les 1 090 soldats russes tués—tout cela montre que la guerre est loin d’être terminée. Les deux camps restent déterminés à poursuivre le combat, convaincus qu’ils peuvent encore l’emporter sur le terrain. Mais à quel prix? Combien de morts supplémentaires? Combien de destructions? Combien de souffrances? Ces questions hantent tous ceux qui observent ce conflit avec lucidité. La réponse dépendra de la volonté de la communauté internationale de s’engager pleinement aux côtés de l’Ukraine, ou de la laisser seule face à un adversaire implacable.
Je termine cet article avec un sentiment de colère et d’impuissance. Colère face à l’absurdité de cette guerre, face aux mensonges de Poutine, face à l’indifférence croissante de l’Occident. Impuissance face à l’ampleur de la tragédie, face aux milliers de morts qui s’accumulent, face à un conflit qui semble ne jamais devoir finir. Mais au-delà de ces émotions, il reste une certitude : les Ukrainiens méritent mieux. Ils méritent de vivre en paix sur leur terre. Ils méritent que leur sacrifice ne soit pas vain. Ils méritent que nous, qui vivons loin du fracas des combats, ne les oubliions pas. Parce que leur combat est aussi le nôtre. Parce que si l’Ukraine tombe, c’est un peu de notre humanité qui tombe avec elle.
Sources
Sources primaires
État-major général des Forces armées d’Ukraine, communiqué du 20 décembre 2025 (08h00 heure locale) – Ukrinform, « War update: 165 clashes on front line, most intense fights in Pokrovsk sector », publié le 20 décembre 2025 – Institute for the Study of War (ISW), « Russian Offensive Campaign Assessment, December 19, 2025 », publié le 20 décembre 2025
Sources secondaires
Voennoedelo.com, « Ukraine: avancées russes et combats intenses au 19 décembre », publié le 19 décembre 2025 – Medium, « Ukraine Update December 19, 2025 — Widespread Drone Attacks », publié le 19 décembre 2025 – Reuters, analyses sur la situation militaire en Ukraine, décembre 2025 – Al Jazeera, couverture du conflit russo-ukrainien, décembre 2025
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