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Trump lâche Kiev dans le vide : négociez ou crevez seuls
Crédit: Adobe Stock

Les quatre régions annexées et la Crimée

Vladimir Poutine ne cache pas ses ambitions. Le président russe exige que l’Ukraine cède l’intégralité des quatre régions que ses forces ont capturées et occupées, Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporizhzhia, ainsi que la Crimée que Moscou a annexée illégalement en 2014. Mais ces exigences vont encore plus loin : Poutine veut également que les troupes ukrainiennes se retirent des parties de la région de Donetsk que les forces russes n’ont pas encore conquises, créant ainsi une zone tampon démilitarisée qui tomberait automatiquement sous contrôle russe. Ces conditions, que Kiev a catégoriquement rejetées, représentent environ vingt pour cent du territoire ukrainien, incluant des millions de citoyens qui se retrouveraient sous occupation russe sans avoir eu leur mot à dire. L’analyse de l’Institute for the Study of War, un centre de recherche américain spécialisé dans les conflits, révèle qu’au rythme actuel de progression, la Russie ne parviendrait pas à s’emparer de l’ensemble de la région du Donbass avant août 2027, ce qui explique pourquoi Poutine préfère obtenir par la négociation ce qu’il ne peut pas conquérir par les armes.

La stratégie russe est claire : utiliser la lassitude occidentale et la pression américaine pour obtenir des gains territoriaux massifs sans avoir à payer le prix d’une victoire militaire totale. Poutine a déclaré à plusieurs reprises qu’il préférait résoudre le conflit par la diplomatie, mais il a ajouté que si le pays adverse et ses parrains étrangers refusaient de s’engager dans des discussions substantielles, la Russie obtiendrait la libération de ses terres historiques par des moyens militaires. Cette rhétorique des terres historiques est particulièrement inquiétante pour les pays européens, car elle pourrait s’appliquer à d’autres territoires que Moscou considère comme faisant partie de sa sphère d’influence naturelle. Zelensky a d’ailleurs mis en garde contre cette logique expansionniste, soulignant qu’il existe d’autres pays en Europe que quelqu’un en Russie pourrait un jour qualifier de terres historiques russes, et que l’Europe a besoin d’une protection réelle contre cette folie historique russe.

Le refus catégorique de tout compromis territorial

Lors de son discours annuel des résultats de l’année à Moscou, Poutine a clairement indiqué qu’il ne ferait aucun compromis sur ses exigences territoriales, malgré la pression croissante de Trump pour parvenir à un accord de paix. Dans un discours combatif prononcé alors que les dirigeants américains et européens s’engageaient dans des efforts diplomatiques frénétiques pour obtenir un accord de paix, Poutine s’en est pris aux alliés européens de l’Ukraine et a déclaré que la Russie prendrait les territoires par la force si nécessaire. Le président russe a souligné que la Russie était engagée dans un dialogue avec les États-Unis, mais qu’un engagement significatif avec l’Europe sur la paix était peu probable sous la direction actuelle. Il a ajouté qu’il espérait que la même chose se produirait avec l’Europe, mais que cela était peu probable avec les élites politiques actuelles, et que cela deviendrait inévitable à mesure que la Russie continuerait à se renforcer, si ce n’est pas avec les politiciens actuels, alors lorsque les élites actuelles en Europe changeront.

Cette position intransigeante de Poutine révèle une confiance croissante dans la capacité de la Russie à imposer ses conditions. Moscou observe avec satisfaction les divisions qui se creusent entre Washington et ses alliés européens, et elle compte sur la fatigue de guerre en Occident pour obtenir un accord favorable. Les commentaires de Poutine sur les terres historiques ont particulièrement alarmé les capitales européennes, car ils suggèrent que les ambitions russes ne se limitent pas à l’Ukraine. Les pays baltes, la Pologne et d’autres nations d’Europe de l’Est qui ont fait partie de l’empire russe ou de l’Union soviétique regardent avec inquiétude cette rhétorique expansionniste, craignant d’être les prochaines cibles si l’Occident cède face aux exigences de Moscou en Ukraine. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné l’importance de parvenir à un accord lors d’un discours au Parlement européen, appelant le continent à assumer la responsabilité de sa propre sécurité et à continuer de financer la défense de l’Ukraine contre la Russie.

Poutine joue et il le sait. Il a compris que le temps travaille pour lui, que chaque jour qui passe affaiblit un peu plus la résolution occidentale. Il n’a pas besoin de gagner militairement, il lui suffit de ne pas perdre et d’attendre que l’Occident se lasse. Et ça marche. Ça marche terriblement bien. Je ressens une forme de rage impuissante devant cette mécanique implacable, devant cette capacité qu’a le cynisme à triompher de la justice. Nous avons laissé Poutine comprendre qu’il pouvait tout se permettre, que nos principes n’étaient que des mots creux, que nos lignes rouges n’étaient que des suggestions. Et maintenant, il réclame son dû avec l’arrogance de celui qui sait qu’on finira par céder.

Sources

Sources primaires

Associated Press, Trump’s 50-day ultimatum gives Russia a chance to wear down Ukraine, publié le 19 décembre 2025. Le Monde, Ukraine faces US ultimatum to accept a lopsided peace plan, publié le 22 novembre 2025. Al Jazeera, Rubio says progress but ways to go in efforts to end Russia-Ukraine war, publié le 19 décembre 2025. CNN, Putin rejects compromise on Ukraine despite Trump’s push for peace, publié le 17 décembre 2025. Reuters, Exclusive Putin doubts potency of Trump’s ultimatum to end war sources say, publié le 5 août 2025.

Sources secondaires

Institute for the Study of War, Russian Offensive Campaign Assessment, publié le 11 décembre 2025. Politico, US promises Ukraine Article 5-like security but it’s a long shot, publié le 15 décembre 2025. BBC News, Trump hints at big progress in Ukraine talks as Zelensky warns, publié en décembre 2025. NBC News, Putin warns Russia will seek to extend its gains in Ukraine if peace talks fail, publié en décembre 2025. PBS NewsHour, Kremlin’s military goals in Ukraine will be met Putin says at annual news conference, publié en décembre 2025.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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