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Washington jure qu’il n’imposera rien… mais serre la vis à Kiev
Crédit: Adobe Stock

Trump et ses émissaires : une diplomatie peu orthodoxe

Donald Trump a fait de la fin de la guerre en Ukraine l’un des piliers de son second mandat. Il l’a promis pendant sa campagne. Il l’a répété après son élection. « Je serai un président de paix », a-t-il clamé. Mais quelle paix ? À quel prix ? Pour mettre en œuvre sa vision, Trump a choisi des hommes qui lui ressemblent. Steve Witkoff, promoteur immobilier devenu diplomate du jour au lendemain. Jared Kushner, son gendre, déjà impliqué dans les accords d’Abraham au Moyen-Orient. Des hommes d’affaires, pas des diplomates de carrière. Des négociateurs habitués aux deals, pas aux subtilités géopolitiques. Et c’est peut-être là le problème. Car la guerre en Ukraine n’est pas une transaction immobilière. Ce n’est pas un contrat qu’on signe après avoir marchandé le prix. C’est une question de souveraineté, de dignité, de survie pour tout un peuple. Mais pour Trump et ses émissaires, tout se négocie. Tout a un prix. Même les territoires. Même la liberté. Witkoff et Kushner ont déjà rencontré Vladimir Poutine à Moscou début décembre. Une rencontre qui a duré près de cinq heures. Que se sont-ils dit ? Quels engagements ont été pris ? Personne ne le sait vraiment. Mais une chose est sûre : depuis cette rencontre, la pression sur l’Ukraine s’est intensifiée.

Rubio, le visage présentable de la diplomatie américaine

Marco Rubio, lui, joue un autre rôle. Celui du diplomate rassurant, du secrétaire d’État qui parle le langage de la démocratie et des valeurs. « Il n’y a pas d’accord de paix à moins que l’Ukraine n’y consente », a-t-il déclaré vendredi lors de sa conférence de presse de fin d’année à Washington. Des mots qui sonnent bien. Des mots qui apaisent. Mais derrière ces mots, quelle réalité ? Rubio a reconnu que des « progrès » avaient été accomplis dans les discussions, mais qu’il restait « du travail à faire ». Il a également indiqué qu’il pourrait se joindre aux discussions à Miami samedi. Sa présence serait-elle un gage de sérieux ? Ou simplement une façon de donner une légitimité institutionnelle à des négociations menées par des hommes d’affaires ? « Ce que nous essayons de déterminer ici, c’est ce qui est acceptable pour l’Ukraine et ce qui est acceptable pour la Russie, et voir si nous pouvons les rapprocher et les amener à conclure une sorte d’accord », a expliqué Rubio. Une « sorte d’accord ». L’expression est révélatrice. Pas un accord juste. Pas un accord équitable. Juste… une sorte d’accord. Un compromis bancal qui permettrait à Trump de se vanter d’avoir mis fin à la guerre, peu importe les conséquences pour l’Ukraine.

Rubio parle bien. Il a le verbe facile, le ton mesuré. Mais ses mots sonnent creux. Parce que derrière la façade diplomatique, il y a une réalité brutale : Washington veut en finir avec cette guerre. Coûte que coûte. Et si cela signifie sacrifier une partie de l’Ukraine, eh bien… tant pis. On appellera ça un « compromis nécessaire ». On dira que c’était « la seule solution réaliste ». On trouvera les mots pour habiller la défaite en victoire. Mais au fond, tout le monde saura. L’Ukraine aura été abandonnée. Encore une fois.

Poutine, le maître du temps

Et puis il y a lui. Vladimir Poutine. L’homme qui a déclenché cette guerre il y a près de quatre ans. L’homme qui a envoyé ses troupes envahir un pays souverain. L’homme qui, depuis, n’a cessé de mentir, de manipuler, de terroriser. Vendredi, lors de sa conférence de presse annuelle, Poutine s’est montré confiant. Presque désinvolte. « Nos troupes avancent sur toute la ligne de contact », a-t-il déclaré. « Je suis sûr qu’avant la fin de cette année, nous assisterons encore à de nouveaux succès. » Des « succès ». C’est ainsi qu’il appelle les destructions, les morts, les territoires conquis. Pour Poutine, cette guerre est un succès. Une victoire lente mais certaine. Et il n’est pas pressé. Il peut attendre. Il a le temps. Contrairement à l’Ukraine, qui saigne, qui souffre, qui s’épuise. Poutine a également commenté le plan de paix américain. « La balle est maintenant pleinement et complètement dans le camp de Kiev et de ses alliés occidentaux », a-t-il affirmé. Une façon de rejeter toute responsabilité. Une façon de dire : « C’est à eux de plier. Pas à moi. » Et il sait qu’avec Trump à la Maison-Blanche, les chances que Kiev plie sont bien plus élevées qu’avant.

Sources

Sources primaires

TF1 Info – « EN DIRECT – Guerre en Ukraine : Washington dit ne pas vouloir imposer la paix… mais fait pression » – Publié le 20 décembre 2025. Le Monde – « Rubio says won’t force deal on Ukraine as Europeans join Miami talks » – Publié le 19 décembre 2025. Reuters – « Russia’s Dmitriev heading for US to meet Witkoff, Kushner, source says » – Publié le 19 décembre 2025. France 24 – « US, Russian officials to meet in Florida for more Ukraine talks » – Publié le 20 décembre 2025. Kyiv Independent – « Russia attacks Odesa Oblast with ballistic missiles, 8 killed, 27 injured » – Publié le 19 décembre 2025.

Sources secondaires

Le Figaro – « Guerre en Ukraine : ce qu’il faut retenir de la conférence annuelle de Vladimir Poutine » – Publié le 19 décembre 2025. L’Express – « Guerre en Ukraine : le prêt européen à 90 milliards d’euros qui change tout » – Publié le 19 décembre 2025. Politico – « US, Russia to hold talks on Ukraine war in Miami this weekend » – Publié le 17 décembre 2025. NPR – « Rubio says US-Ukraine talks on Russia war were productive » – Publié le 30 novembre 2025. Al Jazeera – « Russia-Ukraine war: Is a ceasefire deal on the horizon? » – Publié le 16 décembre 2025.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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