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Avoirs russes gelés : l’Europe face à son moment de vérité sur les 300 milliards qui pourraient changer la guerre
Crédit: Adobe Stock

Des milliards figés dans les coffres européens

Les chiffres donnent le vertige. Plus de 300 milliards d’euros d’avoirs russes dorment paisiblement dans les coffres des institutions financières occidentales. Gelés. Immobilisés. Intouchables. Depuis février 2022, cet argent ne bouge plus. Il reste là, comme un trésor maudit que personne n’ose utiliser. La majorité de ces fonds se trouve en Europe, principalement chez Euroclear, le dépositaire belge qui détient à lui seul environ 191 milliards d’euros. Chaque jour qui passe, ces milliards génèrent des intérêts. Des revenus substantiels qui s’accumulent sans que personne ne sache vraiment qu’en faire. Pendant ce temps, à quelques milliers de kilomètres à l’est, des villes ukrainiennes s’effondrent sous les bombardements. L’ironie est cruelle. L’argent de l’agresseur prospère tranquillement pendant que la victime manque de tout. Les Ukrainiens réclament des munitions, des systèmes de défense antiaérienne, de quoi reconstruire leurs infrastructures détruites. La réponse européenne reste empêtrée dans des débats juridiques interminables. Les avocats dissertent sur le droit international. Les économistes s’inquiètent des précédents dangereux. Les diplomates temporisent. Et la guerre continue son œuvre de destruction méthodique.

Cette paralysie européenne contraste violemment avec l’urgence du terrain. L’Ukraine brûle des munitions à un rythme que les arsenaux occidentaux peinent à suivre. Les estimations parlent de plusieurs milliers d’obus tirés quotidiennement sur le front. Chaque projectile coûte cher. Chaque système de défense représente des millions d’euros. L’aide occidentale, bien que substantielle, arrive au compte-gouttes. Elle ne suffit jamais. Les autorités ukrainiennes répètent inlassablement le même message : nous avons besoin de plus, nous avons besoin de plus vite. La solution semble pourtant évidente. Utiliser l’argent russe gelé pour financer la défense de l’Ukraine aurait une logique implacable. L’agresseur paierait pour les dégâts qu’il cause. La justice serait servie. Mais l’Europe hésite. Elle tourne autour du pot depuis des mois. Certains États membres poussent pour une action rapide et décisive. D’autres brandissent le spectre des représailles, des conséquences économiques imprévisibles, de l’instabilité financière mondiale. Le débat s’enlise dans les méandres bureaucratiques de Bruxelles tandis que les civils ukrainiens meurent sous les missiles russes.

Le tabou de la confiscation totale enfin brisé

Pendant longtemps, personne n’osait prononcer le mot. Confiscation. Ce terme faisait frémir les banquiers centraux et les juristes internationaux. Toucher aux réserves souveraines d’un État, même hostile, même agresseur, représentait une ligne rouge que l’Occident refusait de franchir. Les arguments contre cette option semblaient imparables. Créer un précédent dangereux pourrait inciter d’autres pays à retirer leurs avoirs des places financières occidentales. La Chine notamment, avec ses immenses réserves en dollars et en euros, observait la situation avec une attention particulière. Déstabiliser le système financier international pour punir la Russie risquait de coûter bien plus cher que les bénéfices escomptés. Ces craintes paralysaient toute action audacieuse. Puis quelque chose a changé. La durée du conflit a modifié les calculs politiques. Après plus de deux ans de guerre, l’argument humanitaire pèse désormais plus lourd dans la balance. Des voix de plus en plus nombreuses réclament une action concrète. Le Canada a ouvert la voie en adoptant une législation permettant la confiscation. Les États-Unis intensifient la pression sur leurs alliés européens. Le tabou se fissure progressivement, même si les résistances demeurent considérables.

L’Union européenne a finalement trouvé une solution de compromis. Plutôt que de toucher au capital gelé, elle a décidé d’utiliser les intérêts générés par ces avoirs. Une approche prudente, certains diraient timorée. Ces revenus exceptionnels, estimés à plusieurs milliards d’euros par an, seront redirigés vers l’Ukraine. Une première tranche a déjà été débloquée pour financer l’achat d’équipements militaires et la reconstruction. C’est mieux que rien, mais c’est insuffisant face à l’ampleur des besoins. Les partisans d’une confiscation totale ne désarment pas. Ils arguent que le droit international autorise la saisie de biens appartenant à un État responsable d’une agression caractérisée. La Russie a violé la Charte des Nations Unies. Elle bombarde délibérément des infrastructures civiles. Elle commet des crimes de guerre documentés. Pourquoi protéger son argent ? Cette question résonne avec une force croissante dans les capitales européennes. Le test de crédibilité pour l’Europe est immense. Sa réponse définira sa capacité à défendre ses valeurs quand cela compte vraiment.

Mon cœur se serre quand je contemple cette absurdité monumentale. Des milliards d’euros appartenant au régime qui massacre des innocents restent sagement protégés par nos institutions financières. Je ne comprends pas cette timidité. Je ne l’accepte pas. L’Europe se gargarise de ses valeurs démocratiques, de son attachement au droit international, de sa solidarité avec les peuples opprimés. Mais quand vient le moment d’agir concrètement, elle hésite, elle tergiverse, elle se réfugie derrière des arguties juridiques. Cet argent russe devrait financer chaque missile intercepté, chaque pont reconstruit, chaque famille relogée. La morale l’exige.

Sources

Sources primaires

Vosgesmatin – Article source (18/12/2025)

Reuters – Dépêche sur les négociations européennes concernant les avoirs russes gelés (décembre 2025)

Agence France-Presse (AFP) – Couverture du sommet européen sur l’aide à l’Ukraine (décembre 2025)

Commission européenne – Communiqué sur le cadre juridique d’utilisation des actifs souverains russes (décembre 2025)

Euroclear – Déclaration officielle sur la gestion des avoirs russes immobilisés (décembre 2025)

Sources secondaires

Financial Times – Analyse des implications économiques et juridiques de la saisie des avoirs russes (décembre 2025)

Bruegel (think tank) – Note de recherche sur les mécanismes de confiscation des actifs gelés (décembre 2025)

Politico Europe – Enquête sur les divisions entre États membres sur l’utilisation des fonds russes (décembre 2025)

Centre for European Policy Studies (CEPS) – Rapport sur le précédent international de la confiscation d’actifs souverains (décembre 2025)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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