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Drone ukrainien anéantit cavalier russe : retour à l’âge sombre de la guerre
Crédit: Adobe Stock

La crise des équipements militaires russes

Le recours aux cavaleries par l’armée russe n’est pas un choix tactique innovant, mais plutôt le symptôme alarmant d’une crise structurelle profonde. Depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022, les forces russes ont subi des pertes matérielles colossales. Selon les estimations de l’état-major ukrainien, plus de 9 000 véhicules blindés, 1 600 chars d’assaut et 2 800 pièces d’artillerie russes auraient été détruits ou capturés. Ces chiffres, même s’ils peuvent être sujets à débat, témoignent d’une usure matérielle sans précédent qui force l’état-major russe à des solutions improvisées et désespérées. La pénurie de véhicules motorisés est devenue si critique que des unités entières se retrouvent contraintes d’utiliser des méthodes de transport datant du siècle précédent.

Cette dégradation progressive des capacités logistiques russes s’observe à travers plusieurs indicateurs concrètes. Des rapports récents font état de l’utilisation d’ânes pour le transport de matériel dans certaines zones du front, une pratique qui avait déjà été documentée cet été. Des soldats russes ont été photographiés utilisant des véhicules civils réquisitionnés, souvent non adaptés au terrain militaire et particulièrement vulnérables aux frappes ukrainiennes. Plus inquiétant encore pour Moscou, des unités d’élite reportedly souffrent de pénuries d’équipements de base, les forçant à compter sur du matériel obsolète ou capturé. Cette situation démontre l’incapacité de l’industrie de défense russe à compenser les pertes massives subies sur le champ de bataille, malgré les tentatives de réorientation de l’économie vers l’effort de guerre.

Je reste abasourdi par l’ironie de la situation. La Russie, cette puissance qui se targuait de posséder la deuxième armée la plus puissante au monde, en est réduite à utiliser des ânes et des chevaux pour ses opérations militaires. C’est une chute vertigineuse, un retour en arrière de plusieurs décennies de développement militaire. Comment une nation dotée d’un complexe militaro-industriel aussi imposant peut-elle en arriver là ? La réponse est simple : la guerre en Ukraine a révélé les failles structurelles d’un système qui fonctionnait sur le papier mais s’effondre sous la pression d’un conflit prolongé et intensif.

Les conséquences opérationnelles de cette crise

L’impact de cette pénurie d’équipements se fait sentir directement sur le champ de bataille. Les forces russes, incapables de mener des opérations mécanisées à grande échelle comme au début de l’invasion, se voient contraintes d’adopter des tactiques d’infanterie massives, souvent qualifiées d’« assauts de viande » par les observateurs militaires. Ces attaques, impliquant des vagues de soldats peu équipés avançant à pied ou maintenant à cheval, causent des pertes humaines effroyables pour des gains territoriaux minimes. L’absence de blindés adéquats rend les troupes russes extrêmement vulnérables aux drones ukrainiens, qui peuvent frapper avec une précision redoutable sans risque pour les opérateurs.

La situation est particulièrement préoccupante pour le moral des troupes russes. Des soldats envoyés au combat avec des équipements inadéquats ou obsolètes développent naturellement un sentiment d’abandon et de méfiance envers leur commandement. Des rapports de désertion et de refus d’obéir aux ordres se multiplient, particulièrement dans les unités composées de mobilisés récents. L’utilisation de chevaux, au-delà de son inefficacité tactique évidente, envoie un message dévastateur aux combattants russes : leur commandement est incapable de leur fournir les moyens de combattre décemment et les considère comme parfaitement expendables. Cette dégradation du moral constitue peut-être la menace la plus sérieuse pour la cohésion de l’appareil militaire russe à long terme.

Il y a quelque chose de profondément tragique dans cette situation. Je ne parle pas des pertes russes – elles sont la conséquence directe d’une agression injustifiée – mais de cette déshumanisation progressive des soldats envoyés à la mort sans équipement adéquat. Chaque cavalier abattu par un drone ukrainien représente un échec monumental de la part du commandement russe, une trahison des hommes qui leur ont fait confiance. C’est la vision cauchemardesque d’une machine de guerre qui dévore ses propres enfants, incapable de reconnaître l’absurdité de ses propres ordres.

Sources

Sources primaires

Video footage published by 92nd Separate Assault Brigade of Ukrainian Armed Forces, December 22, 2025. Official statement from 5th Assault Battalion operators on Facebook page of 92nd Brigade, December 2025. Commentary from Ukrainian servicemember Mykola Voroshnov, December 2025. Russian military sources mentioning cavalry training by special forces unit commander with call sign ‘Khan’, September 2025.

Sources secondaires

Militarnyi news report « Ukrainian FPV Drone Eliminates Russian Soldier on Horseback » by Vladyslav Khomenko, December 22, 2025. Times of India coverage « Russians losing equipment quickly: Ukrainian drone strikes soldier riding horse on battlefield », December 23, 2025. Kyiv Post analysis « Russian Soldiers on Horseback Attempted Cavalry Assault on Ukrainian Positions » by Sergii Kostezh, December 22, 2025. Military.com feature on Ukrainian drone warfare tactics, October 8, 2025. International security analysis on modern warfare evolution, various academic sources 2024-2025.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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