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Frappes russes massives : l’OTAN en état d’alerte maximum au-dessus de la Pologne
Crédit: Adobe Stock

Des chiffres qui donnent le vertige

Les statistiques de cette offensive parlent d’elles-mêmes et révèlent une stratégie délibérée de saturation des défenses ukrainiennes. 653 drones et 51 missiles, dont 17 projectiles balistiques, ont été lancés en une seule nuit. L’armée de l’air ukrainienne réussit à intercepter 585 drones et 30 missiles, un taux d’efficacité remarquable qui laisse cependant 119 engins frapper leurs cibles. Ces chiffres placent cette attaque au quatrième rang des plus importantes de la guerre en termes de volume, et la plus massive depuis les 705 munitions du 29 octobre. La sophistication de cette attaque – combinant différentes technologies et provenances – démontre la capacité russe à adapter constamment ses tactiques pour surmonter les défenses occidentales fournies à Kyiv.

L’analyse des cibles visées révèle une stratégie doublement perverse. D’une part, les infrastructures énergétiques ont été systématiquement visées – centrales thermiques, lignes de transmission, sous-stations – dans ce qui constitue désormais le 13ème assaut massif contre le secteur énergétique ukrainien cette année. D’autre part, les cibles civiles n’ont pas été épargnées : immeubles résidentiels à Kyiv, installations ferroviaires dans la région de Dnipropetrovsk, zones industrielles à Lviv. Le ministre ukrainien de l’Intérieur Igor Klymenko a confirmé des dégâts sur une vingtaine d’habitations dans quatre régions différentes, ainsi que des blessés dans les zones de Kyiv, Dnipropetrovsk et Lviv. Cette double approche vise un objectif clair : briser la résilience ukrainienne en attaquant simultanément sa capacité à survivre (l’énergie) et sa volonté de résister (les civils).

Ces chiffres ne sont pas que des statistiques froides – ils représentent des vies brisées, des familles détruites, un pays que l’on essaie d’étouffer. Chaque drone intercepté, c’est un enfant qui pourra continuer à aller à l’école. Chaque missile abattu, c’est un hôpital qui restera fonctionnel. Mais derrière ces succès défensifs, je vois quelque chose de plus terrifiant : la détermination russe à continuer, encore et encore, à déverser la mort sur un peuple qui ne demande qu’à vivre en paix. Et cette détermination, elle est financée, alimentée, encouragée par un système qui a fait du militarisme sa raison d’être.

Une stratégie de terreur methodologique

La temporalité de cette offensive n’est pas anodine. Lancée à la veille de Noël, elle s’inscrit dans une stratégie russe de guerre psychologique visant à exploiter les moments où les vigilances naturellement baissent. Le président Volodymyr Zelensky lui-même a dénoncé cette tactique : « Le but de la Russie est d’infliger des souffrances à des millions d’Ukrainiens. » Cette approche s’apparente à une méthode de terreur calculée, où la violence n’est pas seulement un moyen tactique mais une fin en soi – briser le moral d’une nation en lui rappelant qu’aucun moment, même les plus sacrés, n’est épargné par la guerre. La répétition de ces frappes massives depuis plusieurs mois crée un climat d’insécurité permanente, où chaque famille ukrainienne vit dans la crainte constante de la prochaine alarme aérienne.

L’aspect technologique de cette offensive mérite également une attention particulière. Les services de renseignement occidentaux estiment que la Russie a considérablement augmenté sa production de drones, passant d’environ 2000 unités par mois en début d’année à plus de 4000 actuellement. Cette capacité de production accrue, combinée à des achats massifs auprès de l’Iran et de la Corée du Nord, permet à Moscou de maintenir un rythme d’attaques élevé malgré les sanctions internationales. Les analystes militaires notent également une évolution tactique : les Russes utilisent désormais des vols de drones en essaims pour saturer les systèmes de défense, suivis de missiles balistiques qui exploitent les « fenêtres » créées par cette première vague. Cette sophistication croissante pose un défi majeur aux défenseurs ukrainiens et à leurs alliés occidentaux.

Quand j’entends parler de « guerre psychologique » russe, je ne peux m’empêcher de penser à la lâcheté intrinsèque de cette approche. Frapper à Noël, viser les civils, priver les gens de chauffage en plein hiver – ce n’est pas de la stratégie militaire, c’est de la barbarie pure. Et je suis fasciné, au sens clinique du terme, par la capacité de certains occidentaux à encore trouver des « justifications » ou des « explications » à ces actes. Il n’y a rien à expliquer, il y a à condamner. Point final.

Sources

Sources primaires

United24 Media, « Russian Strikes on Ukraine Force NATO Jets in the Air », 23 décembre 2025

ABC News, « NATO fighters scrambled in Poland as Russia bombards Ukraine », 6 décembre 2025

Al Jazeera, « Russian attacks kill one in Ukraine, damage energy infrastructure », 25 décembre 2024

Commandement opérationnel des forces armées polonaises, communications officielles, 23 décembre 2025

Présidence ukrainienne, déclarations de Volodymyr Zelensky, décembre 2025

Sources secondaires

Institute for the Study of War, Russian Offensive Campaign Assessment, 20 décembre 2025

International Atomic Energy Agency, rapports sur la centrale de Zaporijjia, décembre 2025

World Bank, Ukraine Recovery and Reconstruction Assessment, novembre 2025

International Energy Agency, European energy security reports, 2024-2025

NATO Official Communications, Eastern Europe air policing missions, 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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