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Kupiansk : le mensonge de Moscou s’effondre sous les bombes ukrainiennes
Crédit: Adobe Stock

Des centaines de soldats russes à l’abandon

Les faits sur le terrain à Kupiansk racontent une histoire radicalement différente de celle véhiculée par Moscou. Selon les renseignements militaires ukrainiens, environ 100 à 120 soldats russes demeurent encerclés dans la ville, principalement concentrés dans sa partie centrale. Ces hommes ne sont plus des forces d’occupation mais des prisonniers virtuels, coincés dans une poche de résistance de plus en plus étroite. Leur situation est désespérée : ils manquent de nourriture, leurs munitions s’épuisent, et toute tentative de ravitaillement se transforme en mission suicide. Les unités ukrainiennes ont réussi à isoler complètement cette force russe, coupant toute voie terrestre d’approvisionnement et transformant la ville en piège mortel.

L’opération de ratissage menée par les forces ukrainiennes se déroule méthodiquement. Les unités ukrainiennes agissent avec prudence pour éviter des pertes inutiles, d’autant plus que des civils sont toujours présents dans la ville. Cette approche progressive contraste avec l’urgence de la situation russe. Les occupants voient leur nombre diminuer, mais très lentement, d’autant que chaque jour qui passe affaiblit davantage leur capacité de résistance. Les informations émanant du terrain indiquent que les soldats russes encerclés sont progressivement épuisés, sans aucune option réaliste de percée ou de ravitaillement stable. Leur sort semble scellé, non par une défaite militaire spectaculaire, mais par une asphyxie lente et inexorable.

Cette situation me bouleverse profondément. Comment peut-on abandonner ainsi des centaines de soldats à leur sort, les laissant pourrir dans une ville ennemie sans aucune issue ? La cruauté d’une telle décision dépasse l’entendement. Ces hommes ne sont plus des combattants mais des victimes de leur propre commandement, sacrifiés sur l’autel d’un mensonge d’État. Leur agonie prolongée dans les ruines de Kupiansk constitue l’une des tragédies humaines les plus poignantes de cette guerre absurde.

La stratégie d’épuisement ukrainienne

La méthode ukrainienne pour reprendre Kupiansk relève d’une approche clinique et redoutablement efficace. Plutôt que de lancer des assauts frontaux coûteux en vies humaines, l’armée ukrainienne a choisi d’étrangler progressivement la présence russe. Cette stratégie repose sur trois piliers fondamentaux : l’isolement total, la destruction des infrastructures logistiques, et l’épuisement méthodique des forces ennemies. Les unités ukrainiennes ont d’abord neutralisé les tentatives russes d’infiltration via un gazoduc, une tactique que Moscou avait utilisée lors du siège de Tchassiv Iar. Cette opération a transformé ce qui aurait pu être une voie de ravitaillement en un obstacle infranchissable.

La deuxième phase de cette stratégie a consisté à détruire systématiquement les capacités de ravitaillement russes. Les forces ukrainiennes ont identifié et anéanti les routes logistiques essentielles, transformant toute tentative d’approvisionnement en mission quasi suicidaire. Enfin, la troisième phase repose sur une pression constante mais mesurée, évitant les pertes excessives tout en accélérant l’épuisement psychologique et physique des soldats encerclés. Cette approche, mise en œuvre par le colonel général Oleksandr Syrskii, commandant en chef de l’armée ukrainienne, a permis de reprendre environ 90% de Kupiansk selon ses déclarations lors d’une réunion du format Ramstein. Le succès de cette méthode démontre une évolution remarquable de la pensée militaire ukrainienne, passant d’une résistance désespérée à une contre-offensive sophistiquée et économique en vies humaines.

J’admire cette intelligence militaire ukrainienne, cette capacité à transformer le désavantage numérique en avantage stratégique. L’Ukraine a appris à sang et à souffrance comment combattre un ennemi numériquement supérieur, et aujourd’hui, elle déploie une maîtrise tactique qui force le respect. Cette guerre a forgé une génération de chefs militaires exceptionnels, capables de penser différemment, de s’adapter en temps réel, d’innover face à l’adversité. C’est peut-être là la véritable victoire ukrainienne : non seulement repousser l’envahisseur, mais devenir plus fort, plus intelligent, plus efficace dans le processus.

Sources

Sources primaires

Euromaidan Press, « Moscow says Kupiansk is Russian. Ukrainian forces insist only 100 Russian soldiers left in city », 22 décembre 2025. Kyiv Independent, « Ukraine war latest: Encircled Russian troops in Kupiansk resupplied with flags, not food, official says », 15 décembre 2025. Al Jazeera, « Moscow’s narrative wobbles as Ukraine takes back Kupiansk », 19 décembre 2025.

Sources secondaires

Déclarations de Victor Trehubov, chef du département des communications du Groupement des forces conjointes ukrainiennes. Informations du renseignement militaire ukrainien sur la situation à Kupiansk. Rapports du colonel général Oleksandr Syrskii, commandant en chef de l’armée ukrainienne. Communications du ministère russe de la Défense sur la situation à Kupiansk. Témoignages de correspondants militaires sur le terrain. Analyses de l’Institute for the Study of War sur les pertes et recrutements russes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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