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237 affrontements en une journée deviennent la nouvelle normalité
Crédit: Adobe Stock

Le nord brûle sous les assauts

Dans les secteurs de Slobozhanshchyna Nord et de Kursk, les forces ukrainiennes ont repoussé trois tentatives d’assaut ennemies. L’ennemi a également effectué deux frappes aériennes avec quatre bombes planantes et mené quatre-vingt-six tirs d’artillerie, dont un provenant d’un système de lance-roquettes multiples. Ces chiffres peuvent sembler modestes comparés à d’autres secteurs, mais ils représentent une pression constante, une usure méthodique des défenses. Dans le secteur de Slobozhanshchyna Sud, l’ennemi a attaqué les positions ukrainiennes neuf fois près de Vovchanski Khutory, Prylipky, Starytsia, et en direction de Vilcha et Izbytske. Chaque attaque mobilise des ressources, épuise les hommes, teste les limites de la résistance humaine.

Le secteur de Kupiansk a connu onze tentatives d’assaut russes. Les troupes ennemies ont tenté de percer les positions ukrainiennes près de Pishchane, Kruhliakivka, et en direction de Petropavlivske, Novoplatonivka et Kupiansk. Deux affrontements se poursuivaient encore. Ce secteur revêt une importance particulière. Les milblogueurs russes eux-mêmes reconnaissent que leurs forces ont subi des revers significatifs dans cette zone. Certains admettent avoir perdu le contrôle de plus de quarante-cinq kilomètres carrés autour de Kupiansk. Cette reconnaissance est rare. Elle témoigne de l’ampleur des difficultés russes dans ce secteur. Les commandants russes auraient exagéré leurs succès, induisant en erreur leur propre hiérarchie. Cette désinformation interne a conduit à des décisions tactiques désastreuses, notamment le redéploiement prématuré de réserves vers d’autres secteurs.

Il y a quelque chose de profondément troublant dans ces aveux russes. Quand même les propagandistes du Kremlin commencent à critiquer ouvertement leur commandement, c’est que la situation est vraiment catastrophique. Ces milblogueurs qui d’habitude chantent les louanges de l’armée russe se mettent à dénoncer les mensonges, les rapports falsifiés, les échecs camouflés. Ils parlent de troupes abandonnées, de positions perdues, de promesses non tenues. Et ça me fait réfléchir sur la nature même de cette guerre. Sur ces hommes envoyés au combat sur la base de rapports mensongers. Sur ces familles qui attendent des nouvelles qui ne viendront jamais. Sur ce système qui broie les vies humaines et ment même à lui-même.

Sloviansk et Kramatorsk dans le viseur

Dans le secteur de Sloviansk, l’ennemi a tenté de percer huit fois près de Siversk et Dronivka. Dans le secteur de Kramatorsk, les forces ukrainiennes ont repoussé trois attaques près de Minkivka et en direction de Viroliubivka. Dans le secteur de Kostiantynivka, les Russes ont attaqué vingt-et-une fois, concentrant leurs efforts près d’Oleksandro-Shultyne, Shcherbynivka, Pleshchiivka, Yablunivka, Rusyn Yar, et en direction de Sofiivka. Ces noms de villages et de villes résonnent comme une litanie funèbre. Chacun représente des familles déplacées, des maisons détruites, des vies brisées. L’Institute for the Study of War souligne que ces attaques font partie d’une stratégie russe visant à atteindre ce qu’ils appellent la « Ceinture Forteresse » – cette ligne de défense ukrainienne établie depuis deux mille quatorze qui inclut Sloviansk, Kramatorsk, Druzhkivka et Kostyantynivka.

Les analystes militaires estiment que les forces russes n’ont pas actuellement les ressources nécessaires pour percer cette ligne défensive tout en maintenant leurs offensives sur d’autres secteurs. C’est là toute la question stratégique. La Russie mène des offensives simultanées sur plusieurs axes, étirant ses lignes logistiques, épuisant ses réserves en hommes et en matériel. Cette approche multi-directionnelle crée des opportunités tactiques mais génère aussi des vulnérabilités. Les échecs russes à Kupiansk en sont l’illustration parfaite. Le commandement russe a dû choisir entre consolider ses gains à Kupiansk ou renforcer d’autres secteurs. Il a choisi la seconde option et a perdu du terrain. Ces décisions révèlent les limites de la puissance militaire russe, malgré sa supériorité numérique apparente.

Sources

Sources primaires

État-major général des Forces armées d’Ukraine, rapport opérationnel du 26 décembre 2025, publié le 26 décembre 2025 via Facebook et Ukrinform. Institute for the Study of War, « Russian Offensive Campaign Assessment, December 24, 2025 », publié le 24 décembre 2025. Ukrinform, « War update: 237 clashes on frontline, Pokrovsk and Lyman sectors see fiercest fighting », publié le 26 décembre 2025. Service de sécurité d’Ukraine, communiqués officiels sur les opérations de frappe, publiés entre le 23 et le 26 décembre 2025. Ukrenergo, rapports sur les coupures d’électricité, publiés le 24 décembre 2025.

Sources secondaires

La Vigie, « Bilan numéro 126 du 23 décembre 2025 (guerre d’Ukraine) », publié le 23 décembre 2025. Bloomberg, article sur la réaction russe au plan de paix, publié le 24 décembre 2025. Fox News, interview de l’ambassadeur américain auprès de l’OTAN Matt Whitaker, diffusée le 23 décembre 2025. The New York Times, « What is in the 20-point Ukraine peace plan », publié le 24 décembre 2025. Ministère français des Armées, « Ukraine: situation au 22 décembre 2025 », publié le 22 décembre 2025. Milblogueurs russes affiliés au Kremlin, publications sur Telegram entre le 23 et le 26 décembre 2025, notamment Rybar, Dva Majors, et autres canaux d’information militaire russes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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