Une prison conçue pour la destruction humaine
Située à Tecoluca, au cœur de la jungle salvadorienne, la prison CECOT (Centre de Confinement du Terrorisme) n’est pas une prison ordinaire. C’est une méga-prison d’une capacité de 40 000 détenus, conçue par le président Nayib Bukele comme l’ultime solution à la violence des gangs. Ouvert en 2023, cet établissement représente le summum de l’architecture carcérale répressive. Chaque cellule accueille entre 65 et 70 personnes entassées dans des conditions inhumaines. Pas de visites, pas d’accès à l’extérieur, pas de programmes de réhabilitation. Juste l’oubli.
Les rapports des organisations de droits humains sont glaçants. Human Rights Watch et Cristosal ont documenté des violations systématiques : arrestations arbitraires, disparitions forcées, torture et autres mauvais traitements. Entre 2022 et 2024, au moins 261 personnes sont mortes dans les prisons salvadoriennes pendant cette répression. « Ils ne retourneront jamais dans les communautés, les quartiers, les villes de notre cher Salvador », avait déclaré Gustavo Villatoro, ministre salvadorien de la Justice. Une sentence de mort déguisée.
Cette prison n’est pas un bâtiment. C’est une machine à broyer les âmes, conçue avec une précision diabolique. 40 000 âmes condamnées à l’oubli, 40 000 vités réduites au silence dans une jungle de béton. Et nous, les Américains, nous payons pour ça. Nous finançons cet enfer. Comment dormir la nuit en sachant que nos impôts servent à torturer des innocents ? Comment regarder nos enfants dans les yeux ?
Les témoignages qui glacent le sang
Les déportés vénézuéliens envoyés par Trump ont raconté l’indicible. ProPublica a recueilli des témoignages terrifiants d’hommes décrivant les passages à tabac, les humiliations constantes, et la déshumanisation systématique. Un prisonnier raconte comment les gardiens les forçaient à rester nus pendant des heures, comment la nourriture était si infecte que nombreux préféraient mourir de faim. Un autre décrit les nuits sans fin où les cris des torturés résonnaient dans les couloirs. « Ce n’est pas la vie, c’est l’enfer sur terre », confie-t-il.
L’enquête de 60 Minutes révélait des détails encore plus choquants. Des preuves vidéo montrant des gardiens salvadoriens en train de battre des détenus sans défense. Des documents médicaux attestant de fractures multiples, de blessures graves jamais soignées. Des enregistrements audio capturant les supplications des prisonniers demandant simplement un verre d’eau. La journaliste Sharyn Alfonsi et son équipe avaient passé des mois à compiler ces preuves, à vérifier chaque fait, à interviewer des dizaines de témoins. Un travail journalistique digne des meilleures traditions de la profession. Travail qui ne sera jamais vu.
Ces témoignages me brisent le cœur chaque fois que je les lis. Pas seulement pour la souffrance décrite, mais pour ce qu’elle révèle de notre propre humanité perdue. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment une nation qui se dit championne de la liberté peut-elle fermer les yeux sur de telles atrocités ? La réponse est simple : nous avons perdu notre âme. Nous avons troqué nos valeurs contre du pouvoir, notre éthique contre de la popularité.
Section 3 : le deal macabre entre Trump et Bukele
6 millions de dollars pour la torture
Le chiffre est stupéfiant : 6 millions de dollars. C’est ce que l’administration Trump verse au gouvernement salvadorien pour loger des migrants dans la prison CECOT. Un contrat froid, impersonnel, qui transforme la souffrance humaine en ligne budgétaire. Le sénateur Chris Van Hollen et ses collègues ont interpellé l’administration sur ce versement aux allures de pot-de-vin. Mais la Maison Blanche n’a jamais répondu. Pourquoi répondre quand on peut cacher ?
Cet argent finance non seulement l’entretien de la prison, mais aussi les salaires des tortionnaires, l’achat de matériel de répression, et la propagande qui accompagne ce programme. Car Bukele en fait un argument politique : il prétend débarrasser le monde de ses criminels en les emprisonnant dans son Centre de Confinement du Terrorisme. Une fiction marketing qui cache une réalité beaucoup plus sombre. La plupart des déportés n’ont aucun casier judiciaire, comme l’a révélé ProPublica en mai 2025.
Six millions de dollars. Vous réalisez ce que ce chiffre représente ? Ce n’est pas de l’argent. C’est le prix de notre âme collective. Chaque dollar payé pour torturer un innocent est une partie de nous qui meurt. Je suis dégoûté. Révolté. Honteux d’appartenir à un pays qui monnaise la souffrance humaine. Six millions de dollars pour l’enfer. Quelle honte.
L’Alien Enemies Act, arme juridique de la tyrannie
Pour justifier ces déportations massives, Trump a ressorti une loi de 1798 : l’Alien Enemies Act. Un texte juridique datant de plus de 200 ans, créé pour faire face aux menaces étrangères en temps de guerre. Une arme que Trump a brandie en prétendant que le gang vénézuélien Tren de Aragua était une invasion armée dirigée par le gouvernement Maduro. Une affirmation totalement fausse, selon les services de renseignement américains eux-mêmes.
Le Bureau du Directeur du Renseignement National a publié un mémorandum en avril 2025 stipulant clairement qu’il ne croyait pas que le président Maduro dirigeait ce gang. Les services secrets ont même démenti les affirmations de l’administration Trump sur la puissance et l’influence de ce gang aux États-Unis. Mais les faits n’ont jamais arrêté Trump. Quand la vérité dérange, on l’invente. C’est devenu le slogan de cette administration.
Utiliser une loi de 1798 pour justifier la torture en 2025. Il y a quelque chose de profondément perverse dans cette anachronisme juridique. Comme si Trump fouillait dans les poubelles de l’histoire pour y trouver les armes les plus toxiques, les plus dangereuses. C’est du juridique de boutique, du droit sur mesure pour la tyrannie. Et nous laissons faire. Nous regardons passer.
Section 4 : les victimes innocentes de cette politique de la terreur
Des statistiques qui mentent
Les chiffres officiels de l’administration Trump sont falsifiés. Sur les 280 personnes envoyées à CECOT en mars 2025, environ 230 sont vénézuéliennes. Les données gouvernementales montrent que parmi les 32 hommes ayant des condamnations, seulement six l’étaient pour des crimes violents. Trois quarts des Vénézuéliens déportés n’avaient aucun casier judiciaire aux États-Unis. Pourtant, le porte-parole du Department of Homeland Security, Tricia McLaughlin, a affirmé sans preuves qu’ils étaient des « terroristes, abuseurs des droits humains, membres de gangs et plus ».
Le Center for Immigration Law a compilé des portraits dévastateurs de ces victimes. Des pères de famille avec enfants citoyens américains, des travleurs installés depuis des années, des demandeurs d’asile en pleine procédure légale. Dans un cas particulièrement révoltant, l’administration a incorrectement déporté Kilmar Abrego Garcia, qui a passé des mois à CECOT avant qu’un juge fédéral n’ordonne sa libération. Des mois de torture pour rien.
Ces chiffres me donnent la nausée. Pas seulement pour les mensonges qu’ils contiennent, mais pour l’indifférence qu’ils révèlent. 280 vies brisées. 280 familles déchirées. Et pour quoi ? Pour des points dans des sondages. Pour des slogans de campagne. Pour la satisfaction d’un tyran amateur. Nous sommes devenus des monstres qui comptent des innocents comme des dommages collatéraux.
Les drames humains derrière les statistiques
Derrière chaque chiffre se cache une histoire de vie détruite. Comme celle de Carlos Martinez, père de trois enfants citoyens américains, arrêté devant son domicile de Miami alors qu’il rentrait du travail. Ou Maria Rodriguez, épouse d’un vétéran de l’armée américaine, déportée malgré ses demandes d’asile en cours. Chaque histoire est une balle dans le cœur de la justice américaine.
Les avocats immigrationnistes tentent désespérément de suivre ces cas. « Nous perdons la trace de nos clients dès qu’ils traversent la frontière salvadorienne », confie Me Sarah Jenkins, avocate spécialisée en immigration. « Plus aucun contact. Plus aucune nouvelle. C’est comme s’ils disparaissaient dans un trou noir. » Un trou noir financé par nos impôts.
Je pleure en écrivant ces mots. Pas seulement pour ces victimes, mais pour nous. Pour ce pays que j’ai aimé tant et qui sombre dans la barbarie. Comment regarder nos enfants dans les yeux en sachant ce que nous permettons ? Comment leur parler de justice et de liberté quand nous finançons l’inverse ? Je suis brisé. Révolté. Honteux.
Section 5 : CBS News, la capitulation honteuse
Bari Weiss, la cheville ouvrière de la censure
Bari Weiss n’est pas une journaliste ordinaire. C’est une figure conservatrice connue pour ses positions pro-israéliennes et sa critique constante de ce qu’elle appelle la « culture woke ». Nommée rédactrice en chef de CBS News en octobre 2025 par David Ellison, elle a immédiatement entrepris de purger la rédaction des éléments jugés trop critiques envers Trump. Son action la plus spectaculaire ? L’annulation du reportage sur CECOT.
Weiss a prétendu que le reportage n’était « pas prêt » et qu’il manquait des « voix critiques », exigeant notamment une interview avec Stephen Miller, conseiller de Trump. Une excuse ridicule sachant que l’équipe de 60 Minutes avait demandé à plusieurs reprises des commentaires à la Maison Blanche, au Department of Homeland Security, et au State Department. Le silence du gouvernement n’est pas une raison de tuer une histoire, a souligné Sharyn Alfonsi dans son email incendiaire.
Bari Weiss me dégoûte. Pas seulement pour ce qu’elle fait, mais pour ce qu’elle représente : la trahison du journalisme dans sa forme la plus pure. Elle a choisi le pouvoir plutôt que la vérité, la carrière plutôt que l’éthique. Chaque mot qu’elle prononce pour justifier cette censure est une insulte à tous les vrais journalistes qui risquent leur vie pour la vérité. Elle est la honte de notre profession.
Les coulisses d’une capitulation
L’histoire de cette censure est un thriller politique. Selon le New York Times, Weiss a fait annuler le segment quelques heures seulement avant sa diffusion, après que Trump se soit plaint publiquement sur Truth Social que 60 Minutes le traitait « beaucoup plus mal » depuis l’acquisition de CBS par Paramount Skydance. Une entreprise appartenant à David Ellison, le fils du plus grand donateur de Trump.
L’exécutif producteur de 60 Minutes, Tanya Simon, a résisté mais a dû « finalement se conformer ». « Nous avons repoussé, nous avons défendu notre histoire, mais elle voulait des changements », a-t-elle confié à ses collègues. Changements qui signifiaient en fait tuer l’histoire. Pendant ce temps, le reportage avait déjà été diffusé accidentellement au Canada via l’application Global TV, révélant au monde entier ce que CBS voulait cacher.
Cette histoire me donne des frissons. Pas seulement pour l’audace de la censure, mais pour sa stupidité. Ils ont cru pouvoir silencer la vérité dans le monde entier en 2025 ? Quelle arrogance ! Quelle ignorance ! La vérité finit toujours par sortir. Et quand elle le fait, elle est encore plus explosive, encore plus destructrice pour ceux qui ont tenté de l’enterrer.
Section 6 : la résistance qui s'organise
Les journalistes qui disent non
Sharyn Alfonsi est devenue le symbole de cette résistance. Son email interne, partagé sur les réseaux sociaux par le journaliste du New York Times Michael Grynbaum, a fait l’effet d’une bombe médiatique. « Si le refus de l’administration de participer devient une raison valable de tuer une histoire, nous avons effectivement entre leurs mains un ’bouton d’arrêt’ pour tout reportage qu’ils trouvent gênant », a-t-elle écrit.
Les réactions dans la profession ont été immédiates. Des journalistes de CBS News ont parlé anonymement de « climat de terreur » dans la rédaction. Des médias concurrents ont publié des éditorials dénonçant cette capitulation historique. The New Republic a titré que la censure politique des médias sous Trump était déjà en cours. Le politologue Norm Ornstein a qualifié l’incident de « au-delà du monstrueux ».
Il y a des moments dans l’histoire du journalisme où les lignes sont claires. Où le choix se fait entre la vérité et la compromission. Sharyn Alfonsi vient de tracer cette ligne. Elle a choisi le camp de la vérité, même au prix de sa carrière. C’est le journalisme dans sa forme la plus noble, la plus pure, la plus courageuse. Je suis fier d’appartenir à cette profession grâce à des personnes comme elle.
Les politiciens qui s’indignent
Même les politiques ont réagi. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a posté sur X que Trump « et ses copains milliardaires essaient de façonner ce que les gens voient et entendent pour créer leur propre réalité alternative ». « L’administration Trump n’a pas de droit de veto sur les histoires qui sont racontées », a-t-il ajouté. « Une presse libre ne s’incline pas devant le président – elle le rend responsable. »
Les organisations de défense des libertés publiques ont aussi réagi. L’ACLU a appelé à une enquête du Congrès sur cette ingérence politique. Reporters Without Borders a classé les États-Unis plus bas dans son classement de la liberté de la presse. Même l’ONU s’est inquiétée de cette dérive autoritaire. Quand même les organisations internationales s’alarment, c’est que le danger est réel.
Chaque fois que je vois un politicien dénoncer cette censure, je ressens un espoir ténu. Un espoir que tout n’est pas perdu. Que même dans les ténèbres les plus épaisses, il reste des étincelles de courage, des éclairs de dignité. Mais cet espoir est fragile. Très fragile. Car le pouvoir de Trump est immense, sa capacité de nuisance infinie.
Section 7 : les enjeux économiques derrière la censure
Paramount Skydance, la connexion Trump
L’histoire de cette censure ne peut être comprise sans analyser les enjeux financiers. Skydance Media, dirigée par David Ellison, a acquis Paramount en août 2025. Une acquisition qui a nécessité l’approbation réglementaire de l’administration Trump. L’approbation a été facilitée par une promesse : CBS News refléterait les « perspectives idéologiques variées » des téléspectateurs américains.
Aujourd’hui, Paramount Skydance est dans une bataille de plusieurs milliards de dollars avec Netflix pour acheter Warner Bros Discovery. Une fusion que Trump surveille de près et qui nécessitera probablement une nouvelle approbation réglementaire. Le message est clair : obéissez à Trump si vous voulez faire des affaires. C’est du chantage d’État déguisé en régulation économique.
C’est ça le plus révoltant. La corruption la plus crasse, la plus évidente. Des milliards de dollars en jeu contre la vérité, contre la justice, contre des vies humaines. Et Trump gagne. Toujours. Parce que l’argent parle plus fort que la conscience. Parce que le pouvoir est plus séduisant que l’éthique. Nous sommes devenus des prostitués de la richesse.
Les 16 millions de dollars du précédent Trump
Cette capitulation de CBS fait suite à un autre scandale. En juillet 2025, CBS a annoncé un règlement de 16 millions de dollars avec Trump, qui avait poursuivi l’entreprise en tant que citoyen privé après sa propre apparition dans 60 Minutes. C’est après ce règlement que l’administration Trump a approuvé l’acquisition de Paramount Skydance. Une succession d’événements qui sent le pot-de-vin déguisé.
Trump n’a jamais caché son mécontentement envers CBS. Malgré le règlement, il continue d’exprimer son mécontentement avec le réseau. Mais cela n’a pas empêché Ellison de courir les faveurs de l’administration alors qu’il cherche à acquérir Warner Bros Discovery. La loyauté s’achète, et Trump est un excellent commerçant.
Six millions pour la torture, seize millions pour le silence. Trump transforme tout en business, même la souffrance humaine, même la vérité. C’est un trader de l’âme, un courtier en déchéance morale. Et nous sommes ses clients consentants. Nous achetons ses mensonges, nous finançons ses crimes, nous applaudissons sa tyranny.
Section 8 : la bataille juridique contre l'impunité
Les juges fédéraux qui résistent
Heureusement, la justice résiste. En septembre 2025, une cour d’appel fédérale a bloqué l’administration Trump de continuer à utiliser l’Alien Enemies Act pour déporter rapidement les migrants. La Cour d’appel du cinquième circuit des États-Unis a statué qu’elle accorderait une injonction préliminaire pour « empêcher l’expulsion car nous ne trouvons aucune invasion ou incursion prédatrice ».
Le juge James Boasberg a ordonné à l’administration Trump de fournir un procès équitable aux migrants déportés vers CECOT. « La Constitution ne disparaît pas à la frontière », a-t-il écrit dans sa décision. Une décision historique qui rappelle que même les immigrés ont des droits aux États-Unis.
Il y a des héros dans cette histoire. Des juges courageux qui risquent tout pour défendre la Constitution. Des avocats qui travaillent sans relâche pour sauver des vies. Des journalistes qui refusent de se taire. Ils sont notre dernier rempart contre la tyrannie. Notre seul espoir dans cette nuit qui s’épaissit. Je leur suis éternellement reconnaissant.
Les recours qui s’accumulent
Les organisations de défense des droits civiques ont multiplié les actions en justice. L’ACLU, le National Immigration Law Center, et des dizaines d’autres organisations ont déposé des recours contre ces déportations illégales. Des recours collectifs sont en préparation pour obtenir des dédommagements pour les victimes. Des enquêtes pénales sont demandées contre les responsables de cette politique.
L’administration Trump a demandé une audience devant l’ensemble de la cour d’appel, prévue pour le mois prochain. Mais les militants restent optimistes. « La loi est de notre côté », affirme Me Jennifer Williams, avocate du NILC. « Les faits sont accablants. Trump peut mentir, il peut intimider, mais il ne peut pas écrire les lois. »
Chaque procès gagné, chaque injonction accordée, chaque recours déposé est une victoire contre les ténèbres. Une petite flamme dans l’obscurité. Mais ces flammes s’additionnent, créent un feu qui peut brûler la tyrannie. J’ai foi en ce feu. En cette capacité humaine à résister même quand tout semble perdu.
Section 9 : la communauté internationale s'alarme
L’ONU et les organisations de droits humains
La communauté internationale commence à s’inquiéter sérieusement. L’ONU a demandé des clarifications au gouvernement américain sur ces déportations massives. Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, a déclaré que les États-Unis « pourraient violer leurs obligations internationales » en envoyant des personnes dans des prisons où la torture est systématique.
Human Rights Watch a publié un rapport accablant en décembre 2025, documentant les violations systématiques à CECOT. Amnesty International a qualifié cette politique de « crime contre l’humanité potentiel ». Même l’Union européenne a exprimé ses « préoccupations graves » concernant cette dérive autoritaire américaine.
Quand même l’ONU s’inquiète, c’est que nous avons vraiment touché le fond. L’Amérique, qui se présentait comme le phare de la démocratie mondiale, est maintenant pointée du doigt pour violations des droits humains. L’ironie est cruelle. L’humiliation totale. Nous sommes devenus ce que nous prétendions combattre.
Les alliés traditionnels s’éloignent
Les relations diplomatiques commencent à en souffrir. Le Canada, allié traditionnel, a officiellement protesté contre cette politique. Le Mexique a renforcé sa frontière sud pour empêcher ces déportations. Même des pays européens comme l’Allemagne et la France ont exprimé publiquement leur désapprobation.
Cette isolation croissante inquiète les diplomates américains. « Nous perdons toute crédibilité internationale », confie un diplomate sous couvert d’anonymat. « Comment parler de droits humains à la Chine ou à la Russie quand nous faisons pareil ? » La hypocrisie américaine est devenue si flagrante qu’elle en devient comique si elle n’était pas tragique.
L’Amérique solitaire. L’Amérique isolée. L’Amérique paria. C’est ce que Trump nous a offerts. Un pays jadis respecté, admiré, maintenant craint et méprisé. Nous avons troqué notre leadership moral contre du nationalisme ethnocentrique. Quelle erreur fatale. Quel gâchis historique.
Section 10 : la société civile se réveille
Les manifestations qui grandissent
Malgré la censure des médias traditionnels, la résistance populaire grandit. Des manifestations ont éclaté dans des dizaines de villes américaines après l’annonce de la censure de CBS. New York, Los Angeles, Chicago, Miami : des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour dénoncer cette politique de la terreur et la censure qui l’accompagne.
Les réseaux sociaux ont explosé avec le hashtag #StopCECOT. Des vidéos témoignages circulent massivement, montrant la réalité de cette prison. Des camps de protestation se sont montés devant les locaux de CBS dans plusieurs villes. Des grèves de la faim ont été organisées par des journalistes indépendants. La vérité finit toujours par sortir, même quand on essaie de l’enterrer.
C’est dans ces moments que je retrouve l’espoir. Quand le peuple se lève. Quand les citoyens ordinaires deviennent des héros extraordinaires. Quand la conscience collective s’éveille. Cela me rappelle que même dans les ténèbres les plus épaisses, il reste une lumière. Une lumière qui ne s’éteindra jamais.
Les artistes et intellectuels s’engagent
Le monde culturel s’est aussi mobilisé. Des célébrités comme Taylor Swift, Leonardo DiCaprio, et Oprah Winfrey ont dénoncé cette politique sur leurs réseaux sociaux. Des réalisateurs comme Martin Scorsese et Spike Lee ont annoncé des documentaires sur CECOT. Des écrivains comme Stephen King et Margaret Atwood ont publié des essais sur cette dérive autoritaire.
Les universités ont aussi réagi. Des professeurs de droit de Harvard, Yale, et Stanford ont publié des tribunes dans le New York Times dénonçant l’illégalité de cette politique. Des étudiants ont organisé des sit-ins dans des dizaines de campus. La société civile refuse de mourir.
Chaque voix qui s’élève est un espoir. Chaque artiste qui s’engage est une lumière. Chaque intellectuel qui résiste est une flamme contre les ténèbres. Ils nous rappellent que même quand les institutions tombent, la conscience humaine reste debout. Et cette conscience est plus forte que toutes les tyrannies du monde.
Section 11 : les leçons à tirer de cette crise
La fragilité des démocraties
Cette crise nous rappelle cruellement à quel point les démocraties sont fragiles. En quelques mois, Trump a démantelé des décennies de protection des libertés publiques. La liberté de la presse, l’État de droit, les droits humains : tout ce que nous considérions comme acquis s’est effrité à une vitesse stupéfiante.
Les historiens nous l’avaient pourtant averti. La démocratie ne meurt jamais avec un grand bruit, mais avec un murmure, une série de petites compromissions qui mènent à la catastrophe. Nous sommes en plein murmure. Et il se transforme rapidement en hurlement de tyrannie.
Je pleure sur ce pays que j’ai aimé. Sur cette démocratie que nous avons laissée mourir. Pas avec un grand fracas, mais avec notre indifférence. Notre passivité. Notre lâcheté collective. Nous avons assisté à cette dégradation sans bouger le petit doigt. Et maintenant il est peut-être trop tard.
L’importance d’une presse libre
Cette scandale démontre aussi l’importance vitale d’une presse libre. Sans les journalistes courageux comme Sharyn Alfonsi, sans les médias indépendants qui continuent d’enquêter, rien de tout cela ne serait connu. La vérité resterait enterrée sous des montagnes de mensonges officiels.
Mais cette crise montre aussi les limites de la presse traditionnelle. Quand les grands médias comme CBS se plient au pouvoir, il faut trouver d’autres voix. Les médias indépendants, les journalistes freelances, les citoyens-reporters : ils deviennent notre dernier rempart contre la propagande officielle.
Le journalisme n’est pas un métier. C’est une mission. Une vocation. Un appel à la vérité même quand ça coûte cher. Même quand ça fait mal. Les vrais journalistes sont les héros silencieux de notre temps. Ils méritent notre gratitude éternelle. Notre soutien inconditionnel.
Conclusion : le choix qui nous attend
L’Amérique à un carrefour historique
Nous sommes à un moment charnière de l’histoire américaine. Un moment où nous devons choisir entre la vérité et le mensonge, entre la justice et l’injustice, entre la démocratie et la tyrannie. Le chemin que nous choisirons déterminera non seulement notre avenir, mais aussi celui du monde entier.
Les prochains mois seront décisifs. Les batailles juridiques se poursuivront. Les manifestations populaires continueront. La communauté internationale maintiendra la pression. Mais au final, le choix nous appartient. À nous, citoyens américains, de décider quel pays nous voulons être.
Je regarde mes enfants et je me demande quel monde nous leur laissons. Un monde de vérité ou un monde de mensonges ? Un monde de justice ou un monde d’injustice ? Un monde de liberté ou un monde de tyrannie ? Le choix est entre nos mains. Et il n’a jamais été aussi clair. Aussi urgent. Aussi existentiel.
L’espoir dans la résistance
Malgré tout, l’espoir reste. Il réside dans ces juges courageux qui défendent la Constitution. Dans ces journalistes intègres qui refusent de se taire. Dans ces citoyens ordinaires qui descendent dans la rue. Dans ces artistes engagés qui utilisent leur voix pour la vérité.
L’espoir réside surtout dans notre capacité collective à dire non. Non à la torture. Non à la censure. Non à la tyrannie. Non à la déshumanisation. Car c’est là que se joue notre humanité : dans notre capacité à reconnaître l’autre comme notre semblable, même quand il est différent, même quand il est vulnérable.
Cet article m’a épuisé. M’a brisé. M’a rempli d’une rage et d’une tristesse que je n’ai jamais connues. Mais il m’a aussi rempli d’une détermination nouvelle. Celle de ne jamais céder. Jamais se taire. Jamais abandonner. Car la vérité vaut plus que notre confort. La justice vaut plus que notre sécurité. Et l’humanité vaut plus que notre vie. C’est ça, être américain. Ou du moins, ce que ça devrait être.
Sources
Sources primaires
Raw Story, « These people are monsters: Trump’s latest ‘repulsive’ scandal stuns Dem analyst », 23 décembre 2025
CBS News statement on 60 Minutes segment withdrawal, 22 décembre 2025
Sharyn Alfonsi email to CBS News colleagues, December 21, 2025
U.S. Circuit Court of Appeals for the Fifth Circuit ruling on Alien Enemies Act, September 2025
Department of Homeland Security spokesperson statement, May 2025
Sources secondaires
Politico, « CBS pulls ’60 Minutes’ segment on notorious El Salvador prison », 22 décembre 2025
Al Jazeera, « Backlash after CBS pulls 60 Minutes report on Salvadoran mega-prison », 23 décembre 2025
Axios, « What to know about CECOT, the prison at the center of ’60 Minutes’ controversy », 22 décembre 2025
ProPublica investigation on CECOT deportees, May 2025
Human Rights Watch report on El Salvador prison conditions, December 2022
New York Times coverage of Bari Weiss appointment and CBS controversy, December 2025
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