Kostiantynivka sous pression
Dix-huit attaques dans la direction de Kostiantynivka. Dix-huit assauts russes concentrés sur ce secteur. Les Russes ont frappé près de Kostiantynivka elle-même, Oleksandro-Shultyne, Pleshchiivka, et vers Sofiivka et Stepanivka. C’est un front large. Un front où les Russes essaient de percer par tous les moyens. Ils utilisent des petits groupes d’assaut. Des infiltrations. Des attaques de drones. Des bombardements massifs. Tout ce qui peut affaiblir la défense ukrainienne. Tout ce qui peut créer une brèche. Les analyses de l’Institute for the Study of War montrent que les forces russes ont récemment avancé au sud-est de Stepanivka. Quelques centaines de mètres. Peut-être moins. Mais chaque mètre compte. Chaque mètre gagné par les Russes est un mètre perdu par les Ukrainiens. Et derrière chaque mètre, il y a des vies. Des vies sacrifiées pour un bout de terre dévasté.
Les Russes concentrent leurs efforts offensifs dans cette zone. Ils veulent créer une poche. Encercler les forces ukrainiennes. Les couper de leurs lignes de ravitaillement. C’est une tactique classique. Une tactique qui a fait ses preuves. Mais les Ukrainiens la connaissent. Ils s’y préparent. Ils renforcent leurs positions. Ils créent des lignes de défense secondaires. Ils préparent des contre-attaques. Parce qu’ils savent que céder Kostiantynivka, ce serait ouvrir la route vers Kramatorsk et Sloviansk. Ce serait perdre deux villes majeures du Donbass. Ce serait un désastre stratégique. Alors ils tiennent. Coûte que coûte. Malgré les dix-huit attaques. Malgré les bombardements. Malgré tout. L’observateur militaire ukrainien Kostyantyn Mashovets rapporte que les forces russes ont renforcé leurs efforts dans la zone avec des unités de réserve de mobilisation. Entre quatre-vingt et quatre-vingt-dix mille soldats russes opèrent dans le secteur Kostiantynivka-Druzhkivka. Avec dix à douze mille en réserve. C’est une force considérable. Une force qui pèse lourd sur la défense ukrainienne.
Dix-huit attaques sur Kostiantynivka. Dix-huit. Pendant que trente et une frappent Pokrovsk. C’est une guerre sur plusieurs fronts. Une guerre où les Russes attaquent partout en même temps. Ils cherchent le point de rupture. L’endroit où la défense ukrainienne craquera. Et ils le trouveront peut-être. Parce que les Ukrainiens sont épuisés. Parce qu’ils manquent d’hommes. Parce qu’ils manquent de munitions. Parce que le soutien occidental faiblit. Et quand ils trouveront ce point de rupture, ce sera le début de la fin. À moins que… à moins que le monde se réveille. À moins que l’Occident comprenne enfin ce qui est en jeu. Mais j’ai peur qu’il soit déjà trop tard.
Lyman, Huliaipole et les autres
Quatorze attaques dans la direction de Lyman. Les forces russes ont frappé près de Serednie, Novoselivka, et vers Druzheliubivka, Oleksandrivka, Lyman, Stavky, Drobysheve. Un affrontement continuait encore au moment du rapport. Quelque part dans cette zone, des hommes se battaient. Dans le froid. Dans l’obscurité. Sans savoir s’ils verraient le lever du soleil. Douze tentatives d’avancée ennemie près de Huliaipole et Bilohirya, et vers Dobropillya. Trois combats en cours. Huliaipole est devenue un point chaud. Un endroit où les Russes concentrent des forces considérables. Deux armées combinées russes. La 35e et la 5e. Plus la 11e Armée de l’air et de défense aérienne. C’est une concentration de forces massive. Une concentration qui montre l’importance que les Russes accordent à ce secteur. Ils veulent percer. Ils veulent avancer vers Zaporizhia. Ils veulent couper l’Ukraine en deux.
Quinze attaques repoussées dans la direction d’Oleksandrivka. Près de Yalta, Vyshneve, Oleksandrohrad, Verbove, Pryvilne, Rybne, et vers Andriivka-Klevtsove. Partout, les Russes attaquent. Partout, les Ukrainiens défendent. C’est une guerre d’usure. Une guerre où celui qui tiendra le plus longtemps gagnera. Mais à quel prix ? Combien de morts faudra-t-il encore ? Combien de villes détruites ? Combien de vies brisées ? Cinq tentatives russes de percer près de Serebrianka dans la direction de Sloviansk. Trois attaques repoussées dans les zones de Vasiukivka, Predtechyne, et vers Bondarne dans la direction de Kramatorsk. Trois attaques repoussées près du pont Antonivskyi dans la direction de Prydniprovske. Une attaque repoussée près de Shcherbaky dans la direction d’Orikhiv. Partout. Tout le temps. La guerre continue. Elle ne s’arrête jamais. Elle broie. Elle dévore. Elle tue.
Quatorze attaques ici. Douze là. Quinze ailleurs. On additionne. On compte. On fait des statistiques. Comme si c’était un jeu. Comme si c’était des chiffres abstraits. Mais ce ne sont pas des chiffres. Ce sont des vies. Des vies qui s’éteignent. Des familles qui pleurent. Des enfants qui grandissent sans père. Des mères qui enterrent leurs fils. Et nous, on lit les rapports. On hoche la tête. On dit « c’est terrible ». Et puis on passe à autre chose. Parce que c’est plus facile. Parce que c’est moins douloureux. Parce qu’on préfère ne pas y penser. Mais eux, ils ne peuvent pas ne pas y penser. Ils le vivent. Chaque jour. Chaque nuit. Sans répit.
La guerre aérienne : un déluge de feu
Trois mille drones kamikazes
Trois mille cent quatre-vingt-huit drones kamikazes déployés en une seule journée. Trois mille cent quatre-vingt-huit. C’est un chiffre vertigineux. Un chiffre qui donne une idée de l’ampleur de cette guerre. Les Russes ont industrialisé la production de drones. Ils en fabriquent par milliers. Par dizaines de milliers peut-être. Et ils les utilisent. Massivement. Systématiquement. Contre les positions militaires ukrainiennes. Contre les infrastructures civiles. Contre tout ce qui bouge. Les drones sont devenus l’arme principale de cette guerre. Ils sont partout. Tout le temps. Ils survolent le champ de bataille. Ils repèrent les cibles. Ils guident les frappes. Ils tuent. L’expert ukrainien en guerre électronique et radioélectronique Serhiy Beskrestnov estime que la Russie a stocké environ deux mille drones de frappe. Dont environ mille quatre cents drones Shahed. Avec des réserves supplémentaires. Ces stocks permettent aux Russes de lancer deux ou trois frappes massives. Ou de distribuer ces drones tout au long de l’hiver.
Les Ukrainiens font ce qu’ils peuvent pour les abattre. Ils ont des systèmes de défense antiaérienne. Des canons. Des missiles. Des brouilleurs électroniques. Mais ce n’est pas suffisant. Parce que les drones sont trop nombreux. Parce qu’ils arrivent de partout. Parce qu’ils sont difficiles à détecter. Surtout la nuit. Surtout par mauvais temps. Les Russes ont développé des drones avec des capacités d’intelligence artificielle. Des drones qui peuvent poursuivre des cibles mobiles. Comme des trains. Comme des véhicules militaires. C’est une nouvelle génération de drones. Plus intelligents. Plus dangereux. Plus meurtriers. Et les Ukrainiens doivent s’adapter. Constamment. Parce que dans cette guerre, celui qui ne s’adapte pas meurt. C’est aussi simple que ça. Deux mille quatre cent soixante-six bombardements d’artillerie. Deux mille quatre cent soixante-six fois où les canons russes ont craché la mort. C’est un déluge de feu qui ne s’arrête jamais. Qui ne laisse aucun répit. Qui broie tout sur son passage.
Trois mille cent quatre-vingt-huit drones. Trois mille. En une seule journée. C’est de la folie. De la folie pure. Comment peut-on produire autant de drones ? Comment peut-on les déployer tous ? Et surtout, pourquoi ? Pour tuer plus ? Pour détruire plus ? Pour terroriser plus ? Oui, probablement. Parce que c’est ça, la guerre moderne. Ce n’est plus des armées qui s’affrontent sur un champ de bataille. C’est une machine industrielle de mort qui broie tout. Soldats. Civils. Infrastructures. Tout. Sans distinction. Sans pitié. Et nous, on regarde. On compte les drones. On fait des statistiques. Comme si c’était normal. Comme si c’était acceptable. Mais ce n’est pas normal. Ce n’est pas acceptable. C’est monstrueux.
Les frappes de missiles et les bombes planantes
Deux frappes de missiles. Quarante et un missiles lancés. Neuf frappes aériennes. Vingt-deux bombes planantes larguées. Les Russes utilisent toute leur panoplie. Missiles balistiques. Missiles de croisière. Bombes guidées. Bombes non guidées. Tout ce qui peut exploser. Tout ce qui peut tuer. Tout ce qui peut détruire. Les bombes planantes sont particulièrement redoutables. Ce sont d’anciennes bombes soviétiques auxquelles les Russes ont ajouté des kits de guidage. Elles peuvent être larguées à distance. Hors de portée de la défense antiaérienne ukrainienne. Et elles frappent avec une précision redoutable. Les Ukrainiens les appellent les FAB. FAB-250. FAB-500. FAB-1500. Le chiffre indique le poids de la bombe en kilogrammes. Une FAB-1500, c’est mille cinq cents kilogrammes d’explosifs. C’est une bombe capable de détruire un immeuble entier. De créer un cratère de plusieurs mètres de profondeur. De tuer tout ce qui se trouve dans un rayon de plusieurs centaines de mètres.
Les Russes les utilisent massivement. Vingt à vingt-cinq frappes par jour rien que sur Huliaipole selon le porte-parole des Forces de défense du Sud, le colonel Vladyslav Voloshyn. Vingt à vingt-cinq bombes de plusieurs centaines de kilogrammes qui s’abattent chaque jour sur une seule ville. C’est un pilonnage systématique. Une destruction méthodique. Une tentative d’effacer la ville de la carte. Et ce n’est pas que Huliaipole. C’est partout. Pokrovsk. Kostiantynivka. Kramatorsk. Sloviansk. Toutes les villes du front subissent ces bombardements. Jour après jour. Nuit après nuit. Les habitants vivent dans la terreur. Ils ne savent jamais quand la prochaine bombe va tomber. Ils ne savent jamais si leur maison sera la prochaine cible. Ils vivent dans des caves. Dans des abris. Dans la peur constante. Et personne ne semble s’en soucier. Parce que c’est loin. Parce que ça ne nous concerne pas. Parce qu’on préfère ne pas y penser.
Quarante et un missiles. Vingt-deux bombes planantes. En une seule journée. C’est un déluge de feu et d’acier. Un déluge qui s’abat sur l’Ukraine sans répit. Et nous, que faisons-nous ? Nous envoyons des armes. Quelques-unes. Pas assez. Jamais assez. Nous imposons des sanctions. Qui ne fonctionnent pas vraiment. Nous parlons de paix. Mais quelle paix ? Une paix qui récompenserait l’agresseur ? Une paix qui sacrifierait l’Ukraine ? Non. Il ne peut pas y avoir de paix tant que la Russie continue à bombarder. Tant qu’elle continue à tuer. Tant qu’elle continue à détruire. La seule paix possible, c’est une paix juste. Une paix qui respecte la souveraineté de l’Ukraine. Une paix qui punit l’agresseur. Mais cette paix-là, personne ne semble vouloir la défendre vraiment.
Les pertes russes : un prix terrible
Cent six soldats neutralisés à Pokrovsk
Cent six soldats russes neutralisés dans la seule direction de Pokrovsk. Soixante-dix-sept tués. Le reste blessés ou capturés. Cent six vies qui s’arrêtent. Cent six familles qui pleurent. Cent six mères qui ne reverront jamais leurs fils. C’est le prix que la Russie paie pour son obsession de Pokrovsk. Un prix terrible. Un prix que Poutine semble prêt à payer indéfiniment. Parce que pour lui, ces soldats ne sont que des chiffres. Des pions sur un échiquier. Des ressources à dépenser pour atteindre ses objectifs. Il ne les voit pas comme des êtres humains. Il ne pense pas à leurs familles. Il ne se soucie pas de leurs rêves brisés. Non. Pour lui, ce sont juste des soldats. Et les soldats, ça meurt à la guerre. C’est leur fonction. C’est leur destin. Alors il continue à les envoyer. Vague après vague. Assaut après assaut. Sans se soucier des pertes. Sans se soucier du coût humain.
Un lance-roquettes multiple détruit. Deux véhicules. Une unité d’artillerie automotrice. Vingt et un drones. Un poste de commandement. De l’artillerie supplémentaire. Deux véhicules de plus. Un équipement spécial. Dix abris de personnel ennemis. C’est un bilan matériel impressionnant. Mais derrière chaque équipement détruit, il y a des hommes. Des hommes qui sont morts avec leur matériel. Des hommes qui ont été déchiquetés par les explosions. Des hommes dont les corps ne seront peut-être jamais retrouvés. Des hommes qui deviendront des « disparus ». Des fantômes. Des noms sur une liste. Rien de plus. Le 1er Corps de la Garde nationale Azov et d’autres unités ukrainiennes ont publié des images montrant un assaut mécanisé russe de la taille d’une compagnie près de Fedorivka. Les Ukrainiens ont détruit au moins huit chars, dix-huit véhicules de combat d’infanterie, cinq transporteurs de troupes blindés et onze motos. Combien d’hommes dans ces véhicules ? Cinquante ? Cent ? Tous morts ou blessés. Une compagnie entière anéantie en quelques heures.
Cent six soldats russes tués. Cent six. En une seule journée. Dans une seule direction. Combien au total sur tout le front ? Deux cents ? Trois cents ? Plus ? Et les Ukrainiens ? Combien de soldats ukrainiens sont morts ce jour-là ? On ne le saura jamais. Parce que c’est un secret militaire. Mais ils sont morts. Eux aussi. Beaucoup. Trop. Et pour quoi ? Pour défendre leur pays. Pour protéger leurs familles. Pour préserver leur liberté. C’est noble. C’est héroïque. Mais c’est aussi tragique. Parce que ces hommes ne devraient pas avoir à mourir. Ils devraient vivre. Ils devraient avoir une vie normale. Une famille. Des enfants. Des rêves. Mais non. Ils meurent dans la boue. Dans le froid. Dans la terreur. Et nous, on lit les rapports. On compte les morts. Et on passe à autre chose.
Les milblogueurs russes et la vérité qui dérange
Les milblogueurs russes commencent à parler. À dire la vérité. Ou du moins une partie de la vérité. Ils reconnaissent que les forces ukrainiennes ont avancé à Kupyansk. Que les Russes ont perdu du terrain. Que la situation se détériore. C’est remarquable. Parce que pendant longtemps, les milblogueurs russes ont été les relais de la propagande du Kremlin. Ils répétaient les mensonges officiels. Ils célébraient les victoires imaginaires. Ils minimisaient les échecs. Mais maintenant, certains commencent à dire la vérité. Pourquoi ? Parce que les mensonges sont devenus trop gros. Trop évidents. Trop ridicules. Le ministère russe de la Défense a annoncé la prise de Kupyansk en novembre 2025. Mais les forces russes ne contrôlaient qu’un peu plus de la moitié de la ville. Et maintenant, les Ukrainiens ont repris du terrain. Les milblogueurs ne peuvent plus ignorer cette réalité. Ils ne peuvent plus mentir. Parce que leurs lecteurs ne sont pas idiots. Ils voient les images. Ils entendent les témoignages. Ils savent que quelque chose ne va pas.
Un milblogueur russe a critiqué les sources d’information officielles du ministère de la Défense, affirmant que le ministère a annoncé prématurément la capture de Kupyansk, ce qui a causé des pertes inutiles et de l’embarras. Un autre a déclaré que les problèmes de la Russie avec les faux rapports sur Kupyansk s’accumulent depuis l’été 2025. Que les forces russes n’ont jamais établi un contrôle solide et durable sur plusieurs localités à l’ouest de Kupyansk. Que les Ukrainiens ont pu exploiter ces points faibles. C’est une critique sévère. Une critique qui remet en question toute la chaîne de commandement russe. Parce que si les rapports sont faux à Kupyansk, ils sont probablement faux ailleurs aussi. À Pokrovsk. À Kostiantynivka. Partout. Les commandants russes mentent à leurs supérieurs. Ils gonflent les succès. Ils minimisent les échecs. Ils présentent un « tableau rose » à Poutine. Et Poutine, croyant ces mensonges, prend des décisions basées sur des informations erronées. C’est un cercle vicieux. Un cercle qui mène à la défaite. Mais personne ne semble vouloir le briser.
Les milblogueurs russes commencent à dire la vérité. Enfin. Après des mois de mensonges. Après des mois de propagande. Ils reconnaissent que ça ne va pas. Que les Russes perdent du terrain. Que les pertes sont énormes. Que les commandants mentent. C’est un début. Un tout petit début. Mais c’est quelque chose. Parce que la vérité finit toujours par éclater. Toujours. On peut mentir pendant un temps. On peut cacher la réalité. On peut manipuler l’opinion. Mais pas éternellement. Un jour, la vérité sort. Et ce jour-là, tout s’effondre. Les mensonges. Les illusions. Les faux espoirs. Tout. Et c’est peut-être ce qui est en train de se passer en Russie. Peut-être. J’espère. Parce que tant que les Russes croiront les mensonges de Poutine, la guerre continuera. Mais s’ils commencent à voir la vérité, peut-être qu’ils exigeront la fin de cette folie.
Les négociations : un dialogue de sourds
La Russie rejette tout compromis
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a réitéré que le Kremlin ne signera aucun accord de paix pour mettre fin à la guerre en Ukraine « pour le moment ». Il a déclaré dans une interview du 24 décembre que les rapports sur des progrès imminents dans les négociations de paix ne doivent pas être interprétés comme un signe que la Russie est prête à signer des « paquets de documents pour le moment ». Riabkov a rejeté le plan de paix en vingt points que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a partagé le 24 décembre après des pourparlers avec les États-Unis et l’Europe. Il a affirmé que ce plan « diffère radicalement » des points sur lesquels la Russie travaille avec les États-Unis ces dernières semaines. C’est un rejet catégorique. Un rejet qui montre que la Russie n’est pas intéressée par la paix. Pas vraiment. Elle veut la capitulation de l’Ukraine. Elle veut que l’Ukraine accepte toutes ses exigences. Elle veut que l’Ukraine renonce à sa souveraineté. À son intégrité territoriale. À son avenir européen. Et tant que l’Ukraine refusera, la guerre continuera.
Riabkov a également tenté de présenter les contributions ukrainiennes et européennes au projet de plan de paix comme un obstacle aux efforts de paix. Il a réitéré l’engagement de la Russie à poursuivre sa guerre jusqu’à l’accomplissement des objectifs du Kremlin. Quels sont ces objectifs ? La destruction de l’armée ukrainienne. La capitulation du gouvernement ukrainien. La mise sous tutelle de l’Ukraine. C’est ça, les objectifs de la Russie. Pas la paix. Pas un compromis. Pas une solution négociée. Non. La soumission totale de l’Ukraine. Et tant que l’Ukraine résistera, la Russie continuera à attaquer. À bombarder. À tuer. Riabkov a exigé que tout accord de paix doit complètement répondre aux ultimatums que la Russie a émis à l’Occident fin 2021. Ces ultimatums exigeaient des « garanties de sécurité » de l’OTAN qui auraient équivalu à la destruction de l’alliance de l’OTAN et nécessité une refonte de l’architecture de sécurité de l’Europe. C’est délirant. C’est irréaliste. C’est inacceptable. Mais c’est la position russe. Et elle ne changera pas.
La Russie rejette tout compromis. Tout. Elle veut tout. L’Ukraine. L’OTAN. L’Europe. Tout. Elle veut que le monde se plie à sa volonté. Que l’Occident accepte ses exigences. Que l’Ukraine capitule. Et si on refuse ? Elle continuera la guerre. Indéfiniment. Jusqu’à ce qu’elle obtienne ce qu’elle veut. Ou jusqu’à ce qu’elle s’effondre. Mais Poutine parie qu’elle ne s’effondrera pas. Il parie que l’Occident se lassera avant. Que l’Ukraine s’épuisera avant. Que le soutien occidental faiblira avant. Et il a peut-être raison. Parce que l’Occident est fatigué. Parce que les opinions publiques se lassent. Parce que les gouvernements ont d’autres priorités. Et pendant ce temps, les Ukrainiens meurent. Ils meurent en défendant non seulement leur pays, mais aussi nos valeurs. Notre liberté. Notre démocratie. Et nous, on négocie. On tergiverse. On hésite. C’est honteux.
Zelensky et Trump : un espoir fragile
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky rencontrera le président américain Donald Trump le 28 décembre pour poursuivre les discussions visant à finaliser le plan de paix américano-ukrainien-européen en vingt points. Zelensky a déclaré le 25 décembre qu’il avait parlé au téléphone avec l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient Steve Witkoff et l’ancien conseiller principal du président américain Jared Kushner. Zelensky a déclaré le 26 décembre que le plan de paix en vingt points est prêt à quatre-vingt-dix pour cent. Quatre-vingt-dix pour cent. Cela semble beaucoup. Mais les dix pour cent restants sont probablement les plus difficiles. Les plus cruciaux. Ceux sur lesquels tout peut basculer. Zelensky a déclaré qu’il rencontrera Trump le 28 décembre, et Axios a rapporté que des sources officielles ukrainiennes ont déclaré que la réunion aura probablement lieu à Mar-a-Lago. Zelensky a noté qu’il est en contact constant avec les dirigeants européens, qui se joindront virtuellement à la réunion du 28 décembre.
Zelensky a déclaré qu’il discutera avec Trump des garanties de sécurité pour l’Ukraine, des questions territoriales et de la reconstruction d’après-guerre de l’Ukraine. Ce sont des sujets cruciaux. Des sujets sur lesquels l’avenir de l’Ukraine dépend. Les garanties de sécurité, c’est la question clé. Parce que sans garanties solides, la Russie attaquera à nouveau. Dans cinq ans. Dans dix ans. Dès qu’elle se sera reconstituée. Dès qu’elle pensera pouvoir gagner. Les questions territoriales, c’est l’autre point crucial. L’Ukraine doit-elle accepter de perdre une partie de son territoire ? Doit-elle renoncer à la Crimée ? Au Donbass ? C’est une question déchirante. Une question qui divise les Ukrainiens. Certains pensent qu’il faut accepter la réalité. Que l’Ukraine ne pourra jamais reprendre ces territoires par la force. Que mieux vaut accepter leur perte et obtenir la paix. D’autres refusent catégoriquement. Ils disent que céder du territoire, c’est récompenser l’agresseur. C’est encourager de futures agressions. C’est trahir ceux qui sont morts pour défendre ces territoires. C’est un débat impossible. Un débat sans bonne réponse.
Zelensky rencontre Trump. Un espoir ? Peut-être. Un tout petit espoir. Parce que Trump est imprévisible. Il peut décider de soutenir l’Ukraine à fond. Ou il peut décider de l’abandonner. Personne ne sait. Même pas Trump probablement. Il décide au feeling. À l’instinct. Sans vraiment réfléchir aux conséquences. C’est dangereux. Très dangereux. Parce que l’avenir de l’Ukraine dépend de cette rencontre. L’avenir de l’Europe aussi peut-être. Si Trump abandonne l’Ukraine, si il force Zelensky à accepter un accord défavorable, ce sera un désastre. Un désastre pour l’Ukraine. Un désastre pour l’Europe. Un désastre pour le monde libre. Parce que ça montrera que l’agression paie. Que la force fait le droit. Que les démocraties sont faibles. Et ça encouragera d’autres agresseurs. La Chine. L’Iran. La Corée du Nord. Tous ceux qui rêvent de redessiner les frontières par la force.
Kupyansk : la contre-offensive ukrainienne
Les Ukrainiens reprennent du terrain
Pendant que les Russes se concentrent sur Pokrovsk, les Ukrainiens contre-attaquent à Kupyansk. Et ça marche. Les images géolocalisées publiées le 24 décembre montrent que les forces ukrainiennes ont avancé dans le centre de Kupyansk. Les milblogueurs russes reconnaissent que les forces ukrainiennes ont avancé dans le centre, l’ouest, le nord-ouest et le sud de Kupyansk. Un milblogueur a déclaré que les forces russes ne maintiennent pas de positions dans le centre de Kupyansk. Un autre a reconnu que les forces ukrainiennes opèrent dans presque tout Kupyansk et conservent le contrôle de Kupyansk-Vuzlovyi au sud de Kupyansk. C’est un revers majeur pour les Russes. Un revers qui montre que leur offensive n’est pas invincible. Qu’ils peuvent être repoussés. Qu’ils peuvent perdre du terrain. Les milblogueurs russes ont rapporté que les forces ukrainiennes ont avancé près de Zapadne et maintiennent des positions au sud-est de Holubivka, tous deux au nord de Kupyansk. Un milblogueur a reconnu que les forces russes ont perdu le contrôle de Kindrashivka, Radkivka au nord-ouest de Kupyansk, et Myrove à l’ouest de Kupyansk.
Un milblogueur russe a déclaré que les récentes avancées ukrainiennes dans l’est de Kupyansk ont rendu la situation des forces russes sur la rive droite de la rivière Oskil « désespérée » car c’était la dernière zone par laquelle les forces russes pouvaient ravitailler les unités sur la rive droite. Le milblogueur a rapporté que les forces russes ont donc dû abandonner immédiatement une partie importante de leurs positions sur la rive droite. C’est un effondrement. Un effondrement qui montre la fragilité de la position russe. Les Russes ont menti. Ils ont dit qu’ils contrôlaient Kupyansk. Ils ont célébré cette « victoire ». Poutine a même décoré le commandant responsable. Mais c’était un mensonge. Les Russes ne contrôlaient qu’une partie de la ville. Et maintenant, ils perdent même cette partie. C’est embarrassant. C’est humiliant. C’est révélateur. Révélateur de la culture du mensonge qui gangrène l’armée russe. Révélateur de l’incompétence de ses commandants. Révélateur de la faiblesse de sa position malgré toute sa propagande.
Les Ukrainiens reprennent Kupyansk. Enfin une bonne nouvelle. Enfin quelque chose de positif. Parce qu’on en a besoin. On a besoin d’espoir. On a besoin de croire que l’Ukraine peut gagner. Que la Russie peut être vaincue. Que le bien peut triompher du mal. Kupyansk, c’est la preuve que c’est possible. Que les Ukrainiens peuvent contre-attaquer. Qu’ils peuvent reprendre du terrain. Qu’ils peuvent gagner. Mais à quel prix ? Combien de soldats ukrainiens sont morts pour reprendre Kupyansk ? On ne le saura jamais. Mais ils sont morts. Beaucoup. Trop. Et leur sacrifice ne doit pas être vain. Il ne doit pas. Parce que si l’Occident abandonne l’Ukraine maintenant, si on force Zelensky à accepter un mauvais accord, tous ces morts auront été pour rien. Et ça, ce serait impardonnable.
Les mensonges russes exposés
L’ampleur des plaintes des milblogueurs russes sur Kupyansk, y compris de milblogueurs que le Kremlin a largement cooptés ces dernières années, démontre l’ampleur et la gravité des mensonges du commandement militaire russe sur Kupyansk. Le président russe Vladimir Poutine a tenu plusieurs réunions publiques avec des commandants militaires russes fin novembre et décembre 2025 qui ont mis en avant la prétendue prise de Kupyansk. Poutine a décerné la médaille de Héros de Russie au commandant du Groupement de forces occidental, le général de corps d’armée Sergueï Kuzovlev, le 9 décembre, probablement pour avoir commandé l’opération de prise de Kupyansk. Le chef d’état-major général russe, le général d’armée Valery Gerasimov, a affirmé en octobre 2025 que les forces russes avaient encerclé dix-huit bataillons ukrainiens à Kupyansk. Ces spectacles publics faisaient partie de l’effort plus large du Kremlin pour présenter les prétendues avancées russes comme une prétendue preuve de l’inévitabilité d’une victoire russe en Ukraine. Cet effort de guerre cognitive du Kremlin vise à influencer les négociations en cours en poussant l’Ukraine et l’Occident à céder aux exigences de la Russie en arguant que les forces russes sont au bord d’une percée tandis que les forces ukrainiennes sont au bord de l’effondrement.
Mais c’était un mensonge. Un gros mensonge. Un mensonge qui s’est effondré face à la réalité. Les forces russes ne contrôlaient pas Kupyansk. Elles n’avaient pas encerclé dix-huit bataillons ukrainiens. Elles n’étaient pas au bord d’une percée. Non. Elles mentaient. Comme elles mentent sur tout. Sur Pokrovsk. Sur Kostiantynivka. Sur leurs pertes. Sur leurs succès. Sur tout. Et maintenant, les milblogueurs russes le reconnaissent. Ils disent que les faux rapports sur Kupyansk « s’intègrent parfaitement » dans les récits médiatiques selon lesquels les forces russes maintiennent « avec confiance » l’initiative et infligent des pertes « largement supérieures » aux forces ukrainiennes. Un autre milblogueur a évalué que les rapports des commandants russes à Poutine sur le contrôle de la Russie sur Kupyansk faisaient probablement partie d’un plan pour entrer dans le prochain cycle de négociations « sur le dos de bonnes nouvelles ». C’est cynique. C’est calculé. C’est monstrueux. Mentir sur des victoires militaires pour influencer des négociations de paix. Mentir alors que des soldats meurent. Mentir alors que des villes sont détruites. Mentir alors que des civils souffrent. C’est ça, la Russie de Poutine.
Les mensonges russes exposés. Enfin. Après des mois de propagande. Après des mois de manipulation. La vérité éclate. Les Russes ont menti sur Kupyansk. Ils ont menti sur tout. Et maintenant, même leurs propres milblogueurs le reconnaissent. C’est important. Très important. Parce que ça montre que la propagande russe ne fonctionne plus aussi bien. Que les gens commencent à voir la vérité. Que les mensonges deviennent trop gros pour être crus. Et quand les gens arrêtent de croire les mensonges, le régime commence à s’effondrer. Pas tout de suite. Pas rapidement. Mais lentement. Inexorablement. Parce qu’un régime basé sur le mensonge ne peut pas survivre éternellement. Un jour, la vérité triomphe. Toujours. J’espère juste que ce jour viendra bientôt. Avant que trop de gens ne meurent. Avant que trop de villes ne soient détruites. Avant qu’il ne soit trop tard.
Conclusion : cent dix-sept raisons de ne pas abandonner
Le 27 décembre, un tournant ?
Le 27 décembre 2025 restera dans l’histoire comme un jour d’une intensité exceptionnelle. Cent dix-sept affrontements. Trente et une attaques sur Pokrovsk. Dix-huit sur Kostiantynivka. Quatorze sur Lyman. Douze sur Huliaipole. Partout, les Russes ont attaqué. Partout, les Ukrainiens ont défendu. Avec acharnement. Avec courage. Avec détermination. Malgré les pertes. Malgré l’épuisement. Malgré tout. Cent six soldats russes neutralisés rien qu’à Pokrovsk. Des dizaines d’autres ailleurs. Des équipements détruits. Des positions perdues. Mais aussi des positions tenues. Des attaques repoussées. Des contre-offensives réussies. Comme à Kupyansk où les Ukrainiens ont repris du terrain. Où ils ont montré que les Russes ne sont pas invincibles. Que leur propagande est mensongère. Que leurs victoires sont souvent imaginaires. Le 27 décembre a montré deux choses. D’abord, que la Russie est prête à tout pour gagner. Qu’elle sacrifiera autant d’hommes que nécessaire. Qu’elle détruira autant de villes que nécessaire. Qu’elle mentira autant que nécessaire. Ensuite, que l’Ukraine ne renoncera pas. Qu’elle continuera à se battre. Qu’elle continuera à résister. Qu’elle continuera à espérer.
Mais pour combien de temps encore ? Combien de jours comme le 27 décembre l’Ukraine peut-elle endurer ? Combien de cent dix-sept affrontements ? Combien de trente et une attaques sur Pokrovsk ? Combien de morts ? Combien de destructions ? La réponse dépend de nous. De l’Occident. De notre volonté de soutenir l’Ukraine. De notre capacité à maintenir notre aide. De notre détermination à ne pas abandonner. Parce que si nous abandonnons l’Ukraine, si nous la forçons à accepter un mauvais accord, si nous la laissons seule face à la Russie, alors tous ces morts auront été pour rien. Tous ces sacrifices auront été vains. Toutes ces souffrances auront été inutiles. Et la Russie aura gagné. Non pas par sa force militaire. Non pas par sa supériorité tactique. Mais par notre lâcheté. Par notre faiblesse. Par notre abandon. Le 27 décembre 2025 doit être un rappel. Un rappel de ce qui est en jeu. Un rappel de ce que l’Ukraine endure. Un rappel de ce que nous devons faire. Nous devons soutenir l’Ukraine. Jusqu’au bout. Jusqu’à la victoire. Parce que c’est notre combat aussi. Le combat pour la démocratie. Le combat pour la liberté. Le combat pour un monde où la force ne fait pas le droit.
Cent dix-sept affrontements. Cent dix-sept raisons de ne pas abandonner. Cent dix-sept preuves que l’Ukraine se bat. Qu’elle résiste. Qu’elle tient. Malgré tout. Malgré les bombes. Malgré les missiles. Malgré les drones. Malgré les pertes. Malgré l’épuisement. Elle tient. Et elle tiendra tant que nous la soutiendrons. Tant que nous lui donnerons les moyens de se défendre. Tant que nous lui montrerons qu’elle n’est pas seule. Mais si nous l’abandonnons, si nous la trahissons, si nous la sacrifions sur l’autel de nos intérêts à court terme, alors nous aurons perdu. Nous aurons perdu notre âme. Nous aurons perdu notre honneur. Nous aurons perdu notre humanité. Parce qu’abandonner l’Ukraine, c’est abandonner tout ce en quoi nous prétendons croire. La liberté. La démocratie. La justice. Le droit international. Tout. Alors ne l’abandonnons pas. Soutenons-la. Jusqu’au bout. Jusqu’à la victoire. Parce que c’est la seule chose à faire. La seule chose juste. La seule chose honorable. Souvenons-nous du 27 décembre 2025. Souvenons-nous de ces cent dix-sept affrontements. Souvenons-nous de tous ces hommes qui se sont battus. Qui ont souffert. Qui sont morts. Pour leur pays. Pour leur liberté. Pour nous. Ne les oublions jamais. Jamais.
Sources
Sources primaires
État-major général des Forces armées d’Ukraine, rapport de situation du 27 décembre 2025, 22h00 heure locale, publié via Facebook et Ukrinform. Institute for the Study of War, évaluation de la campagne offensive russe du 26 décembre 2025, publié le 26 décembre 2025. Déclarations du colonel Vladyslav Voloshyn, porte-parole des Forces de défense du Sud ukrainiennes, du 24 décembre 2025. Observateur militaire ukrainien Kostyantyn Mashovets, rapports des 25 et 26 décembre 2025. Déclarations du vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, interviews des 24 et 26 décembre 2025.
Sources secondaires
Ukrinform, article « War update: 117 clashes on frontline, Defense Forces repel over 30 enemy attacks in Pokrovsk direction », publié le 27 décembre 2025 à 23h26. Mezha, article « Ukrainian Forces Repel 117 Russian Attacks on December 27 Frontline », publié le 27 décembre 2025 à 22h46. Institute for the Study of War, analyse « Russian Offensive Campaign Assessment, December 26, 2025 », publié le 26 décembre 2025. Déclarations du président ukrainien Volodymyr Zelensky sur les négociations de paix, des 25 et 26 décembre 2025. Rapports de milblogueurs russes sur la situation à Kupyansk, décembre 2025. Expert ukrainien en guerre électronique Serhiy Beskrestnov, évaluations sur les stocks de drones russes, 22 décembre 2025.
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