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La Russie frappe l’Ukraine avant que Trump ne scelle le sort de Kiev
Crédit: Adobe Stock

Les contours d’un accord fragile

Le plan de paix en 20 points dont parle Zelenskiy représente des mois de négociations intenses entre diplomates ukrainiens et américains. Selon le président ukrainien, ce plan est achevé à 90%, ce qui suggère qu’il reste encore des points de friction majeurs à résoudre. Zelenskiy a déclaré à Politico que « beaucoup de choses peuvent être décidées avant le Nouvel An », exprimant un optimisme prudent sur la possibilité d’une percée diplomatique rapide. Mais cet optimisme est tempéré par la réalité des désaccords persistants, notamment sur la question du contrôle territorial. La Russie exige que l’Ukraine se retire des zones de la région orientale de Donetsk que les troupes russes n’ont pas réussi à occuper dans leur offensive pour sécuriser tout le Donbass, qui inclut également la région de Louhansk. Kiev, de son côté, veut que les combats cessent sur les lignes actuelles, sans retrait supplémentaire.

Cette divergence fondamentale sur le territoire est le principal obstacle diplomatique. Selon les informations disponibles, un compromis américain prévoit la création d’une zone économique libre si l’Ukraine quitte certaines parties de la région de Donetsk, bien que les détails restent à définir. Cette proposition est problématique pour plusieurs raisons. D’abord, elle implique que l’Ukraine abandonne des territoires qu’elle contrôle actuellement, ce qui serait perçu comme une défaite par de nombreux Ukrainiens. Ensuite, une « zone économique libre » dans un territoire contesté est une notion floue qui pourrait facilement devenir un nouveau point de friction. Comment garantir que cette zone ne devienne pas simplement un territoire sous influence russe? Comment protéger les habitants qui y vivent? Comment empêcher la Russie d’utiliser cette zone comme tremplin pour de futures agressions? Ces questions restent sans réponse claire, et c’est précisément ce qui rend ce compromis si dangereux.

Le référendum comme échappatoire politique

Face à ces difficultés, Zelenskiy a évoqué une option audacieuse : soumettre le plan de paix à un référendum si les États-Unis ne soutiennent pas la position « forte » de l’Ukraine sur la question territoriale. Mais cette option est conditionnée à l’acceptation par la Russie d’un cessez-le-feu de 60 jours pour permettre à l’Ukraine de préparer et d’organiser le vote. Cette proposition est à la fois intelligente et risquée. Intelligente parce qu’elle transfère la responsabilité de la décision finale au peuple ukrainien, protégeant ainsi Zelenskiy des accusations de trahison s’il accepte un accord défavorable. Risquée parce qu’un référendum dans un pays en guerre, avec des millions de réfugiés et de déplacés, pose d’énormes problèmes logistiques et de légitimité. Comment organiser un vote équitable quand une partie significative de la population vit à l’étranger ou dans des territoires occupés? Comment garantir que le résultat reflète vraiment la volonté du peuple ukrainien?

Zelenskiy a également déclaré qu’il voulait plus de pression appliquée à la Russie, suggérant que les sanctions actuelles et le soutien militaire occidental ne sont pas suffisants pour forcer Moscou à accepter des conditions acceptables pour Kiev. Cette demande met en lumière une tension fondamentale dans les négociations : l’Ukraine veut négocier en position de force, mais elle dépend entièrement du soutien occidental pour maintenir cette force. Si Trump décide de réduire l’aide militaire américaine, comme il l’a suggéré à plusieurs reprises, la position de négociation de l’Ukraine s’effondrera. C’est le dilemme central auquel Zelenskiy est confronté : comment obtenir un accord qui protège les intérêts ukrainiens quand le principal allié de l’Ukraine pourrait à tout moment retirer son soutien? Cette incertitude plane sur toutes les négociations et explique pourquoi Zelenskiy cherche désespérément des garanties de sécurité juridiquement contraignantes.

Un référendum… L’idée semble démocratique, noble même. Laisser le peuple décider de son propre destin. Mais dans la réalité d’une guerre, c’est bien plus compliqué. Comment demander à des gens épuisés par quatre ans de conflit, qui ont perdu des proches, leurs maisons, leur avenir, de décider rationnellement de l’avenir de leur pays? Comment garantir que le vote ne sera pas influencé par la lassitude, par le désir désespéré que ça s’arrête, peu importe le prix? Et surtout, comment accepter qu’un vote puisse légitimer l’abandon de territoires ukrainiens et de citoyens ukrainiens à l’occupation russe? Ces questions me déchirent. Parce que je comprends la logique politique de Zelenskiy, mais je ressens aussi l’injustice profonde de la situation.

Sources

Sources primaires

Reuters – « Russian drones, missiles pound Ukraine before Zelenskiy-Trump meeting » – 27 décembre 2025 – https://www.reuters.com/world/europe/russian-drones-missiles-pound-ukraine-before-zelenskiy-trump-meeting-2025-12-27/

Reuters – « Zelenskiy to discuss land, security guarantees with Trump on Sunday » – 26 décembre 2025

Politico – Déclarations de Volodymyr Zelenskiy sur le plan de paix – 26 décembre 2025

Axios – Interview de Volodymyr Zelenskiy sur les garanties de sécurité – 26 décembre 2025

Interfax-Russia – Déclarations du vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov – 27 décembre 2025

Sources secondaires

BBC News – « Zelensky plans to meet Trump on Sunday for talks on peace deal » – 26 décembre 2025

CNN – « Zelensky says he plans to meet Trump in Florida for peace talks » – 26 décembre 2025

The New York Times – « Zelensky Says He’ll Meet With Trump Soon to Discuss Ukraine Peace Deal » – 26 décembre 2025

Kyiv Independent – « Russia’s mass missile attack targets Kyiv ahead of upcoming Trump-Zelensky meeting » – 27 décembre 2025

Al Jazeera – « Russia-Ukraine war: List of key events, day 1402 » – 27 décembre 2025

Deutsche Welle – « Ukraine updates: Zelenskyy plans to meet Trump on Sunday » – 26 décembre 2025

The Guardian – « Zelenskyy to meet Trump in coming days as US steps up push for Ukraine peace deal » – 26 décembre 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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