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Soixante-deux affrontements en une matinée : l’Ukraine saigne sur deux fronts
Crédit: Adobe Stock

Une ville assiégée par la mort

Pokrovsk est devenue le théâtre d’une violence inouïe. Dix-neuf tentatives d’assaut en une seule matinée. Dix-neuf fois où les forces russes ont jeté leurs hommes contre les positions ukrainiennes. Le porte-parole du 7e Corps de réaction rapide des Forces d’assaut aérien ukrainiennes, Volodymyr Polevyi, a déclaré le 22 décembre que les forces ukrainiennes engagent les forces russes au combat rapproché dans Pokrovsk même. Les Russes ont établi des positions d’opérateurs de drones à l’intérieur de la ville. Ils ciblent les routes et les tunnels pour interdire la logistique ukrainienne. C’est une guerre urbaine, la pire qui soit. Une guerre où chaque rue, chaque bâtiment, chaque cave devient un champ de bataille. Polevyi a rapporté que les forces ukrainiennes ont infligé trois cent soixante-treize pertes russes au cours de la semaine passée, du 15 au 22 décembre. Mille deux cent quarante-trois pertes russes en décembre 2025 dans la zone de responsabilité du corps. Des chiffres vertigineux qui cachent une réalité encore plus terrible.

Les forces ukrainiennes contrôlent le nord de Pokrovsk et peuvent encore effectuer des rotations. Mais pour combien de temps ? Le capitaine Hryhorii Shapoval, porte-parole du Groupe de forces de l’Est ukrainien, a déclaré que les forces russes tentent principalement d’infiltrer les lignes ukrainiennes en petits groupes d’assaut. Ils sont plus actifs sur les abords ouest de Hryshyne. Les Ukrainiens ont repoussé plusieurs assauts russes récents à moto et détruit une concentration massive de véhicules blindés que les Russes prévoyaient d’utiliser pour des assauts mécanisés. Un milblogueur russe a affirmé que les forces russes contrôlent environ trente pour cent de Myrnohrad. Trente pour cent d’une ville. Trente pour cent de vies détruites, de maisons éventrées, de rêves anéantis. L’État-major ukrainien a rapporté le 22 décembre que les forces ukrainiennes ont frappé le dépôt de munitions d’un régiment de fusiliers motorisés russe non spécifié dans Ukrainsk occupé, au sud-est de Pokrovsk.

Pokrovsk me hante. Cette ville que je ne connais pas, que je n’ai jamais visitée, me hante. Parce que Pokrovsk, c’est nous. C’est ce que nous pourrions devenir si la folie s’emparait de nos dirigeants. Pokrovsk, c’est la preuve vivante que la civilisation n’est qu’un vernis fragile. Qu’il suffit de quelques décisions politiques pour transformer une ville paisible en enfer sur terre. Les habitants de Pokrovsk vivaient leurs vies. Ils allaient au travail, ils élevaient leurs enfants, ils faisaient leurs courses. Et puis un jour, la guerre est arrivée. Et maintenant, ils se terrent dans des caves pendant que des obus pleuvent sur leurs têtes. Comment peut-on accepter ça ? Comment peut-on continuer à vivre normalement en sachant que ça existe ?

Les tactiques russes de l’acharnement

Les Russes ont changé de tactique. Ils n’envoient plus de grandes formations blindées qui se font massacrer par l’artillerie et les drones ukrainiens. Non, maintenant ils infiltrent. Petits groupes d’assaut, motos, infiltrations nocturnes. C’est une guerre d’usure, une guerre de patience meurtrière. Le 1er Corps de la Garde nationale Azov et d’autres unités ukrainiennes opérant dans la direction de Pokrovsk ont publié des images le 22 décembre montrant que les forces russes ont mené un assaut mécanisé d’environ la taille d’une compagnie près de Fedorivka, au nord-est de Pokrovsk. Les Ukrainiens ont détruit au moins huit chars, dix-huit véhicules de combat d’infanterie, cinq transporteurs de troupes blindés et onze motos. Une hécatombe. Mais les Russes continuent. Ils continuent parce qu’ils ont les hommes, les ressources, la volonté politique. Ils continuent parce que pour eux, Pokrovsk est devenu un objectif obsessionnel.

Un milblogueur russe rapportant sur le Groupement de forces occidental a affirmé le 21 décembre que les forces russes ont remplacé le commandant du 272e Régiment de fusiliers motorisés de la 47e Division de chars en raison du manque de progrès vers la prise de Pishchane et Kurylivka. Le commandement militaire russe a ordonné au nouveau commandant de s’emparer de ces localités avant le 1er janvier 2026. Une deadline. Comme si la guerre était une question de calendrier. Le milblogueur a affirmé que les forces russes opérant dans la zone font face à une grave pénurie de composants et d’équipements de drones, limitant la logistique par drones. Les Russes manquent de drones, de personnel et d’équipement pour s’emparer rapidement de Pishchane et Kurylivka. Mais ils essaient quand même. Ils essaient parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que l’échec n’est pas une option dans l’armée russe.

Cette obsession russe pour Pokrovsk me fascine et me terrifie à la fois. C’est comme regarder un train foncer vers un mur. On sait que ça va mal finir, mais on ne peut pas détourner les yeux. Les Russes jettent leurs hommes dans cette bataille comme on jette du bois dans un feu. Ils remplacent les commandants qui échouent, ils fixent des deadlines impossibles, ils continuent à attaquer malgré les pertes effroyables. Pourquoi ? Pour quoi ? Pour prouver quoi ? Que la Russie peut prendre une ville ukrainienne ? Qu’elle peut plier l’Ukraine à sa volonté ? Mais à quel prix ? Combien de jeunes Russes doivent mourir pour satisfaire l’ego de leurs dirigeants ? Combien de familles russes doivent pleurer leurs fils pour que Poutine puisse dire qu’il a gagné ?

Sources

Sources primaires

État-major général des Forces armées d’Ukraine, rapport de situation du 27 décembre 2025, 16h00 heure locale, publié via Ukrinform et UNN. Institute for the Study of War (ISW), évaluation de la campagne offensive russe du 22 décembre 2025, publié le 22 décembre 2025. Déclarations du porte-parole du 7e Corps de réaction rapide des Forces d’assaut aérien ukrainiennes, Volodymyr Polevyi, du 22 décembre 2025. Déclarations du capitaine Hryhorii Shapoval, porte-parole du Groupe de forces de l’Est ukrainien, du 22 décembre 2025. Déclarations du colonel Viktor Trehubov, porte-parole de la Force opérationnelle conjointe ukrainienne, du 22 décembre 2025.

Sources secondaires

Ukrinform, article « War update: 62 clashes on front line since morning, most active Pokrovsk, Kostiantynivka sectors », publié le 27 décembre 2025. Ukrainian National News (UNN), article « 62 combat engagements recorded at the front on December 27: fighting continues », publié le 27 décembre 2025. Institute for the Study of War (ISW), analyses quotidiennes de la campagne offensive russe, décembre 2025. Financial Times, article sur les rapports erronés fournis au président Poutine, publié le 22 décembre 2025. Washington Post, article sur la situation économique russe, publié le 22 décembre 2025. Déclarations du vice-président américain JD Vance sur les négociations, du 22 décembre 2025. Déclarations du président ukrainien Volodymyr Zelensky sur l’état des négociations, du 22 décembre 2025.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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