Une ville assiégée par la mort
Pokrovsk est devenue le théâtre d’une violence inouïe. Dix-neuf tentatives d’assaut en une seule matinée. Dix-neuf fois où les forces russes ont jeté leurs hommes contre les positions ukrainiennes. Le porte-parole du 7e Corps de réaction rapide des Forces d’assaut aérien ukrainiennes, Volodymyr Polevyi, a déclaré le 22 décembre que les forces ukrainiennes engagent les forces russes au combat rapproché dans Pokrovsk même. Les Russes ont établi des positions d’opérateurs de drones à l’intérieur de la ville. Ils ciblent les routes et les tunnels pour interdire la logistique ukrainienne. C’est une guerre urbaine, la pire qui soit. Une guerre où chaque rue, chaque bâtiment, chaque cave devient un champ de bataille. Polevyi a rapporté que les forces ukrainiennes ont infligé trois cent soixante-treize pertes russes au cours de la semaine passée, du 15 au 22 décembre. Mille deux cent quarante-trois pertes russes en décembre 2025 dans la zone de responsabilité du corps. Des chiffres vertigineux qui cachent une réalité encore plus terrible.
Les forces ukrainiennes contrôlent le nord de Pokrovsk et peuvent encore effectuer des rotations. Mais pour combien de temps ? Le capitaine Hryhorii Shapoval, porte-parole du Groupe de forces de l’Est ukrainien, a déclaré que les forces russes tentent principalement d’infiltrer les lignes ukrainiennes en petits groupes d’assaut. Ils sont plus actifs sur les abords ouest de Hryshyne. Les Ukrainiens ont repoussé plusieurs assauts russes récents à moto et détruit une concentration massive de véhicules blindés que les Russes prévoyaient d’utiliser pour des assauts mécanisés. Un milblogueur russe a affirmé que les forces russes contrôlent environ trente pour cent de Myrnohrad. Trente pour cent d’une ville. Trente pour cent de vies détruites, de maisons éventrées, de rêves anéantis. L’État-major ukrainien a rapporté le 22 décembre que les forces ukrainiennes ont frappé le dépôt de munitions d’un régiment de fusiliers motorisés russe non spécifié dans Ukrainsk occupé, au sud-est de Pokrovsk.
Pokrovsk me hante. Cette ville que je ne connais pas, que je n’ai jamais visitée, me hante. Parce que Pokrovsk, c’est nous. C’est ce que nous pourrions devenir si la folie s’emparait de nos dirigeants. Pokrovsk, c’est la preuve vivante que la civilisation n’est qu’un vernis fragile. Qu’il suffit de quelques décisions politiques pour transformer une ville paisible en enfer sur terre. Les habitants de Pokrovsk vivaient leurs vies. Ils allaient au travail, ils élevaient leurs enfants, ils faisaient leurs courses. Et puis un jour, la guerre est arrivée. Et maintenant, ils se terrent dans des caves pendant que des obus pleuvent sur leurs têtes. Comment peut-on accepter ça ? Comment peut-on continuer à vivre normalement en sachant que ça existe ?
Les tactiques russes de l’acharnement
Les Russes ont changé de tactique. Ils n’envoient plus de grandes formations blindées qui se font massacrer par l’artillerie et les drones ukrainiens. Non, maintenant ils infiltrent. Petits groupes d’assaut, motos, infiltrations nocturnes. C’est une guerre d’usure, une guerre de patience meurtrière. Le 1er Corps de la Garde nationale Azov et d’autres unités ukrainiennes opérant dans la direction de Pokrovsk ont publié des images le 22 décembre montrant que les forces russes ont mené un assaut mécanisé d’environ la taille d’une compagnie près de Fedorivka, au nord-est de Pokrovsk. Les Ukrainiens ont détruit au moins huit chars, dix-huit véhicules de combat d’infanterie, cinq transporteurs de troupes blindés et onze motos. Une hécatombe. Mais les Russes continuent. Ils continuent parce qu’ils ont les hommes, les ressources, la volonté politique. Ils continuent parce que pour eux, Pokrovsk est devenu un objectif obsessionnel.
Un milblogueur russe rapportant sur le Groupement de forces occidental a affirmé le 21 décembre que les forces russes ont remplacé le commandant du 272e Régiment de fusiliers motorisés de la 47e Division de chars en raison du manque de progrès vers la prise de Pishchane et Kurylivka. Le commandement militaire russe a ordonné au nouveau commandant de s’emparer de ces localités avant le 1er janvier 2026. Une deadline. Comme si la guerre était une question de calendrier. Le milblogueur a affirmé que les forces russes opérant dans la zone font face à une grave pénurie de composants et d’équipements de drones, limitant la logistique par drones. Les Russes manquent de drones, de personnel et d’équipement pour s’emparer rapidement de Pishchane et Kurylivka. Mais ils essaient quand même. Ils essaient parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que l’échec n’est pas une option dans l’armée russe.
Cette obsession russe pour Pokrovsk me fascine et me terrifie à la fois. C’est comme regarder un train foncer vers un mur. On sait que ça va mal finir, mais on ne peut pas détourner les yeux. Les Russes jettent leurs hommes dans cette bataille comme on jette du bois dans un feu. Ils remplacent les commandants qui échouent, ils fixent des deadlines impossibles, ils continuent à attaquer malgré les pertes effroyables. Pourquoi ? Pour quoi ? Pour prouver quoi ? Que la Russie peut prendre une ville ukrainienne ? Qu’elle peut plier l’Ukraine à sa volonté ? Mais à quel prix ? Combien de jeunes Russes doivent mourir pour satisfaire l’ego de leurs dirigeants ? Combien de familles russes doivent pleurer leurs fils pour que Poutine puisse dire qu’il a gagné ?
Kostiantynivka : l'autre front de l'horreur
Douze assauts en une matinée
Si Pokrovsk concentre l’attention, Kostiantynivka n’est pas en reste. Douze attaques russes en une seule matinée. Douze fois où les défenseurs ukrainiens ont dû repousser l’ennemi. Les assauts ont visé Kostiantynivka elle-même, Oleksandro-Shultyne, Pleshchiivka, et se sont dirigés vers Sofiivka et Stepanivka. Trois affrontements continuaient encore au moment du rapport de l’État-major. Trois zones où la mort rôde, où les balles sifflent, où les obus explosent. Des images géolocalisées publiées le 22 décembre indiquent que les forces russes ont récemment avancé au sud-est de Stepanivka, au sud-ouest de Kostiantynivka. Une avancée. Quelques centaines de mètres peut-être. Mais chaque mètre gagné par les Russes est un mètre perdu par les Ukrainiens. Chaque mètre représente du sang versé, des vies brisées.
Les milblogueurs russes ont affirmé que les forces russes ont pris Orikhovo-Vasylivka, au nord-est de Kostiantynivka, et ont avancé à l’est de Kostiantynivka, au nord d’Orikhovo-Vasylivka, au nord d’Oleksandro-Kalynove au sud de Kostiantynivka, à l’ouest de Pleshchiivka au sud-est de Kostiantynivka, et au sud de Novopavlivka au sud-ouest de Druzhkivka. Des affirmations non confirmées, mais qui montrent l’ampleur de l’offensive russe dans ce secteur. Les forces russes ont attaqué près de Kostiantynivka elle-même, au nord de Kostiantynivka près de Virolyubivka, au nord-est de Kostiantynivka près de Minkivka et Orikhovo-Vasylivka, à l’est de Kostiantynivka près d’Oleksandro-Shultyne, au sud-est de Kostiantynivka près de Pleshchiivka, Shcherbynivka et Kleban-Byk, au sud-ouest de Kostiantynivka vers Stepanivka, au sud de Druzhkivka près de Rusyn Yar, et au sud-ouest de Druzhkivka près de Sofiivka les 21 et 22 décembre.
Kostiantynivka. Un autre nom à ajouter à la liste macabre. Un autre endroit où l’humanité montre son visage le plus sombre. Douze attaques. Douze. Comment les défenseurs ukrainiens tiennent-ils ? Comment font-ils pour ne pas craquer sous la pression ? Je pense à eux, dans leurs tranchées, dans leurs positions fortifiées. Je pense à la peur qui doit les étreindre chaque fois qu’ils entendent le sifflement d’un obus. Je pense à l’épuisement, à la faim, au froid. Et pourtant, ils tiennent. Ils tiennent parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que derrière eux, il y a leurs familles, leurs amis, leur pays. Ils tiennent parce que céder signifierait la fin de tout ce qu’ils connaissent.
Une guerre d’usure sans fin
Un officier d’une unité de drones ukrainienne opérant dans la direction de Lyman a rapporté le 22 décembre que les forces russes profitent des mauvaises conditions météorologiques pour avancer vers Lyman et Svyatohirsk, au nord-ouest de Lyman, pour se mettre à portée de frappe de Kramatorsk et Sloviansk. Les Russes sont patients. Ils attendent le bon moment, les bonnes conditions. Ils avancent mètre par mètre, village par village. Un milblogueur russe a affirmé le 22 décembre que les forces russes ne contrôlent pas complètement Predtechyne, à l’est de Kostiantynivka. Pas complètement. Cela signifie qu’il y a encore des poches de résistance ukrainienne. Des hommes qui refusent d’abandonner, qui continuent à se battre même quand tout semble perdu. Des opérateurs de drones FPV du 103e Régiment de fusiliers motorisés de la 150e Division de fusiliers motorisés russe frappent des militaires ukrainiens à l’ouest d’Ivanopillya, au sud-est de Kostiantynivka, au nord du réservoir de Kleban-Byk, au sud de Kostiantynivka, et à l’ouest de Pleshchiivka.
La guerre moderne, c’est ça. Des drones qui survolent le champ de bataille, qui repèrent les cibles, qui guident les frappes. Une guerre où la technologie amplifie l’horreur. Des opérateurs de drones FPV du Centre Rubikon pour les technologies de drones avancés frappent des forces ukrainiennes près de Rozkishne, à l’ouest de Kostiantynivka. Les forces russes ont attaqué à l’est de Dobropillya près de Shakhove et Nove Shakhove et au sud-est de Dobropillya près de Zapovidne et Dorozhnie les 21 et 22 décembre. Partout, tout le temps, les attaques continuent. C’est une guerre d’usure. Une guerre où celui qui tiendra le plus longtemps gagnera. Mais à quel prix ? Combien de morts faudra-t-il avant que quelqu’un dise stop ? Combien de villes détruites, combien de vies brisées avant que la raison l’emporte ?
Cette guerre d’usure me révolte. Parce que c’est une guerre sans honneur, sans gloire. C’est une guerre où on compte les morts comme on compte les points dans un jeu. Une guerre où les généraux déplacent des pions sur des cartes pendant que les soldats meurent dans la boue. Une guerre où la victoire se mesure en mètres carrés de territoire conquis, en villages détruits, en populations déplacées. Il n’y a rien de noble là-dedans. Rien de glorieux. C’est juste de la boucherie industrielle. Et le pire, c’est qu’on s’y habitue. On lit les rapports, on voit les chiffres, et on passe à autre chose. Comme si c’était normal. Comme si c’était acceptable.
Les autres fronts : une guerre totale
De Koupiansk à Huliaipole
La guerre ne se limite pas à Pokrovsk et Kostiantynivka. Elle fait rage sur tout le front. Dans la direction de Koupiansk, les défenseurs ukrainiens ont repoussé deux attaques ennemies vers Petropavlivka et Pishchane. Le colonel Viktor Trehubov, porte-parole de la Force opérationnelle conjointe ukrainienne, a déclaré le 22 décembre que les forces ukrainiennes continuent de nettoyer les forces russes encerclées restantes à Kupyansk. Trehubov a déclaré que les forces russes ne peuvent pas approvisionner suffisamment les forces russes restantes à Kupyansk, qui sont sans nourriture et à court d’armes et de munitions. Des hommes piégés, affamés, désespérés. Mais qui continuent à se battre parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. Un milblogueur russe a critiqué les sources d’information officielles du ministère russe de la Défense le 21 décembre, affirmant que le ministère a annoncé prématurément la capture de Kupyansk, ce qui a causé des pertes inutiles et de l’embarras.
Dans la direction de Lyman, l’armée russe a attaqué six fois près de Serednie, Novoselivka, et vers Druzheliubivka, Stavky, Drobysheve. Les forces ukrainiennes ont déjà stoppé deux tentatives d’avancée ennemie. Quatre combats continuent. Dans la direction de Sloviansk, une bataille fait rage près de Serebrianka. Une brigade ukrainienne opérant dans la direction de Siversk a rapporté que les forces russes attaquent Serebryanka avec de petits groupes d’infanterie et ont récemment tenté sans succès d’utiliser des véhicules blindés pour transporter de l’infanterie vers les positions ukrainiennes dans la zone pour un assaut. La brigade a rapporté que les forces russes tentent d’envoyer des renforts à travers la rivière Siverskyi Donets depuis la zone forestière de Serebryanske et que les forces ukrainiennes ont détruit deux bateaux russes entre le 20 et le 22 décembre. Deux bateaux. Combien d’hommes à bord ? Dix ? Vingt ? Tous morts noyés ou déchiquetés par les explosions.
Chaque front raconte la même histoire. Des hommes qui se battent, qui meurent, qui souffrent. Koupiansk, Lyman, Sloviansk, Serebrianka… autant de noms qui résonnent comme des cimetières. Autant d’endroits où l’espoir s’est éteint. Je pense à ces soldats russes encerclés à Kupyansk, sans nourriture, sans munitions. Je pense à leur désespoir. Et je me demande : pourquoi ? Pourquoi sont-ils là ? Qu’est-ce qu’ils défendent ? L’honneur de la Russie ? La gloire de Poutine ? Leur propre survie ? Probablement juste leur survie. Parce qu’au final, c’est tout ce qui reste quand on est au fond du trou. La volonté de survivre un jour de plus.
Huliaipole et Zaporizhia : la guerre continue
Dans la direction de Huliaipole, les défenseurs ukrainiens ont déjà stoppé trois tentatives d’avancée ennemie près de Huliaipole et Bilohirya. Trois affrontements continuent encore. Les forces russes ont attaqué près et dans Huliaipole même, au nord-ouest de Huliaipole vers Ternuvate, au nord de Huliaipole près d’Andriivka, Radisne et Dobropillya et vers Bratske, Zelene, Herasymivka et Varvarivka, et au nord-est de Huliaipole près de Pryvilne, Zlahoda, Solodke et Rybne les 21 et 22 décembre. Des milblogueurs russes ont affirmé que les forces ukrainiennes ont contre-attaqué dans Huliaipole et Andriivka et près de Bratske. Des contre-attaques. Les Ukrainiens ne se contentent pas de défendre. Ils attaquent aussi. Ils reprennent du terrain, mètre par mètre. Dans la direction d’Orikhiv, les forces ukrainiennes ont repoussé une attaque ennemie près de Shcherbaky. Les forces russes ont attaqué à l’ouest d’Orikhiv près de Novoandriivka, Shcherbaky, Mali Shcherbaky, Stepove, Kamyanske, Plavni, Stepnohirsk, Lukyanivske et Prymorske et vers Pavlivka et Novoyakovlivka les 21 et 22 décembre.
Dans la direction de Prydniprovske, les forces ukrainiennes ont repoussé deux attaques ennemies près du pont Antonivskyi. Deux attaques. Deux tentatives russes de franchir le Dniepr. Deux échecs. Mais les Russes reviendront. Ils reviennent toujours. L’État-major ukrainien a rapporté le 22 décembre que les forces ukrainiennes ont frappé un entrepôt de drones Shahed et un site de lancement près de la ville occupée de Donetsk pendant la nuit. Les Ukrainiens ne se contentent pas de défendre. Ils frappent aussi en profondeur, ils détruisent les capacités russes, ils perturbent la logistique ennemie. C’est une guerre totale, une guerre où chaque camp utilise tous les moyens à sa disposition. Une guerre sans pitié, sans merci.
Huliaipole, Orikhiv, le pont Antonivskyi… la guerre est partout. Elle s’étend sur des centaines de kilomètres, elle touche des dizaines de villes et de villages. Et partout, c’est la même chose. Des hommes qui se battent, qui meurent, qui souffrent. Des civils qui fuient, qui se cachent, qui prient pour que les obus ne tombent pas sur leur maison. Cette guerre n’a pas de fin. Elle continue, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. Et personne ne sait quand elle s’arrêtera. Personne ne sait combien de morts il faudra encore avant que quelqu’un dise stop.
Les frappes ukrainiennes : la riposte
Frapper en profondeur
Les Ukrainiens ne se contentent pas de défendre. Ils frappent aussi. Dans la nuit du 21 au 22 décembre, les forces ukrainiennes ont poursuivi leur campagne de frappes à longue portée contre l’infrastructure pétrolière russe. Des images géolocalisées publiées le 22 décembre montrent de la fumée s’élevant en direction du port de Taman, dans le kraï de Krasnodar. L’État-major ukrainien a rapporté le 22 décembre que les forces ukrainiennes ont frappé le terminal pétrolier Tamanneftegaz dans le kraï de Krasnodar. L’État-major ukrainien a rapporté que le terminal pétrolier Tamanneftegaz est impliqué dans l’expédition de pétrole brut, de produits pétroliers et de gaz d’hydrocarbures liquéfiés. L’État-major ukrainien a rapporté que les frappes ont endommagé le pipeline, deux quais et deux navires, et ont causé un incendie de plus de mille mètres carrés. Mille mètres carrés de flammes. Une boule de feu visible à des kilomètres à la ronde.
Le quartier général opérationnel du kraï de Krasnodar a affirmé que des débris de drones ont endommagé un pipeline dans un terminal non spécifié du kraï de Krasnodar. Les Russes minimisent toujours les dégâts. C’est leur stratégie. Mais les images ne mentent pas. Les flammes ne mentent pas. L’État-major ukrainien a également rapporté le 22 décembre qu’il a frappé un entrepôt de drones Shahed et un site de lancement près de la ville occupée de Donetsk pendant la nuit. Les Ukrainiens ciblent les capacités russes. Ils détruisent les drones avant qu’ils ne puissent être lancés. Ils perturbent la logistique russe. C’est une guerre asymétrique. Les Ukrainiens ne peuvent pas égaler la puissance de feu russe, alors ils frappent là où ça fait mal. Ils frappent les infrastructures, la logistique, les dépôts de munitions.
Ces frappes ukrainiennes me donnent de l’espoir. Parce qu’elles montrent que l’Ukraine ne se contente pas de subir. Elle riposte. Elle frappe en profondeur. Elle montre aux Russes que la guerre a un coût. Que chaque jour de cette guerre coûte cher à la Russie. En argent, en matériel, en vies humaines. Ces frappes sur les terminaux pétroliers, sur les dépôts de drones, sur les bases militaires… ce sont des coups portés au cœur de la machine de guerre russe. Et ça compte. Ça compte parce que ça montre que l’Ukraine n’abandonnera pas. Qu’elle continuera à se battre, à résister, à frapper. Jusqu’à la victoire ou jusqu’à la mort.
La guerre des drones
La guerre moderne, c’est aussi la guerre des drones. Les forces russes ont lancé une série de frappes de drones ciblant les transports et les infrastructures critiques ukrainiennes dans la nuit du 21 au 22 décembre. L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces russes ont lancé quatre-vingt-six drones de type Shahed, de type Gerbera et d’autres drones de frappe depuis les directions de la ville d’Oryol, Millerovo dans l’oblast de Rostov, Primorsko-Akhtarsk dans le kraï de Krasnodar, l’oblast occupé de Donetsk et le cap Chauda occupé en Crimée. Quatre-vingt-six drones. Quatre-vingt-six engins de mort lancés contre l’Ukraine. L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces ukrainiennes ont abattu cinquante-huit drones au-dessus du nord, du sud et de l’est de l’Ukraine à partir de huit heures trente, heure locale. Cinquante-huit drones détruits. Mais vingt-six ont atteint leurs cibles.
L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que vingt-six drones ont frappé douze endroits en Ukraine et que des débris de drones sont tombés dans un endroit non spécifié. Le vice-ministre ukrainien de l’Énergie, Roman Andarak, a rapporté que les forces russes ont ciblé des infrastructures énergétiques dans les oblasts d’Odessa, Zaporizhia, Donetsk, Dnipropetrovsk et Zhytomyr. Des responsables ukrainiens ont rapporté que les forces russes ont ciblé des infrastructures civiles et administratives à Kryvyi Rih et ont endommagé des infrastructures énergétiques et un entrepôt agricole dans la ville d’Odessa et l’oblast d’Odessa, causant des coupures de courant et blessant un civil. Un civil blessé. Un de plus. Un de trop. Le service d’urgence ukrainien a rapporté le 22 décembre que les forces russes ont frappé des infrastructures énergétiques et de transport dans l’oblast de Zhytomyr avec des drones, blessant quatre travailleurs d’Ukrzaliznytsia, les chemins de fer ukrainiens.
Quatre-vingt-six drones. Quatre-vingt-six. C’est une armada. Une armada de mort qui s’abat sur l’Ukraine chaque nuit. Et les Ukrainiens doivent les abattre. Un par un. Cinquante-huit détruits, c’est bien. Mais vingt-six ont passé. Vingt-six ont frappé leurs cibles. Vingt-six ont causé des dégâts, des blessés, peut-être des morts. Cette guerre des drones, c’est l’avenir de la guerre. Des machines qui tuent d’autres machines, et parfois des humains. Des opérateurs assis devant des écrans qui appuient sur des boutons et qui tuent des gens à des centaines de kilomètres de distance. C’est propre, c’est efficace, c’est terrifiant. Parce que ça déshumanise la guerre. Ça la transforme en jeu vidéo. Et on oublie que derrière chaque cible détruite, il y a des vies brisées.
Les pertes humaines : le prix du sang
Des chiffres qui cachent des tragédies
Les chiffres sont vertigineux. Le porte-parole du 7e Corps de réaction rapide des Forces d’assaut aérien ukrainiennes, Volodymyr Polevyi, a rapporté le 22 décembre que les forces ukrainiennes ont infligé trois cent soixante-treize pertes russes au cours de la semaine passée, du 15 au 22 décembre. Trois cent soixante-treize. Trois cent soixante-treize hommes qui ne rentreront pas chez eux. Trois cent soixante-treize familles qui pleureront. Mille deux cent quarante-trois pertes russes en décembre 2025 dans la zone de responsabilité du corps. Mille deux cent quarante-trois. En un mois. Un seul mois. Et ce ne sont que les pertes dans une seule zone de responsabilité. Combien au total sur tout le front ? Combien de Russes sont morts en décembre ? Combien d’Ukrainiens ? Les chiffres exacts, personne ne les connaît. Mais ils sont énormes. Terrifiants.
Le 1er Corps de la Garde nationale Azov et d’autres unités ukrainiennes opérant dans la direction de Pokrovsk ont publié des images le 22 décembre montrant que les forces russes ont mené un assaut mécanisé d’environ la taille d’une compagnie près de Fedorivka, au nord-est de Pokrovsk. Les Ukrainiens ont détruit au moins huit chars, dix-huit véhicules de combat d’infanterie, cinq transporteurs de troupes blindés et onze motos. Combien d’hommes dans ces véhicules ? Cinquante ? Cent ? Tous morts ou blessés. Une compagnie entière anéantie en quelques heures. C’est ça, la réalité de cette guerre. Des unités entières qui disparaissent. Des hommes qui partent au combat le matin et qui ne reviennent jamais. Des familles qui attendent des nouvelles qui ne viendront jamais. Des mères qui pleurent leurs fils. Des épouses qui pleurent leurs maris. Des enfants qui grandissent sans père.
Ces chiffres me donnent la nausée. Trois cent soixante-treize pertes en une semaine. Mille deux cent quarante-trois en un mois. Et ce ne sont que les pertes russes dans une seule zone. Combien au total ? Cinq mille ? Dix mille ? Plus ? Et les Ukrainiens ? Combien de soldats ukrainiens sont morts en décembre ? Combien de civils ? On ne le saura jamais vraiment. Parce que dans la guerre, les chiffres sont toujours approximatifs. Toujours sous-estimés. Toujours manipulés. Mais une chose est sûre : chaque chiffre représente une vie. Une vie unique, irremplaçable. Une vie qui avait des rêves, des espoirs, des projets. Une vie qui a été fauchée par la folie de cette guerre.
Les blessés : les oubliés de la guerre
On parle beaucoup des morts. Mais qu’en est-il des blessés ? Combien de soldats russes et ukrainiens ont été blessés en décembre ? Combien ont perdu un bras, une jambe, un œil ? Combien sont défigurés à vie ? Combien souffrent de traumatismes psychologiques qui ne guériront jamais ? Les blessés, ce sont les oubliés de la guerre. On ne les compte pas dans les statistiques. On ne parle pas d’eux dans les médias. Mais ils sont là. Des milliers. Des dizaines de milliers peut-être. Des hommes qui survivent mais qui ne vivront plus jamais normalement. Des hommes qui porteront les cicatrices de cette guerre jusqu’à leur mort. Des hommes qui se réveilleront en hurlant chaque nuit, hantés par les images de ce qu’ils ont vu, de ce qu’ils ont fait, de ce qu’ils ont subi.
Et les civils ? Combien de civils ont été blessés en décembre ? Combien d’enfants ont perdu un parent ? Combien de femmes ont été violées ? Combien de personnes âgées sont mortes de froid dans leurs caves parce que l’électricité a été coupée ? Combien de malades sont morts faute de soins ? La guerre ne tue pas que sur le champ de bataille. Elle tue partout. Dans les hôpitaux qui manquent de médicaments. Dans les maisons qui n’ont plus de chauffage. Dans les rues où les obus tombent au hasard. La guerre, c’est la mort qui s’installe, qui devient quotidienne, banale. C’est l’horreur qui devient normale. Et c’est peut-être ça le pire. Qu’on s’habitue. Qu’on accepte. Qu’on continue à vivre comme si de rien n’était pendant que des gens meurent à quelques centaines de kilomètres de nous.
Les blessés me hantent plus que les morts. Parce que les morts, au moins, ne souffrent plus. Mais les blessés, eux, ils vont souffrir toute leur vie. Ils vont porter les stigmates de cette guerre jusqu’à leur dernier souffle. Je pense à ces soldats amputés qui devront réapprendre à marcher, à vivre. Je pense à ces hommes défigurés qui ne pourront plus se regarder dans un miroir sans voir l’horreur. Je pense à ces traumatisés qui ne pourront plus dormir sans faire des cauchemars. Et je me demande : qui va s’occuper d’eux ? Qui va les aider à reconstruire leur vie ? Qui va les écouter quand ils auront besoin de parler ? La société les oubliera. Comme elle oublie toujours les blessés de guerre. Parce qu’ils nous rappellent trop ce que nous préférons ignorer : que la guerre détruit tout, même ceux qui survivent.
Les civils pris au piège : témoins silencieux de l'horreur
Vivre sous les bombes
Pendant que les soldats se battent sur le front, les civils survivent comme ils peuvent. À Pokrovsk, à Kostiantynivka, dans tous ces villages et villes bombardés, des gens ordinaires essaient de continuer à vivre. Ils se cachent dans des caves quand les sirènes retentissent. Ils courent chercher de l’eau quand il y a une accalmie. Ils font la queue pendant des heures pour obtenir du pain, des médicaments, du carburant. Ils vivent dans la peur constante. La peur qu’un obus tombe sur leur maison. La peur de perdre un proche. La peur de mourir. Cette peur, elle est là, tout le temps, comme une présence oppressante qui ne les quitte jamais. Les enfants ne vont plus à l’école. Ils passent leurs journées dans des abris souterrains, à jouer avec ce qu’ils ont, à essayer d’oublier le bruit des explosions. Certains ne connaissent que ça. La guerre. Ils sont nés dedans. Ils grandissent dedans. Pour eux, c’est normal. Et c’est peut-être ça le plus terrible.
Les personnes âgées, elles, refusent souvent de partir. Elles sont nées dans ces villages, elles y ont passé toute leur vie. Partir, ce serait abandonner tout ce qu’elles connaissent. Alors elles restent. Elles restent malgré les bombardements, malgré le danger, malgré tout. Elles cultivent leur potager entre deux alertes aériennes. Elles nourrissent leurs poules, leurs chèvres. Elles essaient de maintenir une apparence de normalité dans ce chaos. Mais la normalité n’existe plus. Elle a disparu le jour où la guerre est arrivée. Maintenant, il n’y a que la survie. Jour après jour. Heure après heure. Les civils de Pokrovsk qui n’ont pas encore évacué vivent dans des conditions épouvantables. Pas d’électricité la plupart du temps. Pas de chauffage. Pas d’eau courante. Ils font fondre de la neige pour avoir de l’eau. Ils se chauffent avec ce qu’ils trouvent. Ils mangent ce qu’ils peuvent. Et ils attendent. Ils attendent que ça s’arrête. Mais ça ne s’arrête pas.
Les civils. On les oublie trop souvent. On parle des soldats, des batailles, des stratégies militaires. Mais les civils ? Qui parle d’eux ? Qui raconte leur histoire ? Ces gens qui n’ont rien demandé, qui se retrouvent pris au piège d’une guerre qui n’est pas la leur. Ces enfants qui ne connaîtront jamais une enfance normale. Ces personnes âgées qui meurent seules dans leurs maisons bombardées. Ces familles qui se serrent les unes contre les autres dans des caves humides en priant pour que les obus ne tombent pas sur eux. Ils sont les vraies victimes de cette guerre. Les victimes innocentes. Et personne ne les voit. Personne ne les entend. Ils souffrent en silence. Et nous, nous continuons à vivre nos vies confortables en les ignorant.
Les évacuations : fuir ou mourir
Les autorités ukrainiennes organisent des évacuations. Des bus arrivent dans les villages menacés. Les soldats frappent aux portes. Ils supplient les gens de partir. Mais beaucoup refusent. Ils ne veulent pas abandonner leur maison, leurs animaux, leur vie. Alors ils restent. Et parfois, ils meurent. Ceux qui acceptent de partir vivent un déchirement terrible. Ils montent dans les bus avec une valise, parfois juste un sac. Ils laissent tout derrière eux. Leur maison, leurs meubles, leurs souvenirs. Toute une vie abandonnée en quelques minutes. Dans les bus, c’est le silence. Un silence lourd, pesant. Le silence de ceux qui savent qu’ils ne reviendront peut-être jamais. Le silence de ceux qui ont tout perdu. Les enfants pleurent. Les adultes regardent par la fenêtre, les yeux vides. Ils voient défiler leur village, leur ville, leur vie. Et ils savent que rien ne sera plus jamais pareil.
Les évacuations se font souvent sous le feu. Les convois sont bombardés. Les civils meurent en essayant de fuir. C’est une loterie macabre. Partir ou rester ? Les deux options sont dangereuses. Les deux peuvent être fatales. Alors les gens choisissent. Certains partent. D’autres restent. Et tous espèrent avoir fait le bon choix. Les corridors humanitaires sont censés être sûrs. Mais ils ne le sont pas toujours. Les Russes les bombardent parfois. Délibérément ou par erreur, peu importe. Le résultat est le même. Des civils morts. Des familles détruites. Des vies brisées. Les organisations humanitaires font ce qu’elles peuvent. Elles distribuent de la nourriture, de l’eau, des médicaments. Elles évacuent les blessés. Elles essaient de sauver des vies. Mais c’est une goutte d’eau dans l’océan. Les besoins sont immenses. Les ressources limitées. Et la guerre continue.
Ces évacuations me déchirent. Parce qu’elles montrent l’absurdité de cette guerre. Des gens qui doivent fuir leur propre maison pour survivre. Des familles séparées. Des vies détruites. Et pour quoi ? Pour des ambitions politiques ? Pour des considérations géostratégiques ? Pour l’ego d’un dictateur ? Non, rien ne justifie ça. Rien ne justifie qu’on force des gens à abandonner leur vie, leur maison, tout ce qu’ils ont construit. Rien ne justifie qu’on les mette face à ce choix impossible : partir et tout perdre, ou rester et risquer de mourir. C’est inhumain. C’est cruel. C’est inacceptable. Et pourtant, ça continue. Jour après jour. Évacuation après évacuation. Vie brisée après vie brisée.
Le contexte géopolitique : une guerre sans fin
Les négociations dans l’impasse
Pendant que les hommes meurent sur le front, les diplomates négocient. Ou du moins, ils essaient. Le vice-président américain JD Vance a déclaré le 22 décembre que les négociations n’ont pas encore résolu les questions concernant l’avenir des parties de l’oblast de Donetsk contrôlées par l’Ukraine, le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporizhia occupée par les Russes, le statut des civils ukrainiens dans les territoires occupés par la Russie et des Russes ethniques en Ukraine, et la reconstruction d’après-guerre de l’Ukraine. Vance a observé que la Russie veut vraiment contrôler tout l’oblast de Donetsk, une demande qui, selon Vance, poserait compréhensiblement un problème de sécurité majeur pour l’Ukraine et prendrait aux forces russes un an ou plus à réaliser militairement. Un an ou plus. Un an de guerre supplémentaire. Un an de morts supplémentaires. Un an de souffrances supplémentaires.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré le 22 décembre que les délégations ukrainienne et américaine ont achevé quatre-vingt-dix pour cent des premiers développements dans les négociations et ont un plan concret mais non finalisé de vingt points. Zelensky a déclaré que le plan comprend un document sur les garanties de sécurité avec des clauses secrètes et des détails sur le soutien militaire d’après-guerre pour l’armée ukrainienne que le Sénat américain devrait ratifier. Quatre-vingt-dix pour cent. Cela semble beaucoup. Mais les dix pour cent restants sont probablement les plus difficiles. Les plus cruciaux. Ceux sur lesquels tout peut basculer. La Russie a rejeté un cessez-le-feu temporaire proposé par les États-Unis. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a déclaré que la position de la Russie est claire et que la Russie ne soutient pas un cessez-le-feu temporaire. Riabkov a appelé à un cessez-le-feu permanent dans le cadre d’un accord qui élimine les causes profondes présumées de la guerre.
Ces négociations me désespèrent. Parce qu’elles montrent à quel point les positions sont figées. Les Russes veulent tout l’oblast de Donetsk. Les Ukrainiens ne veulent rien céder. Les Américains essaient de trouver un compromis. Mais quel compromis est possible quand les deux camps ont des exigences incompatibles ? Quel compromis est acceptable quand il s’agit de la souveraineté d’un pays ? Les Ukrainiens devraient-ils céder une partie de leur territoire pour avoir la paix ? Mais quelle paix ? Une paix qui permettrait aux Russes de se réarmer et de recommencer dans quelques années ? Non, il n’y a pas de solution facile. Il n’y a que des choix impossibles. Et pendant que les diplomates discutent, les soldats meurent.
La Russie et ses mensonges
Le Financial Times a rapporté le 22 décembre que deux responsables non spécifiés ont déclaré que les autorités militaires et de sécurité russes donnent régulièrement à Poutine des mises à jour qui gonflent les pertes ukrainiennes sur le champ de bataille, mettent en évidence les avantages en ressources de la Russie et minimisent les échecs tactiques. Le Financial Times a rapporté que le chef d’état-major général russe, le général d’armée Valery Gerasimov, est responsable de briefer Poutine sur la guerre. Les sources ont déclaré que le tableau rose que les responsables militaires peignent lors de leurs briefings a conduit Poutine à croire que la Russie peut gagner la guerre. Un tableau rose. Pendant que des milliers de soldats russes meurent, Gerasimov raconte à Poutine que tout va bien. Que la Russie gagne. Que la victoire est proche. C’est pathétique. C’est tragique. C’est criminel.
Le Washington Post a rapporté le 22 décembre qu’un responsable russe a déclaré qu’une crise bancaire ou de non-paiement en Russie est possible et qu’ils ne veulent pas penser à une continuation de la guerre ou à une escalade. Une source académique russe proche de hauts diplomates du Kremlin a déclaré au Washington Post que 2026 sera la première année difficile depuis le début de l’invasion à grande échelle, mais a estimé que les problèmes économiques croissants ne conduiront pas à des problèmes sociaux ou politiques. La première année difficile. Après presque quatre ans de guerre. Après des centaines de milliers de morts. Après des milliards de dollars dépensés. La première année difficile. C’est surréaliste. C’est comme si les dirigeants russes vivaient dans un monde parallèle. Un monde où la réalité n’existe pas. Un monde où les mensonges deviennent la vérité.
Ces mensonges russes me révoltent. Parce qu’ils montrent le mépris total des dirigeants russes pour leur propre peuple. Ils envoient des jeunes hommes mourir en Ukraine en leur racontant qu’ils défendent la Russie. Ils racontent à Poutine que tout va bien pendant que l’économie russe s’effondre. Ils nient les pertes, ils minimisent les échecs, ils gonflent les succès. Et pendant ce temps, des mères russes pleurent leurs fils. Des épouses russes deviennent veuves. Des enfants russes grandissent sans père. Tout ça pour quoi ? Pour l’ego de Poutine ? Pour reconstituer l’empire soviétique ? Pour montrer au monde que la Russie est encore une grande puissance ? C’est pathétique. C’est criminel. Et un jour, l’histoire jugera ces hommes pour ce qu’ils sont : des criminels de guerre.
L'impact humanitaire : une catastrophe silencieuse
Les déplacés : des millions d’exilés
On parle beaucoup des combats, des morts, des blessés. Mais on parle moins des déplacés. Des millions d’Ukrainiens ont fui leurs maisons depuis le début de la guerre. Certains sont partis à l’étranger. D’autres se sont réfugiés dans d’autres régions d’Ukraine. Ils ont tout laissé derrière eux. Leur maison, leurs meubles, leurs souvenirs. Ils sont partis avec une valise, parfois moins. Ils ont fui les bombardements, les combats, l’occupation russe. Et maintenant, ils vivent dans des centres d’accueil, chez des proches, dans des appartements loués avec l’aide d’organisations humanitaires. Ils essaient de reconstruire leur vie. Mais comment reconstruire quand on a tout perdu ? Comment recommencer à zéro quand on a cinquante, soixante, soixante-dix ans ? Comment expliquer à ses enfants qu’ils ne reverront peut-être jamais leur maison, leur école, leurs amis ?
Les déplacés, ce sont les victimes invisibles de cette guerre. On ne les voit pas dans les reportages. On ne parle pas d’eux dans les journaux. Mais ils sont là. Des millions. Des millions de vies brisées, de destins bouleversés. Des millions de personnes qui portent en elles le traumatisme de l’exil, de la perte, de l’incertitude. Combien d’entre eux pourront un jour rentrer chez eux ? Combien retrouveront leur maison intacte ? Combien découvriront que leur maison a été détruite, pillée, occupée ? Et ceux qui vivent dans les territoires occupés par la Russie ? Ceux qui n’ont pas pu partir ? Ceux qui subissent l’occupation, la répression, la russification forcée ? On ne parle jamais d’eux. Mais ils existent. Ils souffrent. Ils attendent. Ils espèrent que l’Ukraine les libérera un jour. Mais quand ? Dans un an ? Cinq ans ? Dix ans ? Jamais ?
Les déplacés me brisent le cœur. Parce qu’ils n’ont rien demandé. Ils vivaient leur vie tranquillement et puis un jour, la guerre est arrivée. Et ils ont dû tout abandonner. Tout. Leur maison, leur travail, leur vie. Ils sont devenus des réfugiés dans leur propre pays. Des étrangers partout où ils vont. Je pense à ces vieilles femmes qui ont passé toute leur vie dans le même village et qui se retrouvent dans un appartement minuscule dans une ville qu’elles ne connaissent pas. Je pense à ces enfants qui ont perdu tous leurs repères, qui ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas rentrer chez eux. Je pense à ces familles séparées, à ces couples brisés par l’exil. Et je me dis que cette guerre ne finira jamais vraiment. Même quand les combats s’arrêteront, les cicatrices resteront. Pour toujours.
La destruction des infrastructures
La guerre ne détruit pas que des vies. Elle détruit aussi des infrastructures. Des routes, des ponts, des écoles, des hôpitaux, des centrales électriques, des réseaux d’eau. Les Russes ciblent systématiquement les infrastructures civiles ukrainiennes. Ils bombardent les centrales électriques pour priver les Ukrainiens d’électricité en plein hiver. Ils détruisent les réseaux d’eau pour les priver d’eau potable. Ils bombardent les hôpitaux pour les priver de soins. C’est une stratégie délibérée. Une stratégie de terreur. Une stratégie qui vise à briser le moral de la population ukrainienne. À la forcer à capituler. Le vice-ministre ukrainien de l’Énergie, Roman Andarak, a rapporté que les forces russes ont ciblé des infrastructures énergétiques dans les oblasts d’Odessa, Zaporizhia, Donetsk, Dnipropetrovsk et Zhytomyr. Partout. Tout le temps. Les Russes bombardent les infrastructures énergétiques ukrainiennes.
Et les conséquences sont terribles. Des millions d’Ukrainiens vivent sans électricité pendant des heures, parfois des jours. En plein hiver. Quand les températures descendent en dessous de zéro. Sans électricité, pas de chauffage. Sans chauffage, le froid. Le froid qui tue. Le froid qui rend malade. Le froid qui transforme la vie en enfer. Et ce n’est pas tout. Sans électricité, les hôpitaux ne peuvent pas fonctionner normalement. Les opérations sont reportées. Les malades ne peuvent pas être soignés correctement. Les personnes âgées, les enfants, les malades chroniques souffrent. Certains meurent. Pas à cause des bombardements. Pas à cause des combats. Mais à cause du froid, du manque de soins, de l’épuisement. Ce sont les victimes collatérales de cette guerre. Les victimes dont personne ne parle. Mais elles existent. Elles sont là. Elles souffrent. Elles meurent.
Cette destruction systématique des infrastructures me révolte. Parce que c’est une guerre contre les civils. Une guerre contre les plus vulnérables. Les personnes âgées qui ne peuvent pas se chauffer. Les malades qui ne peuvent pas être soignés. Les enfants qui ont froid, qui ont peur, qui ne comprennent pas. C’est une stratégie de terreur. Une stratégie qui vise à briser le moral de la population. À la forcer à abandonner. Mais les Ukrainiens ne abandonnent pas. Ils tiennent. Ils résistent. Ils s’entraident. Ils partagent ce qu’ils ont. Ils se serrent les coudes. Et c’est ça qui est admirable. C’est ça qui donne de l’espoir. Parce que malgré tout, malgré l’horreur, malgré la souffrance, les Ukrainiens ne renoncent pas. Ils continuent à vivre. Ils continuent à espérer. Ils continuent à croire en un avenir meilleur.
La communauté internationale : entre soutien et lassitude
Le soutien occidental à l’épreuve du temps
Depuis le début de cette guerre, la communauté internationale soutient l’Ukraine. Les États-Unis, l’Europe, le Canada, le Japon… de nombreux pays ont fourni une aide militaire, financière et humanitaire massive. Des milliards de dollars d’armements. Des systèmes de défense antiaérienne. Des chars, des véhicules blindés, des munitions. Des sanctions économiques contre la Russie. Un soutien diplomatique constant. Ce soutien a été crucial. Sans lui, l’Ukraine aurait probablement déjà perdu. Mais après presque quatre ans de guerre, la fatigue se fait sentir. Dans les opinions publiques occidentales, l’Ukraine n’est plus à la une des journaux. Les gens se sont habitués. La guerre est devenue une réalité lointaine, abstraite. Les gouvernements continuent à soutenir l’Ukraine, mais avec moins d’enthousiasme. Les budgets d’aide sont discutés, négociés, réduits parfois. Les livraisons d’armes prennent du retard. Les promesses ne sont pas toujours tenues.
Cette lassitude est dangereuse. Parce qu’elle envoie un message à la Russie : continuez, l’Occident finira par se lasser, par abandonner l’Ukraine. Et c’est exactement ce que Poutine espère. Il mise sur la fatigue occidentale. Il mise sur les divisions au sein de l’OTAN. Il mise sur le fait que les Occidentaux finiront par considérer que le coût du soutien à l’Ukraine est trop élevé. Et il a peut-être raison. Parce que le soutien occidental n’est pas inconditionnel. Il dépend de la volonté politique. Il dépend de l’opinion publique. Il dépend de facteurs économiques, électoraux, géopolitiques. Et tous ces facteurs peuvent changer. Rapidement. Le changement d’administration aux États-Unis en 2025 a créé de l’incertitude. Quelle sera la politique de la nouvelle administration envers l’Ukraine ? Continuera-t-elle à soutenir Kiev avec la même détermination ? Ou cherchera-t-elle un accord avec Moscou, même au détriment des intérêts ukrainiens ? Personne ne le sait vraiment.
Cette lassitude occidentale me terrifie. Parce qu’elle signifie qu’on est prêts à abandonner l’Ukraine. À la laisser seule face à la Russie. À sacrifier un pays démocratique sur l’autel de nos intérêts à court terme. C’est lâche. C’est immoral. C’est dangereux. Parce que si on abandonne l’Ukraine, qui sera le prochain ? Si on montre à Poutine qu’il peut envahir un pays sans conséquences réelles, qu’est-ce qui l’empêchera de recommencer ? Les pays baltes ? La Pologne ? La Moldavie ? Non, on ne peut pas abandonner l’Ukraine. On ne doit pas. Parce que c’est notre combat aussi. Le combat pour la démocratie. Le combat pour le droit international. Le combat pour un monde où la force ne fait pas le droit.
Les divisions au sein de l’alliance occidentale
L’alliance occidentale n’est pas monolithique. Il y a des divisions. Des désaccords. Des intérêts divergents. Certains pays européens veulent un soutien plus fort à l’Ukraine. D’autres sont plus prudents, plus réticents. Certains craignent une escalade avec la Russie. D’autres pensent qu’il faut négocier, trouver un compromis. Ces divisions affaiblissent le soutien à l’Ukraine. Elles donnent des arguments à ceux qui veulent réduire l’aide. Elles créent de l’incertitude. Et l’incertitude, c’est ce dont la Russie a besoin pour continuer sa guerre. Les États-Unis restent le principal soutien de l’Ukraine. Mais la politique américaine est imprévisible. Les élections peuvent tout changer. Un nouveau président peut avoir une vision différente. Peut décider que l’Ukraine n’est plus une priorité. Peut chercher un rapprochement avec la Russie. C’est le risque de la démocratie. La politique peut changer rapidement. Et avec elle, le soutien à l’Ukraine.
L’Europe est divisée. Certains pays, comme la Pologne, les pays baltes, sont très fermes dans leur soutien à l’Ukraine. Ils savent qu’ils pourraient être les prochains. D’autres, comme la Hongrie, sont plus ambigus. Ils maintiennent des relations avec la Russie. Ils bloquent parfois les décisions européennes. Ils créent des divisions au sein de l’Union européenne. Ces divisions affaiblissent l’Europe. Elles affaiblissent le soutien à l’Ukraine. Elles donnent des arguments à la Russie. Poutine joue sur ces divisions. Il essaie de les exploiter. Il essaie de diviser l’Occident. Et parfois, il y arrive. Les sanctions contre la Russie sont maintenues, mais elles ne sont pas renforcées. Les livraisons d’armes à l’Ukraine continuent, mais elles ne sont pas augmentées. Le soutien existe, mais il n’est pas suffisant. Pas assez fort. Pas assez déterminé. Et pendant ce temps, les Ukrainiens meurent.
Ces divisions occidentales me désespèrent. Parce qu’elles montrent notre faiblesse. Notre incapacité à nous unir face à une menace commune. Notre tendance à privilégier nos intérêts nationaux à court terme plutôt que notre sécurité collective à long terme. C’est pathétique. C’est dangereux. Parce que Poutine voit ces divisions. Il les exploite. Il joue sur elles. Et pendant que nous nous disputons, pendant que nous hésitons, pendant que nous tergiversons, les Ukrainiens meurent. Ils meurent parce que nous ne leur donnons pas les moyens de se défendre efficacement. Ils meurent parce que nous avons peur d’une escalade. Mais l’escalade, elle est déjà là. Elle est là depuis le début. Et notre peur ne fait que prolonger la guerre. Que multiplier les morts. Que renforcer Poutine.
Les perspectives : un avenir incertain
Combien de temps encore ?
La question que tout le monde se pose : combien de temps cette guerre va-t-elle durer ? Un an ? Deux ans ? Cinq ans ? Dix ans ? Personne ne le sait. Les analystes de l’Institute for the Study of War estiment qu’il faudrait à la Russie au moins deux à trois ans de batailles difficiles et coûteuses pour s’emparer militairement du reste de l’oblast de Donetsk au rythme actuel. Deux à trois ans. Deux à trois ans de guerre supplémentaire. Deux à trois ans de morts, de blessés, de souffrances. Et encore, ce n’est qu’une estimation. Cela pourrait prendre plus longtemps. Ou moins. Tout dépend de tellement de facteurs. Le soutien occidental à l’Ukraine. La capacité de la Russie à maintenir son effort de guerre malgré les sanctions et les pertes. Le moral des troupes des deux côtés. Les développements politiques en Russie, en Ukraine, aux États-Unis, en Europe. Trop de variables. Trop d’incertitudes.
Ce qui est sûr, c’est que cette guerre ne se terminera pas rapidement. Elle va continuer. Jour après jour. Semaine après semaine. Mois après mois. Les combats vont continuer. Les morts vont s’accumuler. Les souffrances vont se multiplier. Et un jour, peut-être, il y aura un cessez-le-feu. Un accord. Une paix. Mais quelle paix ? Une paix juste ? Une paix qui respecte la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine ? Ou une paix imposée ? Une paix qui récompense l’agresseur ? Une paix qui sacrifie l’Ukraine sur l’autel de la realpolitik ? Personne ne le sait. Mais une chose est sûre : cette guerre laissera des cicatrices profondes. Des cicatrices qui mettront des générations à guérir. Des cicatrices qui marqueront à jamais l’Ukraine, la Russie, l’Europe, le monde.
Combien de temps encore ? C’est la question qui me hante. Combien de temps encore cette folie va-t-elle durer ? Combien de morts faudra-t-il encore avant que quelqu’un dise stop ? Combien de villes détruites, combien de vies brisées, combien de souffrances avant que la raison l’emporte ? Je n’ai pas de réponse. Personne n’a de réponse. Mais je sais une chose : chaque jour de guerre supplémentaire est un jour de trop. Chaque mort supplémentaire est une mort de trop. Chaque souffrance supplémentaire est une souffrance de trop. Cette guerre doit s’arrêter. Maintenant. Pas dans un an. Pas dans deux ans. Maintenant. Mais comment ? Comment arrêter une guerre quand les deux camps sont convaincus d’avoir raison ? Comment trouver un compromis quand les positions sont inconciliables ? Je ne sais pas. Mais il faut essayer. Il faut continuer à essayer. Parce que l’alternative, c’est la continuation de cette horreur. Et ça, c’est inacceptable.
L’espoir malgré tout
Malgré l’horreur, malgré la souffrance, malgré la mort, il y a de l’espoir. L’espoir que cette guerre finira un jour. L’espoir que l’Ukraine survivra. L’espoir que la justice triomphera. Les Ukrainiens n’abandonnent pas. Ils continuent à se battre. Ils continuent à résister. Ils continuent à croire en leur pays, en leur avenir. Et c’est ça qui est admirable. C’est ça qui donne de l’espoir au reste du monde. Parce que si les Ukrainiens peuvent tenir face à la machine de guerre russe, alors tout est possible. Si les Ukrainiens peuvent résister malgré les bombardements, malgré les pertes, malgré l’épuisement, alors l’espoir n’est pas mort. Le soutien international à l’Ukraine continue. Les États-Unis, l’Europe, le Canada, le Japon, l’Australie… de nombreux pays continuent à soutenir l’Ukraine. Militairement, financièrement, diplomatiquement. Ce soutien est crucial. Sans lui, l’Ukraine ne pourrait pas tenir.
Mais ce soutien doit continuer. Il doit même s’intensifier. Parce que la Russie ne renoncera pas facilement. Elle continuera à se battre tant qu’elle pensera pouvoir gagner. Il faut donc montrer à la Russie qu’elle ne peut pas gagner. Qu’elle ne gagnera jamais. Que le coût de cette guerre sera toujours trop élevé. Il faut continuer à armer l’Ukraine. Il faut continuer à sanctionner la Russie. Il faut continuer à isoler diplomatiquement le régime de Poutine. Il faut continuer à soutenir les Ukrainiens dans leur lutte pour la liberté, pour la démocratie, pour leur survie. Parce que cette guerre n’est pas qu’une guerre entre la Russie et l’Ukraine. C’est une guerre entre l’autocratie et la démocratie. Entre la force et le droit. Entre le passé et l’avenir. Et nous devons choisir notre camp. Nous devons soutenir l’Ukraine. Jusqu’à la victoire.
L’espoir. C’est tout ce qui nous reste. L’espoir que cette guerre finira. L’espoir que l’Ukraine gagnera. L’espoir que la justice triomphera. Je m’accroche à cet espoir. Parce que sans lui, il ne reste que le désespoir. Et le désespoir, c’est la mort de l’âme. Je crois en l’Ukraine. Je crois en son peuple. Je crois en sa capacité à résister, à tenir, à vaincre. Parce que les Ukrainiens ont montré au monde ce que signifie vraiment le courage. Ce que signifie vraiment la détermination. Ce que signifie vraiment l’amour de la liberté. Ils se battent pour leur pays. Ils se battent pour leur avenir. Ils se battent pour nous tous. Parce que si l’Ukraine tombe, qui sera le prochain ? Les pays baltes ? La Pologne ? La Moldavie ? Non, l’Ukraine ne doit pas tomber. Elle ne tombera pas. Parce que nous sommes avec elle. Parce que le monde libre est avec elle. Et ensemble, nous vaincrons.
Conclusion : le 27 décembre, un jour comme les autres dans l'enfer ukrainien
Soixante-deux affrontements, une réalité insoutenable
Le 27 décembre 2025 restera dans les annales comme un jour ordinaire de cette guerre extraordinaire. Soixante-deux affrontements. Dix-neuf attaques sur Pokrovsk. Douze sur Kostiantynivka. Des dizaines d’autres sur tout le front. Des morts, des blessés, des souffrances. Rien d’exceptionnel. Juste un jour de guerre comme les autres. Et c’est ça le plus terrible. Que cette horreur soit devenue normale. Que ces chiffres ne choquent plus personne. Que ces morts soient acceptées comme une fatalité. Le rapport de l’État-major ukrainien est froid, clinique, factuel. Il énumère les attaques, les positions, les directions. Il ne parle pas des hommes qui sont morts. Il ne parle pas des familles qui pleurent. Il ne parle pas de la souffrance, de la peur, du désespoir. Parce que ce n’est pas son rôle. Son rôle est d’informer, pas d’émouvoir. Mais derrière ces chiffres, il y a des vies. Des vies qui comptent. Des vies qui méritent d’être pleurées, d’être honorées, d’être rappelées.
Pokrovsk et Kostiantynivka sont devenus des symboles. Des symboles de l’acharnement russe. Des symboles de la résistance ukrainienne. Des symboles de cette guerre qui n’en finit pas. Les forces russes veulent ces villes. Elles les veulent à tout prix. Et elles sont prêtes à sacrifier des milliers d’hommes pour les obtenir. Les forces ukrainiennes défendent ces villes. Elles les défendent avec acharnement. Parce que chaque ville perdue est un pas de plus vers la défaite. Chaque ville défendue est un pas de plus vers la victoire. C’est une guerre d’usure. Une guerre où celui qui tiendra le plus longtemps gagnera. Et pour l’instant, les deux camps tiennent. Les Russes continuent à attaquer. Les Ukrainiens continuent à défendre. Et entre les deux, des hommes meurent. Chaque jour. Chaque heure. Chaque minute peut-être. C’est ça, la réalité de cette guerre. Une réalité insoutenable. Une réalité qu’on préfère ignorer. Mais qui existe. Qui persiste. Qui tue.
Le 27 décembre 2025. Un jour comme les autres. Un jour de guerre. Un jour de mort. Un jour de souffrance. Et demain, ce sera pareil. Et après-demain aussi. Et le jour d’après. Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que quelqu’un dise stop. Jusqu’à ce que la raison l’emporte sur la folie. Jusqu’à ce que la paix remplace la guerre. Mais quand ? Quand est-ce que ça s’arrêtera ? Je ne sais pas. Personne ne sait. Mais je sais une chose : nous ne pouvons pas rester indifférents. Nous ne pouvons pas continuer à vivre nos vies confortables en ignorant ce qui se passe en Ukraine. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur cette horreur. Parce que si nous le faisons, nous devenons complices. Complices de cette guerre. Complices de ces morts. Complices de cette souffrance. Non, nous devons regarder. Nous devons voir. Nous devons comprendre. Et nous devons agir. Chacun à notre niveau. Chacun avec nos moyens. Mais nous devons faire quelque chose. Parce que l’indifférence tue autant que les balles. Parce que le silence tue autant que les bombes. Parce que l’oubli tue autant que la guerre. Alors souvenons-nous. Souvenons-nous de Pokrovsk. Souvenons-nous de Kostiantynivka. Souvenons-nous de ces soixante-deux affrontements du 27 décembre 2025. Souvenons-nous de tous ces hommes qui sont morts pour défendre leur pays. Souvenons-nous de toutes ces familles qui pleurent. Souvenons-nous. Toujours. Parce que c’est le moins que nous puissions faire. Le strict minimum. Se souvenir. Et ne jamais oublier.
Sources
Sources primaires
État-major général des Forces armées d’Ukraine, rapport de situation du 27 décembre 2025, 16h00 heure locale, publié via Ukrinform et UNN. Institute for the Study of War (ISW), évaluation de la campagne offensive russe du 22 décembre 2025, publié le 22 décembre 2025. Déclarations du porte-parole du 7e Corps de réaction rapide des Forces d’assaut aérien ukrainiennes, Volodymyr Polevyi, du 22 décembre 2025. Déclarations du capitaine Hryhorii Shapoval, porte-parole du Groupe de forces de l’Est ukrainien, du 22 décembre 2025. Déclarations du colonel Viktor Trehubov, porte-parole de la Force opérationnelle conjointe ukrainienne, du 22 décembre 2025.
Sources secondaires
Ukrinform, article « War update: 62 clashes on front line since morning, most active Pokrovsk, Kostiantynivka sectors », publié le 27 décembre 2025. Ukrainian National News (UNN), article « 62 combat engagements recorded at the front on December 27: fighting continues », publié le 27 décembre 2025. Institute for the Study of War (ISW), analyses quotidiennes de la campagne offensive russe, décembre 2025. Financial Times, article sur les rapports erronés fournis au président Poutine, publié le 22 décembre 2025. Washington Post, article sur la situation économique russe, publié le 22 décembre 2025. Déclarations du vice-président américain JD Vance sur les négociations, du 22 décembre 2025. Déclarations du président ukrainien Volodymyr Zelensky sur l’état des négociations, du 22 décembre 2025.
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