Un président au front
Le 12 décembre 2025, Volodymyr Zelensky a effectué un déplacement hautement symbolique à l’entrée sud-ouest de Koupiansk. Inimaginable quelques jours auparavant, alors que la Russie prétendait encore contrôler la ville. Ce geste n’était pas qu’une simple visite de soutien aux troupes. C’était une déclaration politique, un message envoyé au monde entier, une gifle magistrale infligée à la propagande russe. Le président ukrainien s’est filmé devant cette entrée de ville que Moscou affirmait avoir conquise le 20 novembre. La réalité parlait d’elle-même, comme il l’a souligné dans sa déclaration. Les Russes n’arrêtaient pas de parler de Koupiansk, de célébrer leur victoire, de diffuser leurs mensonges. La réalité venait de les rattraper. Zelensky a rendu visite aux troupes ukrainiennes, les a félicitées, leur a remis des décorations d’État. Il était accompagné d’Oleksandr Syrsky, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, renforçant ainsi le poids symbolique de cette visite.
Cette visite a provoqué une réaction immédiate et révélatrice dans l’espace informationnel russe. Les chaînes Telegram pro-Kremlin se sont empressées de minimiser l’événement, évoquant soit un déplacement éclair de quelques minutes seulement, soit une vidéo enregistrée il y a longtemps et publiée opportunément. Ces tentatives désespérées de sauver la face témoignent de l’embarras profond du régime russe face à cette démonstration de force ukrainienne. Le propagandiste russe Yuri Podolyak, suivi par trois millions d’abonnés sur Telegram, a même regretté publiquement l’incapacité des forces russes à cibler le cortège présidentiel. Cette remarque, au-delà de son caractère morbide, révèle la frustration russe face à cette humiliation publique. Zelensky n’était pas venu furtivement, en catimini. Il était venu ouvertement, filmé, photographié, s’affichant dans une ville que la Russie prétendait contrôler.
L’impact psychologique d’une reconquête
Au-delà de l’aspect militaire, la reconquête de Koupiansk revêt une dimension psychologique considérable. Pour l’Ukraine, c’est la preuve tangible que la résistance paie, que les sacrifices ne sont pas vains, que chaque mètre de territoire peut être repris. Pour les soldats ukrainiens sur le terrain, voir leur président venir les féliciter dans une ville fraîchement libérée renforce le moral, la cohésion, la détermination. Ces hommes et ces femmes qui combattent depuis des mois, parfois des années, dans des conditions extrêmes, reçoivent ainsi la reconnaissance qu’ils méritent. Cette reconnaissance publique, cette mise en lumière de leurs efforts, contribue à maintenir l’esprit de résistance qui caractérise l’armée ukrainienne depuis le début de cette guerre.
Pour la Russie, en revanche, Koupiansk devient un nouveau symbole d’échec, s’ajoutant à une liste déjà longue. Après les retraits humiliants de Kiev, de Kharkiv, de Kherson, voici une nouvelle défaite qui vient ébranler le récit de la victoire inévitable martelé par la propagande d’État. Les milblogueurs russes, ces commentateurs militaires suivis par des millions de personnes, ont commencé à exprimer ouvertement leur frustration et leur colère. Certains, traditionnellement prudents dans leurs critiques du ministère de la Défense, ont franchi une ligne rouge en accusant directement la hiérarchie militaire de mentir sur les avancées russes. L’Institute for the Study of War a noté que l’ampleur des preuves open source concernant les avancées ukrainiennes à Koupiansk mine sérieusement l’effort de guerre cognitive du Kremlin.
Zelensky à Koupiansk. Cette image me hante. Pas parce qu’elle est spectaculaire — elle ne l’est pas vraiment. Mais parce qu’elle dit tout. Un président qui vient sur le front, dans une ville à peine libérée, pendant que Poutine se terre dans son bunker à mille kilomètres de la réalité. Le contraste est saisissant, brutal même. Koupiansk n’est pas qu’une victoire militaire. C’est une victoire morale, symbolique, existentielle.
Section 3 : l'effondrement du récit russe
Quand les milblogueurs craquent
La situation à Koupiansk a provoqué une crise sans précédent dans l’espace informationnel russe. Les milblogueurs, ces influenceurs militaires qui jouent un rôle crucial dans la formation de l’opinion publique russe sur la guerre, ont commencé à reconnaître publiquement les gains ukrainiens et à accuser leur propre commandement militaire de diffuser de faux rapports de bataille. Cette rupture est extraordinaire. Pendant des mois, ces mêmes blogueurs avaient relayé fidèlement la ligne officielle, célébré chaque prétendue victoire, minimisé chaque revers. Mais Koupiansk a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les preuves visuelles étaient trop nombreuses, trop claires, trop irréfutables. Certains milblogueurs ont même accusé la chaîne de commandement russe de tromper délibérément le président Vladimir Poutine et de déformer la situation réelle sur le terrain.
Le ministère de la Défense russe a tenté de contrer cette vague de critiques en intensifiant ses efforts de communication. Le 27 décembre, après avoir fait face à des critiques massives de la part des milblogueurs, le ministère a soudainement repris la publication de rapports situationnels détaillés sur la direction de Koupiansk. Ces rapports, qui avaient mystérieusement cessé après les succès ukrainiens dans la zone, sont réapparus avec des déclarations de commandants de compagnie des 1427e, 1468e et 1843e régiments de fusiliers motorisés. Mais cette contre-offensive informationnelle arrive trop tard et manque de crédibilité. Les preuves accumulées des avancées ukrainiennes sont trop substantielles pour être balayées par quelques déclarations dont l’authenticité reste douteuse.
La culture du mensonge institutionnalisée
L’affaire de Koupiansk révèle un problème structurel profond au sein de l’armée russe : une culture du mensonge institutionnalisée qui remonte du terrain jusqu’au sommet de la hiérarchie. Les commandants sur le front mentent à leurs supérieurs pour éviter les sanctions. Les généraux mentent au ministère de la Défense pour protéger leur carrière. Le ministère ment au Kremlin pour ne pas déplaire au président. Et Poutine, au sommet de cette pyramide de mensonges, reçoit une version déformée de la réalité qui l’empêche de prendre des décisions éclairées. Ce système pervers crée une boucle de rétroaction négative où les échecs sont systématiquement dissimulés, les problèmes jamais résolus, les leçons jamais apprises.
Le Kremlin tente maintenant d’utiliser les députés de la Douma d’État pour atténuer les retombées négatives de Koupiansk auprès du grand public russe. Andrei Kolesnik, membre du Comité de défense de la Douma, a accusé l’Ukraine le 27 décembre de falsifier le contrôle ukrainien à Koupiansk. Cette stratégie de déni pur et simple, face à l’accumulation de preuves contraires, témoigne du désespoir du régime. Mais cette stratégie a ses limites. À force de mentir, même les plus fervents soutiens du régime finissent par douter. Koupiansk pourrait bien marquer un tournant dans la guerre informationnelle que mène le Kremlin, un moment où le fossé entre la réalité et le discours officiel devient trop large pour être comblé.
Les milblogueurs russes qui craquent. Voilà une image que je n’aurais jamais cru voir. Ces propagandistes zélés qui ont passé des mois à célébrer chaque avancée russe, les voilà qui accusent leur propre camp de mentir. C’est presque comique si ce n’était pas si tragique. Parce que derrière ces mensonges, il y a des morts. Des milliers de morts. Et maintenant, la vérité explose à la face du Kremlin.
Section 4 : les réalités du combat urbain
Une progression méthodique et prudente
Le nettoyage de Koupiansk se déroule avec une lenteur délibérée qui témoigne du professionnalisme remarquable des forces ukrainiennes. Viktor Trehubov a été clair : l’opération progresse lentement parce que des civils restent dans la ville. Cette considération humanitaire, cette volonté de protéger les populations civiles même au prix d’un ralentissement des opérations militaires, distingue fondamentalement l’approche ukrainienne de celle de la Russie. Les combats urbains sont par nature complexes, dangereux, imprévisibles. Chaque bâtiment peut abriter des combattants ennemis, chaque rue peut devenir une zone de tir. Les forces ukrainiennes doivent progresser avec une extrême prudence, vérifier chaque position, sécuriser chaque secteur avant d’avancer.
Trehubov a souligné que la situation globale dans la ville se développe de manière très positive malgré la lenteur apparente. Les poches de résistance russes restantes sont isolées, sans possibilité de renfort, sans ligne d’approvisionnement fonctionnelle. Ces soldats russes piégés dans le centre-ville se trouvent dans une situation désespérée. Ils manquent de munitions, de nourriture, de soutien médical. Le porte-parole a été catégorique : il n’y a aucune perspective de déblocage de ces poches. La Russie a tenté à plusieurs reprises de percer l’encerclement, mais ces tentatives ont toutes échoué. Dans deux semaines maximum, selon les estimations de Trehubov, ces dernières poches de résistance auront été éliminées et Koupiansk sera entièrement libérée.
Les défis tactiques du nettoyage urbain
Le nettoyage des zones urbaines présente des défis tactiques spécifiques qui expliquent la durée de l’opération à Koupiansk. Contrairement aux combats en terrain ouvert où la supériorité en artillerie et en blindés peut faire la différence, les combats urbains nivellent partiellement les avantages technologiques et numériques. Chaque bâtiment devient une forteresse potentielle, chaque sous-sol un abri, chaque étage un poste de tir. Les forces ukrainiennes doivent progresser immeuble par immeuble, étage par étage, pièce par pièce. Cette progression est épuisante physiquement et mentalement pour les soldats. Les drones jouent un rôle crucial dans ces opérations, permettant de repérer les positions ennemies, de guider les frappes d’artillerie, de surveiller les mouvements adverses.
Les forces russes encerclées tentent de maximiser les avantages défensifs que leur offre l’environnement urbain. Elles se cachent dans des bâtiments fortifiés, utilisent les décombres comme couverture, posent des mines et des pièges. Mais leur situation est fondamentalement intenable. Sans ravitaillement, sans renforts, sans espoir d’évacuation, ces soldats savent que leur destin est scellé. L’étau se resserre inexorablement. Selon DeepState, l’opération difficile et de longue haleine se poursuit car les poches de résistance russes se situent en plein centre-ville, dans des zones densément construites où chaque mètre doit être conquis avec précaution. Mais le résultat final ne fait aucun doute.
Deux cents hommes piégés. Deux cents vies qui s’éteignent lentement dans les ruines d’une ville qu’ils croyaient avoir conquise. Je devrais peut-être ressentir de la satisfaction face à cette défaite russe. Mais tout ce que je ressens, c’est une tristesse immense. Ces soldats ne sont pas des monstres. Ce sont des hommes, souvent jeunes, souvent pauvres, envoyés mourir pour les ambitions d’un vieillard mégalomane.
Section 5 : l'incapacité russe à construire une réserve stratégique
Un problème structurel majeur
L’un des facteurs clés expliquant les difficultés russes à Koupiansk et ailleurs sur le front est l’incapacité persistante de Moscou à construire une réserve stratégique significative. Le chef du Renseignement militaire ukrainien, le lieutenant-général Kyrylo Budanov, a fourni des informations cruciales sur ce sujet lors d’une interview accordée au diffuseur ukrainien Suspilne le 27 décembre. Selon Budanov, la Russie a rempli son plan de recrutement de quatre cent trois mille personnes en 2025 dès le 3 décembre et dépassera son objectif fixé d’ici la fin de l’année. Pour 2026, Moscou prévoit d’augmenter sa mobilisation à quatre cent neuf mille personnes. Ces chiffres impressionnants suggèrent que la Russie dispose d’un réservoir de main-d’œuvre apparemment inépuisable.
Le problème fondamental est que la Russie parvient à maintenir un taux de personnel entrant suffisant pour remplacer les pertes, mais n’a pas été capable de constituer des réserves assez importantes pour pouvoir inonder un secteur du front sans redéployer du personnel d’autres zones. Budanov a souligné que la Russie n’a pas encore développé de réserve stratégique aux capacités souhaitées car elle active constamment sa réserve opérationnelle pour soutenir les opérations de combat en cours en Ukraine. Cette situation crée un cercle vicieux. Cette nécessité de puiser dans les réserves de certains secteurs de la ligne pour se concentrer sur des entreprises opérationnellement significatives laisse souvent les flancs russes sous-effectifs, permettant parfois aux forces ukrainiennes de contre-attaquer et de reprendre du terrain. C’est exactement ce qui s’est passé à Koupiansk.
Les conséquences tactiques de cette faiblesse
L’incapacité russe à maintenir une réserve stratégique a des conséquences tactiques directes et mesurables sur le champ de bataille. Les forces ukrainiennes ont récemment pu reprendre du terrain au nord de Hulyaipole pendant la poussée russe vers le centre de Hulyaipole. De même, l’Ukraine a libéré une partie significative de la pénétration russe dans la direction de Dobropillya, au nord-ouest de Pokrovsk, pendant l’offensive russe sur Pokrovsk début novembre. La libération ukrainienne d’une grande partie de Koupiansk a également bénéficié de la concentration des forces russes ailleurs sur la ligne et du manque de réserves opérationnelles russes prêtes dans la zone. Ces exemples démontrent que malgré sa supériorité numérique globale, la Russie ne peut pas être forte partout simultanément.
Les forces russes sont actuellement incapables d’ouvrir un nouveau front et ne peuvent pas étendre les récentes attaques transfrontalières limitées dans les oblasts de Soumy et de Kharkiv. Cette contrainte sur la main-d’œuvre militaire disponible de la Russie constitue une contrainte sévère sur les opérations russes et le restera probablement dans l’année à venir. L’Institute for the Study of War prévoit que les forces russes continueront à se battre à leur échelle et à leur rythme d’avancée actuels. Les forces russes sont contraintes dans l’échelle et le rythme de leurs avancées non seulement par le manque de personnel militaire mobilisé, mais aussi parce que le ministère de la Défense russe a optimisé les forces russes pour la guerre de position au lieu de se concentrer sur la restauration de la guerre de manœuvre.
Quatre cent trois mille recrues en 2025. Quatre cent neuf mille prévues pour 2026. Ces chiffres me glacent le sang. Pas parce qu’ils sont impressionnants — ils le sont. Mais parce que derrière chaque chiffre, il y a un homme. Un fils, un père, un frère. Envoyé au front pour combler les pertes, pour alimenter la machine de guerre insatiable de Poutine. C’est de la folie pure.
Section 6 : les frappes massives contre les infrastructures ukrainiennes
Une nouvelle vague de terreur aérienne
Dans la nuit du 26 au 27 décembre 2025, la Russie a lancé une nouvelle frappe massive combinée de missiles et de drones contre les infrastructures critiques ukrainiennes, ciblant principalement la ville de Kiev et l’oblast de Kiev. L’ampleur de cette attaque témoigne de la détermination russe à terroriser la population civile ukrainienne et à détruire les infrastructures énergétiques du pays à l’approche de l’hiver. Selon l’Armée de l’air ukrainienne, les forces russes ont lancé cinq cent dix-neuf drones de type Shahed, Gerbera et autres drones de frappe, dont environ trois cents étaient des drones Shahed. Les forces russes ont également lancé dix missiles balistiques Iskander-M ou aérobalistiques Kh-47M2 Kinzhal, sept missiles de croisière Iskander-K ou Kalibr, vingt-et-un missiles de croisière Kh-101, et deux missiles de croisière Kh-22.
La défense aérienne ukrainienne a accompli un travail remarquable face à cette saturation massive. L’Armée de l’air a rapporté qu’à 13h00 heure locale, les forces ukrainiennes avaient abattu quatre cent soixante-quatorze drones, six missiles Iskander-M ou Kinzhal, quatre missiles de croisière Iskander-K ou Kalibr, et dix-neuf missiles de croisière Kh-101. Ces chiffres impressionnants témoignent de l’efficacité croissante des systèmes de défense aérienne ukrainiens, renforcés par les livraisons occidentales de systèmes Patriot, IRIS-T et autres plateformes modernes. Cependant, malgré ce taux d’interception élevé, dix missiles russes et vingt-cinq drones ont frappé trente emplacements, causant des dégâts significatifs. Le président Volodymyr Zelensky et d’autres officiels ukrainiens ont déclaré que les frappes russes ciblaient principalement les infrastructures énergétiques et civiles.
L’impact humanitaire des frappes
Les conséquences humanitaires de cette attaque massive ont été immédiates et sévères. La Première ministre ukrainienne Yulia Svyrydenko a rapporté que les frappes russes ont laissé près de six cent mille résidents de la ville de Kiev et de l’oblast de Kiev sans électricité. L’opérateur ukrainien de transmission d’électricité d’État Ukrenergo a signalé que les frappes russes ont causé des coupures de courant dans les oblasts de Kiev et de Tchernihiv. Naftogaz, la compagnie pétrolière et gazière d’État ukrainienne, a rapporté que les forces russes ont ciblé une centrale thermique de Naftogaz et des installations de production de gaz avec des drones Shahed. Ces attaques contre les infrastructures énergétiques en plein hiver constituent une forme de guerre particulièrement cruelle, visant à priver les civils de chauffage et d’électricité pendant les mois les plus froids de l’année.
Les officiels de la ville de Kiev ont rapporté que les frappes ont endommagé des infrastructures résidentielles et civiles dans sept raions de la ville, tuant une personne et en blessant trente-deux. Les officiels de l’oblast de Tcherkassy ont rapporté que les forces ukrainiennes ont abattu six missiles et vingt-et-un drones au-dessus de la région et que les forces russes ont endommagé au moins cent vingt-trois bâtiments à Ouman, dont neuf ont été complètement détruits. L’Administration militaire de l’oblast d’Odessa a rapporté que les forces russes ont frappé des infrastructures industrielles et portuaires dans la région, endommageant des équipements de transport de céréales. Cette attaque contre les installations portuaires s’inscrit dans la stratégie russe plus large de perturber les exportations agricoles ukrainiennes.
Six cent mille personnes sans électricité. En plein hiver. Des familles dans le froid, des enfants qui grelottent, des personnes âgées qui souffrent. Et Poutine qui continue de prétendre qu’il ne cible que des objectifs militaires. Mensonge. Encore et toujours. Ces frappes contre les infrastructures civiles ne sont pas des dommages collatéraux. C’est une stratégie délibérée de terreur.
Section 7 : la position inflexible du Kremlin sur les négociations
Pas un pouce de recul
Une haute responsable du Kremlin a explicitement déclaré que la Russie ne déviera pas d’un pouce de ses exigences de guerre. Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, a déclaré le 26 décembre que la Russie ne reculera pas de ses positions, objectifs et buts, et a souligné que la direction russe a affirmé cette position chaque jour. Cette déclaration sans ambiguïté dissipe toute illusion sur la volonté de Moscou de faire des compromis significatifs dans les négociations. Zakharova a noté que les discussions actuelles entre les États-Unis et la Russie reflètent les compréhensions que le Kremlin prétend avoir été atteintes lors du Sommet d’Alaska en août 2025. Cette distinction sémantique soutient l’évaluation de l’Institute for the Study of War selon laquelle le Kremlin considère ses offres comme des ultimatums.
Leonid Slutsky, président du Comité des affaires internationales de la Douma d’État russe, a déclaré le 26 décembre que plusieurs dispositions du plan de paix en vingt points américano-ukrainien-européen sont a priori inacceptables. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré le 26 décembre à CNN que la cession par l’Ukraine du reste de l’oblast de Donetsk à la Russie pourrait contribuer significativement à un accord de paix, impliquant qu’une telle concession ukrainienne ne serait pas suffisante pour que la Russie mette fin à sa guerre. Cette position maximaliste du Kremlin révèle que Moscou n’est pas intéressé par un compromis équitable, mais cherche à obtenir par la négociation ce qu’il n’a pas pu obtenir par la force militaire.
Une stratégie de maximisation des gains
La position inflexible du Kremlin s’inscrit dans une stratégie plus large visant à maximiser les gains territoriaux et politiques avant toute éventuelle conclusion d’un accord. En refusant tout compromis significatif, en rejetant le gel de la ligne de front actuelle, en exigeant la cession de territoires ukrainiens supplémentaires, Moscou espère exploiter la lassitude occidentale et les pressions internes en Ukraine pour obtenir des concessions majeures. Cette stratégie repose sur le pari que le temps joue en faveur de la Russie, que le soutien occidental à l’Ukraine finira par s’éroder. Mais ce pari est risqué. Il suppose que la Russie peut maintenir indéfiniment son effort de guerre malgré les pertes humaines massives, les sanctions économiques, l’isolement diplomatique.
Le Kremlin intensifie probablement maintenant ses efforts pour dissimuler ses échecs à Koupiansk afin de ne pas affaiblir la position de la Russie dans les négociations de paix en cours avec les États-Unis. L’ampleur des preuves open source disponibles concernant les avancées ukrainiennes dans la direction de Koupiansk mine sérieusement l’effort de guerre cognitive du Kremlin visant à présenter une victoire militaire russe comme inévitable et les défenses ukrainiennes au bord de l’effondrement. Cette fissure dans le récit russe pourrait avoir des conséquences importantes sur les négociations. Koupiansk pourrait ainsi devenir un facteur important dans l’équation diplomatique, un rappel que la Russie n’est pas invincible.
Pas un pouce de recul. Voilà la position du Kremlin. Pas de compromis, pas de négociation réelle, juste des ultimatums déguisés en propositions de paix. Poutine veut tout : le territoire conquis, les territoires non encore conquis, la capitulation de l’Ukraine. Et il pense qu’il peut l’obtenir en continuant à envoyer des hommes mourir par milliers. Cette arrogance me révolte.
Section 8 : les implications stratégiques pour 2026
Une guerre d’usure qui se prolonge
Les développements à Koupiansk et l’analyse de la situation militaire globale suggèrent que la guerre en Ukraine se prolongera en 2026 selon des modalités similaires à celles observées en 2025. Les forces russes sont actuellement incapables de construire une réserve stratégique et seront donc probablement contraintes à des avancées lentes et laborieuses à leur rythme et à leur échelle actuels dans l’année à venir. Cette prévision repose sur plusieurs facteurs structurels qui ne montrent aucun signe d’amélioration du côté russe. Premièrement, bien que la Russie parvienne à recruter des centaines de milliers de nouveaux soldats chaque année, ces recrues sont immédiatement consommées pour remplacer les pertes massives subies sur le front. Deuxièmement, le ministère de la Défense russe a optimisé ses forces pour la guerre de position plutôt que pour la guerre de manœuvre.
Les forces russes sont donc peu susceptibles de changer dramatiquement le rythme et l’échelle des avancées russes le long des lignes de front en 2026 si le soutien à l’Ukraine continue aux niveaux actuels. La nature laborieuse des avancées russes entraîne des taux de pertes élevés, et les forces russes ont besoin de personnel entrant pour reconstituer les pertes dans les secteurs actifs des lignes de front. Le président russe Vladimir Poutine a continué à affirmer que les forces russes avancent tout le long de la ligne, ce qui est faux, et à insinuer que les forces russes peuvent augmenter l’échelle et la vitesse de leurs avancées à tout moment de son choix. L’Institute for the Study of War prévoit que les forces russes continueront à se battre à leur échelle et à leur rythme d’avancée actuels.
Les opportunités pour l’Ukraine
Paradoxalement, les contraintes russes créent des opportunités pour l’Ukraine. L’incapacité de Moscou à construire une réserve stratégique signifie que chaque concentration de forces dans un secteur crée automatiquement des vulnérabilités ailleurs. Les forces ukrainiennes, bien que numériquement inférieures, peuvent exploiter ces faiblesses par des contre-attaques ciblées et opportunistes. Koupiansk en est l’exemple parfait. Pendant que la Russie concentrait ses efforts sur d’autres secteurs du front, notamment Pokrovsk et Hulyaipole, les forces ukrainiennes ont pu encercler et neutraliser les unités russes qui avaient pénétré dans Koupiansk. Cette tactique de contre-attaque opportuniste pourrait être répliquée ailleurs en 2026.
Le soutien occidental reste crucial pour permettre à l’Ukraine de maintenir sa résistance et de saisir ces opportunités. Les livraisons d’armes modernes, notamment les systèmes de défense aérienne, l’artillerie à longue portée, les munitions, les drones, permettent aux forces ukrainiennes de tenir face à un adversaire numériquement supérieur. Le soutien financier aide l’Ukraine à maintenir son économie à flot malgré les destructions massives causées par la guerre. Si ce soutien se maintient ou s’intensifie en 2026, l’Ukraine aura de bonnes chances non seulement de tenir ses positions, mais aussi de reprendre progressivement du terrain. Koupiansk pourrait ainsi devenir le premier d’une série de succès ukrainiens qui, cumulés, pourraient changer la dynamique de la guerre.
2026. Une année de plus de guerre, de souffrance, de mort. Combien de temps encore cette folie va-t-elle durer ? Je voudrais pouvoir dire que la fin est proche, que la paix est à portée de main. Mais je ne peux pas. Pas tant que Poutine s’accroche à ses illusions impériales. Koupiansk nous montre que l’Ukraine peut gagner, que la résistance paie. Mais à quel prix ?
Section 9 : les leçons tactiques de Koupiansk
L’importance de la flexibilité opérationnelle
La reconquête de Koupiansk offre plusieurs leçons tactiques importantes qui méritent d’être analysées. La première concerne l’importance de la flexibilité opérationnelle et de la capacité à saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent. Les forces ukrainiennes ont su identifier le moment où les unités russes dans Koupiansk étaient les plus vulnérables — lorsque les forces russes étaient concentrées ailleurs et que les lignes d’approvisionnement russes étaient étirées — et ont lancé leur contre-offensive au moment optimal. Cette capacité à lire le champ de bataille, à anticiper les mouvements ennemis, à exploiter les faiblesses adverses témoigne d’un niveau de professionnalisme et de compétence tactique remarquable. Elle contraste fortement avec l’approche russe plus rigide et prévisible.
La deuxième leçon concerne l’importance de la coordination interarmes et de l’intégration des différentes capacités militaires. La reconquête de Koupiansk n’a pas été le résultat d’une seule arme ou d’une seule tactique, mais d’une combinaison synergique de l’infanterie, de l’artillerie, des drones, de la guerre électronique, du renseignement. Les drones ont fourni une surveillance constante du champ de bataille, permettant d’identifier les positions ennemies et de guider les frappes d’artillerie. La guerre électronique a perturbé les communications russes et neutralisé leurs drones. L’artillerie a pilonné les positions russes et coupé leurs lignes d’approvisionnement. Cette orchestration complexe de multiples capacités témoigne du professionnalisme croissant des forces ukrainiennes.
L’échec de la doctrine russe
À l’inverse, Koupiansk illustre les échecs persistants de la doctrine militaire russe et de son exécution sur le terrain. L’avancée initiale russe dans la ville, bien que présentée comme un succès majeur par la propagande, était en réalité une opération mal conçue et mal exécutée. Les forces russes ont pénétré dans Koupiansk sans sécuriser adéquatement leurs flancs, sans établir de lignes d’approvisionnement robustes, sans prévoir de plan de contingence en cas d’encerclement. Cette négligence tactique élémentaire a permis aux forces ukrainiennes d’encercler facilement les unités russes avancées. De plus, l’incapacité russe à organiser une opération de secours efficace pour débloquer ces unités piégées révèle des problèmes systémiques de commandement et de contrôle.
Le problème fondamental de l’armée russe semble être une combinaison toxique de rigidité doctrinale, de culture du mensonge, de corruption endémique et de mépris pour la vie des soldats. Les commandants russes privilégient les assauts frontaux massifs parce que c’est ce que la doctrine prescrit, même quand les circonstances exigent une approche différente. Ils mentent sur leurs succès et dissimulent leurs échecs parce que la culture militaire russe punit sévèrement les porteurs de mauvaises nouvelles. Cette combinaison de facteurs condamne l’armée russe à répéter les mêmes erreurs, à subir les mêmes échecs, à payer le même prix en vies humaines sans jamais apprendre les leçons nécessaires. Koupiansk n’est que le dernier exemple d’une longue série d’échecs tactiques et opérationnels.
Les leçons de Koupiansk. Elles sont là, évidentes, criantes. Mais qui les apprendra ? Certainement pas l’armée russe, prisonnière de sa doctrine obsolète et de sa culture du mensonge. Certainement pas le Kremlin, aveuglé par son arrogance. Alors ces soldats russes continueront à mourir dans des opérations mal conçues, vouées à l’échec. Quelle tragédie. Quelle absurdité.
Section 10 : le rôle des milblogueurs dans l'espace informationnel russe
Des influenceurs devenus critiques
L’affaire de Koupiansk a mis en lumière le rôle complexe et parfois contradictoire des milblogueurs russes dans l’espace informationnel du pays. Ces blogueurs militaires, souvent d’anciens combattants ou des journalistes spécialisés, ont acquis une influence considérable depuis le début de la guerre en Ukraine. Suivis par des millions de personnes sur Telegram et d’autres plateformes, ils sont devenus une source d’information alternative aux médias d’État officiels. Pendant longtemps, ces milblogueurs ont joué un rôle essentiellement pro-régime, célébrant les victoires russes, minimisant les revers. Mais Koupiansk a marqué un tournant. Face à l’accumulation de preuves visuelles indéniables des avancées ukrainiennes, certains milblogueurs ont franchi une ligne rouge en critiquant ouvertement leur propre camp.
Les critiques formulées par ces milblogueurs ne portent pas sur la guerre elle-même — la plupart restent des nationalistes convaincus qui soutiennent les objectifs de guerre de Poutine — mais sur la manière dont elle est menée et, surtout, sur les mensonges systématiques qui entourent sa conduite. Ils accusent les commandants militaires de falsifier les rapports de bataille, de dissimuler les échecs, de tromper la hiérarchie. Ils reprochent au ministère de la Défense de diffuser des informations fausses ou trompeuses. Ces accusations sont graves dans le contexte russe. Le fait que ces milblogueurs prennent ce risque témoigne de leur frustration profonde face à la gestion désastreuse de la guerre. Mais cela révèle aussi une faille dans le système de contrôle informationnel du Kremlin.
Les limites de la censure et de la propagande
La réaction du Kremlin face à cette crise informationnelle révèle les limites de la censure et de la propagande dans un environnement médiatique moderne. Le régime a tenté plusieurs stratégies pour contenir les dégâts. D’abord, le ministère de la Défense a repris la publication de rapports détaillés sur Koupiansk après les avoir suspendus. Ensuite, des députés de la Douma ont été mobilisés pour nier les avancées ukrainiennes. Enfin, les médias d’État ont réduit leur couverture de Koupiansk. Mais ces efforts se heurtent à une réalité incontournable : à l’ère des smartphones et des réseaux sociaux, il est presque impossible de dissimuler complètement la vérité. Les images géolocalisées, les témoignages de soldats, les analyses de sources ouvertes circulent librement sur Internet.
Cette situation crée un dilemme pour le Kremlin. D’un côté, réprimer les milblogueurs critiques risquerait d’aliéner une partie importante de la base nationaliste qui soutient la guerre. D’un autre côté, laisser ces critiques se propager risque de miner davantage la confiance dans les institutions militaires et gouvernementales. Le Kremlin semble pour l’instant avoir choisi une voie médiane : tolérer les critiques limitées des milblogueurs tout en intensifiant les efforts de contre-propagande officielle. Mais cette stratégie a ses limites. Chaque nouveau mensonge démasqué, chaque nouvel échec révélé, chaque nouvelle défaite comme Koupiansk érode un peu plus la crédibilité du régime. La vérité, aussi longtemps qu’on tente de la supprimer, finit toujours par émerger.
Les milblogueurs russes qui osent dire la vérité. Voilà quelque chose que je n’aurais jamais imaginé voir. Ces nationalistes endurcis, ces supporters de Poutine, les voilà qui accusent leur propre camp de mentir. C’est presque comique si ce n’était pas si révélateur. Parce que si même les plus fervents soutiens du régime commencent à douter, c’est que quelque chose de fondamental est en train de se fissurer.
Section 11 : les perspectives diplomatiques après Koupiansk
Un rapport de force modifié
La reconquête de Koupiansk intervient à un moment crucial sur le plan diplomatique, alors que des discussions sur un éventuel règlement du conflit se poursuivent entre différents acteurs internationaux. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky devait rencontrer le président américain Donald Trump le 28 décembre en Floride, après avoir fait escale au Canada pour rencontrer le Premier ministre Mark Carney et discuter virtuellement avec des dirigeants européens des détails du plan de paix. Ces rencontres diplomatiques de haut niveau se déroulent dans un contexte où le rapport de force sur le terrain a été modifié par les succès ukrainiens à Koupiansk et ailleurs. Pour l’Ukraine, ces victoires tactiques renforcent sa position de négociation en démontrant que la Russie n’est pas invincible.
Pour la Russie, en revanche, Koupiansk complique considérablement la situation diplomatique. Le Kremlin avait construit son approche des négociations sur la prémisse que la Russie était en position de force, que ses avancées étaient inexorables, que l’Ukraine était au bord de l’effondrement. Cette prémisse est maintenant sérieusement remise en question. Les partenaires occidentaux de l’Ukraine, qui pourraient avoir été tentés de faire pression sur Kiev pour accepter des concessions territoriales au nom d’un règlement rapide, doivent maintenant reconsidérer cette approche. Si l’Ukraine peut reprendre du terrain, si la Russie peut être repoussée, pourquoi accepter un accord qui entérinerait les gains territoriaux russes ? Koupiansk pourrait ainsi devenir un argument puissant dans les discussions diplomatiques.
Les enjeux des négociations à venir
Les négociations à venir seront cruciales pour l’avenir de l’Ukraine et de l’Europe. Plusieurs scénarios sont possibles, chacun avec des implications profondes. Le premier scénario, le plus favorable pour l’Ukraine, serait un accord qui garantirait l’intégrité territoriale ukrainienne, inclurait des garanties de sécurité robustes, et ouvrirait la voie à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et à l’Union européenne. Le deuxième scénario serait un gel du conflit le long des lignes de front actuelles, avec un cessez-le-feu mais sans résolution définitive du statut des territoires occupés. Le troisième scénario, le plus défavorable pour l’Ukraine, serait un accord imposé par les pressions occidentales qui forcerait Kiev à accepter des concessions territoriales majeures sans garanties de sécurité adéquates.
Koupiansk et d’autres succès ukrainiens récents rendent ce dernier scénario moins probable en démontrant que l’Ukraine peut se défendre efficacement avec un soutien occidental adéquat. Mais le risque persiste, surtout si la lassitude s’installe en Occident, si les pressions économiques s’intensifient. L’année 2026 sera donc décisive non seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan diplomatique. Les choix faits dans les mois à venir détermineront l’avenir de l’Ukraine, la crédibilité de l’ordre international fondé sur des règles, et la sécurité de l’Europe pour les décennies à venir. Koupiansk nous rappelle que ces choix doivent être guidés par la réalité du terrain, pas par les illusions ou les vœux pieux.
Les négociations. Ce mot me fait frémir. Parce que je sais ce qu’il signifie dans la bouche de certains : capitulation déguisée, concessions forcées, trahison des sacrifices ukrainiens. Combien de fois ai-je entendu ces appels à la paix à tout prix ? Koupiansk nous montre une autre voie. La voie de la résistance, de la reconquête, de la victoire. Oui, elle est longue. Oui, elle est coûteuse. Mais c’est la seule voie qui mène à une paix véritable.
Conclusion : Koupiansk, symbole d'une résistance qui ne plie pas
Au-delà de la victoire tactique
Koupiansk est bien plus qu’une simple victoire tactique pour l’Ukraine. C’est un symbole puissant de la résilience ukrainienne, de la capacité de ce pays à résister contre un adversaire numériquement supérieur, de la détermination de son peuple à défendre sa terre et sa liberté. Après des semaines de combats acharnés, après avoir encerclé les forces russes qui avaient pénétré dans la ville, après avoir méthodiquement nettoyé quartier par quartier, les forces ukrainiennes ont repris le contrôle de presque toute la ville. Environ deux cents soldats russes restent piégés dans le centre-ville, coupés de tout renfort, condamnés à une défaite inévitable. Cette reconquête intervient quelques semaines seulement après que la Russie avait proclamé sa victoire à Koupiansk. Le contraste entre ces proclamations triomphales et la réalité actuelle est saisissant. Il révèle l’ampleur du mensonge sur lequel repose la propagande russe.
La visite de Volodymyr Zelensky à Koupiansk le 12 décembre a amplifié la portée symbolique de cette victoire. En se rendant personnellement dans une ville que la Russie prétendait contrôler, le président ukrainien a envoyé un message clair au monde entier : l’Ukraine tient bon, l’Ukraine résiste, l’Ukraine reconquiert son territoire. Ce message est crucial à un moment où certains en Occident commencent à douter de la viabilité de la résistance ukrainienne. Koupiansk rappelle que la victoire est possible, que le soutien à l’Ukraine produit des résultats concrets. Cette victoire tactique a donc des implications stratégiques et diplomatiques qui dépassent largement le cadre local. Elle modifie le rapport de force, elle renforce la position de négociation ukrainienne, elle démontre que la Russie n’est pas invincible.
Les défis qui restent à surmonter
Malgré cette victoire importante, l’Ukraine fait face à des défis considérables qui ne doivent pas être minimisés. La guerre se poursuit sur un front de plus de mille kilomètres, avec des combats intenses dans de nombreux secteurs. Les forces russes, malgré leurs échecs à Koupiansk, continuent d’avancer lentement dans d’autres zones, notamment autour de Pokrovsk et dans le Donbass. L’armée ukrainienne, bien que remarquablement efficace, souffre d’une infériorité numérique qui se fait sentir sur le terrain. Les ratios de forces peuvent atteindre six contre un, voire dix contre un dans certains secteurs. De plus, les frappes russes massives contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes créent des difficultés humanitaires considérables pour la population civile, surtout en hiver.
Sur le plan diplomatique, l’Ukraine doit naviguer dans un environnement complexe et parfois contradictoire. Le soutien occidental, bien que crucial, n’est pas inconditionnel ni illimité. Des débats intenses se déroulent dans les capitales occidentales sur l’ampleur et la durée de l’aide à fournir à Kiev. Ces tensions internes en Occident créent une incertitude pour l’Ukraine. De plus, la Russie intensifie ses efforts de guerre informationnelle et de désinformation pour saper le soutien occidental à l’Ukraine. Face à ces défis multiples et complexes, l’Ukraine doit faire preuve d’une résilience extraordinaire, d’une capacité d’adaptation remarquable, d’une détermination inébranlable. Koupiansk montre que l’Ukraine possède ces qualités. Mais la route reste longue, semée d’embûches, incertaine. La victoire finale dépendra de la persévérance ukrainienne, du soutien occidental, et de la capacité collective à maintenir la pression sur la Russie.
Koupiansk. Ce nom restera gravé dans l’histoire de cette guerre. Pas parce que c’était la bataille la plus importante, pas parce que c’était le tournant décisif. Mais parce que c’était le moment où le mensonge russe s’est fracassé contre la réalité ukrainienne. Koupiansk nous rappelle une vérité fondamentale : la vérité finit toujours par triompher du mensonge, la réalité finit toujours par rattraper la propagande, le courage finit toujours par vaincre la brutalité. L’Ukraine tiendra. L’Ukraine vaincra. Parce que la justice est de son côté, parce que la vérité est de son côté, parce que l’histoire est de son côté.
Sources
Sources primaires
Euromaidan Press, Russia’s last footholds in Kupiansk are crumbling, Ukrainian military says, publié le 28 décembre 2025. Institute for the Study of War, Russian Offensive Campaign Assessment, December 27, 2025, publié le 27 décembre 2025. Suspilne, interviews avec Viktor Trehubov, responsable des communications du Groupement des forces conjointes ukrainiennes, et le lieutenant-général Kyrylo Budanov, chef du Renseignement militaire ukrainien, publiées le 27 et 28 décembre 2025. Déclarations officielles du président ukrainien Volodymyr Zelensky, de la Première ministre Yulia Svyrydenko, et de divers responsables militaires ukrainiens, publiées entre le 12 et le 28 décembre 2025. Rapports de l’Armée de l’air ukrainienne sur les frappes russes du 26-27 décembre 2025. Cartographie militaire de DeepState montrant l’évolution de la situation à Koupiansk entre le 11 et le 28 décembre 2025.
Sources secondaires
La Voix du Nord, L’armée ukrainienne libère Koupiansk et encercle 200 Russes dans le centre-ville, publié le 12 décembre 2025. Al Jazeera, Moscow’s narrative wobbles as Ukraine takes back Kupiansk, publié le 19 décembre 2025. Déclarations de Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Leonid Slutsky, président du Comité des affaires internationales de la Douma d’État, et Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, publiées le 26 décembre 2025. Analyses de milblogueurs russes sur Telegram concernant la situation à Koupiansk, publiées entre le 20 et le 28 décembre 2025. Rapports du ministère de la Défense russe sur la situation à Koupiansk, publiés le 27 décembre 2025. Images géolocalisées publiées les 16, 20 et 26 décembre 2025 montrant les avancées ukrainiennes à Koupiansk.
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