Des dizaines d’assauts repoussés au nord de la voie ferrée
Le communiqué du 7ème Corps de réaction rapide des Forces d’assaut aérien ukrainiennes est sans équivoque : des dizaines de tentatives des forces russes pour percer les défenses ukrainiennes au nord de la voie ferrée ont échoué. Cette ligne ferroviaire est devenue une frontière invisible mais cruciale, un Rubicon que les Russes tentent de franchir depuis des semaines sans succès. Chaque assaut russe se heurte à une défense ukrainienne organisée, déterminée, efficace. Les soldats ukrainiens connaissent le terrain, ont préparé leurs positions, coordonnent leurs feux. Ils utilisent des drones pour repérer les concentrations ennemies, de l’artillerie pour les disperser, des unités mobiles pour contre-attaquer. Cette combinaison tactique s’avère redoutablement efficace contre une armée russe qui privilégie les assauts frontaux massifs, prévisibles, coûteux en vies humaines. Les Russes envoient vague après vague d’infanterie, appuyée par des blindés, sous un déluge d’artillerie. Mais les Ukrainiens tiennent. Ils encaissent, ils ripostent, ils tiennent bon. Et chaque assaut repoussé affaiblit un peu plus le moral des troupes russes, renforce un peu plus la détermination des défenseurs.
Face à ces échecs répétés au nord, les forces russes continuent d’être actives dans l’ouest de Pokrovsk. Leur objectif reste inchangé : atteindre les approches de Hryshyne, une localité stratégique qui permettrait d’encercler partiellement Pokrovsk et de couper des axes logistiques importants. Mais là encore, toutes les attaques russes sont bloquées par les forces ukrainiennes. Le porte-parole d’une brigade ukrainienne opérant dans la direction de Pokrovsk a déclaré que les forces russes continuent d’utiliser des tactiques d’infiltration en petits groupes. Ces tactiques consistent à envoyer en avant un soldat mal équipé, souvent malade ou blessé, pour détourner l’attention ukrainienne, après quoi des groupes russes mieux entraînés attaquent. C’est cynique. C’est cruel. C’est révélateur du mépris total que le commandement russe a pour la vie de ses propres soldats. Ces hommes sont utilisés comme de la chair à canon, des appâts humains sacrifiés pour permettre à d’autres de progresser de quelques mètres. Et même avec ces tactiques désespérées, les Russes n’arrivent pas à percer. Ils grignotent, ils usent, ils épuisent, mais ils ne percent pas. Pokrovsk tient toujours.
Le corridor de Svitle et Rivne, une artère vitale
Les forces de défense ukrainiennes travaillent à renforcer le groupement afin de contrer la pression russe venant des directions nord-est et sud. Cette tâche est rendue possible, entre autres, par le contrôle ukrainien du corridor près des localités de Svitle et Rivne. Ce corridor est une artère vitale, un passage étroit mais crucial qui permet l’acheminement de renforts, de munitions, de vivres, d’évacuation des blessés. Sans ce corridor, les forces ukrainiennes à Pokrovsk et Myrnohrad seraient isolées, encerclées, condamnées. Les Russes le savent. Ils tentent régulièrement de couper ce corridor, de l’interdire par des frappes d’artillerie, de drones, de missiles. Mais les Ukrainiens le défendent avec acharnement. Des unités spécialisées patrouillent en permanence, des systèmes de défense aérienne protègent les convois, des équipes de déminage sécurisent les routes. C’est un travail ingrat, dangereux, épuisant. Mais c’est un travail essentiel. Sans ce corridor, la bataille de Pokrovsk et Myrnohrad serait perdue. Avec ce corridor, elle peut continuer, et les forces ukrainiennes peuvent espérer tenir jusqu’à ce que la situation évolue, jusqu’à ce que des renforts arrivent, jusqu’à ce que la pression russe diminue.
L’importance stratégique de ce corridor ne peut être sous-estimée. Il représente la différence entre une défense organisée et un effondrement chaotique. Les Russes ont compris cela et concentrent des efforts considérables pour le couper. Mais les Ukrainiens ont également compris son importance et y consacrent des ressources proportionnelles. C’est une bataille dans la bataille, un affrontement silencieux mais décisif qui se joue loin des caméras et des gros titres. Des soldats ukrainiens montent la garde dans le froid, scrutent l’horizon à la recherche de drones ennemis, coordonnent les mouvements de convois, réparent les routes endommagées par les bombardements. Leur travail est invisible mais vital. Sans eux, sans leur dévouement, sans leur professionnalisme, Pokrovsk serait déjà tombée. Mais grâce à eux, grâce à leur sacrifice quotidien, la ville tient toujours. Et tant qu’elle tient, l’espoir demeure.
Je pense à ces soldats qui défendent ce corridor. Personne ne connaît leurs noms. Personne ne verra leurs visages dans les journaux. Ils ne recevront pas de médailles devant les caméras. Mais sans eux, tout s’effondre. Ils sont l’épine dorsale de cette défense, les héros anonymes d’une guerre qui en compte des milliers. Et je me demande ce qu’ils pensent, là-bas, dans le froid de décembre, alors que les obus sifflent au-dessus de leurs têtes. Pensent-ils à leurs familles ? À leur vie d’avant ? À ce qu’ils feront quand tout sera fini ? Ou sont-ils trop concentrés sur l’instant présent, sur la prochaine patrouille, sur le prochain convoi à protéger ? Je ne sais pas. Mais je sais une chose : ils méritent notre respect, notre reconnaissance, notre soutien. Parce qu’ils se battent non seulement pour l’Ukraine, mais pour un principe universel : le droit d’un peuple à vivre libre sur sa propre terre.
Section 3 : Myrnohrad, l'enfer urbain
Quand la Russie redirige son offensive après l’échec de Pokrovsk
Incapable d’établir son contrôle sur Pokrovsk malgré des mois d’assauts sanglants et coûteux, la Russie a pris une décision stratégique majeure : rediriger son offensive vers Myrnohrad. Cette ville située à quelques kilomètres à l’est de Pokrovsk est devenue le nouveau point focal de l’effort de guerre russe dans cette région. Selon les renseignements militaires ukrainiens, environ dix unités russes sont désormais concentrées dans la zone de Myrnohrad. Dix unités. Des milliers d’hommes. Des centaines de véhicules blindés. Des dizaines de pièces d’artillerie. Tout cet arsenal militaire déployé pour prendre une ville de taille moyenne qui, avant la guerre, comptait environ quarante mille habitants. Aujourd’hui, il en reste moins de mille. Moins de mille civils piégés dans une zone de combat, incapables d’évacuer à cause des frappes constantes de drones russes qui chassent les équipes de secours. Yuriy Tretyak, chef de l’administration militaire de la ville de Myrnohrad, a déclaré que les forces russes mènent quotidiennement des frappes d’artillerie, de drones FPV et aériennes contre la ville, et que l’intensité des frappes de bombes planantes guidées russes contre la localité a considérablement augmenté.
La situation à Myrnohrad est qualifiée de difficile par les autorités militaires ukrainiennes. Difficile. Ce mot cache une réalité brutale que les civils occidentaux, confortablement installés dans leurs salons, ont du mal à imaginer. Des combats de rue. Des bâtiments effondrés. Des cadavres dans les décombres. Des civils terrifiés cachés dans des caves sans eau, sans électricité, sans chauffage en plein hiver. Des soldats ukrainiens qui se battent maison par maison, rue par rue, pour empêcher l’avancée russe. Des infiltrations russes dans les quartiers centraux de la ville, rapidement détectées et éliminées par les forces de défense ukrainiennes. Tretyak a rapporté des batailles de rue à la périphérie de la ville et que les forces russes tentent d’avancer dans le sud-est de Myrnohrad. Les forces de défense tiennent leurs positions désignées. Des unités des Forces d’assaut aérien et des marines sont impliquées dans la défense de la ville. Ces soldats d’élite, parmi les meilleurs de l’armée ukrainienne, ont été déployés pour tenir Myrnohrad. Leur présence témoigne de l’importance stratégique de cette bataille et de la détermination ukrainienne à ne pas céder un pouce de terrain sans combattre.
Deux cent sept soldats russes éliminés depuis début décembre
Les marines et parachutistes ukrainiens défendant Myrnohrad ont rapporté avoir éliminé ou neutralisé deux cent sept soldats russes depuis le début du mois de décembre. Deux cent sept. Ce chiffre représente environ l’équivalent d’une compagnie renforcée. En moins d’un mois. Ces pertes russes ne sont pas que des statistiques. Elles représentent l’échec d’assauts répétés, la destruction de groupes d’infiltration, l’élimination de tireurs d’élite, la neutralisation d’équipes de drones. Chaque soldat russe éliminé est un assaut qui n’aura pas lieu, une position qui ne sera pas prise, une avancée qui ne se fera pas. Les forces ukrainiennes ont également détruit ou endommagé un char, trois véhicules blindés de combat, un canon, un lance-roquettes multiples Grad, six autres véhicules et trente-quatre drones de divers types. Ce bilan matériel est impressionnant. Un char représente plusieurs millions de dollars d’investissement. Un lance-roquettes Grad est une arme redoutable capable de saturer une zone entière. Trente-quatre drones, c’est trente-quatre yeux dans le ciel que les Russes ne peuvent plus utiliser pour repérer les positions ukrainiennes, guider leurs frappes, coordonner leurs assauts.
Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le produit d’un entraînement rigoureux, d’une coordination efficace, d’une détermination sans faille. Les soldats ukrainiens qui défendent Myrnohrad savent qu’ils se battent pour leur survie, pour leur pays, pour leurs familles. Ils savent que s’ils cèdent, s’ils reculent, s’ils abandonnent leurs positions, la ville tombera et avec elle, des centaines de civils seront livrés à l’occupant russe. Cette conscience aiguë de leurs responsabilités les pousse à se surpasser, à tenir bon malgré la fatigue, malgré la peur, malgré les pertes. Les Russes, de leur côté, se battent pour des objectifs abstraits, pour la gloire de Poutine, pour l’expansion territoriale de la Russie. Cette différence de motivation se traduit sur le terrain par une différence d’efficacité. Les Ukrainiens se battent mieux parce qu’ils se battent pour quelque chose qui compte vraiment. Les Russes se battent moins bien parce qu’au fond d’eux-mêmes, beaucoup savent qu’ils sont du mauvais côté de l’histoire.
Deux cent sept soldats russes morts. Deux cent sept familles brisées. Deux cent sept mères qui ne reverront jamais leurs fils. Et pour quoi ? Pour satisfaire l’ego d’un dictateur vieillissant qui refuse d’accepter que l’empire soviétique est mort et enterré depuis plus de trente ans. C’est obscène. C’est révoltant. Et ce qui me met encore plus en colère, c’est que ces morts auraient pu être évitées. Si Poutine avait accepté le verdict de l’histoire, si la Russie avait respecté la souveraineté de l’Ukraine, si le Kremlin avait choisi la coopération plutôt que la confrontation, ces deux cent sept hommes seraient encore en vie. Ils seraient avec leurs familles, ils travailleraient, ils riraient, ils aimeraient. Mais non. Ils sont morts dans une ville ukrainienne dont ils ne connaissaient probablement même pas l’existence avant d’être envoyés y combattre. C’est ça, la vraie tragédie de cette guerre : des vies gâchées, des avenirs volés, des familles détruites, tout ça pour rien.
Section 4 : Les tactiques russes de la dernière chance
Des coups de propagande pour masquer l’échec militaire
Incapable d’établir son contrôle sur la ville, les forces russes ont recours à des coups de propagande sur la périphérie sud de Myrnohrad. Le public cible principal de ces actions est l’audience domestique russe, qui se trouve dans un état permanent d’intoxication pré-Nouvel An. Cette phrase du communiqué des Forces d’assaut aérien ukrainiennes est cinglante et révélatrice. Elle expose la stratégie russe dans toute sa cynique simplicité : puisque nous ne pouvons pas prendre la ville, faisons semblant de l’avoir prise pour la télévision russe. Des soldats russes plantent des drapeaux sur des bâtiments en ruine à la périphérie de Myrnohrad, filment la scène, et ces images sont ensuite diffusées sur les chaînes de télévision russes comme preuve de la victoire imminente. Le public russe, abreuvé de propagande depuis des années, gobe ces mensonges sans broncher. Les chaînes de télévision russes annoncent la libération de Myrnohrad alors que les combats font rage dans les rues de la ville. Les blogueurs militaires russes relaient ces affirmations sans vérification. Et pendant ce temps, sur le terrain, la réalité est tout autre : les forces ukrainiennes tiennent toujours la ville, repoussent les assauts russes, éliminent les groupes d’infiltration.
Cette stratégie de propagande n’est pas nouvelle. Elle a été utilisée à Marioupol, à Bakhmout, à Avdiivka, et maintenant à Myrnohrad. Le schéma est toujours le même : annoncer la victoire avant qu’elle ne soit acquise, diffuser des images trompeuses, créer une réalité alternative pour la consommation domestique. Mais cette stratégie a un coût. Elle crée un décalage croissant entre la propagande officielle et la réalité du terrain. Les soldats russes qui reviennent du front savent la vérité. Ils savent que Myrnohrad n’est pas tombée, que Pokrovsk résiste toujours, que l’armée ukrainienne est loin d’être vaincue. Et ce décalage entre ce qu’ils ont vécu et ce que raconte la télévision crée un malaise, un doute, une fissure dans l’édifice de la propagande. Le porte-parole d’une brigade ukrainienne opérant dans la direction d’Oleksandrivka a rapporté que les autorités militaires russes fournissent aux soldats des drapeaux pour filmer des levées de drapeau que le commandement militaire russe utilise pour revendiquer des prises et des avancées. C’est pathétique. C’est désespéré. Et c’est révélateur de l’état réel de l’armée russe : une armée qui préfère les victoires en carton-pâte aux victoires réelles.
Des infiltrations isolées rapidement neutralisées
Des cas isolés d’infiltration russe clandestine dans les quartiers centraux de la ville ont été enregistrés. Les forces de défense ukrainiennes travaillent à bloquer et éliminer les intrus. Cette phrase du communiqué militaire ukrainien décrit une réalité tactique complexe et dangereuse. Les forces russes tentent d’infiltrer de petits groupes de soldats dans le centre de Myrnohrad, probablement de nuit, en utilisant des itinéraires détournés, en évitant les positions ukrainiennes fortifiées. Ces groupes d’infiltration ont pour mission de semer la confusion, de créer des poches de résistance à l’arrière des lignes ukrainiennes, de faciliter l’avancée des forces principales russes. Mais ces infiltrations sont rapidement détectées et neutralisées par les forces ukrainiennes. Les soldats ukrainiens connaissent leur ville, ils ont établi un réseau de surveillance efficace, ils coordonnent leurs actions avec les habitants restants qui signalent toute présence suspecte. Dès qu’une infiltration est détectée, des unités spécialisées interviennent rapidement pour éliminer la menace. Ces opérations de contre-infiltration sont dangereuses et complexes. Elles nécessitent une coordination parfaite, une connaissance précise du terrain, une capacité à agir rapidement et efficacement.
Le fait que ces infiltrations soient qualifiées d’isolées et rapidement neutralisées témoigne de l’efficacité de la défense ukrainienne. Les Russes tentent, mais ils échouent. Ils infiltrent, mais ils sont éliminés. Ils progressent de quelques mètres, mais ils sont repoussés. Cette dynamique tactique est épuisante pour les deux camps, mais elle est particulièrement coûteuse pour les Russes qui perdent des soldats d’élite dans ces opérations d’infiltration sans obtenir de résultats significatifs. Les forces ukrainiennes, de leur côté, démontrent une capacité remarquable à maintenir le contrôle de la situation malgré la pression constante. Elles ne se contentent pas de tenir leurs positions principales, elles surveillent activement l’ensemble de la zone urbaine, elles réagissent rapidement aux menaces émergentes, elles maintiennent une présence dissuasive qui complique considérablement les opérations russes. Cette maîtrise tactique de l’espace urbain est un facteur clé de la résistance ukrainienne à Myrnohrad. Sans elle, la ville serait déjà tombée. Avec elle, la bataille continue et l’issue reste incertaine.
Il y a quelque chose de profondément humain dans ces combats urbains. Ce n’est pas la guerre industrielle des grandes plaines, avec ses chars et son artillerie. C’est la guerre au coin de la rue, dans l’appartement d’à côté, dans la cave où vous vous cachiez enfant. C’est personnel. C’est intime. C’est terrifiant. Les soldats ukrainiens qui traquent ces infiltrés russes dans les rues de Myrnohrad ne sont pas des robots. Ils ont peur. Ils savent qu’à chaque coin de rue, derrière chaque fenêtre, peut se cacher un ennemi prêt à tirer. Mais ils y vont quand même. Parce qu’ils doivent. Parce que si eux ne le font pas, personne ne le fera. Et je me demande ce que ça fait, de se battre dans sa propre ville, de voir les rues où on jouait enfant transformées en champ de bataille, de défendre les maisons de ses voisins contre des envahisseurs étrangers. Ça doit être à la fois horrible et galvanisant. Horrible parce que c’est la destruction de tout ce qu’on connaît. Galvanisant parce que c’est la défense de tout ce qu’on aime.
Section 5 : Les défis logistiques et humanitaires
Moins de mille civils piégés dans l’enfer de Myrnohrad
Yuriy Tretyak, chef de l’administration militaire de la ville de Myrnohrad, a déclaré qu’un peu moins de mille civils ukrainiens restent à Myrnohrad, mais que les évacuations sont presque impossibles en raison des frappes de drones FPV russes. Mille personnes. Mille vies humaines piégées dans une zone de combat active. Mille hommes, femmes, enfants, personnes âgées qui vivent un cauchemar quotidien. Pas d’eau courante. Pas d’électricité. Pas de chauffage en plein hiver ukrainien où les températures descendent régulièrement en dessous de zéro. Pas de nourriture fraîche. Pas de médicaments. Pas d’espoir d’évacuation parce que les drones russes chassent les équipes de secours. Un volontaire ukrainien a rapporté le vingt-six décembre que les drones russes ciblent les équipes d’évacuation civile opérant à Kostyantynivka et ont tué un volontaire et blessé deux autres lors d’une tentative d’évacuation le vingt-cinq décembre. Le vingt-cinq décembre. Le jour de Noël pour les chrétiens occidentaux. Pendant que des millions de personnes dans le monde célébraient la naissance du Christ, prêchaient la paix et la bonne volonté, des drones russes tuaient des volontaires ukrainiens qui tentaient d’évacuer des civils d’une zone de combat.
Cette réalité est insoutenable. Elle défie l’entendement. Elle révèle la nature profondément criminelle de la conduite russe de cette guerre. Cibler délibérément des équipes d’évacuation civile est un crime de guerre. Point. Il n’y a pas de justification militaire, pas d’excuse tactique, pas de contexte qui puisse rendre cela acceptable. C’est de la terreur pure et simple. C’est une tentative délibérée de maximiser les souffrances civiles, de punir la population pour avoir résisté, de créer une situation humanitaire catastrophique qui forcera peut-être les autorités ukrainiennes à négocier. Mais cette stratégie est vouée à l’échec. Elle ne fait que renforcer la détermination ukrainienne, elle ne fait qu’exposer davantage la barbarie russe, elle ne fait que creuser le fossé entre la Russie et le monde civilisé. Les mille civils piégés à Myrnohrad ne sont pas des dommages collatéraux. Ils sont des victimes intentionnelles d’une stratégie délibérée de terreur. Et le monde doit le savoir. Le monde doit le voir. Le monde doit réagir.
Des défis logistiques qui compliquent la défense
Les défis logistiques continuent dans la direction de Myrnohrad, l’Ukraine travaillant à élargir les corridors d’approvisionnement pour soutenir ses forces dans la zone. Cette phrase technique cache une réalité opérationnelle complexe et critique. Maintenir une force de combat efficace nécessite un flux constant de munitions, de nourriture, de carburant, de pièces de rechange, de médicaments. Dans une zone de combat active comme Myrnohrad, où les routes sont constamment sous le feu de l’artillerie et des drones russes, assurer ce flux logistique est un défi monumental. Les convois doivent être organisés, protégés, coordonnés. Les itinéraires doivent être sécurisés, déminés, surveillés. Les dépôts doivent être dispersés pour éviter qu’une seule frappe ne détruise des stocks critiques. Les équipes logistiques doivent travailler de nuit, sous la menace constante, avec la conscience aiguë que leur travail est vital pour la survie des combattants en première ligne. Sans eux, sans leur dévouement, sans leur courage, les soldats ukrainiens à Myrnohrad manqueraient rapidement de munitions, de nourriture, de tout ce qui est nécessaire pour continuer le combat.
L’élargissement des corridors d’approvisionnement mentionné dans le communiqué militaire ukrainien suggère que les autorités militaires sont conscientes de ces défis et travaillent activement à les résoudre. Cela peut signifier l’ouverture de nouvelles routes, la sécurisation de zones supplémentaires, l’amélioration de la protection des convois existants. C’est un travail de longue haleine, dangereux, ingrat. Mais c’est un travail essentiel. La bataille de Myrnohrad ne se gagne pas seulement sur la ligne de front, avec les fusils et les grenades. Elle se gagne aussi à l’arrière, avec les camions et les entrepôts, avec les mécaniciens et les cuisiniers, avec tous ceux qui assurent que les combattants ont ce dont ils ont besoin pour continuer à se battre. Ces héros de l’ombre ne font pas les gros titres, mais sans eux, il n’y aurait pas de résistance possible. Ils sont la colonne vertébrale de l’effort de guerre ukrainien, les artisans silencieux d’une défense qui tient bon malgré tout.
Je pense à ces équipes logistiques qui travaillent dans l’ombre, qui conduisent leurs camions sous les bombardements, qui réparent les routes détruites, qui organisent les convois, qui risquent leur vie pour que d’autres puissent continuer à se battre. Personne ne parle d’eux. Personne ne les filme. Personne ne leur donne de médailles. Mais sans eux, tout s’effondre. C’est une vérité universelle de la guerre : les armées marchent sur leur estomac, comme disait Napoléon. Et dans cette guerre moderne, elles marchent aussi sur leurs munitions, leur carburant, leurs pièces de rechange. Chaque obus tiré doit être acheminé. Chaque soldat blessé doit être évacué. Chaque véhicule endommagé doit être réparé. Et tout cela nécessite une logistique impeccable, une coordination parfaite, un dévouement sans faille. Ces hommes et ces femmes de l’ombre méritent notre respect autant que les combattants en première ligne. Parce qu’ils sont, eux aussi, des guerriers. Des guerriers d’un genre différent, mais des guerriers quand même.
Section 6 : L'analyse stratégique de l'Institute for the Study of War
Une armée russe incapable de constituer une réserve stratégique
L’Institute for the Study of War a publié le vingt-sept décembre une analyse détaillée de la situation militaire en Ukraine qui apporte un éclairage crucial sur les perspectives à moyen terme du conflit. Selon cette analyse, les forces russes sont actuellement incapables de constituer une réserve stratégique et resteront donc probablement contraintes à des avancées lentes et laborieuses à leur rythme et échelle actuels dans l’année à venir. Cette évaluation repose sur des données concrètes et des déclarations officielles. Le chef du renseignement militaire ukrainien, le général de division Kyrylo Budanov, a déclaré à la chaîne ukrainienne Suspilne le vingt-sept décembre que la Russie avait rempli son plan de recrutement de quatre cent trois mille personnes en deux mille vingt-cinq dès le trois décembre et dépassera son objectif fixé d’ici la fin de l’année. Budanov a déclaré que la Russie peut continuer le recrutement pendant longtemps compte tenu de sa population et de ses ressources financières et a des plans pour augmenter sa mobilisation à quatre cent neuf mille personnes en deux mille vingt-six. Ces chiffres semblent impressionnants sur le papier, mais ils masquent une réalité plus complexe et moins favorable pour la Russie.
Budanov a déclaré que la Russie n’a pas encore développé de réserve stratégique selon ses capacités souhaitées car elle active constamment sa réserve opérationnelle pour soutenir les opérations de combat en cours en Ukraine. C’est là le cœur du problème russe : les forces russes maintiennent actuellement un taux de personnel entrant suffisant pour remplacer les pertes, mais n’ont pas été en mesure de constituer des réserves assez importantes pour pouvoir inonder un secteur du front sans redéployer du personnel d’autres zones. Cette contrainte structurelle a des conséquences tactiques et opérationnelles majeures. L’exigence de puiser dans les réserves de certains secteurs de la ligne pour se concentrer sur des entreprises opérationnellement significatives laisse souvent les flancs de la Russie sous-effectifs de manières qui créent des vulnérabilités, permettant parfois aux forces ukrainiennes de contre-attaquer et de reprendre du terrain. Les forces ukrainiennes ont récemment pu reprendre du terrain au nord de Hulyaipole pendant la poussée russe vers le centre de Hulyaipole, et l’Ukraine a libéré une portion significative de la pénétration russe dans la direction de Dobropillya lors de l’offensive russe sur Pokrovsk début novembre. La libération ukrainienne d’une grande partie de Kupyansk a également bénéficié de la concentration des forces russes ailleurs sur la ligne et du manque de réserves opérationnelles russes prêtes dans la zone.
Des contraintes qui limiteront les avancées russes en deux mille vingt-six
Les forces russes sont actuellement incapables d’ouvrir un nouveau front et ne peuvent pas étendre les récentes attaques transfrontalières limitées dans les oblasts de Sumy et Kharkiv. Cette évaluation de l’Institute for the Study of War est capitale pour comprendre les perspectives du conflit en deux mille vingt-six. Elle signifie que malgré sa supériorité numérique globale, malgré ses ressources financières considérables, malgré sa volonté politique affichée de continuer la guerre, la Russie est structurellement incapable de changer radicalement la dynamique du conflit. Les contraintes sur la main-d’œuvre militaire disponible de la Russie, en contraste avec sa supériorité numérique globale en population, sont une contrainte sévère sur les opérations russes et le resteront probablement dans l’année à venir. Les forces russes sont donc peu susceptibles de changer dramatiquement le rythme et l’échelle des avancées russes le long des lignes de front en deux mille vingt-six si le soutien à l’Ukraine continue aux niveaux actuels. Cette dernière phrase est cruciale : si le soutien à l’Ukraine continue aux niveaux actuels. C’est le grand si. C’est l’inconnue qui pourrait tout changer. Si l’Occident maintient son soutien, l’Ukraine peut tenir. Si l’Occident faiblit, tout devient possible.
La nature laborieuse des avancées russes entraîne des taux de pertes élevés, et les forces russes ont besoin de personnel entrant pour reconstituer les pertes dans les secteurs actifs des lignes de front afin de maintenir un rythme d’avance lent mais régulier. Le président russe Vladimir Poutine a continué à affirmer que les forces russes avancent tout le long de la ligne, ce qui est faux, et à insinuer que les forces russes peuvent augmenter l’échelle et la vitesse de leurs avancées à tout moment de son choix. L’Institute for the Study of War prévoit que les forces russes continueront à se battre à leur échelle et rythme d’avance actuels. Les forces russes sont contraintes dans l’échelle et le rythme de leurs avancées non seulement par le manque de personnel militaire mobilisé, mais aussi parce que le ministère de la Défense russe a optimisé les forces russes pour la guerre positionnelle au lieu de se concentrer sur la restauration de la guerre de manœuvre. Les forces russes ne peuvent actuellement pas mener de guerre de manœuvre à l’échelle nécessaire pour des avancées rapides au niveau opérationnel. Les forces russes sont actuellement incapables de résoudre l’un des facteurs compliquant leur capacité à mener des avancées rapides ou à augmenter significativement leur rythme d’avance actuel. Cette analyse froide et factuelle est dévastatrice pour le narratif russe de la victoire imminente.
Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans cette analyse de l’Institute for the Study of War. Non pas parce qu’elle annonce une victoire ukrainienne imminente – ce n’est pas le cas. Mais parce qu’elle démonte méthodiquement, factuellement, scientifiquement, le mythe de l’invincibilité russe. Poutine peut mentir à son peuple autant qu’il veut. Il peut prétendre que ses armées avancent partout, qu’elles sont invincibles, qu’elles vont bientôt écraser l’Ukraine. Mais la réalité du terrain est têtue. Elle ne se plie pas aux désirs du Kremlin. Elle ne s’adapte pas à la propagande russe. Elle est ce qu’elle est : une armée russe enlisée dans une guerre d’usure qu’elle ne peut pas gagner, une armée qui remplace ses pertes mais ne peut pas constituer de réserve stratégique, une armée condamnée à grignoter lentement du terrain au prix de pertes insoutenables à long terme. C’est pathétique. C’est tragique. Et c’est la vérité.
Section 7 : Les frappes massives russes sur les infrastructures
Cinq cent dix-neuf drones et quarante missiles dans la nuit du vingt-six au vingt-sept décembre
Les forces russes ont mené une autre frappe combinée de missiles et de drones à grande échelle contre les infrastructures critiques ukrainiennes dans la nuit du vingt-six au vingt-sept décembre, ciblant principalement la ville de Kiev et l’oblast de Kiev. L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces russes ont lancé cinq cent dix-neuf drones de type Shahed, de type Gerbera et autres drones de frappe, dont environ trois cents étaient des drones de type Shahed, depuis les directions des villes de Koursk et Orel, Millerovo dans l’oblast de Rostov, Shatalovo dans l’oblast de Smolensk, et Hvardiivske occupé en Crimée. Cinq cent dix-neuf drones. Cinq cent dix-neuf armes volantes programmées pour détruire, tuer, terroriser. L’armée de l’air ukrainienne a également rapporté que les forces russes ont lancé dix missiles balistiques Iskander-M ou aérobalistiques Kh-47M2 Kinzhal depuis les oblasts de Riazan et Briansk, sept missiles de croisière Iskander-K ou Kalibr depuis l’oblast de Rostov et la mer Noire, vingt-et-un missiles de croisière Kh-101 depuis l’espace aérien au-dessus de l’oblast de Vologda, et deux missiles de croisière Kh-22 depuis l’espace aérien au-dessus de la mer Noire. Quarante missiles. Quarante vecteurs de mort et de destruction lancés contre des cibles civiles en pleine période de fêtes de fin d’année.
L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces ukrainiennes ont abattu quatre cent soixante-quatorze drones, six missiles Iskander-M ou Kinzhal, quatre missiles de croisière Iskander-K ou Kalibr, et dix-neuf missiles de croisière Kh-101 à partir de treize heures heure locale. C’est un taux d’interception remarquable qui témoigne de l’efficacité de la défense aérienne ukrainienne. Mais même avec ce taux d’interception élevé, des missiles et des drones ont atteint leurs cibles. L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que dix missiles russes et vingt-cinq drones ont frappé trente emplacements, que des débris sont tombés à seize emplacements, qu’un missile n’a pas atteint sa cible, et que les forces ukrainiennes clarifient les informations selon lesquelles quinze drones ont été localement perdus, probablement en référence à l’interférence de guerre électronique ukrainienne. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et d’autres responsables ukrainiens ont déclaré que les frappes russes ciblaient principalement les infrastructures énergétiques et civiles dans la ville de Kiev et l’oblast de Kiev. La Première ministre ukrainienne Yulia Svyrydenko a rapporté que les frappes russes ont laissé près de six cent mille résidents de la ville de Kiev et de l’oblast de Kiev sans électricité.
Des cibles civiles délibérément visées en pleine période de fêtes
L’opérateur ukrainien de transmission d’électricité d’État Ukrenergo a rapporté que les frappes russes ont causé des pannes de courant dans les oblasts de Kiev et Tchernihiv. La compagnie pétrolière et gazière d’État ukrainienne Naftogaz a rapporté que les forces russes ont ciblé la centrale thermique de Naftogaz et les installations de production de gaz avec des drones Shahed. Les responsables de la ville de Kiev ont rapporté que les frappes ont endommagé des infrastructures résidentielles et civiles dans sept raions de la ville, tué une personne et blessé trente-deux. Les responsables ukrainiens ont également rapporté que les forces russes ont ciblé des infrastructures industrielles et résidentielles dans l’oblast de Kiev, entraînant une personne piégée sous les décombres d’un bâtiment détruit à Vyshhorod et un décès à Bila Tserkva. Les responsables de l’oblast de Tcherkassy ont rapporté que les forces ukrainiennes ont abattu six missiles et vingt-et-un drones au-dessus de la région et que les forces russes ont endommagé au moins cent vingt-trois bâtiments à Ouman, dont neuf ont été complètement détruits. L’administration militaire de l’oblast d’Odessa a rapporté que les forces russes ont frappé des infrastructures industrielles et portuaires dans la région, endommageant des équipements de transport de céréales. Ces cibles sont toutes civiles. Toutes. Il n’y a aucune justification militaire à frapper des centrales thermiques, des installations de production de gaz, des immeubles résidentiels, des infrastructures portuaires civiles.
Cette frappe massive a eu lieu dans la nuit du vingt-six au vingt-sept décembre. Le vingt-six décembre est le lendemain de Noël pour les chrétiens occidentaux, et le vingt-sept décembre est en pleine période de fêtes de fin d’année. Le timing n’est pas un hasard. C’est une stratégie délibérée de terreur psychologique. Frapper pendant les fêtes, quand les gens sont censés être avec leurs familles, quand ils sont censés célébrer, quand ils sont censés avoir un moment de répit. C’est cruel. C’est calculé. C’est révélateur de la nature profondément malveillante du régime russe. Poutine et ses généraux savent exactement ce qu’ils font. Ils ne cherchent pas à détruire des cibles militaires. Ils cherchent à briser le moral de la population ukrainienne, à créer un sentiment de désespoir, à faire comprendre aux Ukrainiens que nulle part n’est sûr, que même pendant les fêtes, même dans leurs maisons, ils ne sont pas à l’abri. Mais cette stratégie échoue. Elle ne fait que renforcer la détermination ukrainienne. Elle ne fait qu’exposer davantage la barbarie russe. Elle ne fait que creuser le fossé entre la Russie et le monde civilisé.
Je regarde ces chiffres et je suis submergé par un mélange de rage et de tristesse. Cinq cent dix-neuf drones. Quarante missiles. Lancés contre des civils. Pendant les fêtes. Une personne tuée à Kiev. Trente-deux blessés. Une personne piégée sous les décombres à Vyshhorod. Un mort à Bila Tserkva. Cent vingt-trois bâtiments endommagés à Ouman. Six cent mille personnes sans électricité en plein hiver. Et pour quoi ? Pour terroriser. Pour punir. Pour briser. Mais ça ne marche pas. Les Ukrainiens ne se brisent pas. Ils encaissent, ils se relèvent, ils continuent. Et pendant ce temps, le monde regarde. Certains avec admiration. D’autres avec indifférence. Et quelques-uns, hélas, avec complaisance envers l’agresseur. Mais l’histoire jugera. L’histoire se souviendra de qui a frappé des civils pendant les fêtes. Et l’histoire se souviendra de qui a résisté malgré tout.
Section 8 : La position inflexible du Kremlin sur les négociations
Pas un pouce de recul sur les exigences de guerre russes
Un haut responsable du Kremlin a explicitement déclaré que la Russie ne déviera pas d’un pouce de ses exigences de guerre. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a déclaré le vingt-six décembre que la Russie ne reculera pas de ses positions, objectifs et buts et a souligné que la direction russe a affirmé cette position chaque jour. Zakharova a noté que les discussions actuelles entre les États-Unis et la Russie reflètent les compréhensions que le Kremlin prétend avoir été atteintes lors du sommet d’Alaska en août deux mille vingt-cinq. Zakharova a également spécifiquement appelé les discussions américano-russes des contacts, déclarant que certains appellent cela un processus de négociation mais d’autres appellent cela des contacts, soutenant l’évaluation précédente de l’Institute for the Study of War selon laquelle le Kremlin voit ses offres comme des ultimatums et ne se voit pas participer à un véritable processus de négociation. Cette déclaration est capitale. Elle révèle la véritable nature de l’approche russe des négociations : ce ne sont pas des négociations, ce sont des ultimatums. La Russie ne cherche pas un compromis, elle exige une capitulation. Elle ne veut pas discuter, elle veut dicter.
Le président du comité des affaires internationales de la Douma d’État russe, Leonid Slutsky, a déclaré le vingt-six décembre que plusieurs dispositions du plan de paix en vingt points américano-ukrainien-européen disponible publiquement sont a priori inacceptables et a appelé les États-Unis à adhérer à l’esprit d’Anchorage afin de réaliser de réels progrès pour mettre fin à la guerre. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré le vingt-six décembre à CNN que la cession par l’Ukraine du reste de l’oblast de Donetsk à la Russie pourrait contribuer significativement à un accord de paix, impliquant qu’une telle concession ukrainienne ne serait pas suffisante pour que la Russie mette fin à sa guerre et rejetant effectivement le point clé du plan de paix en vingt points sur le gel de la ligne de front actuelle. Aucun accord public n’a émergé du sommet d’Alaska et le président américain Donald Trump a déclaré à l’époque que les parties n’avaient pas conclu d’accord. Les responsables russes ont par la suite affirmé que le sommet d’Alaska avait convenu de principes basés sur le discours de Poutine de juin deux mille vingt-quatre au ministère des Affaires étrangères russe, dans lequel Poutine exigeait la capitulation aux exigences de guerre originales de la Russie tant de l’Ukraine que de l’OTAN avant le début des négociations. C’est du chantage pur et simple. C’est une tentative de réécrire l’histoire, de créer une fausse équivalence, de faire croire que l’Ukraine et l’Occident ont accepté des conditions qu’ils n’ont jamais acceptées.
Le ministère de la Défense russe intensifie ses efforts pour masquer les échecs à Kupyansk
Le ministère de la Défense russe intensifie ses efforts pour dissimuler les récents échecs russes à Kupyansk au milieu de critiques généralisées et continues des blogueurs militaires russes. Le ministère de la Défense russe a soudainement repris sa publication de rapports situationnels détaillés sur la direction de Kupyansk le vingt-sept décembre après avoir fait face à de vastes critiques de blogueurs militaires sur les exagérations et mensonges des commandants militaires russes et des responsables du Kremlin concernant les avancées russes à Kupyansk. Le ministère de la Défense russe a publié des images et des déclarations le vingt-sept décembre de commandants de compagnie des 1427ème, 1468ème et 1843ème régiments de fusiliers motorisés russes, tous trois de la 6ème Armée combinée du district militaire de Leningrad, affirmant que des éléments de la 6ème Armée combinée contrôlent Kupyansk et que les forces russes opèrent dans le centre et le nord-est de Kupyansk. Un journaliste militaire russe et colonel à la retraite, qui contribue fréquemment aux reportages des médias d’État russes sur la guerre, a récemment observé que les médias d’État russes avaient diminué leur couverture de la direction de Kupyansk après les succès ukrainiens dans la zone, même si le ministère de la Défense russe avait fourni des comptes rendus quotidiens détaillés sur Kupyansk fin novembre deux mille vingt-cinq.
Le ministère de la Défense russe a probablement exploité des commandants de rang inférieur dans les rapports du vingt-sept décembre pour tenter de restaurer la crédibilité du ministère de la Défense dans l’espace informationnel russe. Le Kremlin essaie également probablement d’exploiter les députés de la Douma d’État russe, qui nient avec véhémence les avancées ukrainiennes, pour atténuer les retombées sur Kupyansk auprès du grand public russe. Le membre du comité de défense de la Douma d’État, Andrei Kolesnik, a accusé l’Ukraine le vingt-sept décembre de falsifier le contrôle ukrainien à Kupyansk, par exemple. Le ministère de la Défense russe, les responsables du Kremlin et les médias d’État russes semblent être engagés dans un effort pangouvernemental pour dissimuler les échecs sur le champ de bataille à Kupyansk et pour répondre aux critiques généralisées des blogueurs militaires et des ultranationalistes sur les faux rapports du Kremlin. Il y a cependant de nombreuses preuves indiquant que les forces ukrainiennes ont libéré la majeure partie de Kupyansk. Des images géolocalisées publiées les seize, vingt et vingt-six décembre indiquent que les forces ukrainiennes ont récemment avancé le long de l’autoroute P-07 Kupyansk-Shevchenkove et de l’autoroute P-79 Kupyansk-Chuhuiv dans le centre de Kupyansk. L’échelle des preuves open source disponibles sur les avancées ukrainiennes dans la direction de Kupyansk, couplée au nombre inhabituellement élevé de rapports corroborants de sources russes qui ne discutent généralement pas des succès ukrainiens sur le champ de bataille, sapent sérieusement l’effort de guerre cognitive du Kremlin qui vise à présenter une victoire militaire russe comme inévitable et les défenses ukrainiennes au bord de l’effondrement.
Il y a quelque chose de profondément pathétique dans cette tentative désespérée du Kremlin de masquer ses échecs à Kupyansk. Ils mentent. Ils mentent effrontément. Ils mentent malgré les preuves vidéo. Ils mentent malgré les témoignages de leurs propres blogueurs militaires. Ils mentent parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Parce qu’admettre la vérité serait admettre que l’armée russe n’est pas invincible, que la guerre ne se passe pas comme prévu, que les promesses de Poutine étaient des mensonges. Et ils ne peuvent pas faire ça. Pas maintenant. Pas après presque trois ans de guerre. Pas après des centaines de milliers de morts. Alors ils mentent. Ils mentent et ils espèrent que personne ne remarquera. Mais les gens remarquent. Les soldats russes qui reviennent du front remarquent. Les blogueurs militaires remarquent. Et petit à petit, la vérité se fait jour. Petit à petit, le château de cartes de la propagande russe s’effondre. Et quand il s’effondrera complètement, ce sera spectaculaire.
Section 9 : Les perspectives diplomatiques et la rencontre Trump-Zelensky
Zelensky rencontre les partenaires occidentaux avant Trump
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky rencontrera des partenaires occidentaux avant sa réunion du vingt-huit décembre avec le président américain Donald Trump en Floride. Zelensky a déclaré aux journalistes le vingt-sept décembre qu’il s’arrêtera au Canada le vingt-sept décembre pour rencontrer le Premier ministre canadien Mark Carney. Zelensky a déclaré que des dirigeants européens rejoindront virtuellement sa réunion avec Carney pour discuter des détails des documents du plan de paix que Zelensky discutera avec Trump. Cette séquence diplomatique est significative. Elle montre que Zelensky ne va pas à la rencontre avec Trump seul, isolé, vulnérable. Il y va avec le soutien de ses alliés, avec un plan coordonné, avec une position unifiée. C’est crucial parce que Trump est imprévisible, parce qu’il a fait des déclarations contradictoires sur l’Ukraine, parce qu’il a suggéré qu’il pourrait forcer l’Ukraine à accepter un accord défavorable. En se coordonnant avec le Canada et les partenaires européens avant la rencontre avec Trump, Zelensky s’assure que l’Ukraine ne sera pas seule à la table des négociations, que ses positions seront soutenues par d’autres, que Trump ne pourra pas simplement imposer sa volonté sans tenir compte des intérêts ukrainiens et européens.
Cette approche diplomatique témoigne de la maturité et de l’habileté de Zelensky en tant que leader. Il comprend que dans les négociations internationales, l’unité fait la force. Il comprend que Trump respecte la force et méprise la faiblesse. Il comprend que pour obtenir le meilleur accord possible pour l’Ukraine, il doit arriver à la table des négociations avec le soutien solide de ses alliés. La participation virtuelle des dirigeants européens à la réunion avec Carney suggère également que l’Europe prend cette rencontre très au sérieux, qu’elle est consciente des enjeux, qu’elle est déterminée à soutenir l’Ukraine. C’est encourageant. Parce que l’Ukraine ne peut pas gagner cette guerre seule. Elle a besoin du soutien continu de l’Occident, non seulement en termes d’armes et de munitions, mais aussi en termes de soutien diplomatique, de sanctions contre la Russie, de pression internationale sur le Kremlin. La rencontre du vingt-huit décembre entre Zelensky et Trump sera cruciale. Elle pourrait déterminer l’avenir du soutien américain à l’Ukraine, et par extension, l’avenir de la guerre elle-même. Espérons que Zelensky saura convaincre Trump que soutenir l’Ukraine n’est pas seulement moralement juste, mais aussi stratégiquement intelligent pour les États-Unis.
Un plan de paix en vingt points rejeté par Moscou
Le plan de paix en vingt points américano-ukrainien-européen disponible publiquement a été rejeté par Moscou avant même d’être officiellement présenté. Plusieurs dispositions de ce plan sont qualifiées d’a priori inacceptables par les responsables russes. Le point clé du plan concernant le gel de la ligne de front actuelle a été explicitement rejeté par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a déclaré que la cession par l’Ukraine du reste de l’oblast de Donetsk à la Russie pourrait contribuer significativement à un accord de paix, mais ne serait pas suffisante. Cette position russe révèle la véritable nature des intentions du Kremlin : la Russie ne cherche pas la paix, elle cherche la capitulation. Elle ne veut pas un compromis, elle veut une victoire totale. Elle ne négocie pas de bonne foi, elle pose des ultimatums. Cette attitude rend toute négociation sérieuse impossible. Comment peut-on négocier avec quelqu’un qui refuse d’avance tout compromis, qui exige la capitulation totale de l’autre partie, qui rejette même les propositions les plus favorables avant de les avoir examinées ? C’est impossible. Et c’est exactement ce que veut la Russie : créer une situation où les négociations échouent, puis blâmer l’Ukraine et l’Occident pour cet échec.
Le rejet russe du plan de paix en vingt points met également en lumière l’hypocrisie du discours russe sur les négociations. Poutine et ses porte-parole répètent à l’envi que la Russie est ouverte aux négociations, qu’elle veut la paix, que c’est l’Ukraine et l’Occident qui refusent de négocier. Mais quand un plan de paix concret est proposé, la Russie le rejette immédiatement. Quand des conditions de négociation sont suggérées, la Russie les qualifie d’inacceptables. Quand des compromis sont envisagés, la Russie exige davantage. Cette attitude révèle que la Russie ne veut pas vraiment négocier. Elle veut gagner du temps, elle veut diviser l’Occident, elle veut affaiblir le soutien à l’Ukraine. Mais elle ne veut pas la paix. Pas une paix juste, en tout cas. Elle veut une paix qui entérine ses conquêtes territoriales, qui valide son agression, qui récompense sa violence. Et cela, l’Ukraine et l’Occident ne peuvent pas l’accepter. Parce que accepter cela serait envoyer un message terrible au monde entier : l’agression paie, la violence est récompensée, le droit international ne compte pas.
Je suis fatigué de cette hypocrisie russe. Fatigué de ces mensonges éhontés. Fatigué de cette mauvaise foi permanente. La Russie envahit l’Ukraine, tue des dizaines de milliers de personnes, détruit des villes entières, déplace des millions de civils, et ensuite elle a le culot de prétendre qu’elle veut la paix. Elle rejette tous les plans de paix proposés, elle pose des conditions inacceptables, elle exige la capitulation de l’Ukraine, et ensuite elle accuse l’Occident de ne pas vouloir négocier. C’est obscène. C’est révoltant. Et le pire, c’est que certains en Occident tombent dans le panneau. Certains répètent la propagande russe. Certains accusent l’Ukraine de prolonger la guerre en refusant de négocier. Mais négocier quoi ? La capitulation ? L’abandon de territoires ukrainiens ? La trahison des Ukrainiens vivant sous occupation russe ? Non. Mille fois non. L’Ukraine a le droit de se défendre. L’Ukraine a le droit de refuser la capitulation. Et l’Occident a le devoir de la soutenir jusqu’à ce qu’une paix juste soit possible.
Section 10 : Les implications à long terme du conflit
Une guerre d’usure qui pourrait durer des années
L’analyse de l’Institute for the Study of War suggère que si le soutien à l’Ukraine continue aux niveaux actuels, les forces russes sont peu susceptibles de changer dramatiquement le rythme et l’échelle de leurs avancées le long des lignes de front en deux mille vingt-six. Cette évaluation a des implications profondes pour l’avenir du conflit. Elle signifie que nous sommes probablement partis pour une guerre d’usure longue, coûteuse, épuisante pour les deux camps. Une guerre où chaque kilomètre carré se paie en sang, où chaque ville devient un champ de bataille, où chaque jour apporte son lot de morts et de destructions. C’est une perspective sombre, mais c’est la réalité. La Russie ne peut pas gagner rapidement, mais elle ne veut pas abandonner. L’Ukraine ne peut pas repousser complètement les Russes avec ses moyens actuels, mais elle refuse de capituler. Le résultat est une impasse sanglante qui pourrait durer des années. Des années de souffrance. Des années de destructions. Des années de vies brisées. C’est insoutenable. C’est inacceptable. Mais c’est la réalité à laquelle nous devons faire face.
Cette perspective de guerre d’usure prolongée pose des questions cruciales pour l’Occident. Combien de temps sommes-nous prêts à soutenir l’Ukraine ? Sommes-nous prêts à maintenir ce soutien pendant des années ? Sommes-nous prêts à accepter les coûts économiques et politiques de ce soutien à long terme ? Ces questions sont difficiles, mais elles sont inévitables. Parce que si l’Occident faiblit, si le soutien diminue, si les livraisons d’armes ralentissent, l’équilibre du conflit changera. Et pas en faveur de l’Ukraine. La Russie, malgré ses problèmes, malgré ses pertes, malgré ses échecs, a une capacité d’endurance considérable. Elle peut continuer cette guerre pendant des années si nécessaire. Elle a les ressources, elle a la population, elle a la volonté politique. L’Ukraine, de son côté, dépend du soutien occidental pour tenir. Sans ce soutien, sans les armes, sans les munitions, sans l’aide financière, l’Ukraine ne pourra pas résister indéfiniment. C’est une vérité dure, mais c’est une vérité. Et c’est pourquoi le maintien du soutien occidental à l’Ukraine n’est pas seulement une question morale, c’est une question de survie pour l’Ukraine et de crédibilité pour l’Occident.
L’impact sur l’ordre international et les leçons pour l’avenir
Au-delà de l’Ukraine elle-même, cette guerre a des implications profondes pour l’ordre international. Elle teste la détermination de l’Occident à défendre les principes qu’il prétend chérir : la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale, le droit international. Si l’Occident abandonne l’Ukraine, si nous laissons la Russie gagner par la force ce qu’elle n’a pas pu obtenir par la diplomatie, nous enverrons un message terrible au monde entier. Nous dirons que la force prime le droit, que l’agression paie, que les grands pays peuvent impunément attaquer leurs voisins plus petits. Ce message sera entendu à Pékin, à Téhéran, à Pyongyang, partout où des régimes autoritaires rêvent d’expansion territoriale. Et les conséquences seront catastrophiques. Parce que si l’agression russe en Ukraine est récompensée, d’autres suivront. Taiwan sera menacée. Les pays baltes seront vulnérables. L’ordre international basé sur des règles, cet ordre que nous avons construit péniblement après la Seconde Guerre mondiale, s’effondrera. Et nous entrerons dans une nouvelle ère de loi de la jungle, où seule la force compte, où les faibles sont écrasés, où la paix n’est qu’un intervalle entre deux guerres.
Cette guerre nous enseigne également des leçons cruciales sur la nature de la puissance militaire au vingt-et-unième siècle. Elle montre que la supériorité numérique ne garantit pas la victoire. Elle montre que la technologie, la motivation, la tactique comptent autant sinon plus que le nombre de soldats. Elle montre que les drones ont révolutionné le champ de bataille, que la guerre électronique est devenue cruciale, que la logistique reste le nerf de la guerre. Elle montre aussi que la volonté de se battre, la détermination à résister, le courage face à l’adversité peuvent compenser des désavantages matériels considérables. L’Ukraine, avec une armée plus petite, avec moins de ressources, avec une économie plus faible, tient tête à la Russie depuis presque trois ans. C’est remarquable. C’est inspirant. Et c’est une leçon pour tous ceux qui pensent que la taille fait la force. Non. La force vient de la détermination, de l’organisation, de l’intelligence tactique, du soutien de la population. Et sur tous ces points, l’Ukraine surpasse la Russie. C’est pourquoi elle tient toujours. C’est pourquoi elle continuera à tenir. Et c’est pourquoi, à long terme, elle peut gagner.
Je regarde cette guerre et je vois l’avenir du monde se jouer sous nos yeux. Si l’Ukraine gagne, si elle parvient à repousser l’agression russe, si elle récupère ses territoires, ce sera une victoire pour le droit international, pour la démocratie, pour tous les peuples qui aspirent à vivre libres. Ce sera un message d’espoir pour Taiwan, pour les pays baltes, pour tous ceux qui vivent sous la menace d’un voisin agressif. Ce sera la preuve que l’agression ne paie pas, que la détermination peut vaincre la force brute, que le droit peut triompher de la violence. Mais si l’Ukraine perd, si elle est forcée d’accepter une paix injuste, si elle doit abandonner des territoires à l’agresseur, ce sera une catastrophe. Ce sera le signal que l’ordre international est mort, que la loi de la jungle est de retour, que les faibles n’ont aucun espoir face aux forts. Et le monde deviendra un endroit beaucoup plus dangereux. C’est pourquoi cette guerre compte. C’est pourquoi nous devons soutenir l’Ukraine. Pas seulement pour les Ukrainiens, mais pour nous tous.
Section 11 : Le courage des défenseurs face à l'adversité
Des soldats qui tiennent malgré l’infériorité numérique
Le porte-parole d’une brigade ukrainienne opérant dans la direction de Lyman a rapporté que le ratio de main-d’œuvre est de six contre un à dix contre un en faveur de la Russie. Six contre un. Dix contre un. Imaginez-vous sur un champ de bataille où pour chaque soldat de votre côté, il y en a six, huit, dix en face. Imaginez la pression psychologique, la fatigue physique, le sentiment d’être submergé. Et pourtant, les soldats ukrainiens tiennent. Ils tiennent malgré cette infériorité numérique écrasante. Ils tiennent parce qu’ils n’ont pas le choix, parce qu’ils se battent pour leur survie, parce qu’ils refusent de céder. Le porte-parole a déclaré que les forces russes ont récemment commencé à utiliser des équipements mécanisés, mais seulement pour transporter l’infanterie. Cela signifie que les Russes n’utilisent pas leurs blindés pour des percées rapides, pour des manœuvres audacieuses, pour des opérations de guerre de mouvement. Ils les utilisent simplement comme des taxis blindés pour amener leurs fantassins au contact. C’est révélateur de l’incapacité russe à mener une guerre moderne, mobile, fluide. Ils sont coincés dans une guerre d’usure du vingtième siècle, où la seule tactique est d’envoyer vague après vague d’infanterie jusqu’à ce que l’ennemi soit submergé ou épuisé.
Cette réalité tactique impose un fardeau terrible aux soldats ukrainiens. Ils doivent repousser assaut après assaut, jour après jour, sans répit, sans pause, sans espoir de renfort significatif à court terme. Ils doivent gérer leurs munitions avec parcimonie, parce que chaque obus compte quand on est en infériorité numérique. Ils doivent être plus intelligents, plus rapides, plus efficaces que leurs adversaires, parce que c’est la seule façon de compenser le désavantage numérique. Et ils le font. Ils le font avec un professionnalisme remarquable, avec un courage extraordinaire, avec une détermination qui force le respect. Le porte-parole d’une brigade ukrainienne opérant dans la direction de Pokrovsk a déclaré que les forces russes continuent d’utiliser des tactiques d’infiltration en petits groupes, envoyant en avant un soldat mal équipé, souvent malade ou blessé, pour détourner l’attention ukrainienne, après quoi des groupes russes mieux entraînés attaquent. Face à ces tactiques cyniques et cruelles, les soldats ukrainiens doivent rester vigilants en permanence, doivent analyser chaque mouvement ennemi, doivent distinguer les appâts des vraies menaces. C’est épuisant. C’est stressant. Mais ils le font. Jour après jour. Nuit après nuit. Sans faillir.
Des marines et des parachutistes d’élite en première ligne
Des unités des Forces d’assaut aérien et des marines sont impliquées dans la défense de Myrnohrad. Ces soldats d’élite, parmi les meilleurs de l’armée ukrainienne, ont été déployés pour tenir cette ville stratégique. Leur présence témoigne de l’importance que les autorités militaires ukrainiennes accordent à cette bataille. Les Forces d’assaut aérien ukrainiennes sont l’équivalent des parachutistes, des troupes aéroportées, des soldats entraînés pour les opérations les plus difficiles, les plus dangereuses, les plus exigeantes. Les marines ukrainiens sont également des troupes d’élite, entraînées pour les opérations amphibies, les assauts côtiers, les combats en environnement difficile. Ces deux corps d’armée ont une réputation d’excellence, de professionnalisme, de courage. Ils sont déployés là où la situation est la plus critique, là où la pression ennemie est la plus forte, là où la défense doit absolument tenir. Leur présence à Myrnohrad signifie que cette bataille est cruciale, que la perte de cette ville aurait des conséquences stratégiques majeures, que les autorités ukrainiennes sont déterminées à la défendre coûte que coûte.
Ces soldats d’élite font face à des conditions extrêmement difficiles. Ils combattent dans un environnement urbain, le type de combat le plus dangereux et le plus complexe qui soit. Chaque bâtiment peut cacher un ennemi. Chaque rue peut être une embuscade. Chaque fenêtre peut abriter un tireur d’élite. Ils doivent être constamment vigilants, constamment sur leurs gardes, constamment prêts à réagir. Ils doivent coordonner leurs actions avec une précision millimétrique, parce qu’une erreur peut être fatale. Ils doivent maintenir leur moral malgré la fatigue, malgré les pertes, malgré la pression constante. Et ils le font. Ils le font parce qu’ils sont des professionnels. Ils le font parce qu’ils sont des patriotes. Ils le font parce qu’ils savent que leur pays compte sur eux. Le bilan qu’ils ont établi depuis début décembre témoigne de leur efficacité : deux cent sept soldats russes éliminés, un char détruit, trois véhicules blindés de combat détruits, un canon détruit, un lance-roquettes Grad détruit, six autres véhicules détruits, trente-quatre drones détruits. Ces chiffres ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le résultat d’un entraînement rigoureux, d’une coordination efficace, d’un courage exceptionnel. Ces soldats sont des héros. Des héros qui méritent notre respect, notre reconnaissance, notre soutien.
Je pense à ces soldats d’élite qui se battent à Myrnohrad et je suis submergé par un mélange d’admiration et de tristesse. Admiration pour leur courage, pour leur professionnalisme, pour leur détermination. Tristesse parce qu’ils ne devraient pas avoir à se battre. Ils devraient être avec leurs familles, ils devraient vivre leur vie, ils devraient avoir un avenir. Mais au lieu de ça, ils sont dans les ruines d’une ville ukrainienne, ils se battent contre un envahisseur étranger, ils risquent leur vie chaque jour pour défendre leur pays. C’est injuste. C’est tragique. Mais c’est aussi inspirant. Parce que ces hommes et ces femmes nous montrent ce que signifie vraiment le courage. Pas le courage des films d’action, pas le courage des discours patriotiques, mais le courage réel, celui qui consiste à avoir peur et à y aller quand même, celui qui consiste à être épuisé et à continuer quand même, celui qui consiste à voir ses camarades tomber et à tenir bon quand même. C’est ça, le vrai courage. Et ces soldats ukrainiens l’incarnent chaque jour.
Conclusion : L'acier ukrainien ne plie pas, il résiste
Pokrovsk et Myrnohrad, symboles d’une résistance qui dérange
En ce vingt-huit décembre deux mille vingt-cinq, alors que le monde se prépare à célébrer le Nouvel An, les soldats ukrainiens à Pokrovsk et Myrnohrad continuent de se battre. Ils continuent de tenir leurs positions malgré l’infériorité numérique, malgré la pression constante, malgré les bombardements incessants. Pokrovsk n’est pas tombée. Myrnohrad résiste toujours. Ces deux villes sont devenues des symboles de la résistance ukrainienne, des preuves vivantes que la détermination peut vaincre la force brute, que le courage peut compenser le désavantage numérique, que la volonté de se battre compte plus que la taille de l’armée. Les Forces d’assaut aérien ukrainiennes ont confirmé maintenir un contrôle ferme sur la partie nord de Pokrovsk. Des dizaines de tentatives russes pour percer les défenses ukrainiennes au nord de la voie ferrée ont échoué. À Myrnohrad, malgré une situation qualifiée de difficile, les forces ukrainiennes tiennent leurs positions désignées, repoussent les assauts russes, éliminent les infiltrations ennemies. Depuis début décembre, elles ont éliminé deux cent sept soldats russes et détruit ou endommagé des quantités significatives d’équipement militaire russe. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le produit d’un entraînement rigoureux, d’une coordination efficace, d’une détermination sans faille.
La Russie, incapable d’établir son contrôle sur Pokrovsk malgré des mois d’assauts sanglants, a redirigé son offensive vers Myrnohrad. Environ dix unités russes sont désormais concentrées dans cette zone, des milliers d’hommes jetés dans une bataille d’usure où chaque rue, chaque bâtiment, chaque mètre carré se paie en sang. Mais malgré cette concentration de forces, malgré la supériorité numérique écrasante, malgré les bombardements constants, les Russes n’arrivent pas à percer. Ils grignotent, ils usent, ils épuisent, mais ils ne percent pas. Et pendant ce temps, les forces ukrainiennes tiennent bon, repoussent les assauts, contre-attaquent quand c’est possible, maintiennent le contrôle du corridor vital près de Svitle et Rivne qui permet l’acheminement de renforts et de munitions. Cette résistance ukrainienne dérange profondément le Kremlin. Elle contredit le narratif de la victoire imminente. Elle expose les faiblesses de l’armée russe. Elle révèle que malgré sa taille, malgré ses ressources, malgré sa brutalité, la Russie ne peut pas gagner cette guerre par la force brute seule. Et cette réalité, le Kremlin ne peut pas l’accepter. Alors il ment. Il exagère. Il fabrique des victoires en carton-pâte pour la consommation domestique. Mais la vérité finit toujours par émerger. Et la vérité, c’est que Pokrovsk et Myrnohrad tiennent toujours.
Un avenir incertain mais une détermination intacte
L’analyse de l’Institute for the Study of War suggère que les forces russes sont actuellement incapables de constituer une réserve stratégique et resteront donc probablement contraintes à des avancées lentes et laborieuses à leur rythme et échelle actuels dans l’année à venir. Cette évaluation signifie que nous sommes probablement partis pour une guerre d’usure longue, coûteuse, épuisante. Une guerre où chaque jour apporte son lot de morts et de destructions, où chaque victoire se paie au prix fort, où l’issue reste incertaine. C’est une perspective sombre, mais c’est la réalité. La Russie ne peut pas gagner rapidement, mais elle ne veut pas abandonner. L’Ukraine ne peut pas repousser complètement les Russes avec ses moyens actuels, mais elle refuse de capituler. Le résultat est une impasse sanglante qui pourrait durer des années. Des années de souffrance pour le peuple ukrainien. Des années de destructions pour les villes et villages ukrainiens. Des années de vies brisées, de familles séparées, d’avenirs volés. Mais malgré cette perspective sombre, la détermination ukrainienne reste intacte. Les soldats continuent de se battre. Les civils continuent de résister. Le pays continue de tenir bon.
La rencontre du vingt-huit décembre entre le président Zelensky et le président Trump en Floride pourrait être cruciale pour l’avenir du soutien américain à l’Ukraine. Zelensky y va préparé, coordonné avec ses alliés canadiens et européens, avec un plan de paix en vingt points qui propose un cadre pour mettre fin au conflit. Mais la Russie a déjà rejeté ce plan, qualifiant plusieurs de ses dispositions d’inacceptables. Le Kremlin ne cherche pas un compromis, il exige une capitulation. Il ne veut pas négocier, il veut dicter. Cette attitude rend toute négociation sérieuse impossible à court terme. Mais elle révèle aussi la véritable nature du régime russe : un régime autoritaire, agressif, imperialiste, qui ne respecte que la force et méprise la faiblesse. Face à un tel régime, l’Ukraine n’a pas d’autre choix que de continuer à se battre, de continuer à résister, de continuer à tenir bon. Et l’Occident n’a pas d’autre choix que de continuer à soutenir l’Ukraine, parce que l’abandonner serait envoyer un message terrible au monde entier : l’agression paie, la violence est récompensée, le droit international ne compte pas. Ce message, nous ne pouvons pas l’envoyer. Nous ne devons pas l’envoyer. Parce que si nous le faisons, le monde deviendra un endroit beaucoup plus dangereux pour nous tous.
Je termine cet article avec un sentiment mélangé. De la colère contre l’agression russe, contre la brutalité de cette guerre, contre les mensonges du Kremlin. De la tristesse pour toutes les vies perdues, pour toutes les familles brisées, pour tous les avenirs volés. Mais aussi de l’admiration pour le courage ukrainien, pour la détermination de ce peuple qui refuse de plier, pour la résilience de ces soldats qui tiennent bon malgré tout. Et de l’espoir. L’espoir que cette guerre finira un jour. L’espoir qu’une paix juste sera possible. L’espoir que le droit triomphera de la violence. Cet espoir, je le puise dans la résistance de Pokrovsk et Myrnohrad. Dans ces deux villes qui refusent de tomber. Dans ces soldats qui refusent de céder. Dans ce peuple qui refuse de capituler. Ils nous montrent que la détermination peut vaincre la force brute. Que le courage peut compenser le désavantage numérique. Que la volonté de se battre pour ce qui est juste compte plus que tout. Et tant qu’ils tiendront, tant qu’ils résisteront, tant qu’ils continueront à se battre, l’espoir demeurera. L’espoir d’une Ukraine libre, souveraine, victorieuse. L’espoir d’un monde où le droit prime la force. L’espoir d’un avenir meilleur pour nous tous.
Sources
Sources primaires
Ukrainska Pravda – « Ukraine’s Air Assault Forces report firm control of northern Pokrovsk but difficult situation in Myrnohrad » – 28 décembre 2025 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2025/12/28/8013688/ – 7ème Corps de réaction rapide des Forces d’assaut aérien ukrainiennes – Déclarations officielles sur la situation à Pokrovsk et Myrnohrad – 28 décembre 2025
Sources secondaires
Euromaidan Press – « Russia redirects offensive from Pokrovsk to Myrnohrad, Ukrainian military says » – 25 décembre 2025 – https://euromaidanpress.com/2025/12/25/russia-redirects-offensive-from-pokrovsk-to-myrnohrad-ukrainian-military-says-map/ – Institute for the Study of War – « Russian Offensive Campaign Assessment, December 27, 2025 » – 27 décembre 2025 – https://understandingwar.org/research/russia-ukraine/russian-offensive-campaign-assessment-december-27-2025/ – Déclarations du général de division Kyrylo Budanov, chef du renseignement militaire ukrainien – Interview à Suspilne – 27 décembre 2025
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.