Skip to content
Kremlin veut sa victoire sous le sapin : l’offensive désespérée de Moscou pour prendre Pokrovsk
Crédit: Adobe Stock

La machine de guerre russe en marche

L’offensive russe sur Pokrovsk représente l’un des déploiements militaires les plus massifs de ce conflit. 170 000 soldats déployés sur un seul axe stratégique, c’est l’équivalent d’une armée entière concentrée sur une poche de territoire pas plus grande qu’un département français. Les services de renseignement ukrainiens ont identifié la présence d’unités d’élite russes, dont des éléments de la 90ème division blindée et des troupes aéroportées, le tout soutenu par une puissance de feu artillerie et aérienne considérable. Les bombes aériennes guidées pleuvent par dizaines chaque jour, transformant le champ de bataille en un paysage lunaire où même les rats auraient du mal à trouver refuge. Cette concentration de forces témoigne de l’importance stratégique que le Kremlin accorde à cet objectif, mais aussi de sa désespération face à une situation militaire globale qui s’enlise.

La stratégie russe repose sur un principe simple : l’écrasement par les nombres. Des vagues d’assaut successives, composées d’infanterie soutenue par des blindés, tentent de percer les lignes ukrainiennes par une pression continue et épuisante. Chaque assaut repousse légèrement les défenseurs, au prix de pertes effroyables. Les généraux russes semblent appliquer une tactique de guerre d’usure à l’envers, sacrifiant délibérément leurs propres troupes pour gagner quelques mètres de terrain contaminé. C’est une approche qui défie toute logique militaire rationnelle, une stratégie de l’horreur qui transforme le champ de bataille en un immense broyeur à viande où la valeur humaine ne compte plus.

Je suis abasourdi par cette barbarie calculée. Comment peut-on envoyer délibérément des milliers d’hommes à la mort sachant qu’ils ne reviendront pas ? C’est quoi cette logique militaire qui considère les soldats comme des munitions consumables ? Les généraux russes qui planifient ces opérations sont-ils encore humains, ou ont-ils perdu toute notion de la valeur d’une vie ? Cette férocité bureaucratique me donne la nausée, cette capacité à transformer la mort en statistique dans un tableau Excel.

La supériorité matérielle mise à mal

Pourtant, malgré cette concentration de forces impressionnante, la supériorité matérielle russe se heurte à une résistance ukrainienne qui combine courage humain et innovation technologique. Les unités de drones ukrainiennes, particulièrement efficaces dans cette région, ont transformé chaque blindé russe en cible prioritaire. Les témoignages du terrain font état de scènes apocalyptiques : des colonnes de chars réduites en fumée, des véhicules de combat d’infanterie transformés en torches humaines, des soldats russes tentant désespérément de fuir sous une pluie de projectiles intelligents. La 4ème brigade opérationnelle de la Garde nationale rapporte avoir détruit 30 unités d’équipements lourds en une seule semaine, un chiffre qui donne la mesure de l’efficacité de la défense ukrainienne.

Les Russes tentent de contrer cette supériorité technologique par des tactiques d’infiltration et des assaults de nuit, mais chaque innovation se heurte à l’adaptation constante des défenseurs ukrainiens. Les FPV drones (First Person View) sont devenus les anges de la mort du champ de bataille moderne, des prédateurs invisibles qui traquent chaque mouvement ennemi avec une précision chirurgicale. Même la puissance de feu de l’artillerie russe, traditionnellement redoutable, peine à briser les lignes de défense profondément enterrées et brillamment camouflées des forces ukrainiennes. La guerre asymétrique a trouvé dans cette région son expression la plus pure et la plus brutale.

Cette technologie de mort me fascine et m’effraie à la fois. On est arrivés à un point où un adolescent avec un joystick peut détruire un char de plusieurs millions de dollars avec un drone coûtant quelques centaines d’euros. C’est une démocratisation de la mort qui rend la guerre à la fois plus précise et plus terrifiante. Les soldats russes qui meurent dans ces blindés n’ont même pas le luxe de voir leur assassin. Comment peut-on mourrir en combattant un adversaire invisible que vous ne verrez jamais ?

Sources

Sources primaires

Rapport de Vladyslav Pervukhin, commandant de la 4ème brigade opérationnelle de la Garde nationale d’Ukraine, Novyny.Ranok, 30 décembre 2025

Communiqué du 1er Corps de la Garde nationale ukrainienne « Azov » sur les pertes russes, 29 décembre 2025

Témoignages de terrain des unités de drones « Typhoon » de la Garde nationale ukrainienne, décembre 2025

Sources secondaires

Euromaidan Press, « Kremlin wants victory under Christmas tree: Russian troops pushing to outflank Pokrovsk from Dobropillia axis », 30 décembre 2025

Institute for the Study of War, « Russian Offensive Campaign Assessment, December 28, 2025 », 28 décembre 2025

ArmyInform, « About 12.5 thousand occupiers destroyed in battles near Dobropillia — 1st Corps », 29 décembre 2025

UNN, « National Guard fighters destroy enemy equipment in battles for Pokrovsk and Myrnohrad », 29 décembre 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu