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211 affrontements meurtriers sur le front : la bataille de Pokrovsk atteint son paroxysme
Crédit: Adobe Stock

Quarante assauts repoussés par les défenseurs ukrainiens

Le secteur de Pokrovsk a été le théâtre des combats les plus féroces, avec quarante tentatives d’assaut russe lancées contre les positions ukrainiennes. Les défenseurs ont réussi à repousser ces attaques coordonnées près des localités de Rodynske, Pokrovsk elle-même, Myrnohrad, Kotlyne, Udachne, Zatyshok et Filiia, ainsi que dans la direction de Bilytske, Serhiivka et Kucheriv Yar. La résistance ukrainienne dans ce secteur est d’autant plus remarquable qu’elle fait face à des forces ennemies considérablement supérieures en nombre et en équipement. Selon les rapports de l’Institut pour l’Étude de la Guerre (ISW), les troupes russes ont récemment modifié leur tactique opérationnelle, passant d’assauts massifs à des infiltrations plus ciblées par petits groupes, profitant des conditions météorologiques difficiles et de la mauvaise visibilité nocturne pour contourner les défenses ukrainiennes.

La ville de Myrnohrad est devenue un point focal particulièrement contesté, avec une partie de la ville transformée en ce que les militaires appellent une « zone grise » – un territoire disputé où le contrôle change fréquemment de mains. Un porte-parole d’une brigade ukrainienne opérant dans la direction de Pokrovsk a indiqué que les forces russes tentent d’épuiser systématiquement les défenseurs ukrainiens, de compliquer leur logistique et d’infiltrer progressivement la ville avec des petits groupes de saboteurs. Cette stratégie d’usure, bien que coûteuse en vies russes, vise à éviter les pertes massives associées aux assauts frontaux tout en exerçant une pression constante sur les lignes de défense ukrainiennes. Les forces ukrainiennes, selon le groupe de forces Est, maintiennent néanmoins leurs positions à Myrnohrad et dans le nord de Pokrovsk, malgré cette pression incessante.

Myrnohrad… ce nom résonne maintenant comme une condamnation à mort. Une « zone grise », c’est comme ça qu’ils appellent ces endroits où la vie est suspendue entre l’espoir et le désespoir. J’imagine les familles qui ont dû fuir, laissant derrière eux tout ce qu’ils avaient construit. Les maisons bombardées, les écoles détruites, les parcs où les enfants jouaient désormais transformés en champs de mines. Et pendant ce temps, à des milliers de kilomètres, des généraux dans des bunkers climatisés planifient la prochaine « infiltration ». C’est cette froideur calculatrice qui me glace le sang. Comment peut-on traiter des vies humaines avec autant de mépris ?

Les conséquences humanitaires d’une guerre de position

Les combats incessants autour de Pokrovsk ont des conséquences humanitaires dévastatrices pour les civils piégés dans cette zone de combat. Les bombardements constants d’artillerie et les frappes aériennes russes ont détruit une grande partie de l’infrastructure civile, laissant des milliers de personnes sans eau, électricité ni chauffage au cœur de l’hiver ukrainien. Les services d’urgence sont débordés, et les évacuations médicales sont devenues extrêmement dangereuses, voire impossibles dans certains quartiers. Les humanitaires sur place rapportent des conditions de vie insoutenables, avec des familles entières contraintes de vivre dans des sous-sols pour échapper aux bombardements, partageant des espaces exigus avec peu de ressources et vivant dans la peur constante d’être découvertes par les forces d’occupation.

L’impact psychologique sur la population civile est tout aussi dévastateur. Des mois de bombardements continus ont créé un traumatisme collectif profond, particulièrement chez les enfants qui grandissent dans cet environnement de violence extrême. Les psychologues qui travaillent avec les réfugiés de la région rapportent des taux alarmants de stress post-traumatique, de dépression et d’anxiété, même chez les plus jeunes. Beaucoup de civils ont choisi de fuir malgré les dangers du voyage, rejoignant les millions de déplacés internes qui cherchent refuge dans des régions plus sûres de l’Ukraine ou à l’étranger. Ce déplacement massif de population représente non seulement une tragédie humanitaire mais aussi un défi majeur pour les autorités ukrainiennes qui doivent gérer cet afflux de personnes en détresse tout en continuant la guerre.

Sources

Sources primaires

État-major des forces armées d’Ukraine, rapport opérationnel du 4 janvier 2026 à 08h00, Facebook, publié le 4 janvier 2026

Institut pour l’Étude de la Guerre (ISW), Russian Offensive Campaign Assessment, 3 janvier 2026, publié le 3 janvier 2026

Ukrinform, War update: 211 clashes along frontline over past day, heaviest fighting near Pokrovsk, publié le 4 janvier 2026

Sources secondaires

Ukrainska Pravda, Battlefield sees 211 combat clashes over past day – Ukraine’s General Staff, 4 janvier 2026

Mezha, Ukrainian Forces Repel 211 Enemy Attacks on January 4 Frontline, 4 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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