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Donald Trump frappe le Venezuela et s’impose en maître absolu de l’Amérique
Crédit: Adobe Stock

Une armada sans précédent dans l’hémisphère sud

L’opération portait un nom : Absolute Resolve. Résolution absolue. Tout un programme. Selon le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, environ 150 aéronefs ont décollé de 20 bases différentes pour neutraliser les défenses aériennes vénézuéliennes. Des F-35, des F-22, des bombardiers B-1 — la fine fleur de l’arsenal américain lâchée sur un pays d’Amérique latine. Les semaines précédentes, le Pentagone avait déployé un porte-avions, onze navires de guerre et plus d’une douzaine de chasseurs dans les Caraïbes. Trump lui-même avait parlé de la plus grande armada jamais assemblée dans l’histoire de l’Amérique du Sud. Ce n’était pas de la fanfaronnade. C’était un avertissement que personne n’a voulu entendre.

L’attaque a duré deux heures et vingt minutes. Deux heures vingt pour démanteler les capacités militaires d’un pays souverain. Deux heures vingt pour capturer son président. Les forces spéciales américaines, la fameuse Delta Force — celle-là même qui avait éliminé al-Baghdadi — se sont infiltrées au cœur de Caracas pendant que les bombes pleuvaient. Aucune perte américaine, affirme Washington. Du côté vénézuélien, le bilan reste inconnu, probablement lourd. Trump a mentionné quelques blessures de son côté, rien de grave. L’opération a été retardée de quatre jours à cause des conditions météorologiques, preuve d’une planification méticulause. Tout était calculé, millimétré, exécuté avec une précision chirurgicale. Une démonstration de puissance brute, assumée, revendiquée.

Le précédent Panama ressurgit

Pour trouver un précédent comparable, il faut remonter à 1989. L’invasion du Panama. La capture de Manuel Noriega. Étrangement, cette opération avait aussi eu lieu un 3 janvier — en 1990, le jour où Noriega s’était rendu aux troupes américaines. Coïncidence troublante ou message délibéré ? L’administration Trump nie tout symbolisme, mais les observateurs notent le parallèle. Noriega aussi était accusé de narcotrafic. Noriega aussi dirigeait un pays que Washington considérait comme une menace. Noriega aussi a fini extradé, jugé, emprisonné aux États-Unis. Mais en 1989, le contexte était différent. La guerre froide s’achevait, l’Amérique régnait sans partage, le droit international existait encore — du moins en apparence. Aujourd’hui, Trump ne prend même plus la peine de chercher une légitimité internationale. Il agit, point.

L’acte d’accusation contre Maduro et son épouse parle de narcoterrorisme, d’importation de cocaïne, de possession d’armes de destruction massive. Des charges qui traînaient depuis 2020, formulées par le département de Justice américain. Le nom de Cilia Flores a été ajouté récemment au dossier, comme pour justifier sa capture aux côtés de son mari. Six personnes au total sont visées, dont Diosdado Cabello, le puissant ministre de l’Intérieur vénézuélien, considéré comme l’homme fort du régime. L’avion transportant Maduro a atterri à la base aérienne de Stewart, au nord de New York. Des agents du FBI et de la DEA l’attendaient sur le tarmac. Le président déchu du Venezuela comparaîtra devant un tribunal fédéral de Manhattan. Le monde regarde, sidéré.

Je n’arrive pas à détacher mon regard de cette photo de Maduro, les yeux couverts, à bord d’un navire de guerre américain. Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans cette mise en scène. Pas parce que Maduro serait un ange — il ne l’est pas. Mais parce que cette exhibition transforme un acte politique en spectacle de cirque. Regardez, semble dire Trump, je peux capturer n’importe quel dirigeant qui me déplaît. Le message est clair, brutal, terrifiant. Et je me demande sincèrement si nous mesurons les conséquences de ce que nous laissons faire.

Sources

Sources primaires

France Info, Capture de Nicolas Maduro : ce que l’on sait de l’opération militaire des États-Unis au Venezuela, 3 janvier 2026. Le Grand Continent, Trump annonce la prise du contrôle du Venezuela par les États-Unis : texte intégral de la conférence Mar-a-Lago, 3 janvier 2026. Radio-Canada, Les États-Unis ont attaqué le Venezuela et capturé Nicolas Maduro, couverture en direct, 3 janvier 2026. Fox News, Nicolas Maduro arrives in New York after capture, Live Updates, 3 janvier 2026. CNBC, U.S. attacks Venezuela, captures Maduro and his wife, 3 janvier 2026.

Sources secondaires

Le Devoir, Bilan 2025 : y a-t-il une dérive autoritaire aux États-Unis ?, 29 décembre 2025. L’Actualité, Donald Trump a consacré l’année 2025 à tenter d’accaparer le plus de pouvoir possible, 29 décembre 2025. La Presse, Une présidence exercée à coups de décrets, 16 décembre 2025. IFRI, Comment Donald Trump accroît les pouvoirs de la présidence américaine, septembre 2025. Le Grand Continent, Six mois de Trump : les 10 chiffres clefs, 21 juillet 2025. Fondation Jean-Jaurès, La théorie de l’exécutif unitaire sous la présidence Trump, novembre 2025. Sciences Po, Trump 2.0 : l’arrivée au pouvoir d’une élite anti-élite, janvier 2025. Euronews, Trump in 2026: Leader of the free world or lame duck president?, 2 janvier 2026. Atlantico, 2026, année Trump, 31 décembre 2025. Le Devoir, Réactions internationales à l’attaque des États-Unis contre le Venezuela, 3 janvier 2026. La Libre Belgique, Avec cette intervention au Venezuela, Trump aggrave encore le grand chamboulement international, 3 janvier 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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