Une armada sans précédent dans l’hémisphère sud
L’opération portait un nom : Absolute Resolve. Résolution absolue. Tout un programme. Selon le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, environ 150 aéronefs ont décollé de 20 bases différentes pour neutraliser les défenses aériennes vénézuéliennes. Des F-35, des F-22, des bombardiers B-1 — la fine fleur de l’arsenal américain lâchée sur un pays d’Amérique latine. Les semaines précédentes, le Pentagone avait déployé un porte-avions, onze navires de guerre et plus d’une douzaine de chasseurs dans les Caraïbes. Trump lui-même avait parlé de la plus grande armada jamais assemblée dans l’histoire de l’Amérique du Sud. Ce n’était pas de la fanfaronnade. C’était un avertissement que personne n’a voulu entendre.
L’attaque a duré deux heures et vingt minutes. Deux heures vingt pour démanteler les capacités militaires d’un pays souverain. Deux heures vingt pour capturer son président. Les forces spéciales américaines, la fameuse Delta Force — celle-là même qui avait éliminé al-Baghdadi — se sont infiltrées au cœur de Caracas pendant que les bombes pleuvaient. Aucune perte américaine, affirme Washington. Du côté vénézuélien, le bilan reste inconnu, probablement lourd. Trump a mentionné quelques blessures de son côté, rien de grave. L’opération a été retardée de quatre jours à cause des conditions météorologiques, preuve d’une planification méticulause. Tout était calculé, millimétré, exécuté avec une précision chirurgicale. Une démonstration de puissance brute, assumée, revendiquée.
Le précédent Panama ressurgit
Pour trouver un précédent comparable, il faut remonter à 1989. L’invasion du Panama. La capture de Manuel Noriega. Étrangement, cette opération avait aussi eu lieu un 3 janvier — en 1990, le jour où Noriega s’était rendu aux troupes américaines. Coïncidence troublante ou message délibéré ? L’administration Trump nie tout symbolisme, mais les observateurs notent le parallèle. Noriega aussi était accusé de narcotrafic. Noriega aussi dirigeait un pays que Washington considérait comme une menace. Noriega aussi a fini extradé, jugé, emprisonné aux États-Unis. Mais en 1989, le contexte était différent. La guerre froide s’achevait, l’Amérique régnait sans partage, le droit international existait encore — du moins en apparence. Aujourd’hui, Trump ne prend même plus la peine de chercher une légitimité internationale. Il agit, point.
L’acte d’accusation contre Maduro et son épouse parle de narcoterrorisme, d’importation de cocaïne, de possession d’armes de destruction massive. Des charges qui traînaient depuis 2020, formulées par le département de Justice américain. Le nom de Cilia Flores a été ajouté récemment au dossier, comme pour justifier sa capture aux côtés de son mari. Six personnes au total sont visées, dont Diosdado Cabello, le puissant ministre de l’Intérieur vénézuélien, considéré comme l’homme fort du régime. L’avion transportant Maduro a atterri à la base aérienne de Stewart, au nord de New York. Des agents du FBI et de la DEA l’attendaient sur le tarmac. Le président déchu du Venezuela comparaîtra devant un tribunal fédéral de Manhattan. Le monde regarde, sidéré.
Je n’arrive pas à détacher mon regard de cette photo de Maduro, les yeux couverts, à bord d’un navire de guerre américain. Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans cette mise en scène. Pas parce que Maduro serait un ange — il ne l’est pas. Mais parce que cette exhibition transforme un acte politique en spectacle de cirque. Regardez, semble dire Trump, je peux capturer n’importe quel dirigeant qui me déplaît. Le message est clair, brutal, terrifiant. Et je me demande sincèrement si nous mesurons les conséquences de ce que nous laissons faire.
Trump à Mar-a-Lago : le discours du conquérant
Une rhétorique impériale assumée
Depuis la salle de réception de sa résidence floridienne, Donald Trump a donné une conférence de presse mémorable. Son ton oscillait entre autosatisfaction et menace à peine voilée. Les États-Unis ont mené une opération militaire extraordinaire, a-t-il martelé. Une attaque spectaculaire. Comme nous n’en avions pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Il a égrené ses précédents succès : l’élimination de Soleimani, celle d’al-Baghdadi, la destruction récente des sites nucléaires iraniens lors de l’opération Midnight Hammer. Mais aucune nation au monde, a-t-il insisté, n’aurait pu accomplir ce que les États-Unis ont accompli hier soir. L’orgueil impérial suintait à chaque mot.
Trump a annoncé que les États-Unis dirigeront le Venezuela le temps d’assurer une transition sûre et appropriée. Une déclaration qui a fait sursauter jusqu’aux plus fervents partisans de l’intervention. Diriger un pays étranger ? Sans mandat international ? Sans même consulter l’opposition vénézuélienne ? Le président américain a d’ailleurs précisé n’avoir pas échangé avec María Corina Machado, prix Nobel de la paix et figure emblématique de l’opposition, estimant qu’elle n’a pas assez de soutien dans le peuple vénézuélien. Une affirmation surprenante de la part de quelqu’un qui prétend libérer ce même peuple. Les entreprises américaines prendront le contrôle de l’industrie pétrolière, a-t-il ajouté. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole de la planète. Le voilà mis sous tutelle.
La doctrine Monroe ressuscitée
Durant sa conférence, Trump a invoqué la doctrine Monroe. Cette doctrine du 19ème siècle stipulait que l’hémisphère occidental relevait de la sphère d’influence exclusive des États-Unis. Toute ingérence européenne y était proscrite. Avec le temps, cette doctrine s’était transformée en justification pour les interventions américaines en Amérique latine — renversement de gouvernements, soutien aux dictatures, opérations clandestines. Trump va plus loin encore. Les doctrines Monroe sont très importantes, a-t-il déclaré. Mais nous les avons largement dépassées. Ce n’est plus une sphère d’influence. C’est un empire assumé. L’Amérique latine comme arrière-cour, comme jardin privé, comme territoire à exploiter.
Le document de stratégie de sécurité nationale publié en décembre 2025 par la Maison Blanche annonçait cette vision. Trente-trois pages qui parlent d’effacement civilisationnel de l’Europe, de restauration de la suprématie américaine en Amérique latine, de contrôle des flux migratoires. Un texte que certains analystes n’hésitent pas à qualifier de néofasciste. Trump ne se cache plus. Il affirme sa volonté de remodeler l’ordre mondial selon ses intérêts, balayant les organisations internationales, les traités, les alliances traditionnelles. Le Venezuela n’est qu’une étape. Qui sera le suivant ? Il a déjà menacé la Colombie, évoqué une intervention au Mexique. Les présidents de gauche d’Amérique latine retiennent leur souffle.
J’écoute ce discours et j’ai l’impression d’entendre un autre siècle. Ces mots sur la suprématie, sur le contrôle, sur le droit du plus fort — je croyais qu’on les avait rangés dans les manuels d’histoire. Apparemment non. Trump parle comme un empereur romain distribuant des provinces à ses légions. Et le plus troublant, c’est que personne ne semble pouvoir l’arrêter. Le Congrès se tait. Les tribunaux sont contournés. Les alliés européens émettent des réserves polies. Nous assistons à la naissance d’un nouvel ordre mondial, et je ne suis pas sûr qu’il nous laissera beaucoup de place.
Les réactions internationales : un monde fracturé
L’Amérique latine entre condamnation et silence
La réaction la plus immédiate est venue de Colombie. Le président Gustavo Petro, proche de Maduro, a donné l’alerte sur les réseaux sociaux dès les premiers bombardements. En ce moment même, ils bombardent Caracas, a-t-il écrit. Alerte au monde entier. Il a ordonné le déploiement de troupes à la frontière vénézuélienne, réclamé une réunion d’urgence de l’Organisation des États américains et de l’ONU sur la légalité internationale de cette agression. Petro sait qu’il pourrait être le prochain sur la liste. Trump l’a d’ailleurs ciblé personnellement, affirmant qu’il possède des usines de cocaïne et qu’il devrait faire attention à ses fesses. Une menace à peine déguisée contre un chef d’État démocratiquement élu.
Le Brésil de Lula a condamné fermement l’opération. Cette action rappelle les pires moments d’ingérence dans la politique latino-américaine et caribéenne, a déclaré le président brésilien. Une afronte gravíssima à la souveraineté du Venezuela et un précédent extrêmement dangereux pour toute la communauté internationale. Le Mexique de Claudia Sheinbaum a rappelé l’article 2 de la Charte des Nations unies interdisant le recours à la force contre l’intégrité territoriale d’un État. Le Chili de Gabriel Boric a également condamné. Cuba a parlé d’attentat criminel et de terrorisme d’État. Miguel Díaz-Canel a appelé les pays d’Amérique latine à serrer les rangs contre l’impérialisme américain.
L’Europe entre prudence et malaise
Du côté européen, la réaction a été plus nuancée — certains diraient plus lâche. L’Union européenne, par la voix de sa Haute représentante Kaja Kallas, a déclaré surveiller de près la situation et appelé à la retenue. Une formulation diplomatique qui ne dit rien et ne condamne personne. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, s’est dit inquiet et a appelé à une résolution dans le respect du droit international. Emmanuel Macron a pris acte de la fin de la dictature Maduro, dont le peuple vénézuélien ne peut que se réjouir, tout en appelant à une transition pacifique et démocratique. Il s’est entretenu avec Trump et avec María Corina Machado. La France navigue entre reconnaissance des faits et gêne diplomatique.
L’Espagne s’est proposée comme médiatrice, appelant à la désescalade. L’Afrique du Sud a qualifié l’opération de violation manifeste de la Charte des Nations unies. La Chine, premier importateur de pétrole vénézuélien, s’est dite profondément choquée et a condamné fermement le recours flagrant à la force. Ce comportement hégémonique des États-Unis viole gravement le droit international, a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères. Israël, en revanche, s’est félicité de la destitution du dictateur, saluant un moment historique. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est inquiété que le droit international n’ait pas été respecté, déplorant un dangereux précédent.
L’Europe me déçoit. Une fois de plus. Face à une violation aussi flagrante du droit international, nos dirigeants se contentent de formules creuses et d’appels à la retenue. La retenue ? C’est aux États-Unis qu’il fallait demander de la retenue avant qu’ils ne bombardent une capitale. Maintenant, c’est trop tard. Et notre silence embarrassé ressemble à une capitulation. Nous acceptons de vivre dans un monde où le plus fort fait ce qu’il veut. Où les règles ne s’appliquent qu’aux faibles. C’est une régression civilisationnelle dont nous paierons le prix tôt ou tard.
Un an de pouvoir trumpien : le bilan d'une présidence impériale
Plus de 220 décrets en onze mois
L’opération au Venezuela ne surgit pas de nulle part. Elle s’inscrit dans une année de gouvernance par décrets sans précédent dans l’histoire américaine. Depuis son retour à la Maison Blanche le 20 janvier 2025, Donald Trump a signé plus de 220 décrets présidentiels — davantage que durant tout son premier mandat. Un record absolu. Franklin D. Roosevelt, en 1933, avait signé 99 décrets en cent jours. Trump a pulvérisé ce chiffre. Le politologue Rafael Jacob parle d’une présidence définie par le test des limites du pouvoir présidentiel. Pour les décisions majeures, ce sont à peu près tous des décrets. Le Congrès est contourné, marginalisé, réduit au rôle de spectateur.
Ces décrets couvrent tous les domaines. Immigration durcie, déclaration d’état d’urgence à la frontière mexicaine, remise en question du droit du sol, expulsions massives. Politique énergétique axée sur les hydrocarbures, retrait de l’accord de Paris sur le climat, relance du forage pétrolier. Guerre commerciale avec des tarifs douaniers imposés au monde entier — Chine, Canada, Mexique, Union européenne. Réforme de l’État fédéral, licenciements massifs de fonctionnaires, démantèlement d’agences. Politiques sociétales ciblant les personnes transgenres, les programmes de diversité, ce que Trump appelle l’idéologie woke. Chaque jour apporte son lot de nouvelles mesures, créant un flux ininterrompu qui désordiente l’opposition et sature les médias.
La théorie de l’exécutif unitaire mise en pratique
Cette concentration du pouvoir s’appuie sur une doctrine juridique controversée : la théorie de l’exécutif unitaire. Selon ses partisans, l’article II de la Constitution confère au président l’entièreté du pouvoir exécutif, sans partage ni contrôle. En d’autres termes : l’exécutif, c’est moi. Trump et ses conseillers, notamment Russell Vought, directeur du puissant Bureau de la gestion et du budget, poussent cette interprétation à son maximum. Le résultat : un président qui s’estime au-dessus des agences indépendantes, des contre-pouvoirs institutionnels, parfois même des décisions de justice. Plus de vingt pour cent de ses décrets font l’objet de recours judiciaires. Plusieurs ont été bloqués par les tribunaux. Trump les ignore et fait appel, pariant sur une Cour suprême à majorité conservatrice.
Le politologue David Grondin va jusqu’à qualifier cette gouvernance d’autoritarisme fascisant. Sa volonté de réduire autant que possible la résistance au pouvoir présidentiel s’est manifestée partout, observe Frédérick Gagnon de la chaire Raoul-Dandurand. Contrairement à son premier mandat, Trump s’est entouré de personnes dont la principale caractéristique est la loyauté absolue. Les figures de l’establishment républicain ont été écartées. Les hauts fonctionnaires en désaccord, licenciés. Les institutions vidées de leur substance. L’Amérique assiste à une transformation de sa démocratie en temps réel, et beaucoup se demandent si les élections de mi-mandat de novembre 2026 pourront servir de contre-pouvoir.
Quand j’entends parler d’autoritarisme fascisant, je frémis. Ces mots sont lourds, chargés d’histoire, dangereux à manier. Mais que dire d’autre face à ce que nous voyons ? Un président qui gouverne par décrets, qui licencie les opposants, qui menace les juges, qui bombarde des pays étrangers sans mandat du Congrès ? Je ne sais pas si le mot est exact. Mais je sais que ce qui se passe aux États-Unis ressemble de moins en moins à la démocratie que nous avons connue. Et cette pensée me hante.
L'économie américaine sous tension
Inflation persistante et sondages en berne
Malgré les fanfaronnades de Trump, l’économie américaine montre des signes de fragilité. L’inflation se maintient autour de trois pour cent, bien au-dessus de l’objectif de la Réserve fédérale. Les tarifs douaniers imposés à tour de bras ont perturbé les chaînes d’approvisionnement, renchéri les importations, créé de l’incertitude pour les entreprises. La croissance du premier trimestre 2025 a été négative, à moins 0,2 pour cent, avant de rebondir les trimestres suivants grâce à la consommation des ménages aisés. Mais ce rebond masque des disparités croissantes. Les Américains ordinaires peinent à boucler leurs fins de mois. Le pouvoir d’achat stagne malgré les promesses.
Les sondages reflètent ce malaise. Selon Gallup, le taux de satisfaction envers Trump est tombé à 36 pour cent — son plus bas niveau depuis le début de son second mandat. L’indice de confiance économique a chuté à moins 30 en novembre 2025, le pire depuis juillet 2024. Seuls 31 pour cent des Américains se disent satisfaits de la politique économique du président. Les électeurs républicains eux-mêmes commencent à exprimer des doutes. Les Latinos, qui avaient massivement voté pour Trump en 2024, le désapprouvent désormais à 69 pour cent contre 31. Les jeunes suivent la même tendance. La coalition qui l’a porté au pouvoir s’effrite.
Le pari risqué des tarifs douaniers
La politique tarifaire de Trump constitue son pari le plus audacieux — et le plus risqué. Dès le 2 avril 2025, il brandissait des panneaux affichant des droits de douane démentiels sur les importations. Chine, Europe, Canada, Mexique — personne n’a été épargné. Le président invoque des urgences nationales pour justifier ces mesures, utilisant des lois de guerre oubliées que personne n’avait jamais mobilisées pour imposer des tarifs. Une cour d’appel fédérale a estimé en août qu’une grande partie de ces droits étaient illégaux. La Cour suprême elle-même a semblé dubitative lors d’une audience en novembre. Mais Trump continue, persuadé que l’issue lui sera favorable.
L’objectif affiché est de réindustrialiser l’Amérique, de rapatrier les emplois, de rééquilibrer la balance commerciale. Le résultat réel est plus mitigé. Les exportations américaines vers certains marchés ont chuté de 20 à 25 pour cent. Les représailles commerciales s’accumulent. Les entreprises hésitent à investir dans un environnement aussi imprévisible. Moody’s a dégradé la note souveraine des États-Unis en mai 2025, passant de AAA à Aa1. Un signal d’alarme que l’administration ignore superbement. Trump continue d’assurer que l’Amérique connaîtra bientôt un boom économique comme le monde n’en a jamais vu. Le temps dira s’il a raison ou s’il joue avec le feu.
Les chiffres économiques me laissent perplexe. D’un côté, Trump clame des victoires sur tous les fronts. De l’autre, les Américains expriment leur mécontentement dans les sondages. Qui croire ? Je pense que la vérité se situe quelque part entre les deux. L’économie américaine est résiliente, mais elle n’est pas invulnérable. Les guerres commerciales ont des coûts. L’incertitude a des coûts. Et tôt ou tard, la facture sera présentée. Reste à savoir qui la paiera.
Les midterms 2026 : le test démocratique
Les républicains fragilisés malgré le pouvoir
Les élections de mi-mandat de novembre 2026 s’annoncent comme le premier véritable test démocratique de cette présidence. Traditionnellement, le parti au pouvoir perd des sièges lors de ces scrutins. Trump lui-même l’admet. Statistiquement, c’est très difficile de gagner, a-t-il confié au Wall Street Journal. Même ceux qui ont eu une présidence réussie ont essuyé des revers. La reconnaissance est inhabituelle pour un homme qui ne concède jamais rien. Elle révèle peut-être une inquiétude sous-jacente. Les signaux d’alerte se multiplient. Des élections locales récentes ont vu les démocrates réaliser des percées dans des bastions républicains. La base trumpiste reste fidèle, mais les indépendants et les modérés s’éloignent.
L’installation de Zohran Mamdani comme maire de New York le 1er janvier 2026 illustre cette dynamique. Premier maire musulman de la ville, élu à 34 ans, il incarne une opposition frontale à Trump. Son investiture dans une station de métro historique de Manhattan, en pleine nuit du Nouvel An, a capté l’attention nationale. Trump a été contraint de retirer la garde nationale de plusieurs villes démocrates — Chicago, Portland, Los Angeles — face à la contestation. Ces revers symboliques ne changent pas fondamentalement le rapport de force, mais ils montrent que la résistance existe, qu’elle s’organise, qu’elle peut marquer des points.
La démocratie américaine à l’épreuve
La question centrale dépasse les calculs partisans. Ce qui se joue en novembre 2026, c’est la capacité du système politique américain à s’autoréguler. Si les démocrates remportent la majorité à la Chambre des représentants, un véritable contre-pouvoir pourra s’exercer sur l’administration Trump. Enquêtes parlementaires, blocages budgétaires, mise en lumière des abus — les outils existent. Mais si les républicains conservent leur mainmise sur les deux chambres, rien n’empêchera Trump de poursuivre sa concentration du pouvoir. La tentation d’interférer dans le processus électoral est réelle. Le président a déjà menacé de poursuivre ceux qui auraient triché lors de précédents scrutins. Le spectre de 2020 plane.
Le politologue Frédéric Mérand parle d’un système autoritaire compétitif — une démocratie où les élections existent mais où les règles du jeu sont biaisées en faveur du pouvoir en place. Les observateurs américains ont été surpris de la vitesse avec laquelle Donald Trump a été capable de miner les fondements de la démocratie libérale, observe le chercheur. Séparation des pouvoirs, indépendance judiciaire, état de droit — tout est remis en question. Le 4 juillet 2026, les États-Unis célébreront le 250ème anniversaire de leur indépendance. Quelle sorte de pays soufflera les bougies ? La réponse appartient aux Américains. Et peut-être, désormais, un peu au reste du monde.
Je veux croire que la démocratie américaine est plus forte que ses épreuves. Qu’elle a survécu à la guerre civile, à la Grande Dépression, au maccarthysme, au Watergate. Qu’elle survivra à Trump. Mais cette croyance vacille parfois. Quand je vois un président bombarder un pays sans autorisation du Congrès. Quand je vois des juges menacés, des fonctionnaires licenciés, des institutions vidées. Je me demande si les anticorps démocratiques fonctionnent encore. Les prochains mois nous le diront.
Le Venezuela : et maintenant ?
Un pays sans capitaine
Pendant que le monde débat, le Venezuela se retrouve dans un vide politique vertigineux. La vice-présidente Delcy Rodríguez affirme que Nicolás Maduro reste le seul président légitime du pays. Elle a exigé une preuve de vie, n’ayant pas de confirmation indépendante de la capture de Maduro au moment de ses déclarations. L’armée vénézuélienne, pilier du régime, n’a pas basculé vers l’opposition. Les généraux restent loyaux, au moins en apparence. Les structures du pouvoir chaviste demeurent en place, même décapitées. Et la population, elle, oscille entre espoir et terreur. Les scènes de liesse dans les communautés d’exilés contrastent avec l’inquiétude palpable dans les rues de Caracas.
Trump affirme vouloir désigner un petit groupe de personnes pour diriger le pays en partenariat avec Washington. Il n’a pas précisé qui. L’opposition vénézuélienne, représentée par María Corina Machado et Edmundo González Urrutia — officiellement vainqueur de l’élection contestée de juillet 2024 — n’a pas été consultée. Trump la juge insuffisamment populaire. Ironie cruelle pour une militante emprisonnée à plusieurs reprises, récipiendaire du prix Nobel de la paix, symbole de la résistance pacifique au chavisme. L’administration américaine semble préférer une transition qu’elle contrôle entièrement à une démocratie qu’elle ne maîtrise pas. Le pétrole vénézuélien aiguise les appétits.
Une crise humanitaire annoncée
Les conséquences humanitaires de l’opération restent à mesurer. Le Venezuela souffrait déjà d’une crise économique catastrophique, d’une émigration massive — sept millions de personnes ont quitté le pays ces dernières années —, d’une pénurie chronique de médicaments et de nourriture. Les bombardements n’ont fait qu’aggraver la situation. La Colombie se prépare à un afflux de réfugiés. Les infrastructures portuaires et aéroportuaires sont endommagées. L’embargo pétrolier américain reste en vigueur, privant le pays de sa principale source de revenus. Trump a promis d’investir des milliards dans l’infrastructure pétrolière, mais pour le compte de qui ? Et à quel prix ?
Le président colombien Petro prédit une crise humanitaire massive. Le Brésil se dit prêt à accueillir des réfugiés mais réclame le respect de la souveraineté vénézuélienne. Cuba, allié historique de Caracas, appelle à la solidarité latino-américaine. L’OEA et l’ONU se réunissent dans l’urgence, mais personne ne croit vraiment à leur capacité d’action. Le droit international a été piétiné. Les organisations multilatérales apparaissent impuissantes. Et le Venezuela, ce pays aux ressources immenses et au peuple martyrisé, se retrouve otage d’un bras de fer entre Washington et le reste du monde.
Je pense aux Vénézuéliens ordinaires ce soir. À ceux qui se sont réveillés sous les bombes. À ceux qui ont perdu un proche dans les explosions. À ceux qui ne savent pas de quoi demain sera fait. Leur pays est devenu le terrain de jeu des grandes puissances. Leurs souffrances, un dommage collatéral. On peut détester Maduro et pleurer pour le Venezuela. Les deux ne s’excluent pas. La justice pour ce peuple ne viendra pas des bombes américaines. Elle viendra, si elle vient, de sa propre capacité à se relever. Et j’espère, sincèrement, qu’il en aura la force.
L'Europe face à son impuissance
Une stratégie de défense américaine qui cible le Vieux Continent
La Stratégie de sécurité nationale publiée par la Maison Blanche en décembre 2025 réserve des passages troublants sur l’Europe. Le document parle d’effacement civilisationnel du continent, noyé dans l’immigration, affaibli par ses régulations, en déclin économique et démographique. Cette vision anxieuse — pour ne pas dire méprisante — sous-tend la politique étrangère trumpiste. L’Europe n’est plus un allié à protéger mais un rival à contenir, une zone en décomposition dont l’Amérique doit se détacher. Les relations transatlantiques, pilier de l’ordre international depuis 1945, sont remises en question. Trump préfère négocier bilatéralement, diviser pour régner, imposer ses conditions à des Européens désunnis.
La chercheuse Laurence Nardon de l’IFRI analyse cette rupture : les États-Unis de Trump haïssent l’Europe libérale. Ils rejettent ses valeurs, ses institutions, son modèle de société. L’administration américaine voit dans l’Union européenne une construction bureaucratique vouée à l’échec, et dans les gouvernements européens des partenaires faibles incapables de peser sur la scène mondiale. Cette perception nourrit une politique de confrontation commerciale — les tarifs douaniers frappent durement les exportations européennes — et de désengagement sécuritaire — l’OTAN est mise sous pression, les garanties de défense remises en cause.
Vers une autonomie stratégique européenne ?
Face à cette nouvelle donne, l’Union européenne tente de se ressaisir. Ursula von der Leyen a appelé à une Europe unie face aux défis posés par Trump et la Chine. Nous serons pragmatiques, mais nous resterons fidèles à nos principes, a-t-elle déclaré au Forum de Davos. Nous protégerons nos intérêts et défendrons nos valeurs. Des mots forts, mais quelle réalité derrière ? L’Europe reste dépendante du parapluie nucléaire américain, de la protection de l’OTAN, des importations de gaz naturel liquéfié américain. Construire une autonomie stratégique demandera des années, des investissements massifs, une volonté politique qui fait cruellement défaut.
La France pousse pour une défense européenne autonome, mais se heurte aux réticences allemandes, aux divisions internes, au manque de moyens. Le nouveau contexte géopolitique — guerre en Ukraine, menaces russes, incertitude américaine — crée une urgence. Mais l’Europe avance au ralenti, paralysée par ses procédures, ses compromis, ses égoïsmes nationaux. Trump le sait et en joue. Il mise sur la faiblesse européenne pour imposer ses vues, que ce soit sur le commerce, sur le climat, sur le Venezuela. Et jusqu’ici, force est de constater que sa stratégie fonctionne.
L’Europe que j’aime — celle des droits de l’homme, de la solidarité, de la paix — me semble bien fragile ce soir. Incapable de parler d’une seule voix face à l’Amérique de Trump. Incapable de protéger ses valeurs autrement qu’en paroles. Je ne veux pas sombrer dans le défaitisme. Je sais que l’histoire européenne est faite de crises surmontées, de rebonds inattendus. Mais ce soir, je regarde les images de Caracas en flammes, j’écoute les réactions embarrassées de nos dirigeants, et je me demande : où allons-nous ? Et avons-nous encore le pouvoir de choisir notre destin ?
2026 : l'année de tous les dangers
Course contre la montre avant les midterms
Donald Trump sait que le temps joue contre lui. Les élections de mi-mandat approchent. L’histoire enseigne que les présidents perdent du terrain après deux ans de pouvoir. Alors il accélère. Il multiplie les coups d’éclat, les annonces fracassantes, les démonstrations de force. Le Venezuela n’est qu’un épisode dans cette stratégie du fait accompli. Chaque jour apporte sa nouvelle provocation, son nouveau décret, sa nouvelle menace. L’objectif : saturer l’espace médiatique, désorienter l’opposition, consolider la base, avancer inexorablement avant que les contre-pouvoirs ne se réveillent.
Cette course contre la montre explique peut-être la précipitation de l’opération vénézuélienne. Certains analystes s’interrogent : l’intervention était-elle vraiment planifiée de longue date, ou a-t-elle été improvisée pour détourner l’attention de revers intérieurs ? L’installation du nouveau maire démocrate de New York, le retrait de la garde nationale de plusieurs villes, les sondages en berne — autant de mauvaises nouvelles que le spectacle de Caracas a opportunément éclipsées. Trump excelle dans l’art de la diversion. Et le monde entier finit par danser au rythme qu’il impose.
Un ordre mondial en recomposition
Au-delà de la politique américaine, l’intervention au Venezuela accélère la recomposition de l’ordre mondial. Les règles qui régissaient les relations internationales depuis 1945 — souveraineté des États, non-ingérence, recours encadré à la force — sont ouvertement bafouées. Un précédent est créé. Si les États-Unis peuvent capturer un chef d’État étranger sans conséquences, qui les en empêchera demain ? La Chine observe et prend note. La Russie aussi. Les puissances régionales réévaluent leurs alliances. Le monde devient plus instable, plus dangereux, plus imprévisible.
Le multilatéralisme agonise. L’ONU apparaît impuissante. L’OEA divisée. Les organisations internationales, déjà affaiblies, perdent encore en crédibilité. Ce qui émerge ressemble à un système de sphères d’influence où chaque grande puissance fait sa loi dans son pré carré. L’Amérique latine pour Washington. L’Europe de l’Est pour Moscou. L’Asie-Pacifique pour Pékin. Et tant pis pour les petits pays, les peuples, les principes. C’est le retour à une logique du 19ème siècle, avant les guerres mondiales, avant les droits de l’homme, avant les leçons de l’histoire. Trump n’invente rien. Il régresse.
Je refuse de croire que c’est inéluctable. Que le droit international est mort. Que la force prime définitivement sur la justice. Mais je dois reconnaître que les signaux sont alarmants. Nous vivons un moment charnière, une de ces périodes où l’histoire bascule. Ce que nous faisons maintenant — ou ne faisons pas — déterminera le monde que nous laisserons à nos enfants. Et cette responsabilité me pèse. Elle devrait peser sur nous tous.
Les leçons de l'histoire oubliées
De Panama à Caracas : le retour des gunboats
L’histoire se répète, dit-on. Mais ceux qui la répètent ont-ils vraiment oublié ses leçons ? L’intervention américaine au Venezuela s’inscrit dans une longue tradition de gunboat diplomacy — cette diplomatie de la canonnière qui a marqué les relations entre Washington et l’Amérique latine pendant plus d’un siècle. Le Panama en 1989, Grenade en 1983, la République dominicaine en 1965, Cuba en 1961 — la liste est longue des interventions militaires américaines dans la région. Chaque fois, les mêmes justifications : lutte contre le communisme hier, contre le narcotrafic aujourd’hui. Chaque fois, les mêmes méthodes : bombardements, débarquements, changements de régime. Et chaque fois, les mêmes résultats douteux à long terme.
Le cas du Panama est particulièrement éclairant. Manuel Noriega, homme fort du pays, avait été un allié des États-Unis pendant des années, collaborant avec la CIA et recevant des millions de dollars pour ses services. Quand il est devenu gênant, Washington l’a renversé et capturé. Il a fini sa vie en prison, d’abord aux États-Unis, puis en France, puis au Panama. L’opération Just Cause a fait des centaines de morts civils — certaines estimations parlent de plusieurs milliers. Le pays a mis des années à s’en remettre. Noriega était-il un dictateur ? Certainement. Son renversement a-t-il apporté la démocratie et la prospérité au Panama ? L’histoire est plus nuancée. Et Maduro, demain, quel sort lui sera réservé ? Quel sort pour le Venezuela ?
L’Amérique latine traumatisée
Pour les peuples d’Amérique latine, ces interventions laissent des cicatrices profondes. Les coups d’État soutenus par Washington — Chili 1973, Argentine 1976, Guatemala 1954 — ont engendré des décennies de dictatures sanglantes. Les escadrons de la mort formés par les Américains, les disparitions forcées, les tortures systématiques — ce passé n’est pas si lointain. Il explique pourquoi des présidents comme Lula, Petro ou Sheinbaum réagissent avec tant de véhémence à l’opération vénézuélienne. Ce n’est pas de l’idéologie. C’est de la mémoire. Une mémoire que Washington semble avoir perdue, mais que les Latino-Américains portent dans leur chair.
Trump invoque la doctrine Monroe comme s’il s’agissait d’un droit naturel. Mais cette doctrine a toujours été contestée au sud du Rio Grande. Elle représente, aux yeux de beaucoup, la négation de la souveraineté latino-américaine, la prétention d’un empire à régenter un continent entier. Les décennies de diplomatie patiente, de traités multilatéraux, d’organisations régionales — tout cela visait précisément à dépasser ce passé impérial. Trump balaie ces efforts d’un revers de main. Il ramène l’Amérique latine un siècle en arrière. Et il ne semble pas comprendre — ou ne pas se soucier — des ressentiments qu’il ravive.
L’histoire devrait nous enseigner l’humilité. Elle devrait nous rappeler que les interventions militaires, même bien intentionnées, ont des conséquences imprévisibles. Que les peuples n’oublient pas. Que la force brute peut gagner des batailles mais perd souvent les guerres. Trump semble ignorer tout cela. Ou peut-être s’en moque-t-il. Après tout, il ne sera plus là pour assumer les conséquences à long terme. D’autres paieront. Comme toujours.
Conclusion : le nouveau visage de l'Amérique
Un empire qui s’assume
Donald Trump est aujourd’hui le maître de l’Amérique. Ce titre, qui semblait exagéré il y a encore quelques mois, s’impose désormais comme une évidence. Le président américain gouverne par décrets, contourne le Congrès, ignore les tribunaux, bombarde des pays étrangers, capture des chefs d’État. Il concentre entre ses mains un pouvoir sans précédent dans l’histoire moderne des États-Unis. Les contre-pouvoirs — judiciaire, législatif, médiatique — peinent à jouer leur rôle. La démocratie américaine, ce modèle que le monde entier admirait ou enviait, ressemble de moins en moins à une démocratie. Et Trump ne s’en cache pas. Il assume, revendique, célèbre.
Le Venezuela n’est qu’un symptôme. Le plus spectaculaire, le plus violent, mais un symptôme parmi d’autres. La concentration du pouvoir, l’érosion des institutions, le mépris du droit international — ces tendances étaient visibles depuis le retour de Trump à la Maison Blanche. L’opération du 3 janvier 2026 les a cristallisées aux yeux du monde. Désormais, personne ne peut plus faire semblant de ne pas voir. L’Amérique de Trump est un empire qui s’assume, avec ses légions, ses provinces, ses tributaires. Et le reste du monde doit décider comment il veut vivre avec cette réalité.
L’avenir reste à écrire
Mais l’histoire n’est jamais écrite d’avance. Les empires finissent toujours par s’effondrer. Les autocrates finissent toujours par tomber. La question est de savoir quand, comment, à quel prix. Les élections de novembre 2026 offriront une première opportunité de résistance démocratique. Les tribunaux continueront de contester les abus de pouvoir. La société civile américaine, vibrante et diverse, ne se laissera pas réduire au silence sans combattre. Et le reste du monde, malgré ses divisions, pourrait finir par s’organiser face à la menace. Rien n’est joué. Rien n’est définitif. L’espoir existe encore.
Ce 3 janvier 2026 restera dans les mémoires comme le jour où les États-Unis ont bombardé Caracas et capturé un président en exercice. Un jour sombre pour le droit international, pour la souveraineté des peuples, pour l’idéal démocratique. Mais aussi, peut-être, le jour où le monde a ouvert les yeux. Où l’Europe a compris qu’elle devait se défendre seule. Où l’Amérique latine a mesuré le prix de la désunion. Où les citoyens américains ont réalisé ce que leur président était capable de faire en leur nom. Les crises sont parfois des opportunités déguisées. Celle-ci pourrait l’être. À condition de ne pas détourner le regard.
Je termine cet article avec un sentiment mêlé. De la colère, oui, face à l’injustice, à la violence, à l’arrogance du pouvoir. Mais aussi une forme de détermination. Parce que je refuse de céder au fatalisme. Parce que je crois encore que les mots ont un sens, que la vérité compte, que les peuples peuvent se lever. Trump se croit maître du monde. Peut-être l’est-il, pour l’instant. Mais les maîtres passent. Et les peuples restent. C’est sur eux que je mise. Sur vous. Sur nous. Sur cette capacité, toujours intacte malgré tout, à refuser l’inacceptable et à construire quelque chose de meilleur. L’histoire nous regarde. Ne la décevons pas.
Sources
Sources primaires
France Info, Capture de Nicolas Maduro : ce que l’on sait de l’opération militaire des États-Unis au Venezuela, 3 janvier 2026. Le Grand Continent, Trump annonce la prise du contrôle du Venezuela par les États-Unis : texte intégral de la conférence Mar-a-Lago, 3 janvier 2026. Radio-Canada, Les États-Unis ont attaqué le Venezuela et capturé Nicolas Maduro, couverture en direct, 3 janvier 2026. Fox News, Nicolas Maduro arrives in New York after capture, Live Updates, 3 janvier 2026. CNBC, U.S. attacks Venezuela, captures Maduro and his wife, 3 janvier 2026.
Sources secondaires
Le Devoir, Bilan 2025 : y a-t-il une dérive autoritaire aux États-Unis ?, 29 décembre 2025. L’Actualité, Donald Trump a consacré l’année 2025 à tenter d’accaparer le plus de pouvoir possible, 29 décembre 2025. La Presse, Une présidence exercée à coups de décrets, 16 décembre 2025. IFRI, Comment Donald Trump accroît les pouvoirs de la présidence américaine, septembre 2025. Le Grand Continent, Six mois de Trump : les 10 chiffres clefs, 21 juillet 2025. Fondation Jean-Jaurès, La théorie de l’exécutif unitaire sous la présidence Trump, novembre 2025. Sciences Po, Trump 2.0 : l’arrivée au pouvoir d’une élite anti-élite, janvier 2025. Euronews, Trump in 2026: Leader of the free world or lame duck president?, 2 janvier 2026. Atlantico, 2026, année Trump, 31 décembre 2025. Le Devoir, Réactions internationales à l’attaque des États-Unis contre le Venezuela, 3 janvier 2026. La Libre Belgique, Avec cette intervention au Venezuela, Trump aggrave encore le grand chamboulement international, 3 janvier 2026.
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