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Drones du Nouvel An anéantissent le dépôt de Rovenky
Crédit: Adobe Stock

Une confirmation visuelle sans équivoque

Les dommages subis par le dépôt pétrolier de Rovenky ont été documentés de manière exhaustive grâce à l’imagerie satellite de haute résolution obtenue après l’attaque. Selon les analyses de la communauté Dnipro Osint Harbuz, spécialisée dans le renseignement géospatial, environ 100% des réservoirs présents sur le site ont été soit détruits, soit rendus inopérants par les frappes de drones FP-2. Les coordonnées précises de l’installation touchée sont 48.09471389544619, 39.36222565697576, correspondant à la zone industrielle de Rovenky. Ces images montrent clairement plusieurs réservoirs complètement calcinés, d’autres gravement endommagés avec des structures encore debout mais manifestement hors d’usage, ainsi que des traces indéniables d’un incendie de grande ampleur qui s’est déclaré immédiatement après les frappes. Les éléments visuels disponibles permettent de quantifier avec précision l’impact de cette opération : ce n’était pas une frappe marginale, mais une attaque systématique visant à neutraliser l’intégralité des capacités de stockage de carburant de cette installation stratégique.

Les témoignages oculaires et vidéos locales rapportés par les médias confirment également que les réservoirs de carburant ont brûlé pendant une période prolongée après l’attaque, accompagnés de détonations répétées qui témoignent de l’ampleur des réserves de carburant détruites. L’incendie était visible depuis différentes parties de la ville de Rovenky, ce qui indique non seulement l’intensité des flammes mais aussi la position exposée du dépôt dans le paysage urbain. Les forces d’occupation ont prétendu avoir réussi à localiser et maîtriser l’incendie, mais elles n’ont fourni aucun détail spécifique sur l’étendue réelle des dommages. Cette réticence à communiquer des informations précises contraste fortement avec la richesse des preuves visuelles disponibles dans le domaine public, qui confirment de manière catégorique que le dépôt pétrolier a subi des dommages catastrophiques. La combinaison de l’imagerie satellite, des vidéos sur le terrain et des témoignages de locaux crée un tableau cohérent et irréfutable de l’impact de cette attaque de drone.

Ce qui me frappe le plus dans ces images satellites, c’est cette impression de silence qui émane de la destruction. On voit ces cercles noirs calcinés, ces structures métalliques tordues comme des squelettes, et on imagine instantanément le chaos qui a régné là quelques heures plus tôt. Mais en même temps, il y a cette tranquillité perverse de la vue satellite, cette capacité à observer la dévastation depuis une distance infinie, comme si on regardait un tableau abstrait plutôt que les conséquences très réelles d’une attaque militaire. C’est cette dichotomie entre l’émotion brute de la destruction et la froideur clinique de l’analyse technique qui me perturbe. Comment peut-on simultanément admirer la précision d’une opération militaire et être terrifié par ses conséquences humaines ? Cette tension ne me quittera jamais.

Les implications techniques de l’utilisation de drones FP-2

L’utilisation de drones FP-2 pour mener cette attaque souligne l’évolution continue des tactiques ukrainiennes dans l’emploi de systèmes sans pilote à des fins offensives. Ces drones de première personne, capables de transporter des charges explosives et d’être pilotés avec une précision remarquable, représentent une catégorie d’armement de plus en plus sophistiquée dans l’arsenal ukrainien. La capacité à coordonner plusieurs frappes simultanées contre des cibles distinctes, comme cela a été le cas lors de cette opération du Nouvel An qui a touché dix cibles différentes, démontre un niveau de planification opérationnelle et de coordination tactique considérablement supérieur à ce qui était observé dans les phases précédentes du conflit. Les drones FP-2 offrent plusieurs avantages tactiques majeurs : leur coût relativement faible par rapport aux missiles traditionnels, leur capacité à opérer avec un risque minimal pour les équipages humains, et leur flexibilité opérationnelle permettant de frapper des cibles qui pourraient être hors de portée ou protégées contre des systèmes d’artillerie conventionnels.

Le choix des drones FP-2 pour cette attaque spécifique contre des réservoirs de carburant n’est pas anodin. Ces systèmes sont particulièrement adaptés à ce type de cible car ils peuvent être programmés pour frapper des points critiques des infrastructures de stockage, maximisant ainsi les effets destructeurs. Contrairement aux frappes d’artillerie traditionnelles qui dispersent leur énergie sur une zone plus large, les drones permettent une concentration précise de l’impact sur des zones spécifiques des réservoirs, provoquant des défaillances catastrophiques des structures et déclenchant des incendies difficiles à maîtriser. De plus, l’approche silencieuse et basse altitude des drones complique considérablement les efforts de détection et d’interception par les systèmes de défense aérienne ennemis. Cette capacité de pénétration des défenses adverses a été clairement démontrée par le succès de cette attaque, qui a atteint sa cible malgré la présence probable de systèmes de protection autour de cette installation stratégique.

Chaque fois que j’entends parler de ces drones FP-2, je suis pris d’étonnement face à cette évolution technologique qui transforme radicalement la nature même de la guerre. Il y a quelque chose de presque irréel dans l’idée que des opérateurs, peut-être assis à des centaines de kilomètres de là, puissent diriger avec une telle précision des engins qui vont infliger des dégâts aussi massifs. C’est comme si la distance physique se dissolvait, ne laissant que la connexion technologique entre l’intention humaine et son exécution destructive. Mais en même temps, cette facilité relative à détruire à distance me terrifie. Est-ce que cette distance technologique nous rend insensibles à la réalité de ce que nous infligeons ? Est-ce que la facilité de l’opération finit par banaliser la destruction ? Ces questions me hantent.

Sources

Sources primaires

Militarnyi – « After the Drone Attack: Most Oil Depot Reservoirs in Rovenky Destroyed » – 2 janvier 2026 – https://militarnyi.com/en/news/after-the-drone-attack-most-oil-depot-reservoirs-in-rovenky-destroyed/

LIGA.net – « All tanks at the oil depot near Luhansk, which was attacked on New Year’s Eve, burned down – video » – 2 janvier 2026 – https://news.liga.net/en/politics/news/all-tanks-at-the-oil-depot-near-luhansk-which-was-attacked-on-new-years-eve-burned-down-video

Censor.NET – « Consequences of USF strike on oil refinery in Rovenky in TOT of Luhansk region: most of tanks were destroyed or damaged. PHOTOS » – 3 janvier 2026 – https://censor.net/en/photonews/3593571/usf-attacked-an-oil-depot-in-rovenky-consequences-from-a-satellite

Sources secondaires

Defense Express – « Unmanned Systems Forces Hit Oil Depot, Radar, and Troop Bases in Multi-Region Operation (Video) » – 31 décembre 2025 – https://en.defence-ua.com/news/unmannedsystemsforceshitoildepotradarandtroopbasesinmultiregionoperationvideo-17004.html

NV.UA – « Dozen Russian sites hit on New Year’s Eve, Ukraine’s drone forces say » – Janvier 2026 – https://english.nv.ua/nation/ukrainian-military-strikes-10-targets-in-russia-occupied-territories-50572637.html

Ukrinform – « On New Year’s Eve, Ukrainian drones struck 10 Russian military and infrastructure targets – Magyar » – Janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4075705-on-new-years-eve-ukrainian-drones-struck-10-russian-military-and-infrastructure-targets-magyar.html

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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