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Pokrovsk et Myrnohrad : l’Ukraine résiste à l’assaut russe dans le Donbas
Crédit: Adobe Stock

Des opérations d’infiltration de petite envergure

Les forces russes ont adopté une nouvelle tactique dans la région de Pokrovsk, passant à des infiltrations un par un dans l’espoir de passer inaperçues et d’éviter les frappes ukrainiennes. Cette stratégie marque un changement significatif par rapport aux opérations offensives de grande envergure menées précédemment par Moscou dans ce secteur. Les troupes russes profitent désormais des mauvaises conditions météorologiques et de la mauvaise visibilité nocturne pour tenter d’introduire des groupes de sabotage dans Myrnohrad. Selon le porte-parole d’une brigade ukrainienne opérant dans la direction de Pokrovsk, une partie de Myrnohrad est devenue une zone grise contestée, les forces russes visant à épuiser les troupes ukrainiennes, compliquer leur logistique et infiltrer progressivement la ville avec de petits groupes.

Cette approche par infiltrations successives s’explique en partie par les pertes importantes subies par les forces russes lors d’assauts frontaux massifs dans les mois précédents. L’armée russe a conscience que toute opération offensive de grande ampleur dans cette zone fortement défendue se heurterait à une résistance ukrainienne farouche et entraînerait des pertes humaines et matérielles considérables. Les groupes de sabotage russes tentent donc de s’infiltrer discrètement dans les zones contrôlées par les Ukrainiens, profitant de la confusion créée par les bombardements d’artillerie et les frappes de drones pour établir des positions avancées à partir desquelles ils peuvent étendre leur contrôle progressif. Cette tactique de sape militaire vise à user les défenseurs ukrainiens par une pression constante et à créer des poches de résistance russe à l’intérieur même des zones sous contrôle ukrainien, compliquant ainsi les opérations de contre-offensive.

Cette guerre est devenue un jeu de chat et de la souris terrifiant, où chaque camp guette la moindre faille, la moindre erreur de l’autre pour porter le coup fatal. Et pendant ce temps, dans les tranchées, dans les ruines des villes bombardées, des hommes attendent. Attendent le signal, attendent l’ennemi, attendent peut-être la mort dans un silence oppressant seulement rompu par le sifflement des obus ou le bourdonnement des drones. Quelle existence absurde, réduite à l’attente permanente de l’horreur, à la tension constante qui use les nerfs et les âmes. Comment ces soldats peuvent-ils encore trouver un sens à ce qui leur arrive ? Comment peuvent-ils continuer à se battre quand tout autour d’eux n’est que destruction et désespoir ?

L’utilisation des conditions météorologiques

Les forces russes exploitent activement les conditions hivernales actuelles pour intensifier leurs opérations dans la région de Pokrovsk. Le froid, la neige et la mauvaise visibilité nocturne offrent un avantage tactique aux groupes d’infiltration qui peuvent se déplacer plus discrètement et éviter la détection par les systèmes de surveillance ukrainiens. Les Russes profitent également du fait que les mouvements de troupes sont plus visibles dans la neige, ce qui les oblige à redoubler d’efforts pour couvrir leurs traces lors des attaques, selon les rapports ukrainiens. Cette contrainte supplémentaire ralentit néanmoins leurs opérations et les expose davantage aux frappes ukrainiennes s’ils sont découverts.

Les conditions météorologiques ont également un impact significatif sur les opérations de drone, cruciales dans ce conflit moderne. Les communications entre les opérateurs de drones russes et leurs appareils sont perturbées par le mauvais temps, réduisant leur efficacité dans la zone de Pokrovsk. De même, dans d’autres secteurs du front comme celui d’Orikhiv, dans l’oblast de Zaporijjia, les conditions hivernales compliquent les opérations de drone russes, offrant un répit relatif aux troupes ukrainiennes qui subissent normalement une pression constante de ces appareils de reconnaissance et d’attaque. Cependant, cet avantage est temporaire et les Russes adaptent leurs tactiques en conséquence, déployant des équipements spécialisés pour opérer malgré les conditions difficiles.

La guerre ne s’arrête jamais, même quand la nature elle-même semble s’allier contre les combattants. Le froid, la neige, le vent… autant d’ennemis supplémentaires avec qui il faut composer, auxquels il faut s’adapter pour survivre. Et je pense à ces hommes dans les tranchées, engourdis par le froid, les doigts engourdis qui ont du mal à tenir leurs armes, le souffle qui se fige en nuages blancs dans l’air glacial. Quelle torture silencieuse que cette guerre d’hiver, où chaque instant devient une lutte contre les éléments autant que contre l’ennemi. Comment peut-on encore croire en quoi que ce soit quand tout est blanc, froid et mort autour de soi ?

Sources

Sources primaires

Ukrinform, L’armée ukrainienne contrôle le nord de Pokrovsk et bloque les assauts russes aux portes de Myrnohrad, 4 janvier 2026. Institute for the Study of War, Russian Offensive Campaign Assessment, January 3, 2026. Operation Task Force East, rapport sur la situation dans la région de Pokrovsk-Myrnohrad, 4 janvier 2026. East Group of Forces, communiqué sur la situation dans la direction de Pokrovsk, 3 janvier 2026.

Sources secondaires

BBC Monitoring, Pokrovsk: Ukraine’s vital eastern town in Russian sights, 29 août 2024. Ukrinform, Additional forces directed to defend Myrnohrad – military, 26 décembre 2025. Reuters, Russia claims its forces continue advance in Ukraine including Myrnohrad, 3 janvier 2026. Military analysis reports on the tactical situation in eastern Ukraine, January 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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