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Venezuela : quand Delcy Rodriguez dément Trump en direct et plonge le monde dans le chaos
Crédit: Adobe Stock

La conférence de presse de la victoire

C’est depuis son club de Mar-a-Lago, en Floride, que Donald Trump a annoncé la nouvelle au monde. Flanqué de ses principaux conseillers — le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées —, le président américain rayonnait. Sa posture, son ton, tout transpiriat la satisfaction du vainqueur. Celle du conquérant. « Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe de grande envergure contre le Venezuela et son leader, le président Nicolás Maduro, qui a été, avec sa femme, capturé et extrait du pays », avait-il écrit plus tôt sur Truth Social. Mais c’est devant les caméras qu’il a vraiment savouré son triomphe. « Nous allons diriger le pays », a-t-il déclaré sans ambages. « Nous allons diriger le Venezuela jusqu’à ce que nous puissions organiser une transition sûre, appropriée et judicieuse vers un nouveau leadership. »

Les mots sont tombés comme des couperets. Diriger le Venezuela. Les États-Unis, première puissance mondiale, annonçaient tout simplement qu’ils prenaient les rênes d’un pays souverain d’Amérique du Sud. Trump n’a pas mâché ses mots. Il a parlé de la doctrine Monroe, cette politique du XIXe siècle qui déclarait l’hémisphère occidental comme zone d’influence exclusive américaine. Il est allé plus loin, évoquant une « doctrine Donroe » — un jeu de mots sur son propre nom qui en dit long sur sa vision des choses. « La domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question », a-t-il martelé. « Plus jamais. » Le message était clair, brutal, sans appel. L’Amérique de Trump venait de redessiner la carte géopolitique de la région, et elle n’avait pas l’intention de demander la permission à quiconque.

Il y a dans cette conférence de presse quelque chose qui me glace. Ce n’est pas tant l’action militaire en elle-même — l’histoire est pleine d’interventions américaines en Amérique latine. C’est cette assurance tranquille, cette certitude absolue que l’Amérique peut faire ce qu’elle veut, où elle veut, quand elle veut. « Nous ne sommes pas effrayés par l’idée de mettre des bottes sur le terrain », a dit Trump. Et il le pensait. Chaque mot. Je me demande ce que pensent les habitants de La Havane ce soir. Ou ceux de Managua. Ou de n’importe quelle capitale latino-américaine qui a le malheur de ne pas être dans les bonnes grâces de Washington.

Les détails de l’opération révélés

Le général Dan Caine a fourni un compte-rendu presque cinématographique de l’opération. Tout avait commencé bien avant cette nuit fatidique. La CIA avait déployé une équipe clandestine au Venezuela dès le mois d’août, chargée de surveiller les mouvements de Maduro, de cartographier ses déplacements, d’identifier les failles dans sa sécurité. L’opération elle-même avait été approuvée par Trump plus d’une semaine auparavant, mais la météo — ces nuages capricieux de janvier au-dessus de Caracas — avait contraint les militaires à attendre. « Nous avons attendu patiemment », a expliqué Caine. « Les hommes et les femmes des forces armées américaines sont restés prêts, attendant que les conditions soient réunies et que le président donne l’ordre d’agir. » Puis, vendredi soir, à 22h46 heure de l’Est, Trump a donné le feu vert.

À 1h01 du matin, les forces américaines atteignaient le complexe de Maduro. À 3h29, elles étaient de retour au-dessus des eaux internationales avec leurs prisonniers. Moins de trois heures pour changer le cours de l’histoire. Trump a confié avoir regardé l’opération en direct, « comme si je regardais une émission de télévision », a-t-il dit avec un sourire. Il a également publié sur Truth Social une photo de Maduro à bord de l’USS Iwo Jima, les yeux bandés, tenant une bouteille d’eau. Et une vidéo des frappes, montée sur la chanson « Fortunate Son » de Creedence Clearwater Revival — un choix musical qui, pour quiconque connaît l’histoire de cette chanson anti-guerre du Vietnam, confine à l’ironie mordante. Ou à l’inconscience totale. Ou aux deux.

Sources

Sources primaires

NBC News : « Trump says U.S. will govern Venezuela until there’s a ‘proper transition’: ‘We are going to run the country’ », 3 janvier 2026. Euronews : « Live – US strikes Venezuela and says Maduro ‘captured’ », 3 janvier 2026. CNN : « Live updates: Maduro, wife arrive in New York after being captured in Venezuela », 3 janvier 2026. Reuters : « Who Is Delcy Rodriguez, the Vice President That Trump Says Replaced Maduro? », 3 janvier 2026.

Sources secondaires

NPR : « ‘We are going to run the country,’ Trump says after strike on Venezuela », 3 janvier 2026. Bloomberg : « Venezuelan VP Calls for Maduro’s Return, Defying Claim From Trump », 3 janvier 2026. Al Jazeera : « United States will run Venezuela until ‘safe transition’ of power: Trump », 3 janvier 2026. CBS News : « U.S. strikes Venezuela and captures Maduro; Trump says ‘we’re going to run the country’ for now », 3 janvier 2026. ABC News : « US captures Maduro, carries out ‘large scale strike’ in Venezuela: Trump », 3 janvier 2026. France 24 : « Venezuelan VP Rodriguez’s speech contradicts Trump’s claims », 3 janvier 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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