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229 affrontements en 24 heures : l’Ukraine résiste avec une violence absolue sur un front qui ne fléchit pas
Crédit: Adobe Stock

99 bombardements dans une seule journée

Dans les secteurs du Nord Slobozhanshchyna et de Koursk, les forces russes ont mené 99 bombardements sur les positions des Forces armées ukrainiennes et les zones peuplées, dont une attaque par système de roquettes multiples. Ces bombardements incessants ont transformé cette région en un champ de bataille où chaque mètre de terrain est disputé avec une violence rare. Les troupes russes tentent de créer des zones tampon défensibles au nord de l’Ukraine le long de la frontière internationale, de repousser les forces ukrainiennes de la frontière avec l’oblast de Belgorod et d’approcher à portée de canon d’artillerie de la ville de Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine avec ses 1.4 million d’habitants.

Les unités ukrainiennes ont repoussé huit attaques russes près de Vovchansk, Starytsia, Prylipky, Fyholivka, et en direction d’Izbytske et Kutkivka dans le secteur du Sud Slobozhanshchyna. Chaque victoire défensive se paie au prix fort. Chaque position maintenue coûte des vies. Chaque obus repoussé signifie des frères d’armes tombés dans des conditions qui défient l’imagination. La ville de Vovchansk, située à seulement quelques kilomètres de la frontière russe, subit une pression particulièrement intense. Selon le porte-parole du groupe tactique conjoint ukrainien, le colonel Viktor Trehubov, les forces russes ont repris les opérations de combat dans l’oblast de Kharkiv après une pause tactique et tentent de contourner Vovchansk pour prendre position à Vilcha et atteindre Vovchanski Khutory.

Ce qui me terrifie le plus dans cette guerre, c’est la banalisation progressive de l’horreur. Au début, chaque bombardement, chaque ville touchée faisait la une des journaux. On s’indignait, on manifestait, on parlait de sanctionner, d’aider. Aujourd’hui ? 99 bombardements dans une seule journée et ça ne fait même plus les gros titres. On est passé à autre chose. On s’est habitué. On s’est habitué à ce que des villes entières soient rasées. On s’est habitué à ce que des gens meurent par milliers. On s’est habitué à l’inacceptable. Et ça, c’est peut-être pire que la guerre elle-même. C’est la mort de notre humanité. Quand on ne réagit plus à l’horreur, quand elle devient juste une information parmi d’autres dans notre flux de nouvelles, c’est que quelque chose de fondamental s’est brisé en nous. Moi je ne veux pas m’habituer. Je veux que ça me fasse mal, toujours, chaque fois. Parce que c’est en gardant cette douleur vive qu’on reste humain. Le reste c’est de l’abêtissement programmé.

Kupiansk et Lyman : des noms gravés dans le sang

Dans le secteur de Kupiansk, trois attaques ennemies ont été enregistrées. Les défenseurs ukrainiens ont repoussé les opérations d’assaut russes près de Stepova Novoselivka, Pershotravneve, et en direction de Petropavlivka. L’objectif russe dans cette zone est de capturer le reste de l’oblast de Louhansk et de pousser vers l’ouest dans l’est de l’oblast de Kharkiv pour encercler le nord de l’oblast de Donetsk. Selon des informations recueillies sur le terrain, il resterait moins de 60 à 70 militaires russes à Kupiansk même, une ville qui symbolise l’acharnement des troupes de Moscou à prendre des positions stratégiques quel qu’en soit le prix humain.

Dans le secteur de Lyman, l’ennemi a attaqué dix fois, tentant de percer les défenses ukrainiennes près des localités de Novoselivka, Kolodiazne et Torske. Les forces russes tentent de contourner les positions ukrainiennes près de Lyman tout en essayant de s’infiltrer directement dans la ville. Trehubov note qu’il existe de nombreuses zones contestées de gris à l’intérieur et autour de Lyman qui compliquent la logistique ukrainienne. Cette situation de combat urbain asymétrique transforme chaque rue, chaque immeuble, chaque sous-sol en position fortifiée, en piège mortel où chaque mouvement peut signifier la mort.

Je m’arrête parfois et je regarde une carte de l’Ukraine. Je vois ces noms. Kupiansk. Lyman. Siversk. Des villes que je n’avais jamais entendues avant 2022. Des villes qui aujourd’hui font partie de notre vocabulaire commun comme autant de témoins muets d’une civilisation qui se détruit elle-même. Chaque fois que je prononce ces noms, je pense aux gens qui y vivaient. Aux familles qui y avaient élu domicile. Aux enfants qui y allaient à l’école. Aux couples qui s’y sont aimés. Tout ça n’existe plus. Ou alors n’existe que sous forme de ruines fumantes, de souvenirs évanescents, de photos jaunies dans des albums que l’on ne pourra peut-être plus jamais ouvrir. C’est ce genre de pensée qui me hante la nuit. La disparition programmée d’un patrimoine humain irremplaçable. Pas juste des bâtiments. Des vies. Des histoires. Des rêves. Tout ça réduit à néant par la folie d’un homme et de ses sbires. C’est la tragédie absolue.

Sources

Sources primaires

État-major des forces armées d’Ukraine, Facebook, mise à jour de la situation au 5 janvier 2026 à 8h00, rapportant 229 affrontements de combat le 4 janvier 2026

Président Volodymyr Zelensky, rapport officiel du 4 janvier 2026, annonçant 1070 bombes guidées aériennes, près de 1000 drones de frappe et six missiles lancés par la Russie contre l’Ukraine au cours de la semaine du 28 décembre 2025 au 4 janvier 2026

Direction principale du renseignement militaire ukrainien, rapport du 4 janvier 2026, sur l’explosion d’un dispositif explosif le 26 décembre 2025 à l’entrée de la 47ème brigade de missiles russe à Korenovsk

Sources secondaires

Ukrinform, article du 5 janvier 2026, War update: 229 clashes along frontline over past day, most attacks in Huliaipole, Pokrovsk sectors, https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4076748-war-update-229-clashes-along-frontline-over-past-day-most-attacks-in-huliaipole-pokrovsk-sectors.html

Ukrainska Pravda, article du 5 janvier 2026, Ukrainian defenders repel 65 Russian attacks on Huliaipole front, https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/05/8014661/

RBC-Ukraine, article du 5 janvier 2026, Russia-Ukraine war: Frontline update as of January 5, https://newsukraine.rbc.ua/news/russia-ukraine-war-frontline-update-as-of-1767601874.html

Institute for the Study of War, Russian Offensive Campaign Assessment, January 4, 2026, https://understandingwar.org/research/russia-ukraine/russian-offensive-campaign-assessment-january-4-2026/

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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