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L’audace russe fracasse contre le mur ukrainien : le pipeline Soyuz devient un tombeau
Crédit: Adobe Stock

Un nœud de transport contesté

Kupiansk, située dans l’oblast de Kharkiv, représente un objectif stratégique majeur pour les forces russes depuis sa libération par l’Ukraine en 2022. Cette ville joue le rôle de nœud de transport crucial, contrôlant les routes et voies ferrées vers l’est de l’Ukraine. Les tentatives répétées de Moscou pour reprendre cette localité témoignent de son importance dans la configuration globale du front. Les forces russes ont réussi à pénétrer dans certaines parties de la ville fin de l’année dernière, mais les contre-offensives ukrainiennes ont rapidement encerclé les envahisseurs, coupant leurs accès et éliminant la plupart de leurs poches de résistance. Actuellement, les forces ukrainiennes traquent les derniers soldats russes cachés dans la ville, environ 30 d’entre eux étant complètement coupés de tout renfort selon les services de renseignement.

La bataille pour Kupiansk illustre la nature changeante du conflit, où les gains territoriaux ne sont plus garantis et les lignes de front fluctuent constamment. La Russie a établi de nouvelles échéances pour la prise de la ville, visant maintenant février 2026 après avoir échoué à plusieurs reprises précédemment. Viktor Trehubov, porte-parole du groupement des forces conjointes ukrainiennes, a confirmé cet objectif temporel tout en soulignant que les assauts terrestres et les efforts d’infiltration russes sont systématiquement repoussés. La situation reste particulièrement tendue sur la rive gauche de la rivière Oskil, où les forces russes maintiennent une pression constante sans parvenir à faire pénétrer un seul groupe dans la ville.

Là encore, cette obstination russe. Ces dates arbitraires. Ce besoin de fixer des délais comme si la guerre obéissait à un calendrier administratif. Février 2026. Pourquoi pas mars ? Pourquoi pas 2027 ? C’est cette illusion de contrôle qui me fascine. La Russie s’acharne sur Kupiansk comme un obsessionnel qui ne peut accepter l’échec. Et pendant ce temps, la ville devient un symbole. Pas un symbole de victoire ou de défaite, mais un symbole de cette absurdité d’un conflit qui ne veut pas s’arrêter. Trente soldats russes encerclés. Trente humains coincés dans une ville qui les rejette. J’essaie d’imaginer ce qu’ils ressentent, ces nuits sans sommeil, ces attentes interminables d’un secours qui ne viendra jamais. C’est cette dimension humaine qui me hante, au-delà des stratégies et des positions tactiques.

Les conséquences de la contre-offensive ukrainienne de décembre

Début décembre 2025, alors que la situation près de Kupiansk était réellement difficile, les forces ukrainiennes ont lancé une contre-offensive préparée méticuleusement qui a inversé la dynamique sur le terrain. Cette opération a permis la libération du quartier Yuvileinyi, la coupure de la ligne d’approvisionnement russe et l’encerclement d’au moins 200 envahisseurs. Les pertes russes pendant cette offensive ratée ont dépassé 1000 soldats, un chiffre qui témoigne de l’intensité des combats et de l’efficacité de la réponse ukrainienne. Le président Volodymyr Zelenskyy a noté à l’époque que le général Sergei Kuzovlev, l’officier russe qui avait rapporté à Poutine la prétendue capture complète de Kupiansk, avait disparu après cette contre-attaque.

Ce retournement spectaculaire de situation démontre la capacité des forces ukrainiennes à préparer et exécuter des opérations complexes malgré la pression constante exercée par l’ennemi. La réapparition récente de Kuzovlev, qui fixe maintenant de nouveaux délais artificiels à ses forces déjà déshonorées pour reprendre la ville, illustre le cycle des promesses et des échecs qui caractérise le commandement russe. Les forces ukrainiennes, quant à elles, maintiennent leur avantage tactique grâce à une meilleure intelligence, une coordination supérieure entre les unités et une compréhension plus fine du terrain. Cette capacité à transformer des situations défavorables en victoires tactiques est devenue une marque distinctive de la résistance ukrainienne face aux assauts répétés de l’adversaire.

Mille vies. Mille destins broyés en quelques semaines de combats. C’est ce chiffre qui me revient en boucle. Mille hommes qui ne reverront jamais leurs familles. Mille mères qui ne recevront plus de nouvelles. Et tout ça pour quoi ? Pour un quartier ? Pour une ligne de ravitaillement ? Pour satisfaire l’ego d’un général qui avait menti à son maître ? La guerre, c’est cette accumulation de pertes insensées, cette cascade de douleurs qui se propage bien au-delà du champ de bataille. Je pense à ces familles russes qui attendent, qui prient, qui espèrent. Elles ne savent pas que leurs fils sont déjà morts, ensevelis sous les décombres de Kupiansk. C’est cette cruauté du silence qui m’effraie. Le temps que la vérité les atteigne, des mois auront passé. Des mois d’espoir vain. Des mois d’attente atroce.

Sources

Sources primaires

Ukrinform, Ukrainian air assault troops stop Russian attack along Soyuz pipeline in Kupiansk sector, 5 janvier 2026

Defense Express, Russian Assault via the Soyuz Pipeline Fails Near Kupiansk, 25 décembre 2025

UNN, Russian occupiers are trying to penetrate Kupyansk via a gas pipeline, 5 janvier 2026

Sources secondaires

Euromaidan Press, Russia sets new February deadline to take Kupiansk, 5 janvier 2026

RBC-Ukraine, cited in Euromaidan Press, 5 janvier 2026

Deep State, carte de la situation dans la zone de Kupiansk, 4 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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