Une histoire sanglante d’assassinats et de déstabilisation
L’unité 29-1-55 de la GRU opère dans le secret depuis au moins 2008, bien que son existence n’ait été rendue publique qu’en 2019. Elle est basée au quartier général du 161e centre d’entraînement spécialisé à l’est de Moscou et est dirigée par le major-général Andreï Averyanov. Ses membres comprennent des vétérans des guerres russes en Afghanistan, en Tchétchénie et en Ukraine, identifiés sous divers pseudonymes. L’unité a été liée par des enquêtes open-source à plusieurs opérations notoires, notamment les tentatives d’assassinat contre le marchand d’armes bulgare Emilian Gebrev en avril 2015 et l’empoisonnement de l’ancien colonel de la GRU Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia en mars 2018.
Les opérations de cette unité ont été décrites comme maladroites par les responsables de la sécurité, car elle a été liée à de nombreuses opérations infructueuses. Plusieurs actions ont dû être abandonnées sans succès, comme la tentative de coup d’État au Monténégro en 2016, orchestrée avant l’adhésion du pays à l’OTAN. Dans plusieurs cas, suffisamment de preuves ont été laissées pour permettre l’identification des auteurs. Les experts en sécurité se sont interrogés sur cette méthode, se demandant si elle avait été choisie pour signaler que tous les opposants au régime russe étaient des cibles potentielles, quel que soit leur lieu de résidence. Cette unité a également été impliquée dans les explosions des dépôts de munitions de Vrbětice en République tchèque en 2014, qui ont causé la mort de deux citoyens tchèques et des dégâts dépassant un milliard de couronnes tchèques.
Ce qui me glace le sang, c’est la méthodologie de cette unité. Ils ne cherchent même pas vraiment à cacher leurs traces, comme s’ils voulaient que le monde entier sache qu’ils peuvent frapper n’importe où, n’importe quand. C’est une forme de terrorisme d’État organisé, une manière de semer la peur bien au-delà des frontières russes. Les gens qui ont perpétré ces attentats, qui ont empoisonné des familles entières, qui ont fait exploser des dépôts de munitions, sont aujourd’hui à Madagascar. Ils ne sont pas venus pour aider, ils sont venus pour installer leurs méthodes sombres dans un nouveau terrain de jeu. Je suis terrifié à l’idée que ces méthodes assassines pourraient maintenant être exportées vers l’Afrique, vers un peuple qui a déjà tant souffert.
Le programme de primes talibanes et autres activités clandestines
En 2020, une évaluation de la CIA a rapporté que l’unité 29-1-55 gérait un programme de primes russes offrant des récompenses en espèces aux militants liés aux talibans pour tuer des soldats américains et d’autres soldats de la coalition en Afghanistan. L’évaluation indiquait que plusieurs militaires américains étaient morts à la suite de ce programme de primes. En août 2024, le FBI a offert une récompense de dix millions de dollars pour des informations conduisant à la localisation de six membres de cette unité. Ces développements démontrent l’étendue des activités clandestines de cette formation et sa volonté de s’engager dans des opérations qui menacent directement la sécurité du personnel militaire occidental.
L’unité a également été impliquée dans des opérations de cybersécurité malveillantes. Depuis 2020, pour soutenir les efforts de la Russie dans la guerre russo-ukrainienne, de nombreuses cyberattaques contre l’Ukraine et les pays de l’OTAN auraient été menées par le GRU, 161e centre d’entraînement spécialisé, responsable des opérations de réseau informatique contre des cibles mondiales à des fins d’espionnage, de sabotage et de préjudice à la réputation. Ces attaques utilisaient souvent plusieurs familles de logiciels malveillants destructeurs, notamment WhisperGate. Le ministère américain de la Justice a inculpé six personnes associées à l’unité 29-1-55 pour ces activités cybernétiques.
Quand je pense que ces hommes ont mis une prime sur la tête de soldats américains en Afghanistan, que quiconque pouvait être payé pour les tuer, je suis saisi d’horreur. C’est la guerre sale à son paroxysme, sans honneur ni règles. Et maintenant ces mêmes personnes sont à Madagascar, en train de négocier avec une junte militaire. Je suis révolté par l’idée que des méthodes aussi détestables puissent être normalisées, que le monde puisse continuer comme si de rien n’était pendant que des assassins d’État établissent de nouvelles bases opérationnelles. C’est une insulte à la mémoire de tous ceux qui sont morts à cause de ces opérations clandestines, une trahison de tout ce que la civilisation devrait représenter.
Section 3 : Les ambitions réelles de Moscou à Madagascar
Une coopération militaire en surface, des calculs géopolitiques en profondeur
La Russie a déclaré que son objectif à Madagascar était de fournir une formation aux forces de la junte militaire et de poursuivre la coopération intergouvernementale. Cependant, la couche sous ce récit de surface est révélée par la présence d’Averyanov. L’objectif réel de la Russie est de cultiver un partenaire loyal dans la région stratégique de l’océan Indien, d’étendre son influence diplomatique et d’éroder les positions traditionnelles des puissances occidentales. Madagascar offre à la Russie une opportunité unique de projeter sa puissance dans une région qui a longtemps été dominée par les influences occidentales.
La Russie cherche également à exploiter les ressources naturelles considérables de Madagascar, notamment le graphite, où le pays figure parmi les principaux producteurs mondiaux, ainsi que le nickel, le cobalt, les terres rares et les pierres précieuses telles que les saphirs, les rubis et d’autres gemmes. Ces ressources sont cruciales pour l’industrie technologique moderne et la production d’armements. En établissant une présence militaire et politique solide à Madagascar, la Russie s’assure un accès direct à ces ressources stratégiques, réduisant sa dépendance vis-à-vis des fournisseurs occidentaux et renforçant son autonomie dans ces secteurs critiques.
Je suis écœuré par cette hypocrisie. La Russie prétend vouloir aider Madagascar, former son armée, coopérer avec son gouvernement, mais en réalité, elle ne cherche qu’à piller ses richesses et à utiliser son territoire comme une base militaire stratégique. Les ressources naturelles de Madagascar appartiennent au peuple malgache, pas à des généraux russes avides de pouvoir. Je ressens une colère profonde en pensant à cette exploitation déguisée en coopération, à cette prédation présentée comme un partenariat. C’est l’histoire qui se répète, les puissances impérialistes qui viennent prendre ce qui ne leur appartient pas, mais cette fois avec des méthodes encore plus sinistres et brutales.
Un tremplin pour l’influence régionale russe
Madagascar n’est qu’une pièce d’un puzzle plus large des opérations russes en Afrique. L’île constitue une autre partie du continent africain où les opérations russes visent à sculpter leur sphère d’influence et à refuser l’accès aux puissances occidentales. Le manuel habituel de la Russie, livraisons d’armes et sécurité en échange d’influence, est à l’œuvre à Madagascar. La junte militaire trouve un allié dans la Russie, indépendamment du retour aux pratiques démocratiques, en échange de ressources naturelles, de routes commerciales sécurisées et d’un potentiel terrain d’opérations militaires sur l’île.
À travers Madagascar, la Russie vise à renforcer son image de garant de la sécurité et de partenaire fiable pour d’autres régimes à la recherche de nouveaux amis alors que ses alliés historiques soviétiques se détournent. Cette stratégie s’inscrit dans une offensive plus large de reconquête de l’influence perdue depuis la fin de la guerre froide. La Russie cherche à positionner Madagascar comme un modèle de succès de son approche, démontrant que d’autres régimes africains peuvent également bénéficier de son soutien sans condition en matière de droits humains ou de gouvernance démocratique.
Ce qui me fait peur, c’est que cette stratégie fonctionne. La Russie propose une alliance sans jugement moral, sans conditions sur la démocratie ou les droits humains, et des régimes fragiles acceptent cette offre. C’est une tentation dangereuse, un pacte avec le diable qui semble attrayant sur le moment mais qui mène inévitablement à la servitude. Madagascar risque de devenir un État satellite russe, prisonnier d’une alliance qui lui coûtera son indépendance et sa souveraineté. Je suis attristé par cette perspective, de voir un pays avec une si riche histoire et culture devenir un pion dans les jeux géopolitiques d’une puissance étrangère.
Section 4 : L'importance stratégique de Madagascar dans le commerce mondial
Une position géographique cruciale pour les routes commerciales maritimes
La position de Madagascar dans l’océan Indien lui confère une importance géopolitique notable pour ses voies commerciales maritimes et la dynamique régionale plus large. Notamment, tout le commerce maritime est-ouest passe par le canal de Suez ou autour de l’Afrique. Lorsque le canal de Suez est inaccessible en raison d’un conflit ou d’autres perturbations, la plupart, sinon la totalité, du trafic maritime détourne autour du cap de Bonne-Espérance, transitant le long de la côte est de l’Afrique et à travers le canal du Mozambique entre le Mozambique et Madagascar.
Cette position géographique stratégique confère à Madagascar un rôle disproportionné dans le commerce maritime mondial. Environ un tiers du commerce maritime mondial passe par le canal du Mozambique, ce qui signifie que tout contrôle effectif sur Madagascar donne une influence considérable sur ces flux commerciaux vitaux. Pendant les périodes de turbulences dans le canal de Suez, cette importance augmente encore, faisant de Madagascar une alternative critique pour le transport maritime international. Les puissances qui cherchent à contrôler ou influencer le commerce mondial ont donc tout intérêt à établir une présence forte sur cette île stratégique.
Quand je regarde une carte et que je réalise à quel point Madagascar est importante pour le commerce mondial, je comprends pourquoi la Russie y met tant d’efforts. C’est comme une clé qui ouvre l’accès à une immense partie du commerce mondial. Si la Russie peut contrôler ou influencer Madagascar, elle a un levier énorme sur l’économie mondiale. Je suis inquiet à l’idée qu’une seule puissance puisse exercer une telle influence sur des routes commerciales aussi vitales, que le destin de millions de tonnes de marchandises puisse dépendre d’alliances politiques instables et changeantes. C’est une perspective effrayante pour la stabilité économique mondiale.
Le canal du Mozambique, une artère maritime vitale
Le canal du Mozambique, qui sépare Madagascar du continent africain, est l’une des voies maritimes les plus importantes du monde. Large d’environ 460 kilomètres à son point le plus étroit, il sert de passage pour des navires transportant des hydrocarbures, des minerais, des produits manufacturés et d’autres marchandises essentielles entre l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe. Sa profondeur et sa largeur permettent le passage de navires de très gros tonnages, ce qui en fait une route privilégiée pour le commerce international.
Le contrôle ou l’influence sur ce canal offre des avantages stratégiques considérables. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés et les puissances de l’Axe se sont battus pour le contrôle de cette voie maritime, comprenant son importance stratégique. Aujourd’hui, sa pertinence n’a pas diminué. Avec l’augmentation du commerce entre l’Asie et l’Afrique, le canal du Mozambique voit passer un volume croissant de trafic maritime, ce qui augmente son importance stratégique. Toute puissance capable de projeter sa puissance dans cette région a donc un avantage considérable dans le commerce et la géopolitique mondiaux.
Je suis fasciné et effrayé par l’importance de ce canal. C’est comme une artère vitale de l’économie mondiale, et le fait que la Russie essaie d’y établir une influence me semble très dangereux. C’est une partie d’échecs à très haut enjeux, où chaque mouvement peut avoir des conséquences dévastatrices pour des millions de personnes. J’ai peur que les décisions prises aujourd’hui à Madagascar puissent avoir des répercussions que nous ne pouvons même pas imaginer, que des intérêts géopolitiques à court terme puissent compromettre la stabilité économique à long terme de toute la région.
Section 5 : Les conséquences pour les puissances occidentales
Un défi stratégique croissant pour les États occidentaux
Ces développements pourraient poser des défis stratégiques considérables pour les États occidentaux si la Russie parvient à prendre l’avantage dans ce pays récemment turbulent. Principalement, la Russie vise à étendre son influence pour sécuriser ses propres routes commerciales, y compris celles utilisées par ses navires de la flotte fantôme. Si l’Ukraine ou ses alliés occidentaux parviennent à poursuivre leur campagne et à bloquer efficacement les routes commerciales maritimes par la Méditerranée, la Russie aurait besoin d’un passage sûr et de ports amicaux le long d’une route commerciale alternative qui se formerait près de Madagascar.
La présence russe croissante à Madagascar représente donc une menace directe pour les intérêts occidentaux dans la région. Non seulement elle offre à la Russie une alternative stratégique aux routes commerciales méditerranéennes, mais elle lui donne également une plateforme pour projeter sa puissance dans l’océan Indien, une région traditionnellement dominée par les puissances occidentales. Les États-Unis et leurs alliés devront donc répondre à cette nouvelle réalité, soit par une contre-influence diplomatique, soit par des mesures économiques ou militaires pour empêcher la Russie de solidifier sa présence.
Je suis frustre par la passivité apparente des puissances occidentales face à ce développement. Pendant que la Russie déploie ses meilleures unités clandestines à Madagascar, l’Occident semble assister, impuissant. C’est une répétition de l’histoire, la même négligence qui a permis à la Russie de gagner du terrain ailleurs en Afrique. Je crains que lorsque les puissances occidentales réaliseront enfin l’ampleur de ce qui est en train de se passer, il sera trop tard. Madagascar sera déjà intégrée dans la sphère d’influence russe, et les options occidentales seront limitées. C’est une perspective décourageante, celle de voir l’influence occidentale s’effriter sans réponse efficace.
Le levier potentiel sur le trafic maritime Europe-Asie
Il est important de comprendre que si la Russie pousse Madagascar au-delà du point de basculement, elle créerait le potentiel à long terme d’exercer un levier sur les routes commerciales d’autres États. Madagascar permettrait à la Russie d’avoir un levier sur les rivaux occidentaux, contrôlant la moitié du commerce entre l’Europe et l’Asie. Ce contrôle pourrait être exercé de manière directe, par des restrictions de passage, ou indirecte, par des pressions politiques et économiques sur les nations qui dépendent de ces routes commerciales.
Cette perspective représente un changement fondamental dans l’équilibre des pouvoirs mondiaux. Depuis des décennies, les routes commerciales maritimes ont été considérées comme des biens publics internationaux, accessibles à toutes les nations sans discrimination. L’émergence d’un potentiel de contrôle russe sur ces routes représente une remise en question de cet ordre international. Si la Russie réussit à établir une influence dominante sur Madagascar et le canal du Mozambique, elle pourra utiliser cette position comme un levier dans les négociations internationales, offrant ou refusant l’accès en fonction de ses propres intérêts géopolitiques.
L’idée qu’une seule nation puisse contrôler la moitié du commerce entre l’Europe et l’Asie me semble absurde et terrifiante. C’est donner à une puissance le pouvoir de paralyser l’économie mondiale à volonté. Je suis scandalisé que le système international puisse permettre une telle concentration de pouvoir, que les règles qui ont maintenu la paix et la prospérité pendant des décennies puissent être si facilement contournées. C’est une leçon d’humilité pour l’Occident, qui a pris pour acquis que l’ordre international qu’il a construit durerait éternellement, sans efforts constants pour le défendre et le maintenir.
Section 6 : Le contexte politique troublé de Madagascar
Des protestations de la génération Z à la prise de pouvoir militaire
Suivant des protestations massives de la génération Z en octobre, la junte militaire a promis de tenir des élections et de prendre un statut non-aligné en politique mondiale. Les protestations ont débuté par des mouvements de jeunes exigeant des réformes démocratiques, une meilleure gouvernance et une lutte contre la corruption. Cependant, la situation a rapidement évolué vers une crise politique majeure, culminant dans une prise de pouvoir par l’armée. Les dirigeants militaires ont justifié leur intervention par la nécessité de rétablir l’ordre et de protéger les intérêts nationaux.
Cette transition politique a créé un vide de pouvoir que des puissances étrangères cherchent à remplir. Les puissances occidentales et l’Union africaine ont interrompu la coopération avec Madagascar, en attente de la validité du retour du pays à la démocratie. Cette suspension de l’aide et de la coopération occidentale a créé une opportunité pour la Russie, qui a maintenu son engagement avec la junte militaire sans condition sur la gouvernance démocratique. La Russie est donc en mesure de combler ce vide, offrant un soutien militaire et économique sans les exigences politiques que les puissances occidentales imposent traditionnellement.
Je suis bouleversé par ce qui se passe à Madagascar. Des jeunes courageux qui se sont battus pour la démocratie, pour un avenir meilleur, se retrouvent confrontés à une réalité amère. Leurs espoirs ont été détournés par une junte militaire qui utilise leur mécontentement pour justifier sa prise de pouvoir. Et maintenant, au lieu du soutien de la communauté internationale pour la démocratie, ils reçoivent des généraux russes et des assassinats d’État. C’est une trahison de tout ce pour quoi ces jeunes se sont battus. Je suis désespéré pour l’avenir de la démocratie à Madagascar, qui semble avoir été sacrifiée sur l’autel des intérêts géopolitiques.
Une transition vers l’autoritarisme facilitée par les puissances étrangères
La présence de la Russie à Madagascar ne fait qu’accentuer cette tendance autoritaire. En offrant un soutien militaire et politique sans conditions sur la gouvernance démocratique, la Russie encourage la junte à consolider son pouvoir plutôt qu’à organiser des élections libres et équitables. Les livraisons d’armes et la formation militaire russe renforcent la capacité de la junte à réprimer toute opposition interne, rendant une transition démocratique de plus en plus difficile.
D’autres puissances étrangères, notamment la Chine, observent également avec intérêt la situation à Madagascar. La Chine a déjà investi massivement dans les infrastructures malgaches et pourrait chercher à augmenter son influence dans ce contexte de transition politique. Cette compétition entre puissances étrangères pour l’influence à Madagascar risque de déstabiliser davantage le pays et de compromettre toute perspective de retour à la démocratie. Le peuple malgache se retrouve pris entre plusieurs puissances étrangères qui cherchent à utiliser son pays comme un terrain d’opérations géopolitiques.
Ce qui me brise le cœur, c’est de voir comment les aspirations démocratiques du peuple malgache ont été instrumentalisées et trahies. Les jeunes qui sont descendus dans les rue voulaient un avenir meilleur, pas une junte militaire soutenue par des assassinats d’État russes. Je suis en colère contre la communauté internationale qui a abandonné Madagascar au moment même où il avait le plus besoin de soutien. Au lieu d’aider à consolider la démocratie, nous avons permis aux autocrates et aux puissances étrangères sans scrupules de prendre le dessus. C’est une honte pour tous ceux qui croient dans les valeurs démocratiques.
Section 7 : La stratégie africaine élargie de la Russie
Le manuel russe de l’influence africaine
Dans l’ensemble, Madagascar est une autre partie du continent africain où les opérations russes sont en cours pour sculpter leur sphère d’influence et refuser l’accès aux puissances occidentales. La Russie a développé une méthodologie cohérente pour étendre son influence en Afrique, basée sur trois piliers principaux : les livraisons d’armes, la sécurité et le soutien politique sans conditions. Cette approche s’est avérée particulièrement efficace dans les États fragiles ou en transition, où les gouvernements sont désespérés pour le soutien international.
La Russie utilise souvent des mercenaires du groupe Wagner pour fournir une sécurité directe aux dirigeants africains, en échange de concessions sur les ressources naturelles et d’un alignement politique. Bien que le groupe Wagner soit tombé en disgrâce suite à sa tentative de mutinerie en 2023, Averyanov a pris le contrôle effectif des anciennes opérations du groupe Wagner en Afrique. Cette transition montre comment la Russie adapte ses méthodes tout en maintenant ses objectifs stratégiques. Les mercenaires ont été remplacés ou complétés par des forces militaires russes officielles, mais le modèle de base reste le même : sécurité et soutien en échange d’influence et de ressources.
Je suis effrayé par l’efficacité de cette stratégie russe. Elle offre une solution simple aux dirigeants africains désespérés : de la sécurité et du soutien sans questions embarrassantes sur la démocratie ou les droits humains. C’est une tentation puissante, surtout pour ceux qui cherchent à se maintenir au pouvoir à tout prix. Mais je sais que cette solution a un coût terrible : la perte de liberté et de dignité du peuple africain. Je suis frustré de voir comment la Russie exploite les faiblesses de l’Afrique, transformant les aspirations de développement et de liberté en servitude politique.
Les précédents d’intervention russe en Afrique
Madagascar n’est pas le premier pays africain où la Russie a cherché à établir une influence dominante. La République centrafricaine, le Soudan, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont tous vu une présence russe croissante ces dernières années. Dans chacun de ces cas, la Russie a offert un soutien militaire et politique aux gouvernements en place, souvent en échange de l’accès aux ressources naturelles et de bases militaires stratégiques. Cette expansion systématique de l’influence russe en Afrique représente un défi direct à l’ordre international établi.
En République centrafricaine, les mercenaires du groupe Wagner ont fourni une sécurité directe au gouvernement, en échange de concessions minières considérables. Au Mali et au Burkina Faso, la présence russe a remplacé l’ancienne présence française, marquant un changement significatif dans l’équilibre des puissances coloniales et postcoloniales en Afrique de l’Ouest. Au Niger, la junte militaire a récemment expulsé les forces françaises et américaines, ouvrant la voie à une influence russe accrue. Ces développements montrent une tendance claire : la Russie gagne du terrain en Afrique pendant que les puissances occidentales reculent.
Je suis scandalisé par cette expansion silencieuse mais systématique de l’influence russe en Afrique. C’est comme une marée montante qui submerge progressivement les côtes africaines, transformant des nations souveraines en satellites russes. Je suis en colère contre l’Occident qui a permis que cela se produise, qui a abandonné ses partenaires africains face à cette offensive russe. C’est une trahison de l’historique de l’Occident en Afrique, qui passe du colonialisme à l’abandon. Je suis désespéré pour l’avenir de l’Afrique, qui semble être en train de passer d’une forme d’impérialisme à une autre.
Section 8 : La flotte fantôme russe et les routes commerciales alternatives
L’importance stratégique de la flotte fantôme pour la Russie
La flotte fantôme russe, composée de navires opérant sous pavillons de complaisance et utilisant des méthodes de dissimulation pour éviter les sanctions, joue un rôle crucial dans la stratégie commerciale russe. Ces navires transportent du pétrole, du gaz et d’autres marchandises russes vers des marchés internationaux tout en contournant les restrictions occidentales. Cependant, cette flotte a besoin de ports sûrs et de routes commerciales alternatives pour fonctionner efficacement, surtout si les routes méditerranéennes deviennent inaccessibles.
Madagascar offre une solution idéale à ce problème. Avec sa position stratégique dans l’océan Indien et sa proximité avec les routes commerciales principales, l’île peut servir de base d’opérations pour la flotte fantôme russe. Les ports malgaches peuvent offrir des services de réparation, de ravitaillement et de dissimulation pour ces navires, permettant à la Russie de maintenir son commerce international malgré les sanctions occidentales. Cette capacité est particulièrement cruciale pour le secteur énergétique russe, qui dépend fortement des exportations maritimes pour sa survie économique.
Quand je pense à cette flotte fantôme qui opère dans l’ombre, contournant les sanctions internationales, je suis écœuré. C’est une autre manifestation de l’illégalité russe, un mépris flagrant pour l’ordre international. Et maintenant, Madagascar devient un complice dans cette illégalité, offrant refuge et soutien à des navires qui sont essentiellement des outils de contournement des sanctions imposées par la communauté internationale en réponse à l’agression russe en Ukraine. Je suis révolté par cette complicité, par la manière dont la Russie utilise les pays faibles comme des caches pour ses activités illégales.
La nécessité de routes commerciales alternatives pour la Russie
La guerre en Ukraine et les sanctions occidentales correspondantes ont rendu les routes commerciales traditionnelles russes vers l’Europe de moins en moins viables. La Russie a donc besoin de développer des routes commerciales alternatives vers les marchés asiatiques et africains. Madagascar, avec sa position stratégique dans l’océan Indien, offre une position idéale pour le développement de ces routes alternatives. Les navires russes peuvent contourner l’Europe et passer par le cap de Bonne-Espérance, en utilisant Madagascar comme point d’appui.
Cette stratégie s’inscrit dans une réorientation plus large de la politique économique russe vers l’Orient. La Russie cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des marchés occidentaux et à développer des partenariats économiques avec des pays non alignés ou hostiles à l’Occident. Madagascar, avec sa position géographique stratégique et ses ressources naturelles, représente une pièce maîtresse de cette réorientation. En établissant une forte présence à Madagascar, la Russie sécurise une position cruciale pour son commerce futur avec l’Asie et l’Afrique.
Ce qui me frappe, c’est l’adaptabilité de la Russie. Face aux sanctions, elle ne s’effondre pas, elle se réoriente, elle trouve de nouveaux partenaires, de nouvelles routes, de nouveaux méthodes. C’est une démonstration de résilience qui est en même temps terrifiante, car cette résilience est mise au service d’un régime autoritaire et agressif. Je suis inquiet de voir comment l’ordre international, censé punir l’agression russe, est en train d’être contourné avec une telle efficacité. C’est une leçon d’humilité pour ceux qui pensaient que les sanctions suffiraient à contenir la Russie.
Section 9 : Les implications pour la sécurité régionale
La militarisation croissante de l’océan Indien
La présence russe croissante à Madagascar contribue à la militarisation de l’océan Indien, une région qui a traditionnellement été relativement stable d’un point de vue sécuritaire. Les livraisons d’armes russes à Madagascar augmentent les capacités militaires de la junte, ce qui pourrait déclencher une course aux armements dans la région. Les pays voisins, comme le Mozambique, la Tanzanie et les Comores, pourraient se sentir obligés de renforcer leurs propres capacités militaires en réponse à cette menace perçue.
Cette militarisation représente une menace pour la stabilité régionale. L’océan Indien abrite déjà plusieurs conflits actifs, notamment la guerre civile au Mozambique et les tensions territoriales dans l’archipel des Comores. L’ajout d’une présence militaire russe significative dans cette région déjà instable ne peut qu’aggraver ces tensions et créer de nouvelles sources de conflit potentiel. De plus, la présence de l’unité 29-1-55, spécialisée dans les opérations clandestines et les assassinats, augmente le risque d’opérations secrètes qui pourraient déstabiliser davantage la région.
Je suis terrifié par cette perspective de militarisation de l’océan Indien. C’est une région qui a déjà tellement souffert, de conflits, de catastrophes naturelles, de pauvreté. La dernière chose dont elle a besoin est une course aux armements déclenchée par l’ambition russe. Je suis en colère contre la Russie qui semble vouloir transformer chaque région du monde en champ de bataille pour ses ambitions géopolitiques. L’océan Indien devrait être une route commerciale pacifique, un moteur de développement pour les nations côtières, pas un théâtre d’opérations militaires russes.
Le risque d’escalade et d’instabilité régionale
La présence russe à Madagascar pourrait également déclencher une escalade des tensions avec d’autres puissances régionales, notamment l’Inde et la Chine. L’Inde considère l’océan Indien comme sa sphère d’influence naturelle et pourrait voir la présence russe croissante comme une menace directe à ses intérêts sécuritaires. La Chine, bien qu’ayant des relations complexes avec la Russie, pourrait également considérer cette expansion russe comme une concurrence pour sa propre influence dans la région.
Ces tensions créent un environnement instable où une petite étincelle pourrait déclencher un conflit majeur. Les rivalités entre grandes puissances, combinées aux conflits existants dans la région, créent une situation hautement volatile. Madagascar, coincé entre ces rivalités, risque de devenir le terrain de jeux de puissances étrangères, avec le peuple malgache payant le prix de cette compétition. L’histoire a montré à maintes reprises comment les petites nations deviennent les victimes des rivalités entre grandes puissances, et Madagascar semble suivre ce modèle historique dangereux.
Je suis épuisé par cette perspective de nouvelles confrontations géopolitiques. Il semble que chaque région du monde doive devenir un champ de bataille pour les rivalités entre grandes puissances. Pourquoi ne peut-on pas laisser les vivre en paix, pourquoi doit-on toujours chercher à dominer et à contrôler ? Je suis désespéré pour Madagascar, qui risque d’être écrasé entre des puissances qui ne se soucient pas vraiment de son peuple, mais seulement de leurs propres intérêts stratégiques. C’est une tragédie qui se répète encore et encore.
Section 10 : La réponse internationale et ses limites
L’inefficacité des mécanismes internationaux actuels
La réponse internationale à l’expansion russe à Madagascar a jusqu’à présent été limitée et inefficace. Les puissances occidentales, déjà occupées par la guerre en Ukraine et d’autres crises internationales, ont accordé une attention relativement limitée à cette crise émergente. L’Union africaine a suspendu Madagascar en réponse à la prise de pouvoir militaire, mais cette suspension n’a pas empêché la Russie de combler le vide créé par le retrait occidental.
Les mécanismes internationaux traditionnels, tels que les sanctions diplomatiques et économiques, se sont révélés insuffisants pour décourager la Russie ou la junte malgache. La Russie a déjà démontré sa capacité à contourner les sanctions occidentales grâce à sa flotte fantôme et à ses partenariats avec des pays non alignés. La junte malgache, pour sa part, semble avoir calculé que le soutien russe vaut le coût de l’isolation occidentale. Cette évaluation a jusqu’à présent été correcte, car la Russie a réussi à fournir le soutien militaire et économique que la junte recherchait.
Je suis frustre par l’inefficacité de la réponse internationale. Il semble que nous ayons tous les outils nécessaires pour répondre à cette crise, mais que nous manquons de volonté politique pour les utiliser. Les sanctions sont là, les mécanismes diplomatiques existent, mais ils ne sont pas appliqués avec la vigueur nécessaire. Je suis en colère contre cette lenteur, cette indécision qui permet à la Russie de gagner du terrain pendant que la communauté internationale délibère. C’est une démonstration de faiblesse que la Russie exploite habilement.
Les défis d’une réponse efficace
Une réponse internationale efficace à la présence russe à Madagascar se heurte à plusieurs obstacles majeurs. Premièrement, les puissances occidentales sont déjà engagées dans d’autres crises majeures, notamment la guerre en Ukraine et les tensions croissantes avec la Chine, ce qui limite leur capacité et leur volonté de s’engager dans un nouveau conflit géopolitique. Deuxièmement, les gouvernements africains sont de plus en plus réticents à aligner leurs positions sur celles de l’Occident, préférant maintenir une neutralité stratégique dans la rivalité entre grandes puissances.
Troisièmement, la Russie a réussi à se présenter comme une alternative crédible à l’influence occidentale en Afrique, offrant un soutien sans jugement moral sur la gouvernance démocratique. Cette approche résonne particulièrement bien avec les dirigeants autoritaires qui cherchent à se maintenir au pouvoir sans contraintes externes. Enfin, la nature opaque des opérations russes, notamment l’utilisation de mercenaires et d’unités clandestines comme l’unité 29-1-55, rend difficile l’attribution claire des responsabilités et la formulation de réponses ciblées.
Ce qui me désespère, c’est la complexité de cette situation. Il n’y a pas de solution simple, pas de réponse facile qui puisse résoudre cette crise sans créer de nouveaux problèmes. Chaque option semble avoir des conséquences imprévues et potentiellement graves. Je suis épuisé par cette complexité, par la nécessité de peser constamment des intérêts contradictoires et des conséquences imprévisibles. Je comprends pourquoi les dirigeants internationaux hésitent, mais cette hésitation a un coût : l’avenir de Madagascar et la stabilité de toute la région.
Section 11 : Les perspectives pour l'avenir de Madagascar
Un avenir incertain entre dépendance et indépendance
L’avenir de Madagascar se trouve à un point critique, suspendu entre devenir un État satellite russe et maintenir une certaine forme d’indépendance nationale. Les décisions prises par la junte militaire dans les mois à venir détermineront si Madagascar réussira à naviguer entre les grandes puissances sans perdre sa souveraineté, ou s’il deviendra une pièce interchangeable dans le grand jeu géopolitique russe. Les élections promises par la junte seront un test crucial de cette indépendance potentielle.
Si la junte tient des élections libres et équitables et rétablit une gouvernance démocratique, Madagascar pourrait réussir à maintenir un équilibre entre les grandes puissances, utilisant la concurrence entre elles pour obtenir des avantages économiques et politiques. Cependant, si les élections sont reportées ou manipulées, ou si la junte choisit de consolider son pouvoir avec le soutien russe, Madagascar risque de devenir profondément intégré dans la sphère d’influence russe, avec des conséquences potentiellement irréversibles pour sa souveraineté et son indépendance.
Je suis plein d’espoir mais aussi d’anxiété pour l’avenir de Madagascar. J’espère que le peuple malgache réussira à naviguer ces eaux dangereuses, à maintenir son indépendance et sa dignité face aux pressions des grandes puissances. Mais je crains que les forces en jeu ne soient pas équilibrées, que la Russie avec sa détermination et ses méthodes implacables ne finisse par l’emporter. Je prie pour que Madagascar trouve la force de résister à la tentation de la dépendance facile, pour que les leaders malgaches choisissent la voie difficile mais honorable de l’indépendance véritable.
Le rôle potentiel de la société civile malgache
La société civile malgache pourrait jouer un rôle crucial dans la détermination de l’avenir du pays. Les mouvements de protestation de la génération Z ont démontré une forte demande pour la démocratie et la bonne gouvernance, une demande qui pourrait se manifester à nouveau si la junte s’éloigne trop de ses promesses électorales. Les organisations de la société civile, les groupes religieux et les médias indépendants pourraient former une coalition pour exiger le respect des engagements démocratiques.
Cependant, la société civile malgache fait face à des défis considérables. La répression croissante par la junte, soutenue par l’expertise russe en matière de contrôle de l’opposition, limite la capacité des mouvements démocratiques à s’organiser et à s’exprimer. De plus, les divisions ethniques et régionales à Madagascar pourraient être exploitées par la junte pour diviser l’opposition et maintenir son pouvoir. Malgré ces obstacles, la société civile malgache reste un acteur potentiellement puissant, capable de façonner l’avenir du pays si elle parvient à surmonter ces défis.
Ce qui m’inspire, c’est le courage de la société civile malgache. Malgré la répression, malgré les menaces, les gens continuent à se battre pour leurs droits et leur dignité. C’est un témoignage de la résilience de l’esprit humain, un exemple pour le monde entier. Je suis ému par cette détermination, par le refus d’accepter le destin que d’autres ont tracé pour eux. C’est dans ces moments que je réalise que l’avenir n’est pas écrit, que des gens ordinaires peuvent changer le cours de l’histoire malgré des obstacles apparemment insurmontables.
Conclusion : Un tournant dangereux pour l'Afrique et le monde
La transformation de Madagascar en pivot géopolitique
Madagascar est en train de se transformer d’une nation périphérique en un pivot géopolitique crucial dans la compétition entre grandes puissances. La décision de la Russie d’envoyer le chef de son unité d’assassinat pour superviser des livraisons d’armes marque un changement qualitatif dans l’importance stratégique de l’île. Ce qui était autrefois considéré comme une nation relativement isolée et sans importance est désormais au centre des calculs stratégiques de Moscou, Washington, Pékin et autres capitales mondiales.
Cette transformation a des implications profondes non seulement pour Madagascar, mais pour l’ensemble de l’Afrique et du système international. Si Madagascar devient solidement intégré dans la sphère d’influence russe, cela créera un précédent qui encouragera la Russie à étendre davantage ses opérations en Afrique. Les autres nations africaines observeront attentivement ce développement, certaines pouvant être tentées de suivre l’exemple malgache et d’accepter le soutien russe sans conditions sur la gouvernance démocratique.
Quand je regarde ce qui se passe à Madagascar, je vois plus qu’une crise locale, je vois un tournant dans l’histoire du monde. C’est le moment où l’ordre international établi commence à se fissurer, où les règles qui ont maintenu la paix commencent à s’effondrer. Je suis saisi d’un sentiment d’urgence, d’urgence d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Mais je suis aussi accablé par la gravité de ce moment, par la conscience que les décisions prises aujourd’hui façonneront le monde pour les générations à venir. C’est un fardeau lourd à porter, mais nous ne pouvons pas nous permettre de détourner le regard.
Un avenir précaire entre ordre et chaos
L’avenir de Madagascar et de la région se trouve dans un équilibre précaire entre le maintien d’un ordre international basé sur des règles et le glissement vers un nouveau désordre où la puissance brute détermine les relations entre nations. La présence de l’unité 29-1-55 à Madagascar représente la face la plus sombre de ce nouveau désordre potentiel, où les méthodes les plus brutales de guerre clandestine deviennent des instruments acceptables de politique étrangère.
La communauté internationale fait face à un choix crucial : permettre à cette nouvelle réalité de s’installer ou agir vigoureusement pour défendre l’ordre international basé sur des règles. Ce n’est pas seulement l’avenir de Madagascar qui est en jeu, mais le principe même que les relations internationales devraient être régies par des règles plutôt que par la puissance brute. La décision prise aujourd’hui déterminera si le monde du futur sera un lieu de coopération et de respect mutuel ou un champ de bataille où seules les méthodes les plus brutales prévalent.
Je suis terrifié par ce choix qui nous est imposé. D’un côté, le statu quo avec toutes ses imperfections, de l’autre, un chaos potentiel où seule la force compte. Je sais quel côté je choisis, mais je crains que le monde ne soit déjà en train de glisser vers le chaos. Je suis désespéré à l’idée que mes enfants puissent hériter d’un monde où les règles ne comptent plus, où la puissance brute dicte les relations entre nations. C’est une perspective qui me réveille la nuit, qui me pousse à écrire, à m’exprimer, à essayer de faire comprendre l’urgence de ce moment. Car si nous n’agissons pas maintenant, nous pourrions perdre le peu de civilisation que nous avons construit.
Sources
Sources primaires
Euromaidan Press, Frontline report: Kremlin deploys assassination unit chief to secure foothold in strategic Madagascar, 4 janvier 2026. Bloomberg, Russian arms deliveries to Madagascar reported, décembre 2025. Wikipedia, GRU Unit 29155, consulté le 5 janvier 2026. The New York Times, Secret Russian unit seeks to destabilize Europe, 8 octobre 2019. Bellingcat, How GRU sabotage and assassination operations in Czechia and Bulgaria sought to undermine Ukraine, 26 avril 2021.
Sources secondaires
The Cradle, Madagascar erupts, Indian Ocean power dynamics in flux, 2025. UNESCO, Madagascar on the Maritime Silk Roads. SWP Berlin, Gen Z, Digital Activism, and Regime Change in Madagascar. CFR, Madagascar Military Claims Power, octobre 2025. Al Jazeera, AU suspends Madagascar as military leader to be sworn in as president, 15 octobre 2025. NPR, Military seizes power in Madagascar, 14 octobre 2025. Good Authority, Madagascar zipped from mass protests to a military coup, 2025. Journal NEO, Russia-Madagascar: a lot or a little, 27 février 2024. Reuters, Russia says it hopes bloodshed will be avoided in Madagascar, 15 octobre 2025. TASS, Russia hopes for peaceful resolution of Madagascar crisis, 2025.
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