Skip to content
191 affrontements en 24 heures : l’Ukraine saigne sur deux fronts pendant que Poutine joue la montre
Crédit: Adobe Stock

Quarante-trois assauts en une journée

Le secteur de Pokrovsk est devenu l’un des points les plus chauds de cette guerre interminable. En une seule journée, les défenseurs ukrainiens ont repoussé 43 assauts russes près de Chervonyi Lyman, Sukhetske, Zatyshok, Rodynske, Myrnohrad, Pokrovsk, Kotlyne, Udachne, Molodetske, Dachne, Filiia et vers Hryshyne et Ivanivka. Quarante-trois fois, les Russes ont tenté de percer. Quarante-trois fois, ils ont été repoussés. Mais à quel prix ? Les pertes ukrainiennes dans ce secteur sont lourdes. Plus de 140 soldats russes ont été neutralisés rien que dans cette zone, selon les rapports militaires. Mais les Ukrainiens paient aussi leur tribut.

Pokrovsk n’est pas qu’un nom sur une carte. C’est une ville stratégique, un nœud logistique crucial pour l’armée ukrainienne. Sa perte serait un coup dur, non seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan symbolique. Les Russes le savent. Ils jettent leurs hommes dans la bataille avec une détermination qui frise l’absurde. Des vagues d’infanterie, des assauts mécanisés, des bombardements incessants. Tout est bon pour faire plier la défense ukrainienne. Mais elle tient. Jour après jour, nuit après nuit, elle tient.

Quarante-trois assauts. Je répète ce chiffre dans ma tête et je n’arrive pas à le digérer. C’est presque deux attaques par heure. Comment des hommes peuvent-ils tenir sous une telle pression ? Comment peuvent-ils continuer à se battre quand chaque minute peut être la dernière ? Et pourtant, ils tiennent. Ils tiennent parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que derrière eux, c’est leur pays, leurs familles, leur avenir.

Une guerre d’usure qui épuise les deux camps

La bataille de Pokrovsk illustre parfaitement la nature de cette guerre : une guerre d’usure où chaque mètre de terrain se paie au prix du sang. Les Russes avancent lentement, très lentement, mais ils avancent. Ils prennent des villages, des hameaux, des positions fortifiées. Mais chaque gain leur coûte des centaines d’hommes. Les pertes russes depuis le début de l’invasion à grande échelle le 24 février 2022 s’élèvent désormais à environ 1 213 460 soldats, dont 940 rien que le 5 janvier 2026. Ces chiffres sont vertigineux. Ils dépassent l’entendement.

Mais les Ukrainiens aussi souffrent. Les unités territoriales, moins bien équipées et moins bien entraînées que les brigades d’élite, sont souvent en première ligne. Elles font face à des brigades russes qui les surpassent en nombre et en puissance de feu. Dans certains secteurs, comme à Huliaipole, des bataillons territoriaux ont dû céder du terrain face à la pression ennemie. Ce n’est pas une question de courage ou de détermination. C’est une question de mathématiques brutales : quand on est cinq contre cinquante, on ne peut pas tenir éternellement.

Et là, je ressens une colère sourde. Une colère contre cette guerre absurde, contre ce gâchis de vies humaines, contre cette logique de mort qui broie des générations entières. Plus d’un million de Russes tués ou blessés pour conquérir quelques pour cent du territoire ukrainien. C’est démentiel. C’est criminel. Et ça continue.

Sources

Ukrinform – « War update: 191 frontline clashes over past day, nearly half hit Pokrovsk, Huliaipole fronts » – 6 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077118-war-update-191-frontline-clashes-over-past-day-nearly-half-hit-pokrovsk-huliaipole-fronts.html

Ukrainska Pravda – « Ukrainian defenders repel 65 Russian attacks on Huliaipole front – General Staff » – 5 janvier 2026 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/05/8014661/

CNN – « Ukrainian forces under ‘intense’ pressure in south, as troop shortage bites » – 1er janvier 2026 – https://www.cnn.com/2026/01/01/europe/ukrainian-forces-under-pressure-zaporizhzhia-intl

État-major des Forces armées ukrainiennes – Rapports quotidiens sur Facebook – Janvier 2026

Al Jazeera – « Over 400,000 Russians killed, wounded for 0.8 percent of Ukraine in 2025 » – 2 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu