Les chiffres de l’équipement perdu
Les pertes humaines ne sont que la partie visible de l’iceberg. L’armée russe a également subi des pertes matérielles colossales qui mettent en lumière l’ampleur du désastre militaire. Selon les données publiées le 6 janvier 2026, la Russie a perdu 11 512 chars depuis le début de la guerre, dont 5 rien que lors de la journée du 5 janvier. Onze mille cinq cent douze tanks. Pour donner une idée, c’est plus que le nombre total de chars que possédaient la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne réunis au début du conflit.
Les véhicules de combat blindés ? 23 863 détruits, avec 6 de plus le dernier jour. Les systèmes d’artillerie ? 35 831 anéantis, dont 46 supplémentaires en vingt-quatre heures. Les systèmes de lance-roquettes multiples (MLRS) ? 1 593 perdus. Les systèmes de défense aérienne ? 1 269 détruits. Et la liste continue : 434 avions, 347 hélicoptères, plus de 101 443 drones tactiques opérationnels, 4 137 missiles de croisière, 28 navires et bateaux, 2 sous-marins, 73 102 véhicules et camions-citernes, 4 036 équipements spéciaux.
Une armée qui se vide
Ces chiffres astronomiques révèlent une réalité brutale : l’armée russe se vide. Littéralement. Les stocks d’équipements soviétiques, pourtant considérables, s’épuisent à une vitesse vertigineuse. Les usines russes tournent à plein régime pour produire de nouveaux chars, de nouveaux véhicules, de nouvelles munitions, mais elles ne parviennent pas à compenser les pertes. Résultat : on voit de plus en plus de soldats russes attaquer à pied, sans blindage, sans protection, offerts en sacrifice aux drones ukrainiens et à l’artillerie.
Le 5 janvier 2026, l’État-major ukrainien a rapporté que 879 drones russes avaient été détruits en une seule journée. Huit cent soixante-dix-neuf. C’est presque autant que le nombre de soldats tués. Cela montre à quel point la guerre moderne a changé. Les drones sont devenus l’arme principale, et la Russie les perd par centaines chaque jour. Mais contrairement aux soldats, les drones peuvent être remplacés. Les vies humaines, elles, ne reviennent jamais.
Quand je vois ces chiffres d’équipements détruits, je me dis que c’est l’effondrement d’une armée qu’on croyait invincible. L’armée russe, héritière de l’Armée rouge qui avait vaincu Hitler, réduite à envoyer des soldats au combat sur des quads et des buggies. Oui, vous avez bien lu : des quads. Comme si on était dans un jeu vidéo délirant. Sauf que c’est réel, et que ces types meurent pour de vrai.
2025 : l'année la plus meurtrière pour l'armée russe
420 000 morts et blessés pour 0,8% du territoire
L’année 2025 restera dans l’histoire comme l’année la plus sanglante de cette guerre. Selon le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrskii, la Russie a perdu près de 420 000 soldats tués et blessés au cours de l’année. Quatre cent vingt mille. En échange de quoi ? De 0,8% du territoire ukrainien. Zéro virgule huit pour cent. Lisez ça encore une fois. Presque un demi-million d’hommes sacrifiés pour conquérir moins d’un pour cent d’un pays.
Le général russe Valery Gerasimov, chef d’état-major, a affirmé lors d’une réunion mise en scène avec Poutine que les forces russes avaient occupé 6 640 kilomètres carrés de territoire ukrainien et pris 334 localités en 2025. Mais l’Institute for the Study of War (ISW), un think tank basé à Washington, a vérifié ces affirmations et n’a trouvé de preuves que pour 4 952 kilomètres carrés et 245 localités. Même en prenant les chiffres russes pour argent comptant, cela représente environ 0,8% des 603 550 kilomètres carrés que compte l’Ukraine.
Le coût humain insoutenable
Faisons un calcul simple et glaçant. Si la Russie a perdu 420 000 hommes pour conquérir 0,8% de l’Ukraine, combien faudrait-il de pertes pour conquérir l’ensemble du pays ? Plus de 50 millions de soldats. Cinquante millions. C’est plus que la population masculine adulte de la Russie. C’est mathématiquement impossible. Et pourtant, Poutine continue. Il continue d’envoyer des vagues d’assaut. Il continue de sacrifier des vies. Il continue comme si les mathématiques ne s’appliquaient pas à lui.
Les pertes quotidiennes moyennes en novembre 2025 ont atteint 1 033 soldats par jour, selon l’État-major ukrainien. C’était plus élevé qu’en octobre 2024 (1 008 par jour), marquant la troisième augmentation mensuelle consécutive. En décembre, la tendance s’est poursuivie avec des journées à 900, 940, 990 pertes. Chaque mois, le carnage s’intensifie. Chaque mois, davantage de mères russes reçoivent la visite d’officiers venus leur annoncer que leur fils ne reviendra pas. Et chaque mois, Poutine demande plus d’hommes, toujours plus.
Je suis sidéré par l’absurdité de tout ça. 420 000 vies pour 0,8% d’un territoire. C’est tellement démentiel que ça en devient presque abstrait. Mais ce n’est pas abstrait. C’est 420 000 familles détruites. 420 000 cercueils. 420 000 tombes. Et pour quoi ? Pour satisfaire l’ego d’un dictateur vieillissant qui refuse d’admettre son échec. C’est obscène.
Les fronts les plus sanglants
Pokrovsk et Huliaipole : les points chauds
Le 5 janvier 2026, à 22h00, l’État-major ukrainien a recensé 172 affrontements entre les forces de défense ukrainiennes et les envahisseurs russes. Les combats les plus intenses se concentraient dans les secteurs de Pokrovsk et Huliaipole. Ces deux noms sont devenus synonymes de carnage. À Pokrovsk, dans l’est de l’Ukraine, les forces russes tentent depuis cinq mois de s’emparer de la ville. Cinq mois d’assauts répétés. Cinq mois de pertes colossales. Et la ville tient toujours.
Myrnohrad, ville voisine de Pokrovsk, résiste également. Les Russes n’ont pas réussi à la prendre malgré des mois d’efforts acharnés. À Huliaipole, dans la région de Zaporizhzhia au sud, la situation est similaire. Les forces russes contrôlent 55% de la ville mais ne parviennent pas à progresser davantage. Pire encore, selon des sources militaires russes elles-mêmes, les troupes russes sont en train d’être repoussées de Kupiansk, dans la région de Kharkiv au nord, malgré les affirmations officielles selon lesquelles la ville aurait été prise.
Des assauts suicidaires répétés
La tactique russe n’a pas changé depuis le début de la guerre : des vagues d’assaut massives, avec des soldats envoyés en première ligne sans préparation adéquate, sans soutien suffisant, souvent sans même assez de munitions. L’objectif est simple et brutal : submerger les défenses ukrainiennes par le nombre. Peu importe les pertes. Peu importe que des centaines d’hommes meurent pour gagner quelques centaines de mètres. L’important, c’est d’avancer. Même si c’est sur des monceaux de cadavres russes.
Le 5 janvier, des drones ukrainiens ont déjoué un assaut russe sur le front de Zaporizhzhia. Les Russes attaquaient sur des buggies et des quads. Oui, des quads. Ces petits véhicules tout-terrain qu’on utilise normalement pour des balades en forêt. Sauf qu’ici, ils servaient à transporter des soldats vers la mort. Les drones ukrainiens les ont repérés, suivis, et détruits méthodiquement. Un massacre. Mais le lendemain, d’autres soldats russes sont montés sur d’autres quads et ont recommencé. Parce que les ordres sont les ordres. Parce qu’on ne discute pas avec le Kremlin.
Des quads. Ils envoient des soldats au combat sur des quads. Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. C’est tellement pathétique, tellement désespéré. Ces pauvres types savent qu’ils vont mourir. Ils le savent. Mais ils y vont quand même parce qu’ils n’ont pas le choix. Et les généraux russes, planqués dans leurs bunkers, continuent de donner des ordres suicidaires en sirotant leur vodka. C’est révoltant.
La stratégie russe : des vagues humaines contre des drones
L’infanterie sacrifiée
La stratégie militaire russe en Ukraine rappelle les pires heures de la Première Guerre mondiale. Des vagues d’infanterie lancées contre des positions fortifiées, sans égard pour les pertes. La différence, c’est qu’en 1914-1918, les soldats affrontaient des mitrailleuses et des barbelés. En 2026, ils affrontent des drones kamikazes, des missiles guidés, des systèmes d’artillerie de précision. Le résultat est encore plus meurtrier. Les soldats russes sont fauchés par dizaines, par centaines, avant même d’avoir pu tirer un coup de feu.
Les témoignages de soldats russes capturés ou déserteurs dressent un tableau glaçant. Ils parlent d’officiers qui les envoient à l’assaut en leur promettant un soutien d’artillerie qui n’arrive jamais. De blindés qui les abandonnent en plein champ. De munitions qui manquent. D’équipements obsolètes. Et surtout, ils parlent de la peur. La peur de mourir, bien sûr. Mais aussi la peur de refuser un ordre, parce que la punition pour désobéissance peut être pire que la mort au combat. Alors ils avancent. Ils avancent vers les drones ukrainiens qui les attendent.
La technologie ukrainienne qui décime
L’Ukraine a transformé la guerre moderne. Les drones, autrefois considérés comme des outils de reconnaissance, sont devenus l’arme principale du conflit. Des drones FPV (First Person View) bon marché, pilotés par des opérateurs à des kilomètres de distance, traquent les soldats russes avec une efficacité terrifiante. Ils volent bas, silencieux, invisibles jusqu’à la dernière seconde. Puis ils frappent. Une explosion. Un soldat de moins. Et l’opérateur passe au suivant.
Le 411e régiment de drones ukrainien a publié des vidéos montrant ses opérations sur le front de Zaporizhzhia. On y voit des colonnes russes détruites, des véhicules en flammes, des soldats qui courent dans tous les sens avant d’être touchés. C’est brutal. C’est impitoyable. C’est la guerre du XXIe siècle. Et la Russie, malgré ses ressources, n’a pas réussi à développer une réponse efficace. Résultat : 879 drones russes détruits en une seule journée, contre des pertes ukrainiennes bien moindres. La technologie fait la différence. Et elle tue.
Je regarde ces vidéos de drones et je suis partagé. D’un côté, je me dis que c’est brillant tactiquement. L’Ukraine utilise des armes peu coûteuses pour détruire des équipements russes valant des millions. C’est David contre Goliath, version 2026. Mais d’un autre côté, je vois des êtres humains mourir. Des types qui n’ont peut-être pas choisi d’être là. Et ça me retourne l’estomac. La guerre, même juste, reste une horreur.
Les mensonges du Kremlin face à la réalité du terrain
Les chiffres officiels russes : une farce
Le 29 décembre 2025, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé que l’Ukraine avait tenté d’assassiner Poutine en lançant 91 drones sur sa résidence du lac Valdai. Tous les drones auraient été détruits par la défense aérienne russe. Le problème ? Aucune preuve. Pas de vidéos. Pas de témoignages de résidents locaux. Pas de traces d’explosions. Le média d’opposition russe Sota a interrogé des habitants de Valdai : personne n’a entendu quoi que ce soit cette nuit-là. Pas de défense aérienne en action. Pas de drones. Rien.
Mieux encore : le ministère russe de la Défense avait initialement annoncé que seulement 41 drones avaient été abattus dans la région de Novgorod cette nuit-là. Puis, quelques heures plus tard, un communiqué révisé parlait de 49 drones supplémentaires abattus au-dessus de Briansk et Smolensk, « volant en direction de la région de Novgorod ». Sauf que Briansk et Smolensk sont à des centaines de kilomètres de Valdai. L’Institute for the Study of War a conclu qu’il s’agissait probablement d’une opération d’information russe destinée à justifier une escalade et à éviter les négociations de paix.
La propagande contre les faits
Cette affaire illustre parfaitement la méthode du Kremlin : mentir effrontément, même quand les mensonges sont facilement vérifiables. Le général Gerasimov a affirmé que les forces russes avaient pris 334 localités en 2025. L’ISW n’en a confirmé que 245. Il a parlé de 6 640 kilomètres carrés conquis. L’ISW n’en a trouvé que 4 952. Même des blogueurs militaires russes pro-Kremlin admettent que les rapports officiels exagèrent systématiquement les succès. Un média russe a écrit : « En raison de rapports inexacts sur la situation transmis aux autorités supérieures, des réserves qui n’étaient ‘pas nécessaires’ pour la capture de Kupiansk ont été redéployées vers d’autres zones. »
Pendant ce temps, les faits sur le terrain racontent une histoire différente. Pokrovsk n’est pas tombée. Myrnohrad résiste. Huliaipole tient bon. Les Russes sont même en train de perdre du terrain à Kupiansk. Mais à Moscou, on continue de parler de victoires éclatantes, d’avancées décisives, d’une « opération militaire spéciale » qui se déroule « selon le plan ». Quel plan ? Celui qui prévoyait de prendre Kyiv en trois jours ? Celui qui devait faire tomber l’Ukraine en quelques semaines ? Ce plan-là est mort depuis longtemps. Mais personne au Kremlin n’ose le dire à Poutine.
Cette propagande grotesque me fascine autant qu’elle me dégoûte. Ils mentent avec un tel aplomb, une telle assurance. Comme si la réalité n’existait pas. Comme si les faits n’avaient aucune importance. Et le pire, c’est que ça marche. Des millions de Russes gobent ces mensonges parce qu’ils n’ont accès à aucune autre information. La vérité est censurée, les médias indépendants sont interdits, les journalistes sont en prison ou en exil. Orwell avait tout prévu.
L'impact sur la société russe
Des villages qui se vident
Pendant que le Kremlin ment sur ses pertes militaires, la société russe subit les conséquences de cette guerre. Les villages russes, déjà en déclin démographique avant le conflit, se vident à une vitesse alarmante. Les jeunes hommes partent au front et ne reviennent pas. Les familles fuient vers les villes ou l’étranger. En 2025, la Russie a connu une dépopulation rurale sévère, avec des centaines de villages qui ont littéralement disparu, leurs derniers habitants étant partis ou décédés.
Les régions les plus pauvres de Russie, comme la Bouriatie, le Daghestan ou la Tchétchénie, paient le prix le plus lourd. C’est de là que viennent la majorité des soldats envoyés en Ukraine. Pas de Moscou. Pas de Saint-Pétersbourg. Non, les élites urbaines russes sont largement épargnées. Ce sont les minorités ethniques, les pauvres, les habitants des régions reculées qui meurent en Ukraine. Une guerre de classe déguisée en opération militaire. Les riches restent à l’abri pendant que les pauvres se font massacrer.
Une génération sacrifiée
Les démographes russes tirent la sonnette d’alarme. La Russie, déjà confrontée à une crise démographique avant la guerre, est en train de perdre une génération entière d’hommes en âge de procréer. Plus d’un million de pertes militaires, auxquelles il faut ajouter les centaines de milliers d’hommes qui ont fui le pays pour échapper à la mobilisation. Le résultat ? Une pyramide des âges catastrophique, avec un déficit massif d’hommes jeunes. Les conséquences se feront sentir pendant des décennies.
Et ce n’est pas seulement une question de chiffres. C’est aussi une question de traumatismes. Les soldats qui reviennent du front sont brisés, physiquement et psychologiquement. Beaucoup souffrent de stress post-traumatique, d’addictions, de troubles mentaux. Mais en Russie, on ne parle pas de ces choses-là. On ne soigne pas les traumatismes. On attend des soldats qu’ils se taisent et qu’ils reprennent une vie normale. Sauf qu’après avoir vu l’enfer, il n’y a pas de vie normale possible. Ces hommes sont perdus. Et la société russe devra vivre avec les conséquences pendant des générations.
Quand je pense à ces villages russes qui se meurent, à ces familles détruites, à cette génération sacrifiée, je ressens une tristesse immense. Pas pour Poutine et ses généraux. Eux, ils méritent tout ce qui leur arrive. Mais pour les gens ordinaires, ceux qui n’ont rien demandé, qui subissent cette folie. Les mères russes qui pleurent leurs fils. Les enfants qui grandissent sans père. Les villages fantômes. C’est une tragédie nationale. Et personne ne pourra jamais réparer ça.
La réponse internationale face au carnage
Les estimations britanniques
Les services de renseignement britanniques suivent de près l’évolution des pertes russes. Le 2 décembre 2025, le ministère britannique de la Défense a publié une analyse des données de l’État-major ukrainien. Leur conclusion ? La Russie a probablement perdu environ 382 000 soldats rien qu’en 2025, portant le total depuis le début de l’invasion à environ 1,168 million. Ces chiffres, légèrement inférieurs aux estimations ukrainiennes, restent néanmoins astronomiques et confirment l’ampleur du désastre militaire russe.
Le Royaume-Uni a également noté que les pertes quotidiennes moyennes russes en novembre 2025 avaient atteint 1 033 soldats, le chiffre le plus élevé depuis le début de la guerre. Cette tendance à la hausse s’est poursuivie en décembre, avec des journées dépassant régulièrement les 900 pertes. Pour les analystes britanniques, ces chiffres indiquent que la Russie est engagée dans une guerre d’attrition qu’elle ne peut pas gagner à long terme. Les pertes sont tout simplement insoutenables, même pour un pays de la taille de la Russie.
Le monde observe, impuissant
La communauté internationale assiste à ce carnage avec un mélange d’horreur et d’impuissance. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont tenté de relancer les négociations de paix. Fin décembre 2025, Trump a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky en Floride et a promis que les forces américaines participeraient à la sécurité de l’Ukraine après tout accord de paix. C’était la première fois que les États-Unis acceptaient de telles garanties de sécurité. Le Premier ministre polonais Donald Tusk s’est montré optimiste, déclarant que « la paix est à l’horizon ».
Mais Poutine a rapidement douché ces espoirs. Après l’affaire des prétendus drones sur sa résidence, Lavrov a annoncé que « la position de négociation de la Russie sera révisée ». Poutine a ordonné à ses forces de continuer les efforts pour s’emparer du reste de la région de Zaporizhzhia. Le message était clair : pas de négociations. Pas de compromis. La guerre continue. Et tant pis si des centaines de milliers d’hommes doivent encore mourir. Tant pis si la Russie se vide de sa jeunesse. Tant pis si le pays s’enfonce dans une crise démographique sans précédent. Poutine veut sa victoire. À n’importe quel prix.
Je regarde Trump essayer de négocier la paix et je me dis qu’il ne comprend rien. On ne négocie pas avec Poutine. On ne peut pas. Il ne veut pas la paix. Il veut la victoire totale ou rien. Et comme la victoire totale est impossible, il préfère continuer à envoyer des hommes mourir plutôt que d’admettre son échec. C’est pathologique. C’est de la folie pure. Et le monde entier est obligé de regarder ce spectacle d’horreur sans pouvoir rien faire.
Conclusion
Un bilan qui donne le vertige
Revenons aux chiffres du 6 janvier 2026. 940 soldats russes tués ou blessés en vingt-quatre heures. 1 213 460 pertes au total depuis février 2022. Plus de 11 500 chars détruits. Près de 24 000 véhicules blindés anéantis. Plus de 35 000 systèmes d’artillerie perdus. Des centaines d’avions et d’hélicoptères abattus. Des dizaines de milliers de drones détruits. Et pour quoi ? Pour conquérir 0,8% du territoire ukrainien en 2025. Zéro virgule huit pour cent. Le coût humain et matériel est tellement disproportionné par rapport aux gains territoriaux que ça en devient surréaliste.
L’Ukraine, elle, tient bon. Malgré les vagues d’assaut russes. Malgré les bombardements quotidiens. Malgré l’épuisement. Les villes comme Pokrovsk, Myrnohrad, Huliaipole résistent. Les soldats ukrainiens, aidés par leurs drones et leur artillerie, infligent des pertes terribles à l’envahisseur. Chaque jour, des dizaines de véhicules russes brûlent. Chaque jour, des centaines de soldats russes tombent. Et chaque jour, l’Ukraine prouve que la détermination et la technologie peuvent vaincre la force brute et le nombre.
Jusqu’où ira Poutine?
La question qui hante tout le monde est simple : jusqu’où Poutine est-il prêt à aller ? Combien de soldats russes devront encore mourir avant qu’il n’accepte la réalité ? Combien de villages russes devront se vider ? Combien de mères devront pleurer leurs fils ? Les chiffres actuels suggèrent qu’il n’y a pas de limite. Poutine semble prêt à sacrifier une génération entière pour éviter d’admettre son échec. Il préfère voir son pays saigner plutôt que de négocier une paix qui ressemblerait à une défaite.
Et pendant ce temps, le compteur continue de tourner. 940 pertes hier. Probablement autant aujourd’hui. Et demain. Et après-demain. Jusqu’à quand ? Personne ne le sait. Mais une chose est certaine : chaque jour qui passe, la Russie s’enfonce un peu plus dans un gouffre dont elle ne pourra peut-être jamais sortir. Les pertes humaines sont irréversibles. Les traumatismes sont indélébiles. La crise démographique sera catastrophique. Et tout ça pour satisfaire l’ego d’un seul homme qui refuse de voir la réalité en face. C’est tragique. C’est absurde. C’est la guerre de Poutine.
Je termine cet article avec un sentiment de colère et de tristesse mêlées. Colère contre Poutine et son régime qui envoient des hommes mourir pour rien. Tristesse pour toutes ces vies gâchées, russes et ukrainiennes. Cette guerre est une obscénité. Un crime contre l’humanité. Et elle continue, jour après jour, parce qu’un dictateur vieillissant refuse d’admettre qu’il a perdu. 940 morts en vingt-quatre heures. Demain, ce sera pareil. Et ça me rend malade.
Sources
État-major des forces armées ukrainiennes, communiqué Facebook du 6 janvier 2026 – Pertes russes quotidiennes et cumulées depuis le 24 février 2022
Ukrainska Pravda, « Russia loses 940 soldiers over past day », 6 janvier 2026 – Confirmation des chiffres de l’État-major ukrainien
Mezha, « Russia’s Military Losses Reach Over 1.2 Million Personnel in Ukraine War », 6 janvier 2026 – Analyse détaillée des pertes russes et contexte historique
Al Jazeera, « Over 400,000 Russians killed, wounded for 0.8 percent of Ukraine in 2025 », 2 janvier 2026 – Bilan de l’année 2025 et analyse des gains territoriaux russes
Ministère britannique de la Défense, analyse du 2 décembre 2025 – Estimation des pertes russes à 1,168 million depuis le début de l’invasion
Institute for the Study of War (ISW), rapports de décembre 2025 et janvier 2026 – Vérification des affirmations russes sur les gains territoriaux