Un champ de bataille continu
Huliaipole. Un nom qui résonne désormais comme un avertissement. Cette ville de 12 000 habitants avant la guerre est devenue l’épicentre d’une bataille qui redéfinit les règles de l’engagement moderne. Le 6 janvier, les forces ukrainiennes ont repoussé 23 attaques russes dans ce secteur. Vingt-trois. Mais 13 combats étaient encore en cours en fin d’après-midi. Treize affrontements simultanés dans une seule ville. Vladyslav Voloshyn, porte-parole du Commandement opérationnel Sud, l’a dit sans détour : « Il n’y a plus de ligne de front claire — c’est un champ de bataille continu. »
Un champ de bataille continu. Laissez ces mots résonner. Cela signifie qu’il n’y a plus de zones sûres. Plus d’arrière. Plus de répit. Les soldats ukrainiens tiennent un bâtiment, les Russes occupent celui d’à côté. Parfois, ils sont dans le même immeuble, séparés par quelques murs de béton. Les combats se déroulent à bout portant, à la grenade, au couteau parfois. C’est la guerre urbaine dans ce qu’elle a de plus brutal, de plus primitif. Huliaipole est devenue une zone grise — ni ukrainienne ni russe, juste un enfer où les hommes s’entretuent pour des ruines.
Combats pour chaque bâtiment
Les unités d’assaut ukrainiennes défendent Huliaipole avec un courage qui frôle le désespoir. Selon Voloshyn, au moins trois unités d’assaut sont responsables de la défense de la ville, travaillant en coordination avec des unités de drones. Chaque jour, ils enregistrent jusqu’à 20 engagements de combat. Vingt fois par jour, ils doivent repousser des infiltrations russes, des assauts frontaux, des tentatives d’encerclement. « Aujourd’hui, il est trop tôt pour parler de stabilisation de la situation », a déclaré Voloshyn le 6 janvier. « Des combats très féroces se poursuivent. »
Ivan Fedorov, chef de l’administration militaire régionale de Zaporijjia, a confirmé lors d’un briefing que la situation à Huliaipole est « nettement plus difficile » que dans d’autres secteurs. Les Russes utilisent des tactiques d’infiltration : ils pénètrent dans les zones arrière, s’emparent de bâtiments, et s’y retranchent. « Une fois qu’ils occupent un bâtiment, il devient extrêmement difficile de les en déloger », a expliqué Voloshyn. Les défenseurs ukrainiens doivent alors mener des opérations de nettoyage, pièce par pièce, étage par étage. Un travail épuisant, dangereux, qui coûte des vies à chaque fois.
Je pense à ces soldats qui se battent dans Huliaipole. Je pense à ce que ça doit être de savoir que l’ennemi est à dix mètres, de l’autre côté du mur. De dormir avec son arme, de ne jamais baisser la garde, de vivre dans cette tension permanente. Et je me dis qu’on ne peut pas comprendre. Pas vraiment. On peut lire les rapports, regarder les cartes, mais on ne peut pas sentir cette peur, cette adrénaline, cette fatigue qui broie les corps et les esprits.
Le prix du sang : 940 soldats russes en 24 heures
Des pertes quotidiennes insoutenables
Le 6 janvier 2026, l’État-major ukrainien a publié son décompte quotidien des pertes russes. En 24 heures, les forces ukrainiennes ont neutralisé 940 soldats russes. Neuf cent quarante. En une seule journée. Ce chiffre porte le total des pertes russes depuis le 24 février 2022 à environ 1 213 460 militaires. Plus d’un million deux cent mille hommes. Tués, blessés, capturés, disparus. Une saignée qui défie l’imagination.
Mais les pertes humaines ne sont qu’une partie du tableau. Le 6 janvier, les Russes ont également perdu 5 chars, 6 véhicules blindés de combat, 46 systèmes d’artillerie, 1 système de lance-roquettes multiples, 1 système de défense antiaérienne, et 879 drones tactiques. Huit cent soixante-dix-neuf drones en une journée. C’est l’équivalent de plusieurs bataillons de drones perdus en quelques heures. Les Russes compensent par la quantité, mais même leur production industrielle a des limites.
Une guerre d’attrition sans fin
Ces chiffres révèlent la nature profonde de cette guerre : c’est une guerre d’attrition. Les Russes acceptent des pertes massives parce qu’ils parient sur leur capacité à tenir plus longtemps que les Ukrainiens. Ils ont plus d’hommes, plus de matériel, plus de ressources. Ils peuvent se permettre de perdre 900 à 1000 soldats par jour pendant des mois. Les Ukrainiens, eux, doivent être plus économes. Chaque soldat compte. Chaque perte est une tragédie nationale.
Selon les déclarations du président Volodymyr Zelensky le 5 janvier, la Russie a perdu plus de 90 000 soldats au cours des trois derniers mois. Quatre-vingt-dix mille en trois mois. C’est l’équivalent de plusieurs divisions complètes. Des armées entières effacées de la carte. Et pourtant, les Russes continuent. Ils mobilisent, ils recrutent, ils envoient de nouveaux bataillons au front. La machine de guerre russe broie ses propres citoyens avec une efficacité industrielle.
940 morts en une journée. Je lis ce chiffre et je ne ressens plus rien. C’est ça, le pire. On s’habitue. On lit « 940 soldats russes neutralisés » comme on lirait un bulletin météo. Mais ce sont 940 familles qui vont recevoir un coup de fil. 940 mères qui vont pleurer. 940 vies qui se sont arrêtées dans la boue ukrainienne. Et demain, ce sera 900 de plus. Et après-demain encore. Jusqu’à quand ?
La stratégie russe de l'infiltration
Pénétrer les lignes arrière
Les tactiques russes ont évolué depuis le début de l’offensive. Face à des défenses ukrainiennes de plus en plus solides, les Russes ont adopté une nouvelle approche : l’infiltration. Au lieu de lancer des assauts frontaux massifs, ils envoient de petites unités pénétrer dans les zones arrière ukrainiennes. Ces groupes d’infiltration se déplacent de nuit, utilisent le terrain, évitent les routes principales. Leur objectif : s’emparer de bâtiments clés, couper les lignes de communication, semer le chaos.
À Huliaipole, cette tactique a transformé la ville en labyrinthe mortel. Les Russes occupent certains bâtiments, les Ukrainiens en tiennent d’autres. Parfois, ils sont dans le même immeuble. Les combats se déroulent dans les escaliers, les couloirs, les appartements. C’est une guerre de proximité où les drones et l’artillerie sont inutiles. Seuls comptent le courage, la rapidité, la capacité à tirer le premier. « Une fois qu’ils occupent un bâtiment, il devient extrêmement difficile de les en déloger », a répété Voloshyn.
Couper les routes logistiques
Mais l’infiltration n’est pas qu’une tactique urbaine. Les Russes tentent également de couper les routes logistiques ukrainiennes. Selon Voloshyn, ils avancent depuis le nord vers Varvarivka, Dobropillia et Pryluky — des villages situés le long des routes d’approvisionnement menant à Pokrovsk. Si ces routes tombent, les défenseurs de Pokrovsk se retrouveront isolés, coupés de leurs renforts et de leurs munitions. C’est la stratégie classique de l’encerclement : ne pas attaquer de front, mais contourner, isoler, affamer.
Les Russes redéploient également des unités supplémentaires depuis d’autres secteurs du front. Ils concentrent leurs forces sur Pokrovsk et Huliaipole, acceptant de dégarnir d’autres zones. C’est un pari risqué, mais qui pourrait payer si ces deux secteurs tombent. Pokrovsk est un nœud logistique crucial pour les Ukrainiens. Huliaipole ouvre la route vers Zaporijjia, une ville de 700 000 habitants et un centre industriel majeur. Perdre ces deux positions serait un coup dur pour l’Ukraine.
Et là, je commence à comprendre la stratégie russe. Ce n’est pas brillant. Ce n’est pas élégant. Mais c’est efficace. Ils acceptent des pertes massives pour gagner du terrain. Ils infiltrent, ils encerclent, ils coupent les routes. Lentement, méthodiquement, ils grignottent les positions ukrainiennes. Et les Ukrainiens ? Ils se battent comme des lions, mais ils sont épuisés. Combien de temps peuvent-ils tenir ?
Les secteurs secondaires sous pression
Kostiantynivka et Oleksandrivka
Si Pokrovsk et Huliaipole concentrent l’attention, d’autres secteurs du front subissent également une pression intense. Dans le secteur de Kostiantynivka, les forces ukrainiennes ont repoussé 12 attaques ennemies le 6 janvier, près d’Oleksandro-Shultyne, Pleshchiivka, Kleban-Byk, et en direction de Stepanivka, Ivanopillia, Mykolaipillia et Sofiivka. Douze assauts en une journée dans un seul secteur. Les Russes testent les défenses partout, cherchent les points faibles, exploitent chaque faille.
Dans le secteur d’Oleksandrivka, l’ennemi a lancé six attaques près d’Oleksandrohrad, Verbove, Solodke, Zlahoda, et en direction d’Oleksiivka et Ivanivka. Six tentatives de percée, toutes repoussées. Mais chaque assaut repoussé coûte des munitions, de l’énergie, des vies. Les défenseurs ukrainiens sont sur tous les fronts à la fois, obligés de réagir à chaque menace, de colmater chaque brèche.
Lyman, Kramatorsk et les autres
Dans le secteur de Lyman, les forces russes ont lancé six attaques près de Myrne, Zarichne, et en direction de Drobyshcheve et Stavky. Dans le secteur de Kramatorsk, l’ennemi a tenté trois avancées près de Vasiukivka et Chasiv Yar. Dans le secteur de Sloviansk, les forces ukrainiennes ont repoussé deux attaques ennemies près de Riznykivka. Partout, les Russes frappent. Partout, les Ukrainiens résistent.
Seuls les secteurs de Kupiansk, Orikhiv et Prydniprovske n’ont enregistré aucune action offensive ennemie le 6 janvier. Un répit temporaire, sans doute. Les Russes concentrent leurs forces sur les secteurs les plus prometteurs, mais ils reviendront. Ils reviennent toujours. C’est leur stratégie : frapper partout, tout le temps, jusqu’à ce que quelque chose cède.
Je regarde cette carte du front et je vois des dizaines de noms de villages. Chacun est un point rouge sur la carte. Chacun représente des combats, des morts, des destructions. Et je me demande : qui se souvient de ces noms ? Qui sait où se trouve Oleksandro-Shultyne ou Drobyshcheve ? Personne. Sauf les soldats qui y meurent.
L'artillerie et les frappes aériennes
Le pilonnage constant
Les combats au sol ne sont qu’une partie de la guerre. L’artillerie russe pilonne sans relâche les positions ukrainiennes. Le 6 janvier, les tirs d’artillerie depuis le territoire russe ont touché des villages frontaliers, notamment Ryzhivka, Bezsalivka, Iskryskivshchyna, Stara Huta, Ulanove et Rohizne dans la région de Soumy, ainsi que Semenivka dans la région de Tchernihiv. Des villages civils, bombardés depuis le territoire russe. Des maisons détruites, des familles tuées, des vies brisées.
Dans les secteurs de Slobozhanshchyna Nord et de Koursk, l’ennemi a effectué 52 tirs d’artillerie. Cinquante-deux bombardements en une journée. Les Ukrainiens ripostent, mais ils sont en infériorité numérique. Les Russes ont plus de canons, plus d’obus, plus de moyens. Ils peuvent se permettre de tirer sans compter. Les Ukrainiens, eux, doivent économiser chaque obus, choisir chaque cible avec soin.
Les bombes planantes et les drones
Mais l’artillerie n’est pas la seule menace. Les Russes utilisent massivement des bombes planantes — des bombes guidées larguées depuis des avions. Le 6 janvier, des frappes aériennes avec des bombes planantes ont touché le village de Verkhnia Tersa dans le secteur de Huliaipole. Ces armes sont dévastatrices. Elles peuvent détruire des bâtiments entiers, tuer des dizaines de personnes en une seule frappe. Et les Ukrainiens ont peu de moyens de les intercepter.
Selon Voloshyn, les forces russes effectuent jusqu’à 15 à 20 frappes aériennes par jour dans le secteur de Huliaipole. Quinze à vingt bombardements quotidiens. Imaginez vivre sous cette menace constante. Imaginez entendre le sifflement des bombes, l’explosion, les cris. Jour après jour. Nuit après nuit. Sans répit. C’est la réalité des défenseurs de Huliaipole.
Et moi, je pense à ces pilotes russes qui larguent leurs bombes. Ils ne voient pas les visages. Ils ne voient que des coordonnées GPS, des cibles sur un écran. Ils appuient sur un bouton et rentrent à la base. Ils ne voient pas les corps déchiquetés, les bâtiments effondrés, les survivants qui creusent dans les décombres. C’est plus facile comme ça. Plus propre. Plus distant.
La logistique sous le feu
Les routes d’approvisionnement menacées
Une armée ne peut pas se battre sans munitions, sans nourriture, sans carburant. La logistique est le nerf de la guerre, et les Russes le savent. C’est pourquoi ils ciblent systématiquement les routes d’approvisionnement ukrainiennes. Dans le secteur de Pokrovsk, ils tentent de couper les axes menant vers Varvarivka, Dobropillia et Pryluky. Si ces routes tombent, les défenseurs de Pokrovsk seront isolés.
À Huliaipole, la situation est encore plus critique. La ville est presque encerclée. Les convois logistiques doivent emprunter des routes exposées au feu ennemi. Chaque livraison de munitions, chaque évacuation de blessés devient une opération à haut risque. Les chauffeurs de camions sont des héros méconnus de cette guerre. Ils conduisent sous le feu, traversent des zones minées, risquent leur vie pour que les soldats au front puissent continuer à se battre.
L’évacuation des civils
La menace sur les routes logistiques a également des conséquences pour les civils. Le 6 janvier, les autorités ukrainiennes ont annoncé l’évacuation forcée du village de Kushuhum dans la région de Zaporijjia. Plus de 600 enfants doivent être évacués d’ici la fin janvier. Six cents enfants arrachés à leurs maisons, à leurs écoles, à leurs vies. Parce que les armes russes ont désormais une portée suffisante pour atteindre ce village qui était considéré comme sûr il y a encore quelques mois.
Ivan Fedorov a expliqué que ce n’est pas la ligne de front qui s’est déplacée, mais les moyens utilisés par l’ennemi qui ont gagné en portée. Les Russes utilisent des drones kamikazes, des missiles de croisière, des bombes planantes qui peuvent frapper loin derrière les lignes. Aucun endroit n’est vraiment sûr. Les civils qui pensaient être à l’abri découvrent que la guerre les a rattrapés.
600 enfants évacués. Je pense à ces familles qui doivent tout abandonner. Encore. Certaines ont déjà fui une fois, deux fois, trois fois. Elles ont reconstruit leur vie ailleurs, et maintenant elles doivent repartir. Où vont-elles aller ? Combien de fois peuvent-elles recommencer ? À quel moment dit-on : ça suffit, je ne peux plus ?
Les défenseurs ukrainiens face à l'impossible
Des unités d’élite au bord de l’épuisement
Les soldats ukrainiens qui défendent Pokrovsk et Huliaipole accomplissent un travail que Voloshyn qualifie de « presque impossible ». Ce sont des unités d’assaut d’élite, entraînées pour les combats urbains, équipées de drones, coordonnées par des officiers expérimentés. Mais même les meilleurs soldats ont des limites. Ils sont épuisés. Ils se battent depuis des mois sans répit. Ils voient leurs camarades tomber, jour après jour. Et ils savent que demain, ce sera peut-être leur tour.
À Huliaipole, au moins trois unités d’assaut se relaient pour défendre la ville. Elles travaillent en coordination avec des unités de drones qui surveillent les mouvements ennemis, identifient les cibles, guident les tirs d’artillerie. C’est une guerre high-tech où les drones jouent un rôle crucial. Mais au final, ce sont toujours des hommes qui doivent entrer dans les bâtiments, nettoyer les pièces, affronter l’ennemi au corps à corps.
Le courage face à l’adversité
Le 5 janvier, les forces ukrainiennes ont neutralisé plus de 140 occupants dans le secteur de Pokrovsk. Le 4 janvier, c’était presque 100 soldats russes éliminés. Ces chiffres témoignent de l’efficacité des défenseurs ukrainiens, mais aussi de l’intensité des combats. Pour tuer 140 ennemis, il faut être au contact. Il faut se battre à courte distance, prendre des risques, s’exposer au feu. Chaque soldat russe neutralisé représente un combat gagné, mais aussi un danger affronté.
Les Ukrainiens ont un avantage : ils se battent pour leur terre. Ils savent pourquoi ils sont là. Ils défendent leurs maisons, leurs familles, leur pays. Cette motivation fait la différence. Les soldats russes, eux, se battent pour des raisons moins claires. Certains sont des mobilisés envoyés de force au front. D’autres sont des mercenaires attirés par l’argent. D’autres encore sont des prisonniers à qui on a promis la liberté en échange de six mois de service. Ils n’ont pas la même détermination. Et ça se voit sur le champ de bataille.
Je pense à ces soldats ukrainiens et je ressens une admiration mêlée de tristesse. Ils tiennent. Contre toute attente, ils tiennent. Mais à quel prix ? Combien d’entre eux rentreront chez eux ? Combien porteront les cicatrices de cette guerre pour le reste de leur vie ? Et nous, que faisons-nous ? On lit les articles, on regarde les vidéos, on like les posts sur les réseaux sociaux. Et puis on passe à autre chose.
Ce que ces chiffres révèlent vraiment
Une guerre d’usure sans vainqueur
Les 99 combats du 6 janvier ne sont pas une anomalie. C’est la norme. La veille, le 5 janvier, il y avait eu 191 affrontements. Le 4 janvier, c’était 154 combats. Jour après jour, les chiffres s’accumulent. Les soldats meurent, les villages sont détruits, les lignes de front bougent de quelques centaines de mètres. Et pour quoi ? Pour des ruines. Pour des champs dévastés. Pour des villes fantômes.
Cette guerre est devenue une guerre d’usure. Les Russes parient sur leur capacité à tenir plus longtemps que les Ukrainiens. Ils acceptent des pertes massives — 940 soldats par jour, 90 000 en trois mois — parce qu’ils pensent pouvoir les remplacer. Ils mobilisent, ils recrutent, ils envoient de nouveaux bataillons. Mais cette stratégie a des limites. Même la Russie ne peut pas perdre un million de soldats sans conséquences.
L’impact sur la société russe
Plus d’1,2 million de soldats russes ont été tués, blessés, capturés ou portés disparus depuis le début de la guerre. C’est l’équivalent de la population d’une grande ville. Chaque perte a un impact sur la société russe. Des familles endeuillées, des villages vidés de leurs hommes, une génération sacrifiée. Mais le Kremlin cache ces pertes. Les médias russes ne parlent pas des cercueils qui reviennent. Les familles reçoivent des compensations financières et l’ordre de se taire.
Combien de temps cette omerta peut-elle durer ? Combien de temps les Russes accepteront-ils de voir leurs fils, leurs maris, leurs pères mourir en Ukraine ? Pour l’instant, la propagande fonctionne. Les Russes croient ce que leur dit la télévision d’État. Ils pensent que c’est une opération militaire spéciale, pas une guerre. Ils pensent que les pertes sont minimes, que la victoire est proche. Mais la vérité finit toujours par éclater. Et quand elle éclatera, les conséquences seront imprévisibles.
Et moi, je me demande : quand est-ce que ça va s’arrêter ? Quand est-ce que quelqu’un va dire : stop, ça suffit, on arrête de s’entretuer ? Mais je connais la réponse. Ça ne s’arrêtera pas. Pas tant que Poutine sera au pouvoir. Pas tant que l’Occident hésitera. Pas tant que les Ukrainiens seront seuls face à la machine de guerre russe. Alors ça continue. Les combats, les morts, les destructions. Jour après jour. Sans fin.
Conclusion : La guerre d'usure continue
Aucune fin en vue
Le 6 janvier 2026 restera comme un jour ordinaire de cette guerre extraordinaire. 99 combats. 940 soldats russes tués. Des dizaines de villages bombardés. Des centaines de civils évacués. Et demain, ce sera pareil. Et après-demain encore. Parce que cette guerre n’a pas de fin en vue. Les Russes continuent d’attaquer. Les Ukrainiens continuent de résister. Et le monde continue de regarder.
Pokrovsk et Huliaipole sont devenus les symboles de cette guerre d’usure. Deux noms qui résonnent comme des avertissements. Deux enfers où les hommes meurent pour des ruines. Les défenseurs ukrainiens tiennent, mais pour combien de temps ? Ils sont épuisés, à court de munitions, submergés par le nombre. Ils accomplissent l’impossible, jour après jour. Mais l’impossible a des limites.
Le monde doit agir
Cette guerre ne s’arrêtera pas toute seule. Elle ne s’arrêtera que si le monde décide d’agir. Si l’Occident fournit à l’Ukraine les armes dont elle a besoin. Si les sanctions contre la Russie sont renforcées. Si la communauté internationale dit clairement : ça suffit. Mais pour l’instant, le monde hésite. Les livraisons d’armes sont trop lentes. Les sanctions ont des failles. Et les Ukrainiens continuent de mourir.
Les 99 combats du 6 janvier ne sont pas qu’un chiffre. Ce sont 99 fois où des hommes ont risqué leur vie pour défendre leur pays. 99 fois où la liberté a affronté la tyrannie. 99 fois où l’Ukraine a dit : non, nous ne céderons pas. Et tant que les Ukrainiens continueront de se battre, nous devons continuer de les soutenir. Parce que leur combat est aussi le nôtre. Parce que si l’Ukraine tombe, qui sera le prochain ?
Je termine cet article et je me sens vidé. Épuisé. Pas physiquement, mais moralement. Parce que je sais que demain, je vais écrire le même article. Avec des chiffres différents, mais la même histoire. Des combats, des morts, des destructions. Et je me demande : à quoi ça sert ? À quoi servent ces articles si rien ne change ? Mais je continue. Parce qu’il faut que quelqu’un raconte. Il faut que quelqu’un témoigne. Il faut que le monde sache ce qui se passe à Pokrovsk et à Huliaipole. Même si ça ne change rien. Même si personne n’écoute. Il faut continuer à raconter.
Sources
Ukrinform – « War update: 99 frontline clashes since dawn, Pokrovsk, Huliaipole sectors remain hottest » (6 janvier 2026) – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077350-war-update-99-frontline-clashes-since-dawn-pokrovsk-huliaipole-sectors-remain-hottest.html
Ukrinform – « Fedorov comments on situation in Huliaipole and Zaporizhzhia » (6 janvier 2026) – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077237-fedorov-comments-on-situation-in-huliaipole-and-zaporizhzhia.html
The Kyiv Independent – « ‘A continuous field of battle’ — Huliaipole becomes gray zone as fighting intensifies in Zaporizhzhia Oblast, Southern Command says » (29 décembre 2025) – https://kyivindependent.com/a-continuous-field-of-battle-huliaipole-turns-into-a-gray-zone-as-fighting-intensifies-in-zaporizhzhia-oblast-southern-command-spokesperson-says/
Ukrinform – « Russia’s war casualty toll in Ukraine up by 940 over past day » (6 janvier 2026) – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077111-russias-war-casualty-toll-in-ukraine-up-by-940-over-past-day.html
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