339 000 missions en un mois
Pendant que la Russie épuise ses réserves humaines, l’Ukraine construit méthodiquement son avantage technologique. Les Forces des systèmes non habités, créées en juin 2025 comme la première branche militaire au monde entièrement dédiée aux drones, ont transformé le champ de bataille. En décembre 2025, ces unités ont effectué environ 339 000 missions avec des systèmes aériens et près de 2 100 missions avec des robots terrestres. C’est une cadence industrielle. Une guerre d’usure menée non pas avec des hommes, mais avec des machines.
Les résultats parlent d’eux-mêmes. Le nombre de cibles détruites ou endommagées par les drones a augmenté de 31% en décembre. Le nombre de soldats russes touchés a grimpé de plus d’un quart. Et tout cela avec seulement 2,2% des effectifs militaires ukrainiens. Les Forces des systèmes non habités sont devenues l’une des unités les plus efficaces de l’armée ukrainienne, infligeant des dégâts disproportionnés par rapport à leur taille. C’est l’asymétrie parfaite — une petite force hautement technologique qui décime une armée massive mais obsolète.
Et là, je jubile. Après des mois à voir les Ukrainiens encaisser, les voir frapper avec cette précision chirurgicale — ça fait du bien. Chaque drone qui trouve sa cible, c’est un soldat ukrainien qui rentre chez lui vivant. C’est la technologie qui sauve des vies au lieu de les prendre.
95% de production ukrainienne
L’autonomie stratégique de l’Ukraine en matière de drones est stupéfiante. Selon le commandant du 1er Centre séparé des Forces des systèmes non habités, identifié par l’indicatif Charlie, 95% des systèmes longue portée utilisés par son unité sont désormais fabriqués en Ukraine. Fini la dépendance aux livraisons étrangères. Fini les délais d’attente. L’Ukraine produit ses propres armes, les teste, les améliore, et les déploie à une vitesse que les bureaucraties occidentales ne peuvent qu’envier.
Cette montée en puissance de la production domestique n’est pas un hasard. Au début de la guerre, l’Ukraine testait des drones fournis par ses alliés. Mais les réponses aux problèmes techniques étaient lentes, les modifications difficiles. Alors les ingénieurs ukrainiens ont pris les choses en main. Aujourd’hui, des drones comme le Liutyi — capable de frapper des raffineries à des centaines de kilomètres — sont entièrement conçus et fabriqués en Ukraine. Le 1er Centre séparé, responsable de 30 à 40% des frappes en profondeur de l’Ukraine en mars 2025, ne manque plus de drones. La chaîne d’approvisionnement fonctionne. La production monte en puissance.
La tactique du hachoir à viande russe
Sauver le métal, sacrifier les hommes
Face à l’efficacité meurtrière des drones ukrainiens, l’armée russe a adapté ses tactiques — mais pas de la manière qu’on pourrait espérer. Au lieu de protéger ses soldats, Moscou a choisi de préserver ses véhicules blindés. Les pertes de chars et de véhicules de transport de troupes ont chuté drastiquement en 2025. Non pas parce que les combats ont diminué, mais parce que le commandement russe a décidé que le métal valait plus que la chair.
La nouvelle doctrine est simple et brutale : des groupes d’infiltration de un à trois fantassins sont envoyés s’infiltrer à travers les lignes ukrainiennes. La plupart meurent sous les drones et l’artillerie avant même d’atteindre leurs objectifs. Mais quelques-uns survivent. Ils s’accumulent dans des positions avancées jusqu’à atteindre une masse critique, puis lancent un assaut. C’est une tactique de hachoir à viande qui préserve les tanks mais dévore les hommes à un rythme effroyable. Mediazona rapporte même l’utilisation de chevaux sur le front en fin d’année — un signe que la Russie économise ses véhicules mécanisés pour des opérations futures.
C’est d’un cynisme qui me glace. Poutine préfère garder ses tanks intacts et envoyer des hommes mourir à pied. Comme si les soldats étaient plus faciles à remplacer que les machines. Et le pire ? C’est qu’il a raison. Tant qu’il peut recruter 30 000 hommes par mois, il peut continuer ce carnage indéfiniment.
Une armée de vieux
Mais qui sont ces hommes que la Russie envoie mourir ? Contrairement aux déclarations du ministre de la Défense Andrei Belousov, qui affirme que deux tiers des nouvelles recrues ont moins de 40 ans, les données de Mediazona racontent une histoire différente. L’âge moyen des volontaires tués en 2025 tend vers 50 ans. L’âge le plus fréquent des morts enregistrés cette année se situe entre 46 et 52 ans. L’armée russe vieillit à vue d’œil.
Ce ne sont pas des jeunes patriotes pleins d’ardeur qui rejoignent les rangs. Ce sont des hommes d’âge mûr, souvent issus de régions économiquement sinistrées, attirés par les primes d’engagement et les salaires militaires. Des hommes physiquement moins aptes aux rigueurs de la guerre d’infiltration moderne. Des hommes qui meurent plus vite. Le taux de recrutement, estimé à environ 30 000 par mois, suffit à peine à remplacer les pertes dues aux morts, aux blessures graves et aux désertions. L’armée russe ne grandit plus. Elle se maintient. À peine.
Les disparus : l'autre hécatombe
180 000 corps non récupérés
Au-delà des morts confirmés, il y a les disparus. Et leur nombre est vertigineux. Depuis mi-2024, environ 90 000 procédures judiciaires ont été lancées pour déclarer légalement morts des soldats portés disparus. C’est une astuce bureaucratique qui permet au ministère russe de la Défense de les classer comme « retrouvés » sans jamais récupérer leurs corps. Mediazona estime que le nombre total de morts non récupérés dépasse maintenant 180 000. Cent quatre-vingt mille hommes dont les familles n’auront jamais de tombe à visiter.
Et maintenant, même cette trace bureaucratique est en train de disparaître. Le 26 décembre 2025, les tribunaux russes ont commencé à effacer massivement les dossiers judiciaires concernant les soldats disparus ou déclarés morts. Dans 50 régions, ces documents — la principale source pour suivre le bilan « bureaucratique » des morts — ont été retirés des sites web des tribunaux. Le tribunal du district d’Oktyabrsky dans la région de Rostov, le plus actif du pays pour ces procédures en raison de sa proximité avec le front sud, a vu 4 025 dossiers réduits à seulement 102 visibles. À travers le pays, le nombre total de dossiers accessibles est passé de 111 000 à environ 41 000 du jour au lendemain.
Ils effacent les morts. Littéralement. Comme si supprimer les dossiers pouvait faire disparaître les corps. C’est d’une lâcheté qui me révolte. Ces hommes méritent au moins d’être comptés, reconnus, pleurés. Mais non. Le Kremlin préfère les faire disparaître deux fois — une fois sur le champ de bataille, une fois dans les archives.
La dissimulation s’intensifie
Cette censure n’est pas nouvelle pour Moscou, mais son ampleur est sans précédent. Jusqu’à présent, seuls les tribunaux de Moscou cachaient systématiquement les dossiers sensibles — comme ceux des procès pour trahison de Ivan Safronov ou Vladimir Kara-Murza. Mais étendre cette pratique à 50 régions, cibler spécifiquement les dossiers de soldats disparus, c’est une escalade majeure dans la dissimulation. Un lecteur de Mediazona a signalé une nouvelle directive du Département judiciaire ordonnant aux tribunaux de cesser de publier ces dossiers suite à une « mise à jour technique » le 26 décembre.
Le timing n’est pas anodin. Alors que les pertes russes atteignent des sommets historiques, alors que le recrutement peine à suivre, le Kremlin choisit de cacher l’ampleur du désastre. Mais les chiffres ne mentent pas. Les familles savent. Les villages russes où tous les hommes d’âge militaire ont disparu savent. Et maintenant, grâce aux drones ukrainiens, le monde entier sait que la machine de guerre russe est en train de s’effondrer sous son propre poids.
La course technologique : Moscou tente de rattraper son retard
80 000 opérateurs de drones russes
La Russie n’est pas aveugle à la menace que représentent les drones ukrainiens. Selon Syrskyi, citant les renseignements militaires ukrainiens, Moscou a créé des troupes de drones séparées comptant environ 80 000 personnels. Les plans prévoient d’étendre ces forces à 165 500 en 2026 et près de 210 000 d’ici 2030. C’est une montée en puissance massive, un aveu implicite que l’avenir de la guerre appartient aux systèmes non habités.
Mais il y a un problème. Construire une force de drones ne se résume pas à recruter des opérateurs. Il faut des drones — beaucoup de drones. Et là, la Russie montre des signes inquiétants. Syrskyi rapporte que Moscou a dépassé sa commande annuelle de drones longue portée et produit maintenant plus de 400 drones par jour. C’est impressionnant. Mais c’est aussi un signe de consommation effrénée. Si la Russie doit produire 400 drones par jour juste pour maintenir ses opérations actuelles, cela signifie qu’elle en perd autant — ou presque. C’est une guerre d’attrition technologique que Moscou ne peut pas gagner indéfiniment.
Je vois cette course aux armements et je me demande combien de temps la Russie peut tenir. Produire 400 drones par jour, c’est colossal. Mais l’Ukraine produit aussi, innove plus vite, adapte ses tactiques en temps réel. Et surtout, l’Ukraine a quelque chose que la Russie n’a pas : la motivation de se battre pour sa survie.
L’innovation ukrainienne contre la production de masse russe
La différence fondamentale entre les approches ukrainienne et russe est frappante. L’Ukraine mise sur l’innovation et l’agilité. Ses ingénieurs développent de nouveaux systèmes, testent, échouent, apprennent, améliorent. Les drones ukrainiens évoluent constamment — drones à fibre optique qui volent 50 km sans émission radio, drones kamikazes longue portée, essaims coordonnés. C’est une approche Silicon Valley appliquée à la guerre.
La Russie, elle, mise sur la production de masse et la quantité. Plus de drones, plus d’opérateurs, plus de systèmes. Mais l’innovation ? Moins évidente. Les drones russes restent largement basés sur des designs iraniens ou chinois. L’adaptation est lente. La bureaucratie militaire russe, rigide et hiérarchique, peine à intégrer les retours du terrain aussi rapidement que les startups ukrainiennes. Et dans une guerre où la technologie évolue chaque semaine, cette lenteur est mortelle.
Le ratio mortel : six Russes pour un Ukrainien
410 000 pertes russes contre 68 000 ukrainiennes
Fin décembre 2025, Syrskyi a révélé des chiffres qui donnent le vertige. Depuis le début de 2024, la Russie a mobilisé 406 000 soldats mais en a perdu 410 000. Pendant la même période, l’Ukraine a perdu environ 68 000 soldats. Le ratio est brutal : six soldats russes morts pour chaque Ukrainien tué. C’est un taux d’attrition catastrophique pour n’importe quelle armée. Pour la Russie, c’est insoutenable à long terme.
Ces chiffres révèlent l’efficacité dévastatrice de la stratégie ukrainienne. En combinant défense en profondeur, artillerie de précision et drones omniprésents, l’Ukraine inflige des pertes massives tout en préservant ses propres forces. C’est exactement l’inverse de la doctrine russe du hachoir à viande. Là où Moscou sacrifie des vagues d’infanterie pour gagner quelques kilomètres, Kiev utilise la technologie pour tenir le terrain et saigner l’ennemi.
Six pour un. Six vies russes pour chaque vie ukrainienne. Je devrais peut-être ressentir de la pitié pour ces soldats russes. Mais je n’y arrive pas. Pas quand ils envahissent un pays souverain. Pas quand ils bombardent des civils. Pas quand ils violent et pillent. Chaque soldat russe qui meurt en Ukraine est un soldat de moins pour terroriser des innocents.
L’arithmétique de l’épuisement
Faisons les calculs. Si la Russie perd 33 000 hommes par mois (comme en décembre) et recrute 34 750 par mois (moyenne de 2025), elle maintient à peine ses effectifs. Mais ce calcul ignore plusieurs facteurs critiques. D’abord, tous les blessés ne retournent pas au combat — beaucoup sont définitivement hors service. Ensuite, les désertions augmentent. Mediazona rapporte une hausse des procès pour désertion et refus d’obéir. Enfin, le moral s’effondre. Quand les soldats voient leurs camarades mourir par milliers sans gains territoriaux significatifs, l’envie de se battre s’évapore.
L’Ukraine, de son côté, joue la carte de l’efficacité. Avec des pertes six fois inférieures, elle peut maintenir ses effectifs plus facilement. Et surtout, elle combat sur son propre sol, avec une population motivée et un soutien international qui, malgré ses hésitations, continue de fournir armes et munitions. La Russie, elle, doit convaincre des hommes d’aller mourir dans un pays étranger pour des objectifs de plus en plus flous. L’arithmétique de l’épuisement ne joue pas en faveur de Moscou.
168 000 cibles détruites en sept mois
20 milliards de dollars de dégâts
L’impact des Forces des systèmes non habités ukrainiennes dépasse largement le champ de bataille. Entre juin et décembre 2025, ces unités ont revendiqué 168 000 cibles touchées et infligé environ 20 milliards de dollars de dégâts aux forces russes. C’est colossal. Vingt milliards de dollars — l’équivalent du budget militaire annuel de plusieurs pays européens — partis en fumée grâce à des drones qui coûtent quelques milliers de dollars pièce.
Les cibles incluent des chars, des véhicules blindés, des systèmes de défense aérienne, des dépôts de munitions, des postes de commandement, et bien sûr, des soldats. Mais aussi des infrastructures stratégiques en profondeur : raffineries de pétrole, usines d’armement, bases aériennes, ponts logistiques. Les drones ukrainiens frappent partout, tout le temps, créant une pression constante que la défense aérienne russe ne peut pas gérer. C’est une campagne d’attrition économique autant que militaire.
Vingt milliards de dollars. Je laisse ce chiffre résonner. C’est l’équivalent de combien d’écoles ? D’hôpitaux ? De routes ? Tout cela détruit parce qu’un dictateur vieillissant refuse d’accepter que l’Ukraine n’est pas la sienne. Et le plus beau ? C’est que l’Ukraine inflige ces dégâts avec des drones qui coûtent une fraction de ce qu’ils détruisent.
832 000 sorties de combat
Pour atteindre ces résultats, les Forces des systèmes non habités ont effectué 832 000 sorties de combat entre juin et décembre 2025. C’est une cadence opérationnelle stupéfiante — plus de 4 600 sorties par jour en moyenne. Chaque sortie représente un drone lancé, une mission exécutée, une cible potentielle. Certaines missions échouent. D’autres réussissent spectaculairement. Mais toutes contribuent à maintenir une pression incessante sur les forces russes.
Cette intensité opérationnelle est rendue possible par plusieurs facteurs. D’abord, la production domestique assure un approvisionnement constant en drones. Ensuite, la formation accélérée d’opérateurs — l’Ukraine a ouvert 15 000 nouveaux postes dans les forces de drones en octobre 2025. Enfin, l’innovation tactique constante qui permet d’adapter les missions aux conditions du terrain. Le résultat ? Une force de frappe flexible, résiliente, et mortellement efficace.
L'avenir appartient aux machines
2026 : l’année de la domination des drones
Si décembre 2025 a marqué le point de bascule, 2026 s’annonce comme l’année où les drones domineront totalement le champ de bataille. L’Ukraine prévoit une expansion massive de ses capacités, avec la formation d’unités spécialisées supplémentaires et l’intégration de nouvelles technologies. Les drones à intelligence artificielle, capables de sélectionner et d’engager des cibles de manière autonome, sont déjà en phase de test. Les essaims de drones coordonnés, qui peuvent submerger les défenses aériennes par le nombre, deviennent opérationnels.
La Russie tente de suivre, mais elle part de plus loin. Ses plans d’expansion des forces de drones sont ambitieux, mais l’exécution reste à prouver. Et surtout, elle fait face à un problème fondamental : elle ne peut pas innover aussi vite que l’Ukraine. La bureaucratie militaire russe, corrompue et sclérosée, est incapable de la flexibilité nécessaire pour gagner une guerre technologique. Pendant que Moscou planifie pour 2030, Kiev déploie de nouvelles capacités chaque mois.
Je regarde vers 2026 avec un mélange d’espoir et d’appréhension. Espoir parce que l’Ukraine prouve chaque jour qu’elle peut gagner cette guerre technologique. Appréhension parce que la Russie, acculée, pourrait devenir encore plus dangereuse. Mais une chose est sûre : l’avenir de cette guerre se joue dans les ateliers d’ingénieurs ukrainiens, pas dans les casernes russes.
La fin du fantassin comme roi du champ de bataille
Décembre 2025 marque peut-être la fin d’une époque. Pendant des siècles, le fantassin a été le roi du champ de bataille. Celui qui prend et tient le terrain. Celui sans qui aucune victoire n’est possible. Mais les drones changent cette équation. Aujourd’hui, un opérateur de drone à 50 kilomètres du front peut infliger plus de dégâts qu’un bataillon d’infanterie. Un essaim de drones kamikazes peut arrêter une offensive blindée. Un drone de reconnaissance peut repérer et détruire un poste de commandement avant que les soldats ne sachent qu’ils sont ciblés.
Cela ne signifie pas que l’infanterie disparaît. Elle reste nécessaire pour tenir le terrain, sécuriser les zones conquises, interagir avec les populations. Mais son rôle change. Elle devient un élément d’un système plus large où les drones font le gros du travail de destruction. C’est une révolution militaire comparable à l’introduction des armes à feu ou des chars. Et l’Ukraine, par nécessité et par innovation, est à l’avant-garde de cette révolution.
Le prix humain de la guerre technologique
Derrière les statistiques, des vies brisées
Il est facile de se perdre dans les chiffres. 33 000 morts. 339 000 missions. 168 000 cibles. Mais derrière chaque statistique, il y a des vies humaines. Des soldats russes, souvent pauvres, souvent trompés, envoyés mourir pour les ambitions d’un dictateur. Des soldats ukrainiens qui défendent leur pays au prix de leur vie. Des familles détruites des deux côtés. Des enfants qui grandissent sans père. Des mères qui pleurent leurs fils.
La guerre technologique n’est pas propre. Elle n’est pas indolore. Les drones tuent avec la même brutalité que les balles et les obus. La différence, c’est que l’opérateur de drone rentre chez lui le soir. Il ne voit pas le sang. Il ne sent pas l’odeur de la mort. Il appuie sur un bouton et une vie s’éteint à des kilomètres de distance. C’est plus efficace. C’est plus sûr pour l’opérateur. Mais est-ce plus humain ? Je ne sais pas. Peut-être que la vraie question n’est pas là. Peut-être que dans une guerre d’agression comme celle-ci, l’humanité a déjà quitté le champ de bataille.
Je pense à ces soldats russes de cinquante ans, recrutés dans des villages oubliés, envoyés mourir dans un pays qu’ils ne connaissent pas pour des raisons qu’ils ne comprennent pas. Je pense aux Ukrainiens qui ont dû apprendre à tuer pour survivre. Et je me demande combien de temps encore ce carnage va durer. Combien de morts faudra-t-il avant que Poutine admette qu’il a perdu ?
La guerre qui ne finit pas
Nous entrons dans la quatrième année de cette invasion. Quatre ans de destruction. Quatre ans de morts. Quatre ans de souffrance. Et malgré tous les revers russes, malgré les pertes catastrophiques, malgré l’échec évident de la stratégie du Kremlin, la guerre continue. Poutine refuse de négocier sérieusement. Il continue d’envoyer des hommes mourir. Il continue de bombarder des civils. Il continue de mentir à son peuple sur l’état réel de la guerre.
Décembre 2025 a prouvé que la Russie ne peut plus gagner militairement. Ses pertes dépassent son recrutement. Son armée vieillit. Sa technologie est dépassée. Mais Poutine ne se rend pas. Il parie sur l’épuisement de l’Occident, sur la lassitude de l’Ukraine, sur un miracle qui ne viendra pas. Et pendant ce temps, les drones ukrainiens continuent leur travail méthodique. Chaque jour. Chaque nuit. Jusqu’à ce que la machine de guerre russe s’effondre complètement.
Conclusion : le tournant de décembre
Décembre 2025 restera dans l’histoire comme le mois où l’équilibre a basculé. Le mois où les drones ukrainiens ont prouvé qu’ils pouvaient détruire les troupes russes plus vite que Poutine ne peut les remplacer. Le mois où la technologie a vaincu la brutalité. Le mois où l’innovation a écrasé la quantité. C’est un tournant. Pas la fin de la guerre — loin de là. Mais le début de la fin pour les ambitions impériales russes.
Les chiffres sont implacables. 33 000 soldats russes neutralisés en un mois. 339 000 missions de drones. 31% d’augmentation des cibles détruites. Un ratio de pertes de six pour un en faveur de l’Ukraine. Une production de drones 95% ukrainienne. Une armée russe qui vieillit, qui saigne, qui s’épuise. Face à cela, Moscou n’a que des mensonges, de la propagande, et une dissimulation croissante de l’ampleur du désastre.
Je termine cet article avec un sentiment étrange. De la satisfaction de voir l’Ukraine tenir bon, innover, frapper. De la tristesse pour toutes ces vies perdues, russes et ukrainiennes. De la colère contre Poutine qui refuse d’arrêter ce carnage. Et d’espoir — l’espoir que décembre 2025 sera regardé un jour comme le moment où la Russie a perdu cette guerre. Pas sur le papier. Pas officiellement. Mais dans les faits. Dans le sang. Dans les chiffres qui ne mentent pas.
L’avenir appartient aux drones. L’avenir appartient à l’innovation. L’avenir appartient à ceux qui se battent pour leur survie avec intelligence et détermination. Décembre 2025 l’a prouvé. Et 2026 ne fera que confirmer cette vérité brutale : dans cette guerre, la technologie ukrainienne bat la chair à canon russe. Chaque jour. Chaque nuit. Sans relâche. Jusqu’à la victoire.
Sources
Euromaidan Press – « Syrskyi: Ukraine’s drones now destroy Russian troops faster than Putin can replace them » – 6 janvier 2026 – https://euromaidanpress.com/2026/01/06/december-first-month-russian-losses-matched-recruitment/
The Moscow Times – « Russian Army Recruited 417K Contract Soldiers in 2025, Medvedev Claims » – 24 décembre 2025 – https://www.themoscowtimes.com/2025/12/24/russian-army-recruited-417k-contract-soldiers-in-2025-medvedev-claims-a91536
Mediazona – « Russian army in 2025. Record bloodshed, ‘meat grinder’ continues, old men assaults » – 30 décembre 2025 – 2025″>https://en.zona.media/article/2025/12/30/war2025
Euromaidan Press – « 95% made in Ukraine: drone production surge to reshape 2026 battlefield » – 31 décembre 2025 – https://euromaidanpress.com/2025/12/31/95-made-in-ukraine-drone-production-surge-to-reshape-2026-battlefield/
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