Skip to content
La nuit où le ciel russe s’est embrasé : frappes massives sur Penza et Sterlitamak
Crédit: Adobe Stock

Dix explosions qui réveillent une ville

Les premiers témoignages arrivent vers 2 heures du matin, heure locale. Sur les canaux Telegram russes, les messages affluent. « Des explosions à Penza. » « J’en ai compté au moins sept. » « Non, dix, peut-être plus. » Les habitants de la partie est de la ville décrivent des éclairs lumineux dans le ciel, suivis de détonations sourdes qui font vibrer les fenêtres. Certains parlent d’avoir entendu le bourdonnement caractéristique des drones avant les impacts. Ce son que personne ne veut entendre. Ce son qui annonce que quelque chose de terrible va se produire.

Les vidéos commencent à circuler presque immédiatement. On y voit des flammes s’élever dans la nuit, des colonnes de fumée noire qui montent vers le ciel. Les sirènes des pompiers percent le silence. Les gens filment depuis leurs balcons, depuis leurs fenêtres, certains encore en pyjama, le visage marqué par l’incrédulité. Comment est-ce possible ? Penza se trouve à plus de 600 kilomètres de la frontière ukrainienne. Comment des drones peuvent-ils parcourir une telle distance ? Et pourtant, ils l’ont fait. Encore une fois.

La cible : un complexe industriel stratégique

Les premières rumeurs parlent de l’usine de roulements de Penza — une installation majeure pour l’industrie russe. Mais l’analyse des vidéos par le média russe Astra révèle une autre cible : le complexe GATP-2, une entreprise de transport de marchandises située dans le microdistrict de Shuist, au 10A rue Druzhby. Ce n’est pas une simple entreprise de logistique. C’est un site qui loue des espaces industriels à diverses compagnies, dont certaines travaillent probablement pour le complexe militaro-industriel russe. Les Ukrainiens ne frappent pas au hasard. Chaque cible est choisie. Chaque frappe a un but.

Le gouverneur de la région de Penza, Oleg Melnichenko, confirme l’attaque mais minimise les dégâts. Selon lui, les systèmes de guerre électronique ont « neutralisé » cinq drones supplémentaires au-dessus de la ville. Les services d’urgence ont été déployés sur les sites d’impact. Pas de victimes, affirme-t-il. Dégâts « mineurs ». Le discours habituel. Celui qui vise à rassurer une population qui commence à comprendre que la guerre n’est plus quelque chose qui se passe « là-bas », loin, dans le Donbass. La guerre est ici. Maintenant. Dans leurs villes.

Il y a quelque chose de profondément ironique dans ces communiqués officiels russes. « Situation sous contrôle. » « Dégâts mineurs. » « Pas de victimes. » Comme si répéter ces mots suffisait à effacer la réalité. Mais les vidéos ne mentent pas. Les flammes ne mentent pas. Et les habitants de Penza, qui ont passé la nuit à compter les explosions, savent maintenant ce que ressentent les Ukrainiens depuis le début de cette guerre. Cette peur viscérale. Cette impuissance. Cette rage sourde de voir sa ville attaquée et de ne rien pouvoir faire d’autre que filmer et attendre que ça s’arrête.

Sources

Sources primaires

Militarnyi – « Drones Attack Enterprises in Russian Cities of Penza and Sterlitamak » – 6 janvier 2026, 11h01

The New Voice of Ukraine – « Drone attack rattles Russian city of Penza » – 6 janvier 2026, 8h23

Kyiv Post – « Explosions Rock Penza, Lipetsk as Drones Hit Russian Industrial Targets » – 6 janvier 2026, 9h27

Sources secondaires

Telegram Exilenova+ – Vidéos et témoignages des explosions à Penza et Sterlitamak – 6 janvier 2026

Telegram Astra – Analyse des cibles touchées à Penza et Lipetsk – 6 janvier 2026

Telegram Shot – Premiers rapports des explosions à Penza – 6 janvier 2026

Ministère russe de la Défense – Communiqué sur l’interception de 129 drones – 6 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu