Streletskie Khutora en flammes
Le dépôt pétrolier d’Usman. Un village appelé Streletskie Khutora, près d’Usman, dans l’oblast de Lipetsk. Dans la nuit du 6 janvier, ce dépôt est devenu un brasier. Les habitants ont d’abord entendu les explosions. Puis ils ont vu les flammes. Hautes. Oranges. Illuminant le ciel nocturne. Les vidéos publiées sur Telegram par Exilenova+ montrent un incendie massif.
Le gouverneur Igor Artamonov a confirmé. « Un feu s’est déclaré suite à la chute d’un drone », a-t-il déclaré. La « chute » d’un drone. Comme si c’était un accident. Le canal russe Astra a identifié le site : Usmanskaya Oil Depot LLC, spécialisée dans le stockage et le transport de produits pétroliers. Une cible parfaite pour qui veut frapper l’effort de guerre russe.
Le carburant de la guerre qui part en fumée
Ce dépôt alimente la machine de guerre russe. Les produits pétroliers qui y transitent remplissent les réservoirs des véhicules blindés qui bombardent les villes ukrainiennes. Chaque litre qui brûle à Usman est un litre de moins pour l’invasion. L’Ukraine cible systématiquement l’infrastructure pétrolière russe depuis des mois. Raffineries, dépôts de carburant, stations de pompage — tout ce qui alimente l’effort de guerre est dans le viseur.
Je regarde ces flammes et je pense à toutes les villes ukrainiennes bombardées. À Marioupol. À Bakhmout. Et je me dis : c’est ça, la justice. Celle qui frappe là où ça fait mal. Dans les dépôts de carburant. Dans les arsenaux. L’Ukraine ne pleure plus. Elle brûle ce qui la brûle.
Le tombeau de munitions
Explosions toute la nuit à Kostroma
À Neya, petite ville de l’oblast de Kostroma, les habitants n’ont pas dormi. Les explosions se sont succédé pendant des heures. Le 100e arsenal du GRAU — la Direction principale des missiles et de l’artillerie — a été touché. Et quand un arsenal de munitions est touché, ça ne s’arrête pas. Les munitions détonent en chaîne. Le feu se propage. Ça dure des heures.
Le gouverneur a confirmé des évacuations près du site. On n’évacue pas pour rien. Les photos montrent une colonne de fumée massive, noire, dense. Quelque chose de très gros vient d’être détruit.
Le GRAU n°100, cœur de l’artillerie russe
Le GRAU. La Direction principale des missiles et de l’artillerie. Le 100e arsenal de Neya approvisionne les directions ouest et centre de la Russie. C’est de là que partent les munitions pour le front ukrainien. Les obus qui bombardent les villes, les roquettes qui détruisent les infrastructures. Et ce n’est pas la première fois que cet arsenal est ciblé. Chaque frappe sur un arsenal du GRAU est un coup porté à la capacité d’artillerie russe. Sans munitions, les canons se taisent.
Je pense à tous ces obus qui ne seront jamais tirés. À toutes ces roquettes qui n’exploseront jamais sur des immeubles ukrainiens. C’est ça, la vraie victoire. Celle qui empêche l’ennemi de se battre. Celle qui transforme ses arsenaux en tombeaux.
Dix explosions dans la nuit à Penza
Le GATP-2 touché
À Penza, les habitants ont compté. Dix explosions dans la nuit. Des flashs lumineux. Le bruit des drones. Astra a identifié la cible : le GATP-2, une entreprise de transport de marchandises dans le district de Shuist. Les autorités locales n’ont rien confirmé. Juste le silence. Le silence qui en dit long. Parce que quand il ne se passe rien, on le dit. Mais quand on se tait, c’est que quelque chose s’est passé.
Quand l’industrie russe tremble
Penza n’est pas un cas isolé. C’est un exemple de la stratégie ukrainienne : frapper l’infrastructure industrielle qui soutient l’effort de guerre. Pas seulement les bases militaires. Mais aussi les usines, les entreprises de transport, les sites logistiques. Tout ce qui permet à la machine de guerre russe de fonctionner. L’Ukraine applique cette stratégie avec une précision chirurgicale. Chaque frappe est calculée. Chaque cible est choisie pour son impact sur l’effort de guerre russe.
Et là, je souris. Parce que pendant trois ans, on nous a expliqué que la Russie était une superpuissance militaire. Et voilà que des drones ukrainiens frappent simultanément vingt et une régions. Que des usines brûlent. Que des arsenaux explosent. La superpuissance tremble.
Jusqu'aux confins de la Russie
L’usine pétrochimique dans le viseur
Sterlitamak. Une ville du Bachkortostan, à l’est de la Russie. Loin. Très loin du front. Vers 5 heures du matin, les explosions ont réveillé les habitants. La cible : l’usine pétrochimique de Sterlitamak (SNKhZ), qui produit du carburant d’aviation et des produits chimiques pour le complexe militaro-industriel. Aucune confirmation officielle d’une frappe directe. Mais le message est clair : un drone ukrainien a atteint le Bachkortostan. À des centaines de kilomètres du front. Nulle part en Russie n’est sûr.
La portée impressionnante des drones ukrainiens
Sterlitamak. Regardez sur une carte. Mesurez la distance depuis l’Ukraine. Des centaines de kilomètres. À travers plusieurs régions russes. Et pourtant, les drones sont arrivés. Ils ont survolé la Russie pendant des heures. C’est une prouesse technique. C’est un message au Kremlin : votre territoire n’est plus un sanctuaire. Vos usines ne sont plus à l’abri. Même au Bachkortostan, même à l’est, même loin du front, vous pouvez être frappés.
Je pense aux habitants de Sterlitamak qui découvrent que la guerre n’est plus lointaine. Qu’elle est là, chez eux. Et je me demande combien de temps encore ils vont soutenir cette invasion si ça signifie que des drones peuvent frapper leurs usines. La guerre a un prix. Et ce prix, tous les Russes le paient.
Tver, Iaroslavl et Voronej
Un drone, trois victimes à Tver
À Tver, la nuit s’est terminée en tragédie. Un drone s’est écrasé sur un immeuble résidentiel. Une personne est morte. Deux autres ont été blessées. Les débris du drone, disent les autorités. Sauf que Astra a noté un détail : l’immeuble se trouve à exactement un kilomètre de l’usine de wagons de Tver, l’un des principaux fabricants d’équipements ferroviaires de Russie. Un kilomètre. Une distance qui suggère que l’usine était la cible réelle.
Je pense à cette personne morte à Tver. Et je ressens de la tristesse. Vraiment. Mais je pense aussi aux milliers d’Ukrainiens tués par les missiles russes. Aux familles détruites. Et je me demande où était l’indignation russe quand Marioupol était rasée. La guerre est horrible. Mais elle a été lancée par la Russie.
Iaroslavl et Voronej touchés
À Iaroslavl, dans le quartier de Neftestroy, les explosions ont résonné près des raffineries de pétrole. À Voronej, des débris de drone sont tombés sur des voies ferrées. Résultat : plusieurs trains retardés. Ça peut sembler anodin. Mais chaque retard compte. Chaque perturbation complique la logistique militaire. C’est la stratégie du harcèlement constant. Et ça marche.
Je pense à tous ces trains retardés. À toutes ces perturbations. C’est ça, la vraie guerre moderne. Les drones qui s’écrasent sur des voies ferrées. Les dépôts qui brûlent. La guerre d’usure. Celle qui épuise l’ennemi.
Leningrad : jusqu'aux portes de Saint-Pétersbourg
Berezhki et les fragments de drone
L’oblast de Leningrad. La proximité de Saint-Pétersbourg, la deuxième ville de Russie. C’est là, près du village de Berezhki, que des fragments de drone sont tombés. Sur une station de compression. Le gouverneur Alexander Drozdenko a confirmé. Pas de blessés. Pas d’incendie. Juste des débris. Mais un fait demeure : un drone ukrainien a atteint l’oblast de Leningrad. À quelques dizaines de kilomètres de Saint-Pétersbourg. Et si un drone peut atteindre Berezhki, il peut atteindre Saint-Pétersbourg.
Aucune région n’est à l’abri
De Lipetsk à Leningrad. De Penza au Bachkortostan. Vingt et une régions touchées en une seule nuit. C’est la preuve que l’Ukraine a développé une force de frappe en profondeur capable d’atteindre n’importe quel point du territoire russe. Et la Russie ne peut rien faire pour les arrêter tous. Parce que le territoire est immense. Parce que les cibles sont innombrables. Parce que les systèmes de défense aérienne ne peuvent pas être partout.
Je regarde cette carte de la Russie parsemée de points d’impact et je ressens de l’espoir. Parce que pendant trois ans, on nous a dit que l’Ukraine ne pouvait pas gagner. Et voilà qu’elle frappe partout. Le rapport de force change. Lentement. Mais il change.
Frapper au cœur de la bête
Trois ans de bombardements, maintenant la riposte
Février 2022. L’invasion russe commence. Les missiles pleuvent sur Kiev, Kharkiv, Marioupol. Les villes ukrainiennes sont bombardées jour et nuit. Et pendant des mois, l’Ukraine encaisse. Elle se défend. Mais elle ne peut pas riposter en profondeur. Les alliés occidentaux refusent de fournir des missiles capables de frapper le territoire russe. Alors l’Ukraine innove. Elle développe ses propres drones. Des drones à longue portée. Et elle lance une campagne de frappes en profondeur. Systématique. Méthodique. Implacable.
Pétrole, munitions, industrie : les piliers ciblés
La stratégie est claire. L’Ukraine cherche à dégrader la capacité de guerre de la Russie. Les cibles sont choisies avec soin : dépôts pétroliers pour priver l’armée de carburant, arsenaux de munitions pour réduire les stocks d’obus, usines militaires pour limiter la production. C’est de la guerre économique. De la guerre logistique. Celle qui ne se voit pas sur les cartes du front mais qui détermine l’issue du conflit. Parce qu’une armée sans carburant ne peut pas avancer. Une armée sans munitions ne peut pas tirer.
Je regarde cette campagne de frappes et je suis impressionné. Par l’ingéniosité ukrainienne. Par la détermination. L’Ukraine ne pouvait pas obtenir de missiles à longue portée ? Elle a développé ses propres drones. C’est ça, la résilience. C’est ça, l’innovation née de la nécessité.
Cent vingt-neuf drones "abattus"
Le ministère de la Défense et ses chiffres
Le ministère russe de la Défense a publié son communiqué habituel. Cent vingt-neuf drones « interceptés et détruits ». Un taux de réussite de 100%. Tous les drones abattus. C’est le message officiel. Celui qui est censé rassurer. Sauf que les images contredisent le discours. Les vidéos d’incendies. Les photos de panaches de fumée. Les confirmations de gouverneurs. Si tous les drones avaient vraiment été interceptés, il n’y aurait pas d’incendies. Mais il y a des incendies. Donc les chiffres sont faux.
Quand la propagande rencontre la réalité
La propagande russe a un problème. Elle peut contrôler les médias d’État. Mais elle ne peut pas empêcher les habitants de filmer. Elle ne peut pas effacer les vidéos sur Telegram. Elle ne peut pas faire disparaître les incendies. La réalité finit toujours par percer. Les Russes voient les incendies. Ils entendent les explosions. Ils constatent les pénuries de carburant. Ils savent que quelque chose ne va pas. Que les drones ukrainiens « sont tous interceptés » mais que les usines brûlent quand même. Le mensonge a ses limites.
Je lis ces communiqués et je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Rire de l’absurdité. Ou pleurer pour tous ces Russes nourris de mensonges. Jusqu’au jour où un drone s’écrase près de chez eux. Jusqu’au jour où la réalité les rattrape.
L'Ukraine ne se défend plus, elle frappe
Une nouvelle phase de la guerre
Quelque chose a changé. L’Ukraine n’est plus seulement sur la défensive. Elle attaque. Elle frappe en profondeur. Elle transforme le territoire russe en zone de guerre. C’est un tournant stratégique. Parce que la Russie doit maintenant défendre son propre territoire. Elle doit disperser ses défenses aériennes. Chaque système déployé en Russie est un système qui n’est pas au front. L’Ukraine force la Russie à se battre sur deux fronts. Et ça change tout.
Le message au Kremlin
Le message est clair. Brutal. Implacable. Aucun sanctuaire. Vos dépôts peuvent brûler. Vos arsenaux peuvent exploser. Vos usines peuvent être détruites. Et vous ne pouvez rien faire pour l’empêcher. Vous pouvez mentir sur le nombre de drones interceptés. Mais vous ne pouvez pas arrêter les drones. Ils continueront à venir. Nuit après nuit. Jusqu’à ce que vous compreniez que cette guerre a un prix. Et que ce prix, vous le payez aussi.
Je regarde ces frappes et je pense à l’avenir. Et je vois l’Ukraine qui continue de frapper. Qui continue d’innover. Je vois la Russie qui s’enlise. Qui s’épuise. Et je me dis que l’histoire se souviendra de cette nuit du 6 janvier 2026. De ces cent vingt-neuf drones. De ces vingt et une régions frappées. Comme du moment où l’Ukraine a montré qu’elle ne se contenterait jamais de survivre. Qu’elle voulait gagner. Et qu’elle en avait les moyens.
Sources
Euromaidan Press – « Ukraine hit Russia’s major oil depot and artillery arsenal as explosions rock multiple Russian cities in latest overnight drone assault » – 6 janvier 2026
URL : https://euromaidanpress.com/2026/01/06/ukraine-hit-russias-major-oil-depot-and-artillery-arsenal-as-explosions-rock-multiple-russian-cities-in-latest-overnight-drone-assault-video-map/
Ukrinform – « Russia reports drone attack, oil depot on fire in Lipetsk region » – 6 janvier 2026
URL : https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077140-russia-reports-drone-attack-oil-depot-on-fire-in-lipetsk-region.html
Ukrainska Pravda – « Large-scale drone attack on Russia: explosions heard in several oblasts » – 6 janvier 2026
URL : https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/06/8014827/
Astra (canal Telegram) – Rapports et analyses des frappes – 6 janvier 2026
Exilenova+ (canal Telegram ukrainien) – Vidéos et confirmations des frappes – 6 janvier 2026
Ministère russe de la Défense – Communiqué officiel sur les interceptions de drones – 6 janvier 2026
Gouverneurs russes (Igor Artamonov – Lipetsk, Alexander Drozdenko – Leningrad, et autres) – Déclarations officielles – 6 janvier 2026
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