Berlin dans le noir : l’attaque qui a tout changé
Le 3 janvier 2026, 45 000 foyers et 2 200 entreprises à Berlin se sont retrouvés sans électricité. En plein hiver. Des températures proches de zéro. Des hôpitaux ont dû activer leurs générateurs d’urgence. Des écoles ont fermé. Des patients nécessitant des soins à domicile ont été transférés d’urgence vers des établissements de santé. La cause ? Un incendie criminel sur un pont de câbles près d’une centrale électrique dans le sud-ouest de Berlin. Plusieurs câbles ont été incendiés à l’aide de dispositifs incendiaires. Ce n’était pas un accident. C’était une attaque délibérée contre les infrastructures critiques.
Le groupe d’activistes d’extrême gauche Vulkangruppe (Groupe Volcan) a revendiqué l’attaque dans un communiqué, affirmant que la cible était l’économie des combustibles fossiles, pas la population. Ils ont présenté l’attaque comme un « acte d’autodéfense » et de solidarité avec ceux qui protègent la Terre. Mais le maire de Berlin a qualifié l’acte de terrorisme, accusant les extrémistes de gauche de mettre sciemment des vies en danger, en particulier celles des patients dans les hôpitaux. Le rétablissement complet de l’électricité a pris jusqu’au 8 janvier. Des milliers de personnes ont passé des jours dans le froid. Des entreprises ont perdu des revenus. Et Berlin a réalisé à quel point ses infrastructures étaient vulnérables.
Je regarde ces images de Berlin plongée dans le noir et je pense : c’est ça, la guerre hybride. Pas besoin de bombarder une ville pour la paralyser. Il suffit de couper l’électricité. Et si un groupe d’activistes peut le faire, imaginez ce qu’un État avec des ressources illimitées peut accomplir. La Russie n’a même pas besoin d’envoyer des soldats. Elle peut détruire nos vies sans tirer un seul coup de feu.
Cyberattaques, sabotage et désinformation : le triptyque russe
L’attaque de Berlin n’est qu’un exemple. Le rapport allemand liste une série d’attaques hybrides attribuées à la Russie. En août 2024, une cyberattaque contre l’autorité allemande de contrôle du trafic aérien a été clairement attribuée au groupe de hackers russes Fancy Bear. Les services de renseignement allemands ont confirmé que le GRU, le service de renseignement militaire russe, était responsable. L’attaque aurait pu causer des collisions aériennes, des retards massifs, un chaos total dans l’espace aérien européen. Heureusement, elle a été contenue. Mais le message était clair : nous pouvons frapper n’importe où, n’importe quand.
Berlin a également confirmé que la Russie a tenté d’influencer les élections générales allemandes de février 2025. Le groupe propagandiste Storm 1516, actif depuis 2024, a créé et diffusé de la désinformation en ligne pour favoriser les intérêts du gouvernement russe. Le groupe a ciblé des candidats comme Robert Habeck des Verts et Friedrich Merz de la CDU. Deux jours avant l’élection, les agences de sécurité ont identifié de fausses vidéos alléguant une manipulation des bulletins de vote, faisant partie d’un effort de désinformation russe. L’objectif : semer le doute, diviser la société, affaiblir la confiance dans les institutions démocratiques. Et ça marche. Les sondages montrent une méfiance croissante envers les médias et les politiciens en Allemagne.
Et là, je jubile presque. Presque. Parce que l’Allemagne a enfin compris. Après des années à minimiser la menace, à parler de « tensions géopolitiques » et de « défis sécuritaires », Berlin appelle un chat un chat. La Russie mène une guerre contre nous. Une guerre invisible, mais une guerre quand même. Et il est temps de riposter.
L'Allemagne convoque l'ambassadeur russe
Une confrontation diplomatique sans précédent
Le 12 décembre 2025, le ministère allemand des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur russe Sergei Nechayev pour lui présenter des preuves d’attaques hybrides répétées. Le porte-parole du ministère, Martin Giese, n’a pas mâché ses mots : « L’objectif de ces cyberattaques et campagnes de désinformation russes est clair : diviser la société, semer la méfiance, provoquer le rejet et affaiblir la confiance dans les institutions démocratiques. » Berlin a listé les cas — la cyberattaque contre le contrôle aérien, l’ingérence électorale, les tentatives de sabotage — et a exigé des explications. La Russie a répondu par un communiqué de l’ambassade qualifiant les accusations d’« absurdes, infondées et sans fondement ».
Mais Berlin ne recule pas. Le gouvernement allemand a annoncé qu’il soutenait de nouvelles sanctions ciblant les individus responsables de ces activités. Le 15 décembre 2025, le Conseil de l’Union européenne a imposé des sanctions à douze individus et deux entités impliqués dans la manipulation de l’information et les cyberattaques russes. Les sanctions incluent des interdictions de voyager et le gel des avoirs. C’est un signal fort : l’Europe ne tolérera plus les attaques hybrides. Mais est-ce suffisant ? Les sanctions ont-elles déjà arrêté Poutine ? Non. Alors pourquoi cette fois serait-elle différente ?
Je regarde cette convocation diplomatique et je pense : c’est du théâtre. Un spectacle pour montrer qu’on fait quelque chose. Mais convoquer un ambassadeur, c’est comme crier sur quelqu’un qui vous frappe. Ça ne change rien. La Russie continuera. Parce qu’elle sait qu’on ne ripostera pas vraiment. Pas encore. Mais peut-être que ça vient. Peut-être que 2029 sera l’année où l’Europe dira : ça suffit.
Les États-Unis se retirent, l’Europe est seule
Le rapport allemand note que Moscou cherche à éviter une confrontation militaire directe avec les États-Unis. Pourquoi ? Parce que la Russie sait qu’elle ne peut pas gagner contre l’armée américaine. Mais elle sait aussi que les États-Unis se désengagent de l’Europe. L’ambassadeur américain auprès de l’OTAN a récemment suggéré que l’Allemagne devrait prendre le rôle militaire de premier plan de l’OTAN à l’avenir. Un signal clair que Washington pourrait se retirer de l’Alliance à long terme. Le Dr Christian Freuding, chef d’état-major de l’armée allemande, a déclaré dans une interview avec The Atlantic qu’il pouvait auparavant joindre des responsables de la défense américains « jour et nuit », mais que l’échange s’était maintenant « coupé, vraiment coupé ».
Pour comprendre les positions américaines, Freuding a expliqué qu’il s’appuie désormais sur l’ambassade allemande à Washington, où « il y a quelqu’un qui essaie de trouver quelqu’un au Pentagone ». Un porte-parole du ministère de la Défense a précisé que ce fossé de communication s’est produit pendant la période de transition entre les administrations Biden et Trump, et qu’il n’y a maintenant plus de déficits de communication. Mais le mal est fait. L’Europe a réalisé qu’elle ne peut plus compter sur les États-Unis. Elle doit se défendre seule. Et l’Allemagne, avec la plus grande économie d’Europe, doit mener la charge.
Et là, je ressens un mélange de peur et d’excitation. Peur parce que l’Europe n’est pas prête. Nos armées sont sous-financées, sous-équipées, sous-entraînées. Mais excitation parce que peut-être, enfin, l’Europe va se réveiller. Peut-être qu’on va arrêter de dépendre des États-Unis et construire notre propre défense. Peut-être que 2029 sera l’année où l’Europe redevient une puissance militaire. Ou peut-être qu’on va juste continuer à parler et à espérer que Poutine s’arrête tout seul. Spoiler : il ne s’arrêtera pas.
La Bundeswehr se prépare pour 2029
Un budget de défense qui explose
Pour devenir capable de défense — et donc capable de guerre — aussi rapidement que possible, le gouvernement allemand prévoit d’augmenter le budget de la défense à près de 153 milliards d’euros d’ici 2029. Cela représente environ 3,5 % du PIB, bien au-dessus de l’objectif de 2 % de l’OTAN. C’est un changement radical pour un pays qui, pendant des décennies, a évité les dépenses militaires. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne a adopté une posture pacifiste, se concentrant sur la diplomatie et le commerce plutôt que sur la force militaire. Mais la guerre en Ukraine a tout changé. Le chancelier Olaf Scholz a déclaré un Zeitenwende — un tournant historique — en février 2022, annonçant un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour moderniser la Bundeswehr.
Mais ce n’est pas suffisant. Le rapport Operationsplan Deutschland montre que l’Allemagne doit faire bien plus. La Bundeswehr doit être « prête au combat » d’ici 2029. Cela signifie renforcer et moderniser les forces, tant en termes de personnel que d’équipement. Actuellement, la Bundeswehr compte entre 181 000 et 182 000 soldats actifs et devrait atteindre environ 203 000. Pour y parvenir, le gouvernement du chancelier Friedrich Merz a réintroduit le service militaire volontaire. Les jeunes hommes et femmes nés en 2008 ou après reçoivent une lettre de la Bundeswehr les invitant à s’inscrire, bien que seuls les hommes soient obligés de répondre.
Je regarde ces chiffres et je pense : c’est du sérieux. L’Allemagne ne plaisante plus. 153 milliards d’euros, c’est plus que ce que la France dépense pour sa défense. C’est un signal clair : Berlin se prépare à la guerre. Et si l’Allemagne se prépare, c’est que la menace est réelle. Très réelle.
Le retour du service militaire
Le service militaire restera initialement volontaire, mais des objectifs clairs ont été définis pour l’expansion du personnel de la Bundeswehr. Si ce chiffre n’est pas atteint, le Bundestag peut décider de rendre le service militaire obligatoire. C’est un retour en arrière pour l’Allemagne, qui avait suspendu la conscription en 2011. Mais les temps ont changé. La Russie a envahi l’Ukraine. Les attaques hybrides se multiplient. Et l’Europe réalise qu’elle doit se défendre. Le service militaire n’est plus une relique du passé. C’est une nécessité pour l’avenir.
L’inspecteur général de la Bundeswehr, Carsten Breuer, a déclaré lors de l’événement « Zeitenwende on Tour » organisé par la Conférence de sécurité de Munich fin novembre que « l’année n’a pas été simplement inventée », mais est basée sur une « analyse rigoureuse ». « Cela ne signifie pas que la Russie attaquera définitivement, mais elle sera en mesure de le faire. » C’est une distinction importante. La Russie n’attaquera peut-être pas en 2029. Mais elle pourra le faire. Et c’est suffisant pour que l’Allemagne se prépare comme si l’attaque était certaine.
Et là, je me demande : est-ce que les jeunes Allemands sont prêts à aller à la guerre ? Est-ce qu’ils comprennent ce qui se passe ? Ou est-ce qu’ils pensent que c’est juste de la politique, que ça ne les concerne pas ? Parce que ça les concerne. Si la Russie attaque, ce sont eux qui seront en première ligne. Ce sont eux qui devront défendre l’Europe. Et je ne sais pas s’ils sont prêts. Je ne sais pas si nous sommes prêts.
L'OTAN face à la menace russe
L’Allemagne devient le hub logistique de l’Alliance
Le rapport Operationsplan Deutschland positionne l’Allemagne comme le hub logistique central de l’OTAN en Europe. Si la Russie attaque le flanc est de l’Alliance — la Pologne, les États baltes, la Roumanie — les troupes et le matériel devront transiter par l’Allemagne. Les autoroutes allemandes deviendront des corridors militaires. Les aéroports et les ports deviendront des points de transit pour les renforts américains et européens. Et Moscou le sait. C’est pourquoi le rapport prévoit que l’Allemagne deviendra une cible prioritaire d’attaques conventionnelles avec des systèmes d’armes à longue portée, visant à la fois les infrastructures militaires et civiles.
Le document indique que dans un scénario de conflit, l’Allemagne ne devrait pas devenir un champ de bataille de première ligne. Cependant, le ministère avertit que Moscou tenterait de perturber ou de retarder le déploiement des forces de l’OTAN à travers l’Allemagne en utilisant des tactiques hybrides conçues pour exploiter les faiblesses institutionnelles et saper la confiance du public. L’objectif ultime de ces mesures, conclut le document, est d’obscurcir l’ampleur des actions russes, de ralentir la prise de décision et de paralyser la capacité de l’Allemagne à répondre à tous les niveaux de gouvernement.
Je lis ça et je pense : c’est brillant. La Russie n’a pas besoin de détruire l’Allemagne. Elle a juste besoin de la ralentir. De semer le chaos. De faire en sorte que les renforts n’arrivent jamais à temps. Et pendant ce temps, elle écrase la Pologne et les États baltes. C’est une stratégie diabolique. Et elle pourrait fonctionner.
Les forces de défense territoriale en première ligne
Le plan assigne également un rôle considérablement élargi aux forces militaires nationales. Les unités de sécurité intérieure sont chargées de protéger les infrastructures critiques, de sécuriser les mouvements de troupes à travers le territoire allemand et de soutenir le maintien des fonctions de l’État pendant que les forces de combat se déploient ailleurs. Les structures civiles sont traitées comme essentielles au succès militaire, avec les réseaux de transport, l’approvisionnement énergétique, les services de santé et les entrepreneurs privés cités à plusieurs reprises comme des facilitateurs requis. Le document indique que « de nombreuses tâches nécessitent un soutien civil », sans lequel le plan ne peut être mis en œuvre.
Cela signifie que la guerre totale n’est plus un concept abstrait. Si la Russie attaque, toute la société allemande sera mobilisée. Les hôpitaux devront traiter les blessés. Les entreprises devront produire du matériel militaire. Les citoyens devront accepter des restrictions sur leurs libertés. C’est un retour à une époque que l’Europe pensait avoir laissée derrière elle. Mais l’histoire se répète. Et l’Europe doit se préparer.
Et là, je ressens une tristesse profonde. Parce que nous pensions que la guerre en Europe était finie. Que nous avions appris de nos erreurs. Que plus jamais nous ne verrions des tanks rouler sur le sol européen. Mais nous avions tort. La guerre est de retour. Et elle frappe à notre porte.
Les autres pays européens se préparent aussi
Une mobilisation continentale
L’Allemagne n’est pas seule. Partout en Europe, les pays se préparent à une confrontation potentielle avec la Russie. La Pologne a augmenté son budget de défense à 4 % du PIB, le plus élevé de l’OTAN. Les États baltes — Estonie, Lettonie, Lituanie — renforcent leurs défenses et construisent des fortifications le long de leurs frontières avec la Russie. La Finlande et la Suède, qui ont rejoint l’OTAN en 2023 et 2024, modernisent leurs forces armées et participent à des exercices militaires conjoints. Même la France, traditionnellement réticente à augmenter ses dépenses militaires, a annoncé un plan de réarmement massif.
Le Royaume-Uni, bien qu’il ait quitté l’Union européenne, reste un acteur clé de la défense européenne. Le gouvernement britannique a annoncé qu’il augmenterait son budget de défense à 2,5 % du PIB d’ici 2027. Le Premier ministre a déclaré que le Royaume-Uni devait être prêt à défendre l’Europe contre la menace russe. C’est un signal fort : malgré le Brexit, le Royaume-Uni reste engagé dans la sécurité européenne. Et c’est une bonne nouvelle, car l’Europe aura besoin de toutes les forces disponibles si la Russie attaque.
Je regarde cette mobilisation et je pense : enfin. Enfin, l’Europe se réveille. Après des années de complaisance, de dépendance envers les États-Unis, de croyance naïve que la Russie ne serait jamais une menace, l’Europe comprend. La guerre est possible. Et nous devons nous préparer. Mais est-ce trop tard ? Avons-nous perdu trop de temps ? Je ne sais pas. Mais au moins, nous essayons.
Les exercices militaires se multiplient
Les exercices militaires de l’OTAN se multiplient. En mai 2025, l’exercice Griffin Lightning en Lituanie a rassemblé des milliers de soldats de plusieurs pays de l’OTAN pour simuler une défense contre une invasion russe. En novembre 2025, l’exercice Steadfast Defender a mobilisé plus de 90 000 soldats à travers l’Europe, le plus grand exercice de l’OTAN depuis la fin de la Guerre froide. Ces exercices ne sont pas de simples démonstrations de force. Ce sont des répétitions pour une guerre réelle. Les soldats s’entraînent à défendre les frontières, à repousser les attaques, à coordonner les opérations à travers les pays. Parce que si la Russie attaque, il n’y aura pas de temps pour apprendre. Il faudra être prêt.
Les exercices testent également la logistique. Peut-on déplacer des milliers de soldats et des tonnes de matériel à travers l’Europe rapidement ? Les infrastructures — routes, ponts, tunnels — peuvent-elles supporter le poids des convois militaires ? Les systèmes de communication fonctionnent-ils entre les différentes armées ? Ce sont des questions cruciales. Parce que dans une guerre moderne, la logistique est aussi importante que les armes. Si les renforts n’arrivent pas à temps, la bataille est perdue avant même de commencer.
Je regarde ces exercices et je pense : c’est impressionnant. Mais est-ce suffisant ? La Russie a une armée de plus d’un million de soldats. Elle a des milliers de tanks, d’avions, de missiles. Elle a l’expérience de la guerre en Ukraine. Et nous, on a quoi ? Des exercices. Des plans. Des promesses. J’espère que ça suffira. Mais j’ai peur que non.
La Russie nie, mais les preuves s'accumulent
Moscou rejette toutes les accusations
La Russie, bien sûr, nie tout. L’ambassade russe à Berlin a publié un communiqué qualifiant les accusations d’« absurdes, infondées et sans fondement ». Moscou affirme que l’Allemagne et l’OTAN utilisent la Russie comme bouc émissaire pour justifier leur militarisation. Le Kremlin accuse l’Occident de mener une campagne de désinformation contre la Russie, de chercher à isoler Moscou sur la scène internationale. C’est une tactique classique : inverser les rôles, accuser l’accusateur, semer le doute. Et ça marche, du moins en partie. Il y a encore des gens en Europe qui croient que la Russie est victime d’une conspiration occidentale.
Mais les preuves s’accumulent. Les cyberattaques attribuées au GRU. Les tentatives d’ingérence électorale documentées par les services de renseignement. Les sabotages d’infrastructures. Les campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux. Tout pointe vers Moscou. Et ce n’est pas de la paranoïa. Ce sont des faits vérifiés par des agences de renseignement indépendantes, des experts en cybersécurité, des journalistes d’investigation. La Russie mène une guerre hybride contre l’Europe. Et elle le fait depuis des années.
Et là, je me mets en colère. Parce que Moscou nous prend pour des idiots. Ils nient, ils mentent, ils inversent les rôles. Et pendant ce temps, ils continuent leurs attaques. Ils sabotent nos infrastructures, ils piratent nos systèmes, ils manipulent nos élections. Et ils pensent qu’on va juste accepter ? Non. Plus maintenant. L’Europe a compris. Et elle ripostera.
Les sanctions européennes se durcissent
L’Union européenne a réagi en imposant de nouvelles sanctions contre la Russie. Le 15 décembre 2025, le Conseil de l’UE a sanctionné douze individus et deux entités impliqués dans la manipulation de l’information et les cyberattaques. Les sanctions incluent des interdictions de voyager et le gel des avoirs. C’est un signal fort, mais est-ce suffisant ? Les sanctions précédentes n’ont pas arrêté la Russie. Elles n’ont pas empêché l’invasion de l’Ukraine. Elles n’ont pas mis fin aux attaques hybrides. Alors pourquoi ces nouvelles sanctions seraient-elles différentes ?
Certains experts estiment que les sanctions doivent être beaucoup plus sévères. Couper complètement la Russie du système financier international. Interdire toutes les importations de gaz et de pétrole russes. Geler tous les avoirs russes en Europe. Mais d’autres avertissent que des sanctions trop dures pourraient pousser la Russie à escalader davantage, à lancer une attaque militaire ouverte. C’est un équilibre délicat. Trop peu, et la Russie continue ses attaques. Trop, et elle pourrait déclencher une guerre totale. L’Europe marche sur une corde raide.
Je regarde ces sanctions et je pense : c’est mieux que rien. Mais à peine. Parce que les sanctions, ça ne change rien si on ne les applique pas vraiment. Si on continue à acheter du gaz russe, à laisser les oligarques russes vivre à Londres et à Paris, à permettre aux banques russes de fonctionner en Europe. Les sanctions doivent faire mal. Vraiment mal. Sinon, c’est juste du théâtre.
Que se passera-t-il en 2029 ?
Trois scénarios possibles
Alors, que se passera-t-il en 2029 ? Personne ne le sait avec certitude. Mais les experts identifient trois scénarios possibles. Le premier : la Russie attaque le flanc est de l’OTAN — la Pologne, les États baltes — et déclenche une guerre totale avec l’Alliance. C’est le scénario le plus catastrophique. Une guerre entre l’OTAN et la Russie pourrait dégénérer en conflit nucléaire. Des millions de personnes pourraient mourir. L’Europe pourrait être détruite. C’est un scénario cauchemardesque, mais il n’est pas impossible.
Le deuxième scénario : la Russie continue ses attaques hybrides sans lancer d’offensive militaire ouverte. Elle sabote les infrastructures, pirate les systèmes, manipule les élections, sème le chaos. Elle affaiblit l’Europe de l’intérieur, sans jamais franchir le seuil qui déclencherait une réponse militaire de l’OTAN. C’est une guerre d’usure. Lente, insidieuse, mais tout aussi destructrice. Et c’est peut-être le scénario le plus probable. Parce que Poutine sait qu’il ne peut pas gagner une guerre ouverte contre l’OTAN. Mais il peut gagner une guerre hybride.
Le troisième scénario : la situation se stabilise. La guerre en Ukraine se termine par un accord de paix. La Russie cesse ses attaques hybrides. L’Europe et la Russie trouvent un modus vivendi. C’est le scénario le plus optimiste. Mais c’est aussi le moins probable. Parce que Poutine n’a montré aucun signe de vouloir la paix. Il veut restaurer l’empire russe. Il veut affaiblir l’OTAN. Il veut diviser l’Europe. Et il ne s’arrêtera pas tant qu’il n’aura pas atteint ses objectifs.
Je regarde ces scénarios et je pense : nous sommes dans une impasse. Si on ne fait rien, la Russie continue ses attaques. Si on riposte trop fort, on risque une guerre totale. Et si on espère que ça se calme tout seul, on se berce d’illusions. Il n’y a pas de bonne solution. Juste des choix difficiles. Et l’Europe doit choisir. Maintenant.
L’Europe doit choisir son destin
L’Europe est à un tournant historique. Elle peut continuer à espérer que la menace russe disparaîtra d’elle-même. Ou elle peut se préparer à la guerre. Le rapport allemand est clair : la Russie se prépare. Elle développe ses capacités militaires. Elle teste les défenses européennes avec des attaques hybrides. Elle attend le bon moment pour frapper. Et si l’Europe n’est pas prête, elle perdra. C’est aussi simple que ça.
Mais se préparer à la guerre ne signifie pas la déclencher. Au contraire, c’est le meilleur moyen de l’éviter. Si la Russie voit que l’Europe est forte, unie, prête à se défendre, elle réfléchira à deux fois avant d’attaquer. C’est le principe de la dissuasion. Montrer sa force pour ne pas avoir à l’utiliser. C’est ce que l’OTAN a fait pendant la Guerre froide. Et ça a fonctionné. L’Union soviétique n’a jamais attaqué l’Europe occidentale. Parce qu’elle savait qu’elle perdrait. L’Europe doit retrouver cette force. Cette détermination. Cette unité.
Je regarde l’Europe aujourd’hui et je vois un continent divisé. Des pays qui se disputent sur les quotas de réfugiés, sur les budgets, sur les politiques énergétiques. Et pendant ce temps, la Russie rit. Parce qu’elle sait que tant que l’Europe est divisée, elle est faible. Mais peut-être que la menace russe sera ce qui nous unira. Peut-être que 2029 sera l’année où l’Europe se lèvera et dira : nous sommes forts. Nous sommes unis. Et nous ne nous laisserons pas intimider. J’espère. Je prie. Parce que sinon, nous sommes perdus.
L'impact sur la vie quotidienne des Européens
Quand la guerre devient réalité
Pour la plupart des Européens, la guerre reste une abstraction. Quelque chose qui se passe en Ukraine, loin de chez eux. Mais le rapport allemand montre que la guerre est déjà là. Elle est dans les pannes d’électricité à Berlin. Dans les cyberattaques qui paralysent les aéroports. Dans les fausses nouvelles qui circulent sur les réseaux sociaux avant les élections. La guerre hybride ne ressemble pas à la guerre traditionnelle. Il n’y a pas de bombardements, pas de tanks dans les rues. Mais elle est tout aussi destructrice. Elle sape la confiance, divise les sociétés, affaiblit les institutions. Et elle touche tout le monde.
Les conséquences concrètes sont déjà visibles. Les prix de l’énergie ont explosé en Europe à cause de la guerre en Ukraine et des sabotages d’infrastructures. Les coûts de la vie augmentent. Les gouvernements doivent augmenter les budgets de défense, ce qui signifie moins d’argent pour les services publics. Les jeunes reçoivent des lettres les invitant à faire leur service militaire. Les entreprises doivent investir dans la cybersécurité pour se protéger contre les attaques russes. La guerre change déjà nos vies. Et si elle s’intensifie, les changements seront encore plus profonds. Rationnement de l’énergie. Restrictions sur les déplacements. Mobilisation générale. Ce ne sont plus des scénarios de science-fiction. Ce sont des possibilités réelles.
Je pense à ma vie quotidienne et je réalise : tout pourrait changer. Du jour au lendemain. Une cyberattaque pourrait couper l’électricité pendant des jours. Un sabotage pourrait paralyser les transports. Une guerre pourrait m’obliger à quitter ma maison, à envoyer mes proches au front. C’est terrifiant. Mais c’est la réalité que nous devons affronter. La guerre n’est plus quelque chose qui arrive aux autres. Elle nous concerne tous. Et nous devons nous y préparer.
La résilience comme arme de défense
Face à cette menace, l’Europe doit développer sa résilience. Cela signifie renforcer les infrastructures critiques pour qu’elles résistent aux attaques. Diversifier les sources d’énergie pour ne pas dépendre d’un seul fournisseur. Former les citoyens à reconnaître la désinformation. Créer des réserves stratégiques de nourriture, d’eau, de médicaments. Préparer les hôpitaux à gérer des afflux massifs de blessés. Tout cela demande des investissements énormes. Mais c’est nécessaire. Parce que dans une guerre hybride, la société civile est en première ligne.
Plusieurs pays européens ont déjà commencé à prendre des mesures. La Finlande, qui partage une longue frontière avec la Russie, a construit des abris anti-aériens pour toute sa population. La Suède a distribué des brochures expliquant aux citoyens comment se préparer à une guerre. L’Estonie a développé l’un des systèmes de cyberdéfense les plus avancés au monde. Ces pays ont compris que la résilience n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Et le reste de l’Europe doit suivre leur exemple. Parce que si la Russie attaque, ce sont les sociétés les plus résilientes qui survivront.
Je regarde ces préparatifs et je pense : c’est ça, être responsable. Ne pas attendre que la catastrophe arrive. Se préparer. Anticiper. Protéger sa population. C’est ce que font les bons gouvernements. Et c’est ce que tous les gouvernements européens devraient faire. Maintenant. Avant qu’il ne soit trop tard.
Conclusion : le compte à rebours a commencé
Trois ans pour se préparer
Le document allemand est un avertissement. Un cri d’alarme. Un appel à l’action. Il dit que la Russie se prépare à une guerre contre l’OTAN. Que les attaques hybrides ne sont pas des incidents isolés, mais des préparatifs militaires. Que l’Europe a trois ans — jusqu’en 2029 — pour se préparer. Trois ans pour renforcer ses armées. Trois ans pour moderniser ses infrastructures. Trois ans pour s’unir. C’est peu. Très peu. Mais c’est tout ce que nous avons.
L’Allemagne a compris. Elle augmente son budget de défense. Elle réintroduit le service militaire. Elle se prépare à devenir le hub logistique de l’OTAN. Elle prend la menace au sérieux. Et le reste de l’Europe doit faire de même. Parce que si la Russie attaque, ce ne sera pas seulement l’Allemagne qui sera touchée. Ce sera toute l’Europe. Tous les pays. Tous les citoyens. Nous sommes tous dans le même bateau. Et ce bateau navigue vers une tempête.
Je termine cet article avec un sentiment de gravité. Parce que ce n’est pas de la fiction. Ce n’est pas de l’alarmisme. C’est la réalité. La Russie se prépare à la guerre. Et nous devons nous préparer aussi. Pas parce que nous voulons la guerre. Mais parce que nous voulons la paix. Et la seule façon de garantir la paix, c’est d’être prêt à se battre. C’est une vérité dure. Mais c’est la vérité. Et l’Europe doit l’accepter. Maintenant.
L’heure des choix difficiles
Les trois prochaines années seront cruciales. L’Europe doit choisir entre la complaisance et la préparation. Entre l’espoir naïf et le réalisme brutal. Entre la division et l’unité. Ce sont des choix difficiles. Ils nécessiteront des sacrifices. Des budgets de défense plus élevés signifient moins d’argent pour les écoles, les hôpitaux, les infrastructures civiles. Le service militaire signifie que des jeunes devront interrompre leurs études, leurs carrières, leurs vies. La militarisation signifie un retour à une époque que nous pensions avoir dépassée.
Mais l’alternative est pire. Si l’Europe ne se prépare pas, si elle continue à croire que la menace russe n’est pas réelle, elle se réveillera un jour avec des tanks russes aux portes de Varsovie, de Vilnius, de Tallinn. Et alors, il sera trop tard. Les regrets ne serviront à rien. Les excuses ne changeront rien. La seule chose qui comptera, ce sera la force. Et si l’Europe n’a pas cette force, elle perdra. C’est aussi simple que ça. Le compte à rebours a commencé. Trois ans. Trois ans pour se préparer. Trois ans pour décider de notre destin. L’horloge tourne. Et le temps presse.
Je finis avec une question : serons-nous prêts ? En 2029, quand la Russie sera capable d’attaquer, l’Europe sera-t-elle prête à se défendre ? Je ne sais pas. Mais je sais une chose : nous devons essayer. Nous devons tout faire pour nous préparer. Parce que l’alternative — la défaite, l’occupation, la destruction — est inacceptable. L’Europe a survécu à deux guerres mondiales. Elle survivra à celle-ci. Mais seulement si nous nous battons. Seulement si nous sommes prêts. Seulement si nous sommes unis. Le compte à rebours a commencé. Et nous n’avons pas le droit d’échouer.
Sources
United24Media – « Leaked Report: Germany Believes Russian Hybrid Attacks Signal Escalation Toward Wider War » (5 janvier 2026) – https://united24media.com/latest-news/leaked-report-germany-believes-russian-hybrid-attacks-signal-escalation-toward-wider-war-14776
Politico Europe – « New German military plan views foreign sabotage as preparation for war » (30 décembre 2025) – https://www.politico.eu/article/germany-new-military-plan-foreign-sabotage-hybrid-attacks-as-preparation-for-war/
Deutsche Welle – « Germany summons Russian ambassador over ‘hybrid’ attacks » (12 décembre 2025) – https://www.dw.com/en/germany-summons-russian-ambassador-over-hybrid-attacks/a-75129486
BBC News – « Activist group says it was behind Berlin fire that cut power to thousands » (4 janvier 2026) – https://www.bbc.com/news/articles/c78v984ywgeo
Euronews – « Ready for war in 2029: Is a Russian attack on NATO a real possibility? » (3 décembre 2025) – https://www.euronews.com/2025/12/03/ready-for-war-in-2029-is-a-russian-attack-on-nato-a-real-possibility
Bloomberg – « Germany Sees Russian Covert Attacks as Prelude to Wider Conflict » (5 janvier 2026)