Des promesses en mars, des livraisons en janvier
Revenons en arrière. Mars 2025. Le président français Emmanuel Macron annonce un nouveau paquet d’aide militaire à l’Ukraine, d’une valeur de 2 milliards d’euros. Au menu : des munitions, des drones, des missiles anti-chars MILAN, des missiles de défense aérienne Mistral, des véhicules blindés VAB et AMX-10RX. Et, surtout, des missiles MICA pour les Mirage 2000-5F. L’annonce fait grand bruit. Enfin, l’Ukraine va pouvoir exploiter pleinement le potentiel de ses chasseurs français. Enfin, les pilotes vont avoir les armes dont ils ont besoin.
Sauf que. Dix mois plus tard, en janvier 2026, c’est la première fois qu’on voit un MICA sur un Mirage ukrainien. Dix mois. Pendant lesquels les pilotes ukrainiens ont continué à voler avec des Magic 2, des missiles conçus dans les années 1980, pour intercepter des drones Shahed et des missiles de croisière Kh-101. Dix mois pendant lesquels la France a continué à promettre, à annoncer, à communiquer. Mais à livrer ? Pas vraiment. Ou alors au compte-gouttes. En secret. Sans fanfare. Comme si l’urgence n’existait pas.
Et là, franchement, je suis en colère. Parce que cette lenteur, elle tue. Elle tue des Ukrainiens qui auraient pu être sauvés si les missiles avaient été livrés plus tôt. Elle tue la crédibilité de la France, qui se présente comme un soutien indéfectible de l’Ukraine mais qui, dans les faits, livre avec une lenteur bureaucratique insupportable. Macron parle beaucoup. Mais les actes ? Les actes traînent.
Six Mirage promis, combien livrés ?
Février 2025. Le ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu, annonce la livraison des premiers Mirage 2000-5F à l’Ukraine. La France s’était engagée à fournir six appareils durant le premier trimestre 2025. Combien ont été livrés ? On ne sait pas exactement. L’Ukraine et la France restent discrets sur les chiffres précis, pour des raisons de sécurité opérationnelle. Ce qu’on sait, c’est qu’au moins un Mirage a été perdu en juillet 2025, suite à une défaillance technique. Le pilote a réussi à s’éjecter et a été secouru. L’enquête est toujours en cours.
Ce qu’on sait aussi, c’est que les Mirage ukrainiens sont principalement utilisés pour la défense aérienne. Ils interceptent les missiles de croisière et les drones russes qui ciblent les infrastructures civiles et militaires ukrainiennes. Un pilote ukrainien, dans une vidéo diffusée en novembre 2025, affirmait que l’efficacité d’interception de son Mirage atteignait 98%. « Ce sont des chiffres impressionnants », disait-il. On ne peut pas vérifier ces chiffres de manière indépendante. Mais un Mirage a récemment été photographié avec six marquages de victoires — six missiles de croisière Kh-101 abattus. Le pilote affirmait qu’il y en avait six autres qui n’avaient pas encore été ajoutés, faute de pochoirs disponibles sur les bases avancées.
Le MICA face aux menaces russes
Missiles de croisière : la cible prioritaire
Les missiles de croisière russes sont une menace constante pour l’Ukraine. Les Kh-101, lancés depuis des bombardiers stratégiques Tu-95 et Tu-160, peuvent frapper des cibles à plus de 2 500 kilomètres de distance. Ils volent à basse altitude, suivent le relief du terrain, et sont difficiles à détecter. Mais une fois repérés, ils deviennent des cibles relativement faciles pour un chasseur équipé de missiles modernes. C’est là que le MICA entre en jeu. Avec sa portée de 60 à 80 kilomètres, il permet aux pilotes ukrainiens d’engager les Kh-101 à distance de sécurité, sans avoir à s’approcher trop près des défenses aériennes russes.
Le MICA IR, avec son autodirecteur infrarouge, est particulièrement efficace contre les missiles de croisière. Il peut verrouiller la signature thermique du moteur du missile et le suivre jusqu’à l’impact, même si la cible tente des manœuvres d’évitement. Le MICA EM, avec son radar actif, est lui aussi redoutable : il peut engager plusieurs cibles simultanément et n’a pas besoin que l’avion maintienne un verrouillage radar sur la cible après le tir. C’est ce qu’on appelle une capacité « fire-and-forget » — tire et oublie. Le pilote peut tirer son missile, puis se concentrer sur d’autres menaces ou se mettre à l’abri.
Je pense à ces pilotes ukrainiens qui volent chaque nuit pour protéger leur pays. Qui décollent dans le noir, qui traquent les missiles russes, qui risquent leur vie pour sauver des civils qu’ils ne connaîtront jamais. Et je me dis que le MICA, c’est le minimum qu’on puisse leur donner. Le strict minimum. Parce qu’ils méritent les meilleures armes. Parce qu’ils se battent pour nous tous.
Drones Shahed : la menace du pauvre
Les drones Shahed iraniens sont l’autre grande menace aérienne que l’Ukraine doit affronter. Ces drones kamikazes, peu coûteux et produits en masse, sont utilisés par la Russie pour saturer les défenses aériennes ukrainiennes et frapper des cibles civiles. Ils volent lentement, à basse altitude, et sont difficiles à détecter par radar. Mais une fois repérés, ils sont relativement faciles à abattre. Le problème, c’est leur nombre. La Russie peut en lancer des dizaines, voire des centaines, en une seule nuit.
Contre les Shahed, les Magic 2 se sont révélés étonnamment efficaces. Ces vieux missiles à courte portée, conçus dans les années 1980, sont parfaits pour engager des cibles lentes et peu manœuvrantes. Ils coûtent beaucoup moins cher qu’un MICA — environ 600 000 dollars contre 2 millions d’euros — et font parfaitement le travail. C’est pourquoi les Mirage ukrainiens continuent d’utiliser les Magic 2 pour la chasse aux drones, réservant les MICA pour les menaces plus sérieuses comme les missiles de croisière ou les chasseurs russes.
Les limites du MICA
Une portée inférieure aux standards modernes
Le MICA est une bonne arme. Mais ce n’est pas la meilleure. Sa portée maximale de 60 à 80 kilomètres est inférieure à celle de ses concurrents modernes. L’AIM-120 AMRAAM américain, dans sa version D, peut atteindre 160 kilomètres. Le Meteor européen, qui équipe les Rafale français et les Eurofighter Typhoon, peut aller jusqu’à 200 kilomètres. Le R-77 russe a une portée similaire au MICA. Même le Type 99 japonais fait mieux. En clair, le MICA est dépassé en termes de portée.
Cette limitation est particulièrement problématique face aux chasseurs russes modernes comme les Su-35 et les Su-57, qui sont équipés de missiles à longue portée et de radars puissants. Dans un engagement air-air, un Mirage 2000 armé de MICA serait désavantagé face à un Su-35 armé de R-77M. C’est pourquoi les pilotes ukrainiens réclament des missiles à plus longue portée, comme le Meteor. Mais pour utiliser le Meteor, il faudrait des avions compatibles — des Rafale ou des Eurofighter. Et ça, ce n’est pas pour tout de suite.
Et voilà le problème. On donne à l’Ukraine des armes qui sont bonnes, mais pas excellentes. Des armes qui font le job, mais qui ne sont pas au niveau de ce que possède l’ennemi. Pourquoi ? Parce qu’on a peur. Peur d’escalader. Peur de provoquer Poutine. Peur de franchir des lignes rouges imaginaires. Pendant ce temps, la Russie, elle, n’a aucun scrupule. Elle utilise tout ce qu’elle a. Et nous, on calcule. On dose. On temporise. C’est pathétique.
Un coût prohibitif
L’autre problème du MICA, c’est son prix. Environ 2 millions d’euros par missile. C’est beaucoup. Beaucoup trop, même. Pour comparaison, un AIM-120D AMRAAM coûte environ 1,6 million de dollars — soit moins cher pour une portée deux fois supérieure. Un AIM-9X Block 3 Sidewinder, missile à courte portée comparable au Magic 2, coûte environ 600 000 dollars. Le MICA est donc trois fois plus cher qu’un Sidewinder, pour une portée qui n’est que légèrement supérieure.
Ce coût élevé s’explique par la conception modulaire du missile. Le MICA a été conçu pour pouvoir recevoir différents types d’autodirecteurs — radar ou infrarouge — sur le même corps de missile. Cette modularité devait permettre des économies d’échelle. Mais dans les faits, elle a surtout fait grimper les coûts de production. Résultat : le MICA est une arme chère, qui n’offre pas un rapport qualité-prix optimal. Pour l’Ukraine, qui doit gérer ses stocks de missiles avec parcimonie, c’est un problème. Chaque MICA tiré représente un investissement considérable. Et chaque tir raté est une perte sèche.
Le MICA NG : l'avenir qui tarde
Une nouvelle génération en développement
MBDA n’est pas aveugle aux limites du MICA. C’est pourquoi l’industriel développe une nouvelle version, le MICA NG (Nouvelle Génération). Ce missile conserve les mêmes dimensions que le MICA original — 3,1 mètres de long, 160 millimètres de diamètre — mais intègre des technologies de pointe. Nouvel autodirecteur radar à balayage électronique actif (AESA) pour la version EM. Nouvel autodirecteur infrarouge à imagerie thermique améliorée pour la version IR. Nouveau moteur à double impulsion pour étendre la portée et la zone d’interception sans échappatoire. Résistance accrue aux contre-mesures électroniques. Meilleures performances contre les cibles furtives et hautement manœuvrantes.
Le MICA NG promet une augmentation de portée de 40% par rapport au MICA original. Cela porterait sa portée maximale à environ 100-110 kilomètres, ce qui le rapprocherait des standards modernes. Le missile devrait entrer en service dans l’armée de l’air française à partir de 2026. Le gouvernement français a déjà commandé environ 600 missiles. Mais pour l’Ukraine, c’est trop tard. Les Mirage ukrainiens devront se contenter des MICA de première génération. Du moins pour l’instant.
Encore une fois, l’Ukraine reçoit les armes d’hier pendant que l’ennemi se prépare pour demain. Le MICA NG sera une excellente arme. Mais elle arrivera trop tard. Comme toujours. Comme les F-16. Comme les HIMARS. Comme les Patriot. On donne à l’Ukraine ce dont elle avait besoin il y a un an. Jamais ce dont elle a besoin maintenant. C’est une stratégie perdante. Et elle coûte des vies.
Pourquoi pas le Meteor ?
La vraie question, c’est : pourquoi l’Ukraine ne reçoit-elle pas de missiles Meteor ? Le Meteor est le missile air-air à longue portée le plus performant au monde. Portée de 200 kilomètres. Moteur statoréacteur qui lui confère une vitesse et une maniabilité exceptionnelles jusqu’à l’impact. Capacité à engager plusieurs cibles simultanément. Résistance aux contre-mesures. C’est l’arme ultime pour la supériorité aérienne. Et elle équipe les Rafale français, les Eurofighter Typhoon européens, et les Gripen suédois.
Le problème, c’est que le Mirage 2000-5F n’est pas compatible avec le Meteor. Ce missile a été développé pour les avions de nouvelle génération — Rafale, Eurofighter, Gripen — et nécessite des systèmes d’intégration spécifiques que le Mirage ne possède pas. Pour utiliser le Meteor, l’Ukraine aurait besoin de Rafale. Et justement, des discussions sont en cours. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé en décembre 2025 un « accord historique » avec la France, qui pourrait inclure la livraison de Rafale. Mais rien n’est confirmé. Et même si l’accord est signé, les livraisons ne commenceront pas avant 2027 au plus tôt.
Les Mirage en action
98% d’efficacité : mythe ou réalité ?
En novembre 2025, l’armée de l’air ukrainienne a diffusé une vidéo montrant un pilote de Mirage 2000 et des techniciens parlant de l’efficacité de l’avion sur le champ de bataille. Le pilote affirmait : « Mes impressions sur cet avion sont extrêmement positives. L’efficacité d’interception des drones et missiles ennemis sur cet avion est de 98%. Ce sont des chiffres impressionnants. » 98%. C’est énorme. Si c’est vrai, cela signifie que sur 100 missiles ou drones russes engagés par un Mirage, 98 sont détruits. Seulement 2 échappent.
Peut-on vérifier ces chiffres ? Non. L’Ukraine ne publie pas de statistiques détaillées sur les performances de ses chasseurs, pour des raisons évidentes de sécurité opérationnelle. Mais on a des indices. Un Mirage a été photographié avec six marquages de victoires sur son fuselage — six missiles de croisière Kh-101 abattus. Le pilote affirmait qu’il y en avait six autres qui n’avaient pas encore été ajoutés. Douze victoires pour un seul avion. C’est beaucoup. Et ça tend à confirmer que le Mirage est effectivement très efficace dans son rôle de défense aérienne.
Je veux croire à ces 98%. Je veux croire que les Mirage français sont en train de sauver des vies ukrainiennes. Que chaque missile russe abattu, c’est un immeuble qui ne s’effondre pas. Une famille qui ne meurt pas. Un enfant qui grandit. Je veux croire que notre aide, aussi tardive et insuffisante soit-elle, fait une différence. Parce que sinon, à quoi bon ?
Des bases avancées pour survivre
Les Mirage ukrainiens ne restent jamais longtemps au même endroit. L’Ukraine a appris à ses dépens que les avions stationnés sur des bases fixes sont des cibles faciles pour les missiles balistiques et les drones russes. C’est pourquoi les Mirage sont constamment déplacés entre différentes bases aériennes avancées, parfois de simples pistes d’atterrissage aménagées en pleine campagne. Les avions décollent, effectuent leur mission, puis se posent ailleurs. Les équipes au sol suivent avec des camions transportant le carburant, les munitions, et les pièces de rechange.
Cette stratégie de dispersion est épuisante pour les équipages et les techniciens. Mais elle fonctionne. Depuis la livraison des premiers Mirage en février 2025, un seul avion a été perdu — et c’était suite à une défaillance technique, pas à une attaque ennemie. Les Russes n’ont pas réussi à détruire un seul Mirage au sol. C’est un exploit, compte tenu de l’intensité des frappes russes contre les infrastructures militaires ukrainiennes. Et c’est la preuve que l’Ukraine a appris à protéger ses avions les plus précieux.
La France peut faire mieux
Doubler les livraisons de Mirage
En décembre 2025, des rumeurs ont circulé selon lesquelles la France envisageait de doubler le nombre de Mirage 2000-5F livrés à l’Ukraine. Au lieu de six avions, l’Ukraine pourrait en recevoir douze. Voire plus. Ces rumeurs n’ont pas été confirmées officiellement. Mais elles sont plausibles. La France dispose d’une flotte de Mirage 2000 en cours de retrait du service, au fur et à mesure que les Rafale entrent en service. Ces avions pourraient être remis à neuf et transférés à l’Ukraine, plutôt que d’être mis au rebut ou vendus à des pays tiers.
Doubler les livraisons de Mirage serait une excellente nouvelle pour l’Ukraine. Cela permettrait de constituer une flotte viable, capable de mener des opérations de défense aérienne sur l’ensemble du territoire. Cela permettrait aussi de compenser les pertes — un Mirage a déjà été perdu, d’autres suivront inévitablement. Et cela enverrait un signal politique fort : la France est aux côtés de l’Ukraine pour le long terme. Pas seulement avec des mots. Avec des actes. Avec des avions. Avec des missiles.
Doubler les livraisons ? Oui. Tripler ? Encore mieux. Quadrupler ? Pourquoi pas. La France a les avions. Elle a les missiles. Elle a les moyens. Ce qui lui manque, c’est la volonté politique. Le courage de dire : on va tout donner à l’Ukraine. Tout ce qu’il faut pour gagner. Pas pour tenir. Pour GAGNER. Mais ce courage, je ne le vois pas. Pas encore.
Livrer des Rafale : le vrai game changer
Les Mirage 2000 sont de bons avions. Mais ils datent des années 1980. Ils ne sont pas au niveau des chasseurs russes modernes. Si la France veut vraiment aider l’Ukraine à gagner la guerre aérienne, elle doit livrer des Rafale. Des avions de quatrième génération, capables de rivaliser avec les Su-35 et les Su-57 russes. Des avions équipés de radars AESA, de systèmes de guerre électronique de pointe, et de missiles Meteor à longue portée. Des avions qui peuvent non seulement défendre l’espace aérien ukrainien, mais aussi frapper en profondeur sur le territoire russe.
En décembre 2025, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé un « accord historique » avec la France. Les détails n’ont pas été révélés, mais des sources ukrainiennes évoquent la possibilité d’une livraison de Rafale. Combien ? On ne sait pas. Quand ? Probablement pas avant 2027. Mais c’est un début. C’est un signal. C’est la preuve que la France commence à comprendre que l’Ukraine a besoin d’armes modernes. Pas d’armes d’hier. D’armes d’aujourd’hui. D’armes qui peuvent faire la différence.
L'Europe doit suivre
Les Eurofighter pour l’Ukraine
La France n’est pas le seul pays européen à posséder des chasseurs modernes. L’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne exploitent des Eurofighter Typhoon, des avions comparables au Rafale en termes de performances. Ces pays pourraient, eux aussi, livrer des chasseurs à l’Ukraine. Certains ont déjà des flottes d’Eurofighter en cours de retrait, au fur et à mesure que de nouveaux appareils entrent en service. Ces avions pourraient être transférés à l’Ukraine, accompagnés de missiles Meteor et IRIS-T.
Mais pour l’instant, aucun pays n’a franchi le pas. L’Allemagne tergiverse. Le Royaume-Uni hésite. L’Italie calcule. L’Espagne observe. Pendant ce temps, l’Ukraine se bat avec des F-16 et des Mirage 2000, des avions qui font le job mais qui ne sont pas au niveau de ce que possède la Russie. C’est frustrant. C’est incompréhensible. C’est inacceptable. L’Europe a les moyens d’aider l’Ukraine à gagner la guerre aérienne. Elle doit le faire. Maintenant.
Je regarde l’Europe et je vois des pays riches, puissants, qui ont tout ce qu’il faut pour aider l’Ukraine. Des avions. Des missiles. De l’argent. De la technologie. Mais ils ne bougent pas. Ou alors trop lentement. Trop timidement. Comme s’ils avaient peur. Peur de quoi ? De Poutine ? Il est déjà en guerre contre nous. Il sabote nos câbles sous-marins. Il finance nos extrémistes. Il menace nos démocraties. Et nous, on a peur de lui donner des avions ? C’est pathétique.
Les Gripen suédois : une option crédible
La Suède possède une flotte de Gripen, des chasseurs légers et polyvalents développés par Saab. Ces avions sont moins puissants que les Rafale ou les Eurofighter, mais ils ont un avantage : ils sont conçus pour opérer depuis des routes et des pistes sommaires, sans infrastructure lourde. C’est exactement ce dont l’Ukraine a besoin. Des avions qui peuvent décoller de n’importe où, se poser n’importe où, et être entretenus par des équipes réduites. Des avions qui peuvent survivre dans un environnement où les bases aériennes sont constamment menacées.
La Suède a déjà annoncé qu’elle envisageait de livrer des Gripen à l’Ukraine. Mais rien n’est confirmé. Et même si l’accord est signé, les livraisons ne commenceront pas avant 2027. Encore une fois, trop tard. Toujours trop tard. L’Ukraine a besoin d’avions maintenant. Pas dans deux ans. Maintenant. Chaque jour qui passe, des Ukrainiens meurent sous les bombes russes. Chaque jour qui passe, la Russie gagne du terrain. Chaque jour qui passe, l’Occident perd en crédibilité.
Conclusion : un pas dans la bonne direction
Les MICA, un début
L’apparition des missiles MICA sur les Mirage 2000 ukrainiens est une bonne nouvelle. C’est un pas dans la bonne direction. Ces missiles vont permettre aux pilotes ukrainiens d’engager les missiles de croisière et les drones russes à plus longue distance, avec plus d’efficacité. Ils vont sauver des vies. Ils vont protéger des infrastructures. Ils vont donner à l’Ukraine un peu plus de contrôle sur son espace aérien. C’est important. C’est nécessaire. Mais ce n’est pas suffisant.
Parce que le MICA n’est pas le Meteor. Parce que le Mirage 2000 n’est pas le Rafale. Parce que six avions ne font pas une force aérienne. L’Ukraine a besoin de plus. Beaucoup plus. Elle a besoin de chasseurs modernes, de missiles à longue portée, de systèmes de défense aérienne intégrés. Elle a besoin que l’Occident arrête de calculer, de temporiser, de doser. Elle a besoin que nous lui donnions tout ce qu’il faut pour gagner. Pas pour tenir. Pour gagner.
Cette photo d’un Mirage avec un MICA, elle me donne de l’espoir. Mais elle me donne aussi de la rage. Espoir parce que ça prouve qu’on peut faire mieux. Rage parce qu’il aura fallu attendre janvier 2026 pour en arriver là. Combien de temps encore avant que l’Ukraine reçoive des Rafale ? Combien de temps avant que l’Europe se réveille ? Combien de temps avant qu’on arrête de jouer avec des demi-mesures et qu’on donne à l’Ukraine les moyens de gagner ?
La guerre continue
Janvier 2026. La guerre en Ukraine entre dans sa troisième année. Les combats font rage dans le Donbass. Les missiles russes continuent de pleuvoir sur les villes ukrainiennes. Les drones Shahed continuent de terroriser les civils. Et les pilotes ukrainiens continuent de voler, nuit après nuit, pour protéger leur pays. Avec leurs F-16. Avec leurs Mirage 2000. Avec leurs missiles MICA. Avec ce qu’on leur donne. Avec ce qu’on leur refuse.
Cette guerre, l’Ukraine peut la gagner. Mais seulement si l’Occident lui en donne les moyens. Seulement si nous arrêtons de calculer et que nous commençons à agir. Seulement si nous comprenons que chaque jour de retard coûte des vies. Que chaque arme non livrée est une victoire pour Poutine. Que chaque hésitation est une trahison. Les missiles MICA sont un début. Mais ce n’est qu’un début. L’Ukraine attend la suite. Le monde attend la suite. Et Poutine, lui, il attend que nous abandonnions. Ne lui donnons pas cette satisfaction.
Sources
Militarnyi – « Ukrainian Mirage 2000s Armed with MICA Medium-Range Missiles » – 5 janvier 2026 – https://militarnyi.com/en/news/ukrainian-mirage-2000s-armed-with-mica-medium-range-missiles/
The Aviationist – « Ukrainian Mirage 2000s Are Now Equipped with MICA Missiles » – 5 janvier 2026 – https://theaviationist.com/2026/01/05/ukrainian-mirage-2000-mica-missiles/
Technology.org – « Latest French Military Aid Package for Ukraine Includes MICA Missiles » – 28 mars 2025 – https://www.technology.org/2025/03/28/latest-french-military-aid-package-for-ukraine-includes-mica-missiles/
Volyn SOS Medical (Instagram) – Photo originale du Mirage 2000 avec missile MICA – 5 janvier 2026
United24 Media – « Ukrainian Mirage 2000 Pilot Reports 98% Interception Rate Against Russian Air Threats » – Novembre 2025
The Aviationist – « Breaking: First Mirage 2000s Delivered to Ukraine » – 6 février 2025
MBDA – Spécifications techniques du missile MICA et MICA NG – https://www.mbda-systems.com/products/air-dominance/mica-family/
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