Pas une erreur, une cible choisie
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a été catégorique dans sa déclaration sur les réseaux sociaux : « Cette attaque n’était pas une erreur — elle était délibérée, car les Russes ont tenté de frapper cette installation à plusieurs reprises. » Plusieurs reprises. Ce n’est pas un drone égaré. Ce n’est pas une bavure. C’est une campagne ciblée. Les forces russes ont essayé encore et encore jusqu’à ce qu’elles réussissent. Jusqu’à ce que les drones trouvent leur cible et transforment une usine civile en brasier. Sybiha a ajouté : « La Russie cible systématiquement les entreprises américaines en Ukraine. Les attaques de Poutine contre les entreprises américaines et les intérêts américains en Ukraine montrent son mépris total pour les efforts de paix menés par le président Donald Trump. »
Le message est clair. Poutine ne veut pas de la paix. Il veut l’humiliation. Il veut montrer que les États-Unis ne peuvent pas protéger leurs propres entreprises sur le sol ukrainien. Il veut prouver que Washington est impuissant face à la machine de guerre russe. Et jusqu’à présent, il a raison. Parce que les entreprises américaines continuent de se faire bombarder. Parce que les investissements américains continuent de partir en fumée. Et parce que Washington continue de parler de diplomatie pendant que Moscou parle avec des missiles et des drones. Sybiha a conclu : « Le refus de Moscou de répondre aux mesures constructives de l’Ukraine en faveur de la paix doit avoir un coût, et le Kremlin doit sentir que ce coût est sérieux. » Mais quel coût ? Quelles sanctions ? Quelles représailles ? Pour l’instant, le silence de Washington est plus éloquent que n’importe quelle déclaration.
Un pattern qui se répète
Ce n’est pas la première fois que Poutine s’en prend aux entreprises américaines en Ukraine. En août 2025, une usine Flex à Moukatchevo, dans l’ouest de l’Ukraine, a été frappée par un missile russe. Flex, une entreprise américaine qui fabrique des machines à café et d’autres produits civils. Six personnes ont été hospitalisées. Des blessés pour des machines à café. En juin 2025, un immeuble de bureaux utilisé par Boeing à Kyiv a été endommagé lors d’une frappe massive sur la capitale. Boeing, le géant de l’aérospatiale américaine, qui travaillait en partenariat avec le constructeur ukrainien Antonov. Aucun membre du personnel n’a été blessé, mais le message était clair : les entreprises américaines ne sont pas à l’abri.
Selon la Chambre de commerce américaine en Ukraine, environ la moitié de ses membres ont vu leurs installations endommagées ou détruites à divers degrés depuis le début de l’invasion à grande échelle. La moitié. Cinquante pour cent. Ce n’est pas de la malchance. C’est une stratégie. Une stratégie pour chasser les investissements américains hors d’Ukraine. Une stratégie pour montrer que faire des affaires en Ukraine, c’est prendre le risque de tout perdre. Une stratégie pour isoler économiquement l’Ukraine et la priver de ses alliés commerciaux. Et ça marche. Parce que chaque entreprise qui se fait bombarder envoie un message aux autres : partez avant qu’il ne soit trop tard.
Je jubile presque de voir Poutine si transparent dans sa stratégie. Il ne se cache même plus. Il bombarde des usines américaines en plein jour et attend de voir si Washington va réagir. Et Washington ? Washington parle. Washington condamne. Washington envoie des communiqués de presse. Mais les drones russes continuent de voler, et les usines américaines continuent de brûler.
Quarante soldats russes dans un tuyau : l'autre désastre du 5 janvier
Le pipeline Soyuz transformé en tombeau
Pendant que Dnipro nettoyait ses rues couvertes d’huile, une autre histoire se déroulait à Kupiansk, dans la région de Kharkiv. Une histoire de désespoir tactique et de mort industrielle. Les forces russes ont tenté d’utiliser le pipeline Soyuz — un gazoduc majeur — comme route clandestine pour infiltrer les positions ukrainiennes. Environ cinquante soldats russes se sont glissés dans ce tuyau, rampant dans l’obscurité, espérant émerger derrière les lignes ennemies et lancer une attaque surprise. Ils n’ont jamais eu cette chance. La 77e Brigade aéroportée ukrainienne « Naddnipryanska » les attendait. Et ce qui devait être une manœuvre tactique brillante s’est transformé en massacre.
Au moins quarante soldats russes ont été éliminés. Quarante hommes envoyés mourir dans un tuyau. Quarante vies sacrifiées pour une opération qui n’avait aucune chance de réussir. Les forces ukrainiennes avaient détecté la manœuvre dès le début et avaient coordonné avec les unités voisines pour bloquer l’assaut avant qu’il ne prenne de l’ampleur. Le pipeline, censé être une voie d’infiltration secrète, est devenu un piège mortel. Un cercueil métallique où les soldats russes ont rampé vers leur propre mort. La 77e Brigade a rapporté que la situation dans leur zone de responsabilité a depuis été stabilisée. Mais pour les familles de ces quarante hommes, rien ne sera jamais stable à nouveau.
Une tactique du désespoir
Utiliser un pipeline pour infiltrer des positions ennemies n’est pas nouveau dans cette guerre. Les forces russes, incapables de progresser par des moyens conventionnels, se sont tournées vers des méthodes de plus en plus désespérées. Des soldats rampant dans des tuyaux abandonnés. Des groupes d’infiltration de six à huit hommes tentant de se faufiler entre les positions ukrainiennes. Des assauts nocturnes pour minimiser les pertes. Mais les drones ukrainiens voient tout. Les systèmes de surveillance détectent tout. Et chaque tentative d’infiltration se termine par des corps russes empilés dans des fossés ou, dans ce cas, coincés dans un pipeline.
La 77e Brigade a noté que malgré cet échec, les forces russes continuent d’opérer en petits groupes d’infiltration, tentant de se glisser entre les positions ukrainiennes. Ces mouvements restent sous surveillance constante et sont neutralisés dès qu’ils émergent. C’est une guerre d’usure où chaque soldat russe envoyé en mission d’infiltration sait qu’il a peu de chances de revenir. Mais ils y vont quand même. Parce qu’on leur ordonne d’y aller. Parce que refuser, c’est la cour martiale ou pire. Parce que dans l’armée de Poutine, la vie d’un soldat ne vaut rien face aux objectifs stratégiques du Kremlin.
Quarante hommes dans un tuyau. Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’absurdité de cette guerre. Des généraux russes, assis dans des bureaux confortables à Moscou, qui envoient des soldats ramper dans des pipelines. Et ces soldats obéissent. Ils rampent. Ils meurent. Et les généraux dorment bien la nuit, convaincus qu’ils font leur devoir patriotique.
Une guerre qui ne distingue plus rien
Les civils, les entreprises, les infrastructures : tout est cible
Le 5 janvier 2026 restera dans les annales comme une journée où Poutine a montré au monde entier qu’il ne respecte aucune règle. Une usine d’huile de tournesol ? Cible légitime. Des bureaux d’entreprises américaines ? Cibles légitimes. Des hôpitaux, des écoles, des centrales électriques ? Tout est cible. La Russie a lancé neuf missiles balistiques Iskander-M et des missiles antiaériens S-300, ainsi que 165 drones contre l’Ukraine durant la nuit. Les défenses aériennes ukrainiennes ont intercepté 137 drones. Mais vingt-six ont passé, frappant dix emplacements. Les débris sont tombés à neuf endroits. Et chaque impact a laissé des cicatrices — sur les bâtiments, sur les infrastructures, sur les âmes.
À Kyiv, un hôpital privé du district d’Obolonskyi a été touché, tuant un patient et en blessant quatre autres. Deux victimes sont dans un état grave. Un incendie s’est déclaré, forçant le transfert de seize des vingt-six patients de l’hôpital vers des établissements publics. Les pompiers ont éteint l’incendie au petit matin. Dans l’oblast de Kyiv, un homme a été tué dans le village de Kozhukhivka. À Kherson, les forces russes ont ciblé trente-trois localités, blessant trois personnes. À Donetsk, une personne a été tuée et deux autres blessées dans des frappes contre la ville de Kramatorsk. À Zaporijjia, un drone russe a attaqué le centre régional, tuant un conducteur. La liste continue. Encore et encore. Jour après jour. Une litanie de morts et de destructions qui ne semble jamais devoir finir.
Les infrastructures énergétiques dans le viseur
Les forces russes ont également attaqué les infrastructures énergétiques ukrainiennes durant la nuit du 5 janvier, provoquant des coupures de courant dans les oblasts de Donetsk, Kharkiv et Tchernihiv le matin. La frappe a également laissé la ville de Slavutych, dans l’oblast de Kyiv, complètement sans électricité. L’opérateur du réseau électrique national ukrainien, Ukrenergo, a confirmé les dégâts. À Kharkiv, la Russie a lancé cinq frappes de missiles sur la ville, blessant un homme de cinquante-huit ans et causant des « dégâts très importants » aux infrastructures énergétiques de la ville, selon le maire Ihor Terekhov. L’homme blessé, un employé d’une entreprise près du site de la frappe, a été hospitalisé.
Terekhov a ajouté que bien qu’il soit possible de renforcer la protection des installations, « aucune structure en béton ne peut résister à cinq missiles balistiques. » C’est la réalité brutale de cette guerre. Peu importe combien vous renforcez, peu importe combien vous protégez, les missiles russes finissent par passer. Et quand ils passent, ils détruisent tout. Les centrales électriques, les transformateurs, les lignes de transmission. Tout ce qui permet à une ville de fonctionner. Tout ce qui permet aux gens de vivre une vie normale. Poutine ne veut pas conquérir l’Ukraine. Il veut la rendre invivable. Il veut que chaque Ukrainien se réveille le matin en se demandant s’il aura de l’électricité, de l’eau, du chauffage. Il veut briser la volonté de résistance en rendant la vie quotidienne insupportable.
Je lis ces rapports de coupures de courant, d’hôpitaux bombardés, de civils tués, et je me demande : combien de temps encore ? Combien de temps avant que le monde réalise que Poutine ne s’arrêtera jamais de lui-même ? Qu’il continuera de bombarder, de détruire, de tuer jusqu’à ce que quelqu’un l’arrête ? Et qui va l’arrêter ? Qui a le courage de dire : ça suffit ?
Les pertes russes s'accumulent
Quatre-vingt-dix mille soldats en trois mois
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé le 5 janvier que l’armée ukrainienne avait éliminé plus de quatre-vingt-dix mille soldats russes au cours des trois derniers mois. Quatre-vingt-dix mille. Trente-cinq mille en décembre. Trente mille en novembre. Vingt-six mille en octobre. Des chiffres vérifiés par des images vidéo disponibles depuis la ligne de front. Des chiffres qui donnent le vertige. Des chiffres qui représentent des vies — des fils, des pères, des frères envoyés mourir pour les ambitions impériales d’un homme. Zelensky a attribué ces pertes en partie aux « solutions technologiques » ukrainiennes, notamment l’augmentation de la fourniture de drones aux troupes. « Il est clair que les technologies fonctionnent efficacement », a-t-il déclaré.
Selon l’état-major général des forces armées ukrainiennes, la Russie a perdu environ 1 212 520 soldats en Ukraine depuis le début de l’invasion à grande échelle le 24 février 2022. Ce chiffre inclut 990 pertes que les forces russes ont subies au cours de la dernière journée. Plus d’un million deux cent mille soldats. Plus d’un million de vies sacrifiées pour une guerre que Poutine refuse d’admettre qu’il est en train de perdre. Les pertes matérielles sont tout aussi stupéfiantes : 11 507 chars, 23 857 véhicules de combat blindés, 72 945 véhicules et citernes de carburant, 35 785 systèmes d’artillerie, 1 592 systèmes de lance-roquettes multiples, 1 268 systèmes de défense aérienne, 434 avions, 347 hélicoptères, 100 564 drones, 28 navires et bateaux, et deux sous-marins.
Une guerre d’usure que Moscou ne peut pas gagner
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La Russie perd des soldats à un rythme insoutenable. Elle perd du matériel qu’elle ne peut pas remplacer. Elle perd des chars, des avions, des hélicoptères qui ont coûté des milliards à produire. Et pour quoi ? Pour quelques kilomètres de territoire conquis ? Pour des villes en ruines ? Pour le droit de dire qu’elle a « gagné » une guerre qui a déjà coûté plus d’un million de vies russes ? Zelensky a été clair : « Bien sûr, l’Ukraine est pleinement engagée dans la diplomatie et veut mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible. Mais la Russie ne démontre pas une approche similaire et prolonge son agression. Nous allons contrer cela par une plus grande avancée technologique et la transformation du secteur de la défense. »
Le message est simple : l’Ukraine ne va pas abandonner. Elle va continuer de se battre. Elle va continuer d’innover. Elle va continuer de tuer des soldats russes jusqu’à ce que Moscou réalise que cette guerre est perdue. Et si Moscou ne le réalise jamais ? Alors l’Ukraine continuera de se battre. Parce qu’elle n’a pas le choix. Parce que l’alternative, c’est la capitulation. Et la capitulation, pour l’Ukraine, c’est la mort. Zelensky a ajouté : « Nous préparons nos nouveaux formats spéciaux pour renforcer la composante drone de notre défense. » Les drones. Les technologies. L’innovation. C’est ainsi que l’Ukraine gagne cette guerre. Pas avec des chars et des avions qu’elle n’a pas. Mais avec des drones bon marché, des technologies de pointe, et une volonté de fer de ne jamais céder.
Quatre-vingt-dix mille soldats russes en trois mois. Je lis ce chiffre et je ne ressens rien. Pas de pitié. Pas de tristesse. Juste une froide satisfaction de savoir que chaque soldat russe éliminé est un soldat de moins pour bombarder des hôpitaux, des usines, des écoles. Chaque soldat russe mort est une vie ukrainienne sauvée. C’est brutal. C’est cruel. Mais c’est la réalité de cette guerre.
Le remaniement politique de Zelensky
Mykhailo Fedorov, le nouveau ministre de la Défense
Le 5 janvier, Zelensky a également annoncé sa nomination de Mykhailo Fedorov, ministre de la Transformation numérique et vice-Premier ministre, pour diriger le ministère de la Défense. Fedorov, trente-quatre ans, est l’un des rares responsables à avoir été avec l’équipe de Zelensky depuis le début de sa carrière politique en 2019. Il est le seul ministre à avoir survécu à tous les remaniements gouvernementaux. Et maintenant, il va diriger le ministère de la Défense. Un choix audacieux. Un choix qui montre que Zelensky mise sur la technologie et l’innovation pour gagner cette guerre. Fedorov a dirigé le ministère de la Transformation numérique depuis 2019 et a supervisé la numérisation de l’administration ukrainienne, la création de l’application Diia, et l’intégration des technologies dans tous les aspects de la vie publique.
Zelensky et Fedorov ont discuté des changements que le ministre mettra potentiellement en œuvre dans son nouveau rôle. Fedorov devrait présenter des projets de décisions dans la semaine visant à renforcer les capacités de défense de l’Ukraine. Zelensky a déclaré : « Nous allons contrer cela par une plus grande avancée technologique et la transformation du secteur de la défense. » Le message est clair : l’Ukraine va miser sur la technologie. Sur les drones. Sur l’intelligence artificielle. Sur tout ce qui peut donner un avantage sur le champ de bataille. Et Fedorov est l’homme pour le faire. Il a prouvé qu’il pouvait transformer un ministère. Maintenant, il va devoir transformer une armée.
Vasyl Maliuk démissionne du SBU
Dans un autre mouvement majeur, Zelensky a annoncé que Vasyl Maliuk allait démissionner de son poste de chef du Service de sécurité de l’Ukraine (SBU), mais resterait dans l’agence pour se concentrer sur les opérations asymétriques contre la Russie. Zelensky a nommé Yevhenii Khmara, chef du Centre d’opérations spéciales « A », comme chef par intérim du SBU. Maliuk a déclaré qu’il resterait dans le service pour mener ce qu’il a décrit comme des opérations asymétriques de classe mondiale visant à infliger un « dommage maximum » à Moscou. Malgré le fait qu’il ait dirigé plusieurs des opérations les plus importantes de l’Ukraine contre la Russie, le mandat de Maliuk a été marqué par la controverse, notamment en raison de son implication dans des actions ciblant des organismes anti-corruption.
Son départ fait suite à des jours de spéculation selon lesquels Zelensky se préparait à le limoger. Ce mouvement est l’un des nombreux limogeages et nominations clés que Zelensky a annoncés en 2026, dans un remaniement gouvernemental motivé en partie par le récent scandale de corruption en Ukraine. La plupart des responsables qui ont été démis de leurs fonctions ont rapidement été réaffectés à des postes de rang similaire. C’est un jeu de chaises musicales où les mêmes visages reviennent encore et encore, juste avec des titres différents. Mais le message est clair : Zelensky veut montrer qu’il prend des mesures. Qu’il nettoie la maison. Qu’il est sérieux dans sa lutte contre la corruption et dans sa volonté de gagner cette guerre.
Je regarde ces remaniements et je me demande : est-ce que ça va vraiment changer quelque chose ? Ou est-ce juste du théâtre politique ? Fedorov est brillant, aucun doute là-dessus. Mais peut-il transformer une armée en pleine guerre ? Peut-il apporter les changements nécessaires assez rapidement pour faire une différence ? Je veux y croire. Mais j’ai vu trop de promesses brisées dans cette guerre pour être optimiste.
Le silence assourdissant de Washington
Où est la réponse américaine ?
Une usine américaine bombardée. Des investissements américains détruits. Des intérêts américains humiliés. Et la réponse de Washington ? Des communiqués de presse. Des déclarations de condamnation. Des promesses de soutien continu. Mais aucune action concrète. Aucune représaille. Aucun signal envoyé à Moscou que bombarder des entreprises américaines aura des conséquences. Andy Hunder, président de la Chambre de commerce américaine en Ukraine, a été clair : « Washington doit agir pour défendre les entreprises américaines. » Mais Washington n’agit pas. Washington parle. Et pendant que Washington parle, les drones russes continuent de voler, et les usines américaines continuent de brûler.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a souligné que les attaques de Poutine contre les entreprises américaines montrent son « mépris total pour les efforts de paix menés par le président Donald Trump. » C’est un camouflet direct à Trump. Un message clair que Poutine ne respecte ni Trump, ni ses efforts de paix, ni les États-Unis en général. Et comment Trump va-t-il réagir ? Va-t-il imposer de nouvelles sanctions ? Va-t-il fournir plus d’armes à l’Ukraine ? Va-t-il enfin autoriser l’Ukraine à frapper en profondeur sur le territoire russe avec des armes américaines ? Ou va-t-il continuer de parler de diplomatie pendant que Poutine continue de bombarder ?
Le coût de l’inaction
Chaque jour où Washington reste silencieux est un jour où Poutine se sent plus fort. Chaque jour où aucune représaille n’est prise est un jour où Moscou se sent invincible. Chaque jour où les entreprises américaines se font bombarder sans conséquence est un jour où d’autres entreprises décident de quitter l’Ukraine. Et c’est exactement ce que Poutine veut. Il veut isoler économiquement l’Ukraine. Il veut chasser les investissements étrangers. Il veut montrer au monde que faire des affaires en Ukraine, c’est prendre le risque de tout perdre. Et jusqu’à présent, sa stratégie fonctionne. Parce que Washington ne fait rien. Parce que l’Europe ne fait rien. Parce que le monde regarde et laisse faire.
Sybiha a conclu : « Le refus de Moscou de répondre aux mesures constructives de l’Ukraine en faveur de la paix doit avoir un coût, et le Kremlin doit sentir que ce coût est sérieux. » Mais quel coût ? Quelles sanctions supplémentaires ? Quelles armes supplémentaires ? Quelles mesures concrètes pour montrer à Poutine qu’il ne peut pas continuer impunément ? Pour l’instant, le coût est nul. Poutine bombarde, détruit, tue, et ne paie aucun prix. Et tant que ce sera le cas, il continuera. Parce qu’il n’a aucune raison de s’arrêter. Parce que personne ne l’y force.
Je suis en colère. En colère contre Washington. En colère contre l’Europe. En colère contre tous ceux qui regardent cette guerre et ne font rien. Des entreprises américaines se font bombarder, et Washington envoie des communiqués de presse. Des civils ukrainiens meurent, et l’Europe parle de diplomatie. Combien de morts encore avant que quelqu’un ait le courage de dire : ça suffit ? Combien d’usines détruites avant que quelqu’un décide d’agir ?
Une guerre sans fin en vue
Poutine ne veut pas de la paix
Toutes les déclarations, tous les efforts diplomatiques, toutes les tentatives de négociation se heurtent à la même réalité brutale : Poutine ne veut pas de la paix. Il veut la victoire. Il veut l’humiliation de l’Ukraine. Il veut montrer au monde que la Russie est une superpuissance qui peut faire ce qu’elle veut sans conséquence. Et tant qu’il pensera qu’il peut gagner, il continuera. Tant qu’il pensera que le temps joue en sa faveur, il continuera. Tant qu’il pensera que l’Occident finira par se lasser et abandonner l’Ukraine, il continuera. Zelensky l’a dit clairement : « Bien sûr, l’Ukraine est pleinement engagée dans la diplomatie et veut mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible. Mais la Russie ne démontre pas une approche similaire et prolonge son agression. »
La guerre continue. Les bombardements continuent. Les morts continuent. Et rien ne laisse présager une fin prochaine. Parce que Poutine ne veut pas de fin. Il veut continuer jusqu’à ce que l’Ukraine soit à genoux. Jusqu’à ce que l’Occident abandonne. Jusqu’à ce qu’il puisse déclarer la victoire et rentrer chez lui en héros. Mais l’Ukraine ne se mettra pas à genoux. L’Ukraine continuera de se battre. Et tant que l’Ukraine se battra, cette guerre continuera. Jour après jour. Mois après mois. Année après année. Une guerre d’usure où chaque camp espère que l’autre craquera en premier. Une guerre où les civils paient le prix le plus élevé. Une guerre qui ne devrait jamais avoir lieu.
L’Ukraine se prépare pour le long terme
Face à cette réalité, l’Ukraine se prépare pour le long terme. Zelensky a annoncé : « Nous préparons nos nouveaux formats spéciaux pour renforcer la composante drone de notre défense. » Les drones. Les technologies. L’innovation. C’est la stratégie ukrainienne pour les mois et les années à venir. Parce que l’Ukraine ne peut pas gagner une guerre conventionnelle contre la Russie. Elle n’a pas assez de chars. Elle n’a pas assez d’avions. Elle n’a pas assez de soldats. Mais elle a des drones. Elle a des ingénieurs brillants. Elle a une volonté de fer de ne jamais céder. Et elle va utiliser tout ça pour continuer de se battre. Pour continuer de tuer des soldats russes. Pour continuer de détruire du matériel russe. Jusqu’à ce que Moscou réalise que cette guerre est perdue.
Fedorov, le nouveau ministre de la Défense, va jouer un rôle clé dans cette transformation. Il va devoir moderniser l’armée ukrainienne. Il va devoir intégrer les technologies dans tous les aspects de la défense. Il va devoir transformer une armée conventionnelle en une force technologique capable de tenir tête à la Russie. C’est un défi immense. Mais si quelqu’un peut le faire, c’est Fedorov. Il a prouvé qu’il pouvait transformer un ministère. Maintenant, il va devoir transformer une armée. En pleine guerre. Sous les bombardements. Avec des ressources limitées. C’est une mission impossible. Mais dans cette guerre, l’impossible est devenu quotidien.
Je regarde l’Ukraine et je suis émerveillé par sa résilience. Bombardée chaque jour. Attaquée de toutes parts. Et pourtant, elle continue. Elle innove. Elle se bat. Elle refuse de céder. C’est inspirant. C’est humiliant aussi. Parce que pendant que l’Ukraine se bat pour sa survie, le reste du monde regarde et ne fait rien. Nous devrions tous avoir honte.
Conclusion : Le 5 janvier 2026, un jour comme les autres dans l'enfer ukrainien
Trois cents tonnes d’huile dans les rues de Dnipro. Quarante soldats russes morts dans un pipeline à Kupiansk. Des hôpitaux bombardés à Kyiv. Des infrastructures énergétiques détruites à Kharkiv. Des civils tués à Kramatorsk, Zaporijjia, Kherson. Le 5 janvier 2026 n’était pas un jour exceptionnel dans cette guerre. C’était un jour comme les autres. Un jour où Poutine a montré au monde qu’il ne respecte rien. Ni les civils, ni les entreprises, ni les infrastructures, ni les intérêts américains. Un jour où l’Ukraine a montré qu’elle ne cédera jamais. Qu’elle continuera de se battre. Qu’elle continuera de résister. Un jour où Washington a montré son impuissance. Où l’Europe a montré son indifférence. Où le monde a montré qu’il préfère regarder plutôt qu’agir.
Et demain ? Demain sera un autre jour comme celui-ci. Les drones russes continueront de voler. Les missiles continueront de tomber. Les civils continueront de mourir. Et le monde continuera de regarder. Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que quelqu’un ait le courage de dire : ça suffit. Jusqu’à ce que quelqu’un décide d’agir plutôt que de parler. Jusqu’à ce que quelqu’un réalise que chaque jour d’inaction est un jour de victoire pour Poutine. Mais ce jour viendra-t-il ? Je veux y croire. Mais après mille quatre cent douze jours de guerre, après plus d’un million de soldats russes tués, après des milliers de civils ukrainiens massacrés, je commence à en douter.
Le 5 janvier 2026. Un jour comme les autres. Un jour où j’ai lu les nouvelles et senti mon cœur se serrer. Un jour où j’ai vu des images d’usines détruites et de rues couvertes d’huile. Un jour où j’ai pensé : combien de temps encore ? Combien de jours comme celui-ci avant que le monde se réveille ? Combien de morts avant que quelqu’un décide d’agir ? Je ne sais pas. Mais je sais une chose : l’Ukraine ne cédera jamais. Et tant qu’elle se battra, je continuerai de raconter son histoire. Parce que c’est tout ce que je peux faire. Raconter. Témoigner. Espérer que quelqu’un, quelque part, lira ces mots et décidera d’agir.
Sources
Kyiv Independent – « Ukraine war latest: Russian drones attack Dnipro, damage US-owned sunflower oil plant, major spill reported » – 5 janvier 2026 – https://kyivindependent.com/ukraine-war-latest-update-2026-01-05/
UNITED24 Media – « Russia Just Bombed an American Company in Ukraine—and Spilled 300 Tons of Oil Across a City » – 5 janvier 2026 – https://united24media.com/latest-news/russia-just-bombed-an-american-company-in-ukraine-and-spilled-300-tons-of-oil-across-a-city-14768
UNITED24 Media – « Russia Used Yet Another Pipe to Advance in Ukraine—Ends With 40 Dead Soldiers, Video » – 5 janvier 2026 – https://united24media.com/latest-news/russia-used-yet-another-pipe-to-advance-in-ukraine-ends-with-40-dead-soldiers-video-14760