Bunge n’est pas la première cible
Ce n’est pas la première fois. Loin de là. En août 2025, une usine Flex à Mukachevo, dans l’ouest de l’Ukraine, a été frappée par un missile russe. Flex, encore une entreprise américaine. L’un des plus gros investissements américains dans la région. Six personnes hospitalisées. Des machines à café détruites — oui, l’usine ne fabriquait que des produits civils, rien de militaire. Mais peu importe pour Moscou. Ce qui compte, c’est le drapeau américain sur le bâtiment. Ce qui compte, c’est le message envoyé à Washington. En juin 2025, c’était au tour de Boeing. Un immeuble de bureaux utilisé par le géant de l’aérospatiale à Kiev. Frappé. Endommagé. Heureusement, aucun membre du personnel blessé. Mais encore une fois, le symbole est là. Boeing. L’Amérique. Visée.
Selon Andy Hunder, président de la Chambre de commerce américaine en Ukraine, environ la moitié des membres de la chambre ont vu leurs installations endommagées ou détruites à divers degrés. La moitié. Cinquante pour cent. Ce n’est plus du hasard. C’est une stratégie. Une stratégie méthodique, calculée, pour cibler les investissements américains en Ukraine. Pour montrer que l’Amérique ne peut rien faire. Pour humilier Washington. Pour prouver que les sanctions, les aides militaires, les discours de soutien — tout ça ne sert à rien face à un drone russe.
Le message de Poutine à Trump
Et le timing, parlons-en. Fin décembre 2025, Volodymyr Zelensky rencontre Donald Trump en Floride. Ils discutent de la fin de la guerre. De la paix. De solutions diplomatiques. Et quelques jours plus tard, le 5 janvier 2026, Poutine envoie un drone sur une usine américaine. Coïncidence ? Vraiment ? Andrii Sybiha ne s’y trompe pas : « Les attaques de Poutine contre les entreprises américaines et les intérêts américains en Ukraine montrent son mépris total pour les efforts de paix menés par le président Donald Trump. » Mépris total. Voilà les mots. Poutine ne veut pas négocier. Il veut gagner. Et pour gagner, il faut briser l’adversaire. Briser son économie. Briser ses investissements. Briser sa volonté.
Et là, je me pose la question : qu’est-ce que Trump va faire ? Qu’est-ce que Washington va faire ? Parce que si on laisse passer ça, si on laisse Poutine bombarder des entreprises américaines sans réagir, alors on envoie un message clair au monde entier : l’Amérique ne protège plus ses intérêts. L’Amérique ne défend plus ses entreprises. L’Amérique est faible. Et dans le monde de Poutine, la faiblesse est une invitation à frapper encore plus fort.
Dnipro sous les bombes
Une ville qui encaisse
Dnipro. Une ville qui connaît la guerre. Une ville qui a déjà encaissé des frappes, des bombardements, des nuits d’angoisse. Mais cette fois, c’est différent. Cette fois, ce n’est pas juste une infrastructure militaire ou un pont stratégique. C’est une usine civile. Une usine qui produit de l’huile de tournesol. De l’huile pour cuisiner. Pour nourrir les familles. Et maintenant, cette huile coule dans les rues, mélangée à la poussière et au sable que les services municipaux répandent pour essayer de contenir le désastre. L’embarcadère de la ville, cette artère vitale qui longe le fleuve Dniepr, est fermé. Deux à trois jours, disent les autorités. Deux à trois jours pendant lesquels la circulation sera paralysée. Deux à trois jours pendant lesquels les habitants devront faire des détours, perdre du temps, subir les conséquences d’une frappe qui ne les visait même pas directement.
Mais au-delà de l’huile et des routes fermées, il y a l’incendie. Le drone a déclenché un brasier sur le site de l’usine. Les pompiers ont dû intervenir, éteindre les flammes, sécuriser la zone. Une voiture a été endommagée. Une ligne électrique aussi. Des dégâts collatéraux, comme on dit. Mais pour les habitants de Dnipro, ce ne sont pas des « dégâts collatéraux ». C’est leur quotidien. C’est leur ville qui brûle. C’est leur économie qui s’effondre un peu plus à chaque frappe. Et pendant ce temps, le monde regarde. Le monde commente. Le monde s’indigne. Mais rien ne change.
Le gouverneur qui rassure
Vladyslav Haivanenko, gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk, confirme qu’aucune victime n’est à déplorer. C’est déjà ça. Dans cette guerre, on en est réduit à se réjouir qu’il n’y ait « que » des dégâts matériels. Pas de morts. Pas de blessés. Juste une usine détruite, des tonnes d’huile perdues, une économie locale qui prend un coup. Mais bon, au moins, personne n’est mort. C’est le genre de phrase qu’on se répète pour ne pas sombrer. Pour continuer à croire que demain sera meilleur. Pour garder espoir malgré les drones, malgré les missiles, malgré la guerre qui n’en finit pas.
Je pense aux habitants de Dnipro. À ceux qui se sont réveillés ce matin-là en entendant l’explosion. À ceux qui ont vu l’huile couler dans les rues comme une marée noire. À ceux qui se demandent combien de temps encore ils devront vivre comme ça. Combien de frappes encore. Combien de destructions encore. Combien de « pas de victimes cette fois » encore. Parce que oui, c’est une bonne nouvelle qu’il n’y ait pas de morts. Mais c’est aussi une tragédie qu’on en soit réduit à se réjouir de ça.
Kharkiv dans le noir
Cinq missiles pour une ville
Mais Dnipro n’était pas la seule cible ce 5 janvier. À Kharkiv, deuxième plus grande ville d’Ukraine, les Russes ont frappé cinq fois. Cinq frappes de missiles. Cinq explosions. Cinq fois où les habitants ont dû se précipiter dans les abris. Les cibles ? Les infrastructures énergétiques. Encore. Toujours. Depuis novembre 2025, la Russie a intensifié ses attaques sur le système énergétique ukrainien. Le but est simple : plonger le pays dans le noir. Dans le froid. Dans le désespoir. À Kharkiv, la température était de -3°C ce jour-là. Pas glacial, mais suffisamment froid pour que la perte de chauffage soit un problème. Et avant cette attaque, les habitants recevaient déjà de l’électricité seulement 14 à 16 heures par jour. Imaginez. Vous vivez dans une ville d’un million d’habitants, et vous n’avez l’électricité que deux tiers de la journée. Et maintenant, après ces frappes, c’est encore pire.
Ihor Terekhov, le maire de Kharkiv, résume la situation avec une clarté brutale : « Ce n’est pas juste une attaque sur des installations. C’est une attaque sur le chauffage, sur l’eau, sur la vie normale des gens. Ils essaient de nous briser avec la peur et l’obscurité. » Briser. Voilà le mot. Poutine ne veut pas juste gagner militairement. Il veut briser l’Ukraine. Briser son peuple. Briser sa volonté de résister. Et pour ça, il frappe là où ça fait mal : l’énergie, le chauffage, l’eau. Les besoins de base. Ceux sans lesquels on ne peut pas vivre. Un homme de 58 ans a été blessé dans les frappes. Un employé d’une entreprise près du site touché. Hospitalisé. Une victime de plus dans une guerre qui en compte déjà trop.
Une stratégie de terreur
Depuis novembre 2025, la Russie a changé de tactique. Fini les frappes sporadiques. Place aux attaques massives et systématiques sur le système énergétique ukrainien. Fin décembre, un tiers de Kiev s’est retrouvé sans chauffage après une vaste attaque russe. Le port d’Odessa, le plus grand d’Ukraine, a été pratiquement coupé de l’électricité pendant plusieurs jours. Des stations de production de chaleur ont été visées à Chernihiv, près de la frontière russe, et à Kherson, dans le sud. Partout, la même stratégie : frapper les infrastructures civiles pour terroriser la population. Pour la forcer à abandonner. Pour la pousser à supplier son gouvernement de capituler.
Je regarde ces chiffres, ces villes plongées dans le noir, et je me dis : c’est ça, la guerre moderne. Ce n’est plus des armées qui s’affrontent sur un champ de bataille. C’est des civils qui gèlent dans leurs appartements. Des familles qui n’ont plus d’eau chaude. Des enfants qui font leurs devoirs à la lumière des bougies. Et pendant ce temps, le monde continue de tourner. Les gens continuent de vivre leur vie normale. Et moi, je me demande : comment on peut rester indifférent face à ça ?
Bunge répond
Une entreprise sous le choc
Bunge n’a pas tardé à réagir. Par la voix de sa porte-parole Christi Dixon, l’entreprise a confirmé que « les dégâts sur une partie de son installation à Dnipro sont toujours en cours d’évaluation » et qu’elle « travaille avec les autorités locales pour atténuer l’impact. » Un communiqué sobre, professionnel, qui cache mal l’ampleur du désastre. Trois cents tonnes d’huile perdues. Une usine endommagée. Des opérations interrompues. Et surtout, un message envoyé à toutes les entreprises américaines en Ukraine : vous n’êtes pas en sécurité. Même si vous produisez des biens civils. Même si vous créez des emplois. Même si vous investissez dans l’économie locale. Vous êtes une cible. Parce que vous êtes américains.
Mais Bunge ne compte pas abandonner. « Notre priorité immédiate est la sécurité des personnes sur le site et la restauration des opérations », insiste Dixon. Restaurer les opérations. Continuer à produire. Continuer à investir. Continuer à croire en l’Ukraine. C’est un acte de résistance en soi. Parce que c’est exactement ce que Poutine ne veut pas. Il veut que les entreprises américaines fuient. Il veut que les investisseurs se retirent. Il veut que l’Ukraine soit isolée, abandonnée, livrée à elle-même. Mais tant que des entreprises comme Bunge restent, tant qu’elles continuent à opérer malgré les bombes, malgré les drones, malgré les destructions, alors Poutine n’a pas gagné.
La Chambre de commerce américaine monte au créneau
Andy Hunder, président de la Chambre de commerce américaine en Ukraine, ne mâche pas ses mots. « Poutine cible les entreprises américaines — frappant les investissements américains en Ukraine et humiliant les intérêts américains. Cela doit cesser. Washington doit agir pour défendre les entreprises américaines. » Agir. Voilà le mot clé. Parce que jusqu’à présent, les réactions ont été timides. Des condamnations. Des déclarations d’indignation. Mais rien de concret. Rien qui fasse vraiment mal à Moscou. Et pendant ce temps, les entreprises américaines continuent de prendre des coups. Selon Hunder, environ la moitié des membres de la chambre ont vu leurs installations endommagées ou détruites. La moitié. C’est énorme. C’est systématique. C’est une guerre économique menée contre les intérêts américains en Ukraine.
Et là, je me demande : qu’est-ce qu’il faut de plus pour que Washington réagisse ? Combien d’usines détruites ? Combien d’investissements perdus ? Combien d’humiliations encore ? Parce que si on ne fait rien, si on laisse Poutine continuer à frapper impunément les entreprises américaines, alors on envoie un message clair au monde entier : l’Amérique ne défend plus ses intérêts. Et ça, c’est dangereux. Très dangereux.
Sybiha accuse
Un ministre qui ne décolère pas
Andrii Sybiha, ministre ukrainien des Affaires étrangères, a publié une déclaration cinglante sur les réseaux sociaux. « Une frappe russe ciblée a endommagé une installation civile de production d’huile de tournesol à Dnipro appartenant à la célèbre entreprise américaine Bunge. Cette attaque n’était pas une erreur — elle était délibérée, car les Russes ont tenté de frapper cette installation plusieurs fois. » Plusieurs fois. Le mot résonne. Ce n’est pas un drone égaré. Ce n’est pas une erreur de navigation. C’est une volonté. Une intention. Un acharnement. Les Russes ont essayé une fois. Deux fois. Trois fois peut-être. Jusqu’à ce que ça marche. Jusqu’à ce que le drone trouve sa cible et la détruise.
Sybiha poursuit : « La Russie cible systématiquement les entreprises américaines en Ukraine. Les attaques de Poutine contre les entreprises américaines et les intérêts américains en Ukraine montrent son mépris total pour les efforts de paix menés par le président Donald Trump. » Mépris total. Voilà ce que Poutine pense des efforts de paix. Voilà ce qu’il pense de la diplomatie. Pendant que Trump tend la main, Poutine envoie des drones. Pendant que Washington parle de négociations, Moscou bombarde. Et le message est clair : je ne négocie pas. Je gagne. Ou je détruis tout.
Un appel à l’action
« C’est pourquoi il est si urgent de faire avancer le processus de paix — et l’Ukraine est prête à le faire avancer — ainsi que de renforcer la défense aérienne de l’Ukraine et d’augmenter la pression des sanctions », conclut Sybiha. Renforcer la défense aérienne. Augmenter les sanctions. Faire avancer le processus de paix. Trois axes. Trois priorités. Mais pour l’instant, rien de tout ça ne semble se concrétiser. Les sanctions existent déjà, mais elles ne suffisent manifestement pas à dissuader Poutine. La défense aérienne ukrainienne fait ce qu’elle peut, mais elle ne peut pas tout arrêter. Et le processus de paix ? Il avance à la vitesse d’un escargot pendant que les drones russes volent à des centaines de kilomètres par heure.
Je lis ces déclarations de Sybiha, et je ressens sa frustration. Sa colère. Son désespoir aussi, peut-être. Parce qu’il sait que les mots ne suffisent pas. Que les déclarations d’indignation ne changent rien. Que tant que Poutine ne paiera pas le prix de ses actions, il continuera. Encore et encore. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à détruire.
Le sommet de Paris
Trente dirigeants pour l’Ukraine
Le 7 janvier 2026, plus de trente dirigeants mondiaux se réuniront à Paris pour un sommet sur l’Ukraine. Un sommet qui devrait finaliser les contributions des alliés de Kiev aux futures garanties de sécurité en cas de cessez-le-feu avec la Russie. Un sommet crucial. Un sommet qui pourrait changer la donne. Ou pas. Parce que les sommets, on en a déjà vu beaucoup. Des déclarations. Des promesses. Des engagements. Et puis quoi ? La guerre continue. Les bombes tombent. Les gens meurent. Et les sommets se succèdent, impuissants face à la réalité du terrain.
Mais cette fois, peut-être, ce sera différent. Peut-être que les dirigeants occidentaux comprendront enfin que Poutine ne négocie pas de bonne foi. Qu’il utilise les pourparlers de paix comme une couverture pour continuer à frapper. Qu’il faut arrêter de parler et commencer à agir. Renforcer la défense aérienne ukrainienne. Fournir plus d’armes. Augmenter les sanctions. Isoler la Russie économiquement. Diplomatiquement. Militairement. Parce que tant qu’on ne le fera pas, Poutine continuera. Et les usines américaines continueront de brûler.
Trump face à ses contradictions
Et puis il y a Donald Trump. Le président américain qui veut négocier la paix avec Poutine. Qui a rencontré Zelensky en Floride fin décembre. Qui parle de « solutions diplomatiques » et de « fin de la guerre ». Mais comment négocier avec quelqu’un qui bombarde vos entreprises ? Comment faire confiance à quelqu’un qui humilie vos intérêts ? Trump va devoir choisir. Soit il continue à tendre la main à Poutine, au risque de passer pour faible. Soit il réagit fermement, au risque de faire échouer les pourparlers de paix. Un dilemme. Un choix impossible. Mais un choix qu’il devra faire. Parce que le monde regarde. Et l’Amérique ne peut pas se permettre de paraître faible.
Je me demande ce que Trump va faire. Est-ce qu’il va réagir ? Est-ce qu’il va défendre les entreprises américaines ? Ou est-ce qu’il va continuer à parler de paix pendant que Poutine envoie des drones ? Parce que si c’est la deuxième option, alors on est mal. Très mal. Parce que ça voudra dire que Poutine a gagné. Qu’il peut faire ce qu’il veut sans conséquences. Et ça, c’est terrifiant.
Une guerre économique
Cibler les investissements
Ce qui se passe en Ukraine, ce n’est pas juste une guerre militaire. C’est aussi une guerre économique. Une guerre contre les investissements étrangers. Une guerre contre les entreprises occidentales. Une guerre pour isoler l’Ukraine, pour la couper de ses partenaires économiques, pour la rendre dépendante de la Russie. Et ça marche. Parce que chaque usine détruite, c’est un investisseur qui hésite. Chaque entreprise bombardée, c’est un signal envoyé aux autres : partez. Fuyez. Vous n’êtes pas en sécurité ici. Et petit à petit, l’économie ukrainienne s’effondre. Pas à cause de la guerre directement. Mais à cause de la peur. De l’incertitude. De l’impossibilité de planifier l’avenir quand on ne sait pas si son usine sera encore debout demain.
Bunge, Flex, Boeing. Trois entreprises américaines. Trois cibles. Trois messages envoyés à Washington. Mais combien d’autres entreprises ont été touchées sans qu’on en parle ? Combien d’usines détruites ? Combien d’investissements perdus ? Selon la Chambre de commerce américaine en Ukraine, environ la moitié de ses membres ont subi des dommages. La moitié. C’est énorme. C’est systématique. C’est une stratégie délibérée pour chasser les entreprises américaines d’Ukraine. Et pour l’instant, ça marche.
Le coût humain et économique
Mais au-delà des chiffres, il y a les gens. Les employés de Bunge qui se demandent s’ils auront encore un travail demain. Les habitants de Dnipro qui voient leur ville détruite petit à petit. Les familles ukrainiennes qui vivent dans la peur constante d’une nouvelle frappe. Parce que oui, cette fois, il n’y a pas eu de victimes. Mais la prochaine fois ? Et celle d’après ? Combien de temps encore avant que la chance tourne ? Combien de frappes encore avant qu’on ne puisse plus dire « heureusement, pas de morts » ? Parce que c’est ça, la réalité de la guerre. Ce n’est pas juste des statistiques. Ce sont des vies. Des familles. Des destins brisés.
Je pense à ces employés de Bunge. À ceux qui travaillaient dans cette usine. À ceux qui se demandent maintenant s’ils vont retrouver leur emploi. S’ils vont pouvoir nourrir leur famille. S’ils vont pouvoir reconstruire. Et je me dis que c’est ça, le vrai coût de la guerre. Ce ne sont pas les usines détruites. Ce sont les vies bouleversées. Les rêves brisés. Les espoirs anéantis.
La résistance continue
L’Ukraine ne plie pas
Mais malgré tout, l’Ukraine tient. Malgré les bombes, malgré les drones, malgré les destructions, le pays refuse de plier. Les usines sont reconstruites. Les infrastructures sont réparées. Les gens continuent de vivre. De travailler. De résister. Parce que c’est ça, la force de l’Ukraine. Ce n’est pas son armée. Ce n’est pas ses armes. C’est son peuple. Un peuple qui refuse de se soumettre. Un peuple qui refuse d’abandonner. Un peuple qui, malgré tout, continue de croire en l’avenir.
Et les entreprises étrangères, elles aussi, continuent de croire en l’Ukraine. Bunge ne part pas. Elle répare. Elle reconstruit. Elle continue. Parce qu’elle sait que si elle part, Poutine aura gagné. Si elle abandonne, alors toutes les autres entreprises suivront. Et l’Ukraine se retrouvera seule. Isolée. Livrée à elle-même. Mais tant que des entreprises comme Bunge restent, tant qu’elles continuent à investir, à produire, à créer des emplois, alors l’Ukraine a une chance. Une chance de survivre. Une chance de gagner.
Un message au monde
Cette attaque sur l’usine Bunge, c’est plus qu’une simple frappe militaire. C’est un message. Un message envoyé au monde entier. Un message qui dit : je peux frapper n’importe où. N’importe quand. N’importe qui. Même les entreprises américaines. Même les investissements occidentaux. Même les intérêts de ceux qui prétendent me combattre. Et personne ne peut m’arrêter. Mais c’est aussi un message de résistance. Un message qui dit : vous pouvez détruire nos usines, mais vous ne détruirez pas notre volonté. Vous pouvez bombarder nos villes, mais vous ne briserez pas notre esprit. Vous pouvez frapper nos gens, mais vous n’anéantirez pas notre espoir.
Je regarde cette guerre, et je me dis : qui va gagner ? Celui qui a les armes ? Ou celui qui a la volonté ? Celui qui détruit ? Ou celui qui reconstruit ? Parce que pour l’instant, Poutine détruit. Mais l’Ukraine reconstruit. Et tant qu’elle continuera à reconstruire, tant qu’elle continuera à résister, alors elle n’aura pas perdu. Même si les usines brûlent. Même si les villes sont bombardées. Même si les gens meurent. Tant qu’il reste un Ukrainien debout, la guerre n’est pas finie.
Conclusion : trois cents tonnes d'huile et une question
Le prix de l’indifférence
Trois cents tonnes d’huile dans les rues de Dnipro. Une usine américaine détruite. Des investissements perdus. Des emplois menacés. Et pendant ce temps, le monde regarde. Le monde commente. Le monde s’indigne. Mais rien ne change. Poutine continue de frapper. L’Ukraine continue de souffrir. Et nous, on continue de vivre notre vie normale. Comme si de rien n’était. Comme si cette guerre ne nous concernait pas. Comme si les trois cents tonnes d’huile qui coulent dans les rues de Dnipro n’étaient qu’un fait divers lointain. Mais c’est plus que ça. C’est un avertissement. Un avertissement qui dit : aujourd’hui, c’est l’Ukraine. Demain, ce sera peut-être vous.
Parce que si on laisse Poutine gagner en Ukraine, si on le laisse détruire un pays entier sans réagir, alors on envoie un message clair au monde entier : la force prime sur le droit. La violence l’emporte sur la justice. Et celui qui a les armes peut faire ce qu’il veut. Et ça, c’est dangereux. Très dangereux. Parce que si Poutine gagne en Ukraine, il ne s’arrêtera pas là. Il continuera. Encore et encore. Jusqu’à ce qu’on l’arrête. Ou jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à détruire.
Une question pour nous tous
Alors voilà la question : qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on continue à regarder ? À commenter ? À s’indigner ? Ou est-ce qu’on agit ? Est-ce qu’on aide l’Ukraine ? Est-ce qu’on défend nos entreprises ? Est-ce qu’on fait payer Poutine pour ses crimes ? Parce que si on ne fait rien, si on laisse cette guerre continuer sans réagir, alors on est complices. Complices de la destruction. Complices de la souffrance. Complices de l’injustice. Et ça, je refuse de l’accepter. Vous aussi, j’espère.
Je termine cet article avec une boule au ventre. Parce que je sais que demain, il y aura une autre frappe. Une autre usine détruite. Une autre ville bombardée. Et je sais que je vais écrire un autre article. Et que rien ne changera. Parce que c’est ça, la réalité. On écrit. On dénonce. On s’indigne. Mais rien ne change. Et pendant ce temps, les gens meurent. Les usines brûlent. Et l’huile coule dans les rues de Dnipro. Trois cents tonnes d’huile. Trois cents tonnes de notre indifférence.
Sources
Kyiv Independent – « Ukraine war latest: Russian drones attack Dnipro, damage US-owned sunflower oil plant, major spill reported » – 5 janvier 2026, 14h13 (mis à jour 21h27) – https://kyivindependent.com/ukraine-war-latest-update-2026-01-05/
UNITED24 Media – « Russia Just Bombed an American Company in Ukraine—and Spilled 300 Tons of Oil Across a City » – 5 janvier 2026, 16h10 (mis à jour 21h17) – https://united24media.com/latest-news/russia-just-bombed-an-american-company-in-ukraine-and-spilled-300-tons-of-oil-across-a-city-14768
Reuters – « Russian strikes hit energy targets in Ukraine’s Kharkiv, US company in Dnipro » – 5 janvier 2026, 22h24 – https://www.reuters.com/world/europe/russian-missile-strikes-damage-energy-infrastructure-ukraines-kharkiv-mayor-says-2026-01-05/
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.