Une technologie d’un autre temps
Le système S-300V, connu sous le code OTAN SA-12 Gladiator, est un dinosaure de l’ère soviétique. Conçu dans les années 1980 pour protéger les forces terrestres contre les avions, les missiles de croisière et même les missiles balistiques tactiques, ce système représentait à l’époque le summum de la technologie de défense aérienne. Le 9S32M1 en est le cerveau. C’est une station radar tridimensionnelle multicanal de guidage de missiles. Elle utilise un radar à impulsion cohérente fonctionnant dans la gamme centimétrique des ondes électromagnétiques. Grâce à son antenne à réseau phasé, elle peut scanner électroniquement le ciel sans rotation mécanique de l’antenne. Cela augmente considérablement la vitesse de réaction et la survie du système. En théorie.
Le radar effectue une recherche sectorielle des cibles aériennes et leur suivi ultérieur, soit en mode autonome, soit en recevant des données de ciblage externes. Il contrôle simultanément le fonctionnement des lanceurs et des chargeurs. La station est capable de guider jusqu’à douze missiles antiaériens contre six cibles aériennes simultanément. Sa portée de détection déclarée pour une cible de type chasseur volant à une altitude d’au moins cinq kilomètres est de cent quarante à cent cinquante kilomètres. Des chiffres impressionnants. Sur le papier. Mais face à un drone ukrainien déterminé, opéré par un spécialiste de la 412e Brigade NEMESIS, ces chiffres ne valent rien.
Je regarde ces spécifications techniques et je me dis : tout cet argent, toute cette ingénierie, toute cette complexité… pour finir en fumée sous un drone qui coûte une fraction du prix. C’est l’ironie cruelle de cette guerre moderne. La haute technologie soviétique terrassée par l’ingéniosité ukrainienne et un drone commercial modifié.
Un système vieillissant mais toujours dangereux
Malgré son âge, le S-300V reste une menace sérieuse pour l’aviation ukrainienne. Ces systèmes forment des bulles de défense aérienne qui empêchent les avions de combat ukrainiens de s’approcher trop près du front. Ils protègent les positions russes, les dépôts de munitions, les centres de commandement. Chaque système S-300V détruit élargit l’espace aérien dans lequel l’Ukraine peut opérer. Chaque radar pulvérisé crée une brèche dans le bouclier russe. Et l’Ukraine le sait. C’est pourquoi les Forces des systèmes sans pilote ciblent méthodiquement ces systèmes. C’est une guerre d’usure. Une guerre de précision. Une guerre que l’Ukraine est en train de gagner.
Décembre 2025 : un mois record
Cent vingt-huit systèmes de défense aérienne détruits
La frappe du 5 janvier 2026 s’inscrit dans une campagne ukrainienne dévastatrice contre la défense aérienne russe. Selon Mykhailo Fedorov, premier vice-Premier ministre et ministre de la Transformation numérique de l’Ukraine, les forces ukrainiennes ont frappé cent vingt-huit systèmes de défense aérienne et stations radar russes en décembre 2025. Cent vingt-huit. En un seul mois. C’est un record historique. Jamais auparavant l’Ukraine n’avait détruit autant de systèmes de défense aérienne en si peu de temps. Au total, les unités militaires ukrainiennes ont frappé près de cent sept mille cibles différentes à l’aide de systèmes sans pilote en décembre, soit trente et un pour cent de plus qu’en novembre. Les drones ukrainiens ont également éliminé environ trente-trois mille militaires russes au cours du même mois.
Ces chiffres sont vertigineux. Ils témoignent de la montée en puissance spectaculaire des capacités de drones ukrainiennes. Fedorov a publié une liste des vingt unités ukrainiennes les plus efficaces en décembre en termes de frappes de drones. En tête : Magyar’s Birds, la 414e Brigade séparée de l’Ukraine. Suivent le Centre d’opérations spéciales Alpha du Service de sécurité de l’Ukraine, le Régiment de systèmes sans pilote Phoenix, le Groupe Lasar de la Garde nationale, et bien sûr la 412e Brigade séparée de systèmes sans pilote NEMESIS, celle-là même qui a détruit le radar 9S32M1 le 5 janvier. Ces unités sont devenues les fers de lance de la stratégie ukrainienne. Elles frappent profondément en territoire russe. Elles détruisent des dépôts de munitions, des raffineries, des usines de défense. Elles terrorisent l’arrière russe.
Cent vingt-huit systèmes de défense aérienne en un mois. Laissez-moi répéter : cent vingt-huit. C’est colossal. C’est historique. C’est la preuve que l’Ukraine ne se contente plus de résister. Elle attaque. Elle détruit. Elle gagne du terrain dans le ciel. Et ça, c’est énorme.
Une stratégie qui porte ses fruits
Cette campagne systématique contre la défense aérienne russe n’est pas un hasard. C’est une stratégie délibérée. En détruisant les radars et les lanceurs de missiles russes, l’Ukraine crée des corridors aériens. Elle permet à ses avions de combat de s’approcher plus près du front. Elle facilite les frappes de missiles et de drones sur les positions russes. Elle rend la vie impossible aux pilotes russes. Oleksandr Syrskyi, commandant en chef des Forces armées ukrainiennes, a déclaré que les forces de défense ukrainiennes utilisent des drones dans environ soixante pour cent de toutes les frappes contre les actifs russes en première ligne. Il a également indiqué que les forces armées russes et ukrainiennes déploient chacune quatre mille à cinq mille drones FPV par jour. Quatre mille à cinq mille. Par jour. C’est une guerre industrielle. Une guerre de production. Une guerre que l’Ukraine est déterminée à gagner.
Robert "Magyar" Brovdi : l'homme derrière les frappes
Le commandant des Forces des systèmes sans pilote
Robert « Magyar » Brovdi est devenu une figure emblématique de la résistance ukrainienne. Nommé commandant des Forces des systèmes sans pilote ukrainiennes, il supervise l’ensemble des opérations de drones du pays. C’est lui qui a publié la vidéo de la destruction du radar 9S32M1. C’est lui qui coordonne les frappes contre les cibles russes. C’est lui qui transforme des drones commerciaux en armes de guerre. Brovdi n’est pas un militaire de carrière traditionnel. C’est un innovateur. Un visionnaire. Un homme qui comprend que la guerre moderne se gagne avec des drones, des algorithmes et de l’ingéniosité. Sous sa direction, les Forces des systèmes sans pilote sont devenues une force redoutable. Elles frappent quotidiennement Moscou. Elles détruisent des raffineries en Russie profonde. Elles terrorisent l’arrière russe.
Magyar. Ce surnom hongrois qui signifie « Hongrois ». Cet homme qui incarne la nouvelle génération de commandants ukrainiens. Pas de médailles soviétiques. Pas de doctrines poussiéreuses. Juste des résultats. Des frappes. Des destructions. Et une détermination à faire payer à la Russie chaque jour de cette guerre.
Une unité d’élite : la 412e Brigade NEMESIS
La 412e Brigade séparée de systèmes sans pilote NEMESIS, celle qui a détruit le radar 9S32M1, est l’une des unités les plus efficaces de l’armée ukrainienne. Spécialisée dans les frappes de précision contre des cibles de haute valeur, elle opère des drones de moyenne et longue portée. Ses opérateurs sont formés pour identifier, traquer et détruire les systèmes de défense aérienne russes. Ils utilisent des drones équipés de caméras thermiques, de systèmes de navigation avancés et de charges explosives. Ils frappent de nuit. Ils frappent de jour. Ils frappent sans relâche. En décembre 2025, la brigade NEMESIS figurait parmi les vingt unités les plus efficaces en termes de frappes de drones. Elle a détruit des dizaines de cibles russes. Et elle ne compte pas s’arrêter.
L'impact stratégique de cette frappe
Une brèche dans le bouclier russe
La destruction du radar 9S32M1 n’est pas qu’un simple fait d’armes. C’est un coup stratégique. Ce radar faisait partie d’un système S-300V qui protégeait une zone clé dans la région de Donetsk. Sans lui, le système est aveugle. Les lanceurs de missiles ne peuvent plus être guidés. La bulle de défense aérienne s’effondre. L’Ukraine peut désormais opérer plus librement dans cette zone. Ses drones peuvent pénétrer plus profondément. Ses avions peuvent s’approcher plus près. Ses missiles peuvent frapper avec moins de risques d’interception. C’est une victoire tactique qui a des répercussions stratégiques. Chaque radar détruit affaiblit la capacité de la Russie à défendre son espace aérien. Chaque radar détruit rapproche l’Ukraine de la victoire.
Un message à la Russie
Cette frappe envoie un message clair à Moscou : nulle part n’est sûr. Même les systèmes de défense aérienne les plus sophistiqués peuvent être détruits. Même les radars les plus rares peuvent être pulvérisés. L’Ukraine a développé une capacité à frapper profondément en territoire russe et dans les zones occupées. Elle a des drones qui peuvent voler des centaines de kilomètres. Elle a des opérateurs qui savent identifier et détruire les cibles de haute valeur. Elle a une stratégie cohérente et efficace. Et elle l’applique sans relâche. La Russie peut déployer tous les systèmes S-300, S-400, Pantsir qu’elle veut. L’Ukraine trouvera un moyen de les détruire. C’est une guerre d’usure. Et l’Ukraine est en train de la gagner.
Je pense à tous ces généraux russes qui croyaient que leurs systèmes de défense aérienne étaient invincibles. Je pense à tous ces analystes qui prédisaient que l’Ukraine ne tiendrait pas. Je pense à tous ces sceptiques qui doutaient de la capacité ukrainienne à innover. Et je souris. Parce que l’Ukraine leur prouve qu’ils avaient tort. Chaque jour. Chaque frappe. Chaque victoire.
La guerre des drones : l'Ukraine prend l'avantage
Plus de frappes que la Russie
Selon plusieurs sources, l’Ukraine lance désormais plus de drones à longue portée que la Russie. C’est un renversement spectaculaire. Au début de la guerre, la Russie dominait le ciel avec ses drones Shahed iraniens et ses missiles de croisière. Elle frappait les infrastructures ukrainiennes à volonté. Elle terrorisait les civils. Elle détruisait les centrales électriques. Mais l’Ukraine a riposté. Elle a développé sa propre industrie de drones. Elle a innové. Elle a adapté des drones commerciaux. Elle a créé des unités spécialisées. Et maintenant, elle frappe quotidiennement Moscou. Elle détruit des raffineries en Russie profonde. Elle attaque des usines de défense. Elle fait vivre aux Russes ce qu’ils ont fait subir aux Ukrainiens. C’est la justice. C’est la guerre. C’est la réalité.
Une industrie en pleine expansion
L’Ukraine a compris que les drones sont l’arme du futur. Elle investit massivement dans leur production. Elle forme des milliers d’opérateurs. Elle développe de nouveaux modèles. Elle améliore constamment ses capacités. Le résultat est là : cent sept mille cibles frappées en décembre 2025. Trente-trois mille militaires russes éliminés. Cent vingt-huit systèmes de défense aérienne détruits. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. L’Ukraine est devenue une puissance mondiale en matière de drones. Elle exporte son savoir-faire. Elle partage ses innovations. Elle montre au monde comment une nation déterminée peut tenir tête à un empire. Et elle gagne.
Les défis à venir
La Russie va riposter
Il ne faut pas se leurrer. La Russie ne va pas rester les bras croisés. Elle va adapter ses tactiques. Elle va renforcer ses défenses. Elle va développer de nouveaux systèmes. Elle va essayer de contrer les drones ukrainiens. Mais l’Ukraine a prouvé qu’elle pouvait innover plus vite. Qu’elle pouvait s’adapter plus rapidement. Qu’elle pouvait frapper plus efficacement. La guerre des drones est une course aux armements. Et pour l’instant, l’Ukraine est en tête. Chaque jour qui passe, elle détruit des cibles russes. Chaque jour qui passe, elle affaiblit la machine de guerre russe. Chaque jour qui passe, elle se rapproche de la victoire.
Maintenir la pression
L’Ukraine doit maintenir cette pression. Elle doit continuer à frapper. Elle doit continuer à innover. Elle doit continuer à détruire les systèmes de défense aérienne russes. Parce que c’est comme ça qu’elle gagnera cette guerre. Pas en défendant seulement. Mais en attaquant. En frappant profondément. En faisant mal. Le radar 9S32M1 détruit le 5 janvier 2026 n’est qu’un début. Il y en aura d’autres. Il y aura d’autres frappes. D’autres destructions. D’autres victoires. Parce que l’Ukraine ne s’arrêtera pas. Elle ne peut pas s’arrêter. Elle ne s’arrêtera pas tant que chaque centimètre de son territoire ne sera pas libéré.
Et moi, je continuerai à regarder ces vidéos de frappes. Je continuerai à jubiler à chaque système russe détruit. Je continuerai à admirer le courage et l’ingéniosité des Ukrainiens. Parce qu’ils méritent de gagner. Parce qu’ils se battent pour leur liberté. Parce qu’ils nous montrent ce que signifie vraiment résister.
Un symbole de la résilience ukrainienne
Plus qu’une simple frappe
La destruction du radar 9S32M1 le 5 janvier 2026 est bien plus qu’une simple opération militaire réussie. C’est un symbole. Le symbole de la capacité ukrainienne à innover, à s’adapter, à frapper. Le symbole de la détermination d’un peuple qui refuse de se soumettre. Le symbole de la victoire de l’ingéniosité sur la force brute. Un drone contre un système qui vaut des millions. Un opérateur ukrainien contre des années d’ingénierie soviétique. Et l’Ukraine gagne. Encore et encore. Cette frappe s’inscrit dans une campagne plus large de destruction systématique de la défense aérienne russe. Cent vingt-huit systèmes détruits en décembre 2025. Des milliers de cibles frappées. Des dizaines de milliers de militaires russes éliminés. L’Ukraine ne se contente plus de résister. Elle attaque. Elle détruit. Elle gagne.
L’avenir appartient aux drones
Cette guerre a prouvé une chose : l’avenir de la guerre appartient aux drones. Pas aux chars. Pas aux avions de chasse. Pas aux porte-avions. Aux drones. Petits, agiles, bon marché, efficaces. Capables de frapper n’importe où, n’importe quand. Capables de détruire des cibles de haute valeur avec une précision chirurgicale. L’Ukraine l’a compris avant tout le monde. Elle a investi dans les drones. Elle a formé des opérateurs. Elle a développé des tactiques. Et maintenant, elle récolte les fruits de ces investissements. Chaque jour, des drones ukrainiens décollent. Chaque jour, ils frappent des cibles russes. Chaque jour, ils rapprochent l’Ukraine de la victoire. Le radar 9S32M1 détruit le 5 janvier 2026 ne sera pas le dernier. Il y en aura d’autres. Beaucoup d’autres. Parce que l’Ukraine ne s’arrêtera pas. Jamais.
Un drone. Une frappe. Un radar détruit. C’est simple. C’est efficace. C’est l’Ukraine en 2026. Déterminée. Innovante. Victorieuse. Et moi, je suis là, à regarder ces images, à écrire ces mots, et à me dire : putain, ils vont le faire. Ils vont gagner cette guerre. Parce qu’ils le méritent. Parce qu’ils se battent pour la liberté. Parce qu’ils ne lâcheront jamais.
Sources
Militarnyi – « USF Drone Hits Rare 9S32M1 Radar from S-300V Air Defense System » – 5 janvier 2026 – https://militarnyi.com/en/news/usf-drone-hits-rare-9s32m1-radar-from-s-300v-air-defense-system/
Euromaidan Press – « One drone. One hit. One rare Russian radar obliterated in Donetsk Oblast » – 5 janvier 2026 – https://euromaidanpress.com/2026/01/05/one-drone-one-hit-one-rare-russian-radar-obliterated-in-donetsk-oblast/
Ukrainska Pravda – « Historic high: Ukrainian drones hit over 120 Russian air defence and radar systems in one month » – 5 janvier 2026 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/05/8014767/
Oryx – « Attack on Europe: Documenting Equipment Losses During The 2022 Russian Invasion Of Ukraine » – https://www.oryxspioenkop.com/2022/02/attack-on-europe-documenting-equipment.html
Robert « Magyar » Brovdi – Chaîne Telegram officielle – 5 janvier 2026