Une rareté stratégique dans l’arsenal russe
Pour comprendre l’ampleur de cette victoire, il faut saisir ce qu’est réellement le 9S32M1. Ce n’est pas un simple radar parmi tant d’autres. C’est une station de guidage de missiles multicanal à trois coordonnées, équipée d’un radar à impulsions cohérentes fonctionnant dans la gamme d’ondes centimétriques. Son antenne à réseau phasé permet un balayage électronique sans rotation mécanique — une technologie qui, même aujourd’hui, reste impressionnante. Ce système peut détecter et suivre des cibles aériennes de manière autonome ou via des données de ciblage externes, tout en contrôlant simultanément l’activité des lanceurs et des rechargeurs. Sa portée de détection déclarée pour une cible de type chasseur volant à au moins 5 kilomètres d’altitude se situe entre 140 et 150 kilomètres. C’est colossal.
Selon le blog de suivi des pertes d’équipement Oryx, seulement deux stations radar de ce type — un 9S32M1 et un 9S19M2 — avaient été endommagées pendant toute la durée de la guerre avant cette frappe. Deux. Sur des milliers d’équipements militaires russes détruits ou capturés. Cela vous donne une idée de la rareté de cette cible. Les Russes ne déploient pas ces systèmes à la légère. Ils les gardent précieusement, les positionnent stratégiquement, les protègent farouchement. Et pourtant, les Ukrainiens ont réussi à en localiser un, à planifier une opération de frappe complexe, et à l’exécuter avec une précision chirurgicale. Le 9S32M1 est maintenant hors service. Définitivement.
Le cerveau du système S-300V décapité
Le S-300V est un système de défense aérienne conçu à l’époque soviétique pour protéger les forces terrestres contre les menaces aériennes et les missiles balistiques tactiques. C’est un système mobile, déployable rapidement, capable d’engager des cibles à moyenne et haute altitude. Mais sans son radar de guidage 9S32M1, c’est comme un corps sans cerveau. Les lanceurs peuvent être là, les missiles peuvent être chargés, mais sans le radar pour détecter, suivre et guider, ils sont inutiles. C’est exactement ce que les Ukrainiens ont compris. Ils ne visent pas n’importe quoi — ils visent les points névralgiques, les composants irremplaçables, les systèmes qui, une fois détruits, paralysent des capacités entières.
Le site Militarnyi note que les images partagées suggèrent fortement que le drone a frappé directement le module d’antenne du radar. Cela signifie presque certainement la désactivation complète du système. Même si l’étendue des dégâts internes et le nombre de victimes restent incertains en raison du manque de données sur l’ogive du drone, Militarnyi souligne que la frappe a probablement également endommagé le châssis du radar et potentiellement blessé son équipage. Ces véhicules, dépourvus de véritable blindage, ont peu de chances de rester opérationnels après une telle attaque. Le commandant Brovdi a confirmé que cette machine « ancienne mais coûteuse et puissante » avait été « chantée » sur le champ de bataille — une façon poétique de dire qu’elle a été définitivement mise hors service.
Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans cette précision. Les Russes déploient ces systèmes à des centaines de kilomètres derrière les lignes, pensant qu’ils sont en sécurité. Ils les utilisent pour abattre des drones ukrainiens, pour menacer les avions ukrainiens, pour maintenir leur domination aérienne locale. Et puis, un jour, un drone ukrainien apparaît dans leur ciel. Ils ne le voient peut-être même pas venir. Et BANG. Tout s’effondre. Des millions de dollars d’équipement, des années de formation pour l’équipage, des capacités stratégiques irremplaçables — tout ça réduit à néant en quelques secondes. C’est la guerre moderne. C’est brutal. C’est efficace. Et franchement, c’est magnifique à voir quand c’est l’agresseur qui encaisse.
La 412e Brigade NEMESIS : les chasseurs de l'ombre
Des opérateurs d’élite aux frappes dévastatrices
La 412e Brigade NEMESIS n’est pas une unité ordinaire. C’est l’une des formations les plus redoutées des Forces de systèmes sans pilote ukrainiennes, spécialisée dans les frappes de précision à moyenne et longue portée. Leurs opérateurs sont des virtuoses du drone — capables de piloter ces engins sur des centaines de kilomètres, de naviguer à travers les défenses aériennes ennemies, de localiser des cibles hautement protégées, et de frapper avec une précision qui ferait pâlir d’envie bien des pilotes de chasse. Cette frappe sur le 9S32M1 n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de leur efficacité mortelle. Ils ont déjà à leur actif des dizaines de systèmes de défense aérienne russes détruits, des dépôts de munitions pulvérisés, des postes de commandement anéantis.
Le commandant Robert « Madyar » Brovdi est devenu une figure emblématique de cette guerre des drones. Ses publications sur les réseaux sociaux — toujours accompagnées de vidéos de frappes spectaculaires — sont suivies par des millions de personnes. Il ne se contente pas de montrer les résultats : il explique la tactique, il détaille les défis, il rend hommage à ses opérateurs. Et surtout, il envoie un message clair aux Russes : nulle part n’est sûr. Vous pouvez déployer vos systèmes à 200 kilomètres derrière les lignes, vous pouvez les camoufler, vous pouvez les protéger — nous vous trouverons quand même. Et nous vous frapperons. Encore et encore. Jusqu’à ce que vous n’ayez plus rien.
Un drone de frappe moyenne portée aux capacités impressionnantes
Le drone utilisé pour cette opération était un engin de « frappe moyenne portée » — une catégorie qui englobe des drones capables de voler sur plusieurs centaines de kilomètres tout en transportant des ogives substantielles. Brovdi a précisé que l’ogive pesait « plusieurs dizaines de kilogrammes », certaines variantes dépassant les 100 kilogrammes. C’est suffisant pour détruire pratiquement n’importe quelle cible non blindée, et même pour endommager sérieusement des structures renforcées. Ces drones sont devenus l’arme de prédilection de l’Ukraine pour les frappes en profondeur — moins coûteux que les missiles de croisière, plus discrets, plus difficiles à intercepter, et tout aussi mortels lorsqu’ils atteignent leur cible.
La technologie derrière ces drones évolue constamment. Les Ukrainiens améliorent leur portée, leur précision, leur furtivité. Ils développent de nouvelles tactiques pour contourner les défenses aériennes russes. Ils utilisent des essaims de drones pour saturer les systèmes de défense. Ils combinent des drones leurres avec des drones de frappe réels. Ils exploitent les faiblesses des radars russes, les angles morts, les limitations techniques. Et ça marche. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : selon Pravda ukrainienne, les drones ukrainiens ont frappé plus de 120 systèmes de défense aérienne et radars russes rien qu’en 2025 — un record historique. Chaque système détruit affaiblit un peu plus la capacité de la Russie à protéger son espace aérien et ses positions terrestres.
Ces opérateurs de drones, je les imagine dans leurs postes de contrôle, les yeux rivés sur leurs écrans, les mains sur les commandes. Ils sont peut-être à des centaines de kilomètres de la cible, mais ils sont là, présents, concentrés. Ils voient le radar russe sur leur écran thermique. Ils ajustent la trajectoire. Ils attendent le moment parfait. Et puis ils frappent. Et quelque part, loin derrière les lignes ennemies, une explosion retentit. Un système de plusieurs millions de dollars part en fumée. Des capacités stratégiques s’évaporent. Et eux, ils passent déjà à la cible suivante. C’est une guerre d’usure technologique, et l’Ukraine est en train de la gagner, frappe par frappe.
L'impact stratégique : dégradation systématique de la défense aérienne russe
Un bouclier qui s’effrite progressivement
Cette frappe sur le 9S32M1 s’inscrit dans une campagne ukrainienne beaucoup plus large visant à dégrader systématiquement les capacités de défense aérienne russes dans les territoires occupés et en Russie même. L’objectif est clair : créer des corridors aériens plus sûrs pour les drones et missiles ukrainiens, permettre aux avions de combat ukrainiens d’opérer plus près de la ligne de front, et finalement rendre les positions russes vulnérables aux frappes aériennes. Chaque système de défense aérienne détruit est un pas de plus vers cet objectif. Et les Ukrainiens progressent méthodiquement, ciblant les systèmes les plus précieux en premier — les radars de longue portée, les systèmes de guidage, les postes de commandement.
Les conséquences de cette dégradation sont déjà visibles sur le terrain. Les drones ukrainiens pénètrent de plus en plus profondément en territoire russe. Les frappes sur les dépôts de carburant, les raffineries, les installations militaires se multiplient. Les Russes sont obligés de redéployer leurs systèmes de défense aérienne pour protéger leurs arrières, ce qui affaiblit leur couverture sur la ligne de front. C’est un cercle vicieux pour eux : plus ils perdent de systèmes, plus ils doivent disperser ceux qui restent, et plus ils deviennent vulnérables partout. L’Ukraine, elle, continue de frapper, d’apprendre, d’améliorer ses tactiques. La balance penche lentement mais sûrement en sa faveur.
Des cibles de plus en plus audacieuses
Ce qui est remarquable dans cette évolution, c’est l’audace croissante des frappes ukrainiennes. Au début de la guerre, les drones ukrainiens visaient principalement des cibles tactiques proches de la ligne de front — des positions d’artillerie, des dépôts de munitions, des postes de commandement. Maintenant, ils frappent des cibles stratégiques à des centaines de kilomètres en profondeur : des raffineries en Russie, des bases aériennes, des systèmes de défense aérienne ultra-sophistiqués comme le 9S32M1. Cette escalade dans la portée et l’ambition des frappes témoigne de la confiance croissante de l’Ukraine dans ses capacités de drones et de sa détermination à porter la guerre sur le territoire ennemi.
Le message envoyé à Moscou est sans équivoque : vous n’êtes en sécurité nulle part. Vos systèmes de défense aérienne, aussi sophistiqués soient-ils, peuvent être trouvés et détruits. Vos installations militaires, aussi éloignées soient-elles, peuvent être frappées. Votre territoire n’est plus un sanctuaire. Et cette réalité psychologique a un impact énorme sur le moral russe et sur la capacité de Moscou à maintenir son effort de guerre. Chaque frappe réussie démontre que l’Ukraine n’est pas une victime passive — c’est un adversaire redoutable, capable de frapper fort et loin.
Il y a quelque chose de profondément satisfaisant à voir l’Ukraine reprendre l’initiative comme ça. Pendant trop longtemps, on a vu les Russes bombarder les villes ukrainiennes, détruire les infrastructures civiles, terroriser la population. Maintenant, c’est l’Ukraine qui frappe. Pas sur des civils — jamais sur des civils. Mais sur des cibles militaires légitimes, sur les systèmes qui permettent à la Russie de continuer cette guerre d’agression. Et chaque frappe réussie, c’est un peu de justice qui s’accomplit. C’est l’agresseur qui paie le prix de son agression. C’est la guerre qui revient frapper à la porte de ceux qui l’ont déclenchée.
La technologie au service de la précision : comment localiser et frapper un radar mobile
Le défi de la détection
Localiser un système de défense aérienne mobile comme le 9S32M1 est un défi technique considérable. Ces systèmes sont conçus pour être déployés rapidement, déplacés fréquemment, et camouflés efficacement. Ils n’émettent des signaux radar que lorsqu’ils sont actifs, ce qui limite les opportunités de détection par des moyens électroniques. Les Russes ont appris à être prudents — ils déplacent leurs systèmes régulièrement, ils utilisent des leurres, ils maintiennent le silence radio autant que possible. Et pourtant, les Ukrainiens les trouvent quand même. Comment ? Par une combinaison de renseignement humain, de surveillance par satellite, d’interception de communications, et d’analyse de données. C’est un travail de fourmi, méticuleux, patient, mais terriblement efficace.
Une fois la cible localisée, le défi devient de la frapper avant qu’elle ne se déplace à nouveau. Les systèmes de défense aérienne mobiles peuvent changer de position en quelques heures, voire quelques minutes si une menace est détectée. Les Ukrainiens doivent donc agir vite — planifier la mission, lancer le drone, naviguer jusqu’à la cible, et frapper, le tout dans une fenêtre de temps très limitée. Et ils doivent le faire en évitant les autres systèmes de défense aérienne russes qui protègent la zone. C’est un jeu du chat et de la souris mortel, où la moindre erreur peut coûter le drone et l’opportunité. Mais quand tout se passe bien, quand la planification est parfaite et l’exécution impeccable, le résultat est dévastateur.
L’ogive qui fait la différence
Le choix de l’ogive est crucial pour ce type de frappe. Trop petite, et elle ne causera que des dégâts superficiels. Trop grosse, et le drone ne pourra pas voler assez loin. Les Ukrainiens ont trouvé le juste équilibre avec leurs drones de frappe moyenne portée — des ogives de plusieurs dizaines de kilogrammes, suffisamment puissantes pour détruire des cibles non blindées, mais suffisamment légères pour permettre des portées de plusieurs centaines de kilomètres. Brovdi a souligné que les véhicules comme le 9S32M1, dépourvus de véritable protection blindée, ont peu de chances de survivre à une telle frappe. L’explosion détruit le module d’antenne, endommage le châssis, tue ou blesse l’équipage, et rend le système complètement inutilisable.
La précision de la frappe est tout aussi importante que la puissance de l’ogive. Frapper à quelques mètres de la cible peut causer des dégâts, mais frapper directement le module d’antenne garantit la destruction complète du système. Les images thermiques partagées par Brovdi montrent clairement que le drone a atteint sa cible avec une précision millimétrique. C’est le résultat d’années de développement technologique, d’entraînement intensif des opérateurs, et d’amélioration continue des systèmes de guidage. Les drones ukrainiens d’aujourd’hui sont infiniment plus précis et plus fiables que ceux du début de la guerre. Et cette évolution technologique se traduit directement par des résultats sur le champ de bataille.
Quand je pense à la complexité de cette opération, je suis impressionné. Trouver une cible mobile à des centaines de kilomètres derrière les lignes ennemies. Planifier une frappe en évitant toutes les défenses aériennes. Piloter un drone sur cette distance. Frapper avec une précision chirurgicale. Et réussir. Tout ça demande un niveau de compétence, de coordination, et de détermination qui force le respect. Ces opérateurs ukrainiens ne sont pas juste des techniciens — ce sont des guerriers modernes, des artistes de la guerre technologique. Et ils sont en train de réécrire les règles de l’engagement militaire sous nos yeux.
Le contexte plus large : une guerre de drones qui redéfinit le combat moderne
L’Ukraine, laboratoire de la guerre du futur
Cette guerre en Ukraine est devenue un véritable laboratoire pour la guerre moderne. Les drones, autrefois considérés comme des outils de surveillance ou des armes secondaires, sont maintenant au cœur de presque toutes les opérations militaires. Les deux camps les utilisent massivement — pour la reconnaissance, pour les frappes de précision, pour les attaques en essaim, pour la guerre électronique. Mais c’est l’Ukraine qui a vraiment innové dans ce domaine, développant des tactiques et des technologies qui sont étudiées par les armées du monde entier. Les drones FPV bon marché qui détruisent des chars à plusieurs millions de dollars. Les drones de longue portée qui frappent des cibles stratégiques en Russie. Les drones navals qui coulent des navires de guerre. C’est une révolution militaire en temps réel.
Les leçons de cette guerre vont façonner les doctrines militaires pour les décennies à venir. Les armées du monde entier observent, analysent, apprennent. Elles voient comment les drones peuvent compenser une infériorité numérique ou technologique. Elles voient comment une force plus petite mais plus innovante peut tenir tête à une force beaucoup plus grande. Elles voient comment la guerre moderne n’est plus seulement une question de chars et d’avions, mais aussi de drones, de guerre électronique, de cyber-attaques, et d’innovation constante. L’Ukraine est en train de prouver qu’avec de la créativité, de la détermination, et les bonnes technologies, même un pays plus petit peut se défendre efficacement contre un agresseur beaucoup plus puissant.
Le coût humain et matériel pour la Russie
Pour la Russie, cette guerre de drones devient un cauchemar logistique et financier. Chaque système de défense aérienne détruit représente des millions de dollars de pertes. Chaque radar pulvérisé est un trou béant dans leur couverture défensive. Et contrairement à l’Ukraine, qui reçoit un soutien militaire massif de l’Occident et qui développe rapidement sa propre industrie de drones, la Russie peine à remplacer ses pertes. Les sanctions internationales limitent son accès aux composants électroniques avancés. Sa production industrielle, bien que massive, ne peut pas suivre le rythme des pertes. Et surtout, elle ne peut pas innover aussi rapidement que l’Ukraine, qui bénéficie de l’expertise et de la technologie occidentales.
Le coût humain est tout aussi important. Chaque système de défense aérienne détruit, c’est un équipage tué ou blessé. Ce sont des années de formation perdues. C’est le moral qui s’effondre quand les soldats réalisent qu’ils ne sont en sécurité nulle part. Les Russes ont commencé cette guerre en pensant qu’ils allaient écraser l’Ukraine en quelques semaines. Maintenant, presque trois ans plus tard, ils encaissent des pertes catastrophiques, leur économie est en lambeaux, et ils ne voient pas de fin en vue. Chaque frappe ukrainienne réussie, comme celle sur le 9S32M1, est un rappel brutal que cette guerre ne se passe pas comme Moscou l’avait prévu.
Je ne ressens aucune pitié pour ces pertes russes. Zéro. Ils ont envahi un pays souverain. Ils bombardent des civils. Ils commettent des crimes de guerre. Ils méritent chaque frappe, chaque perte, chaque revers. Et quand je vois un système de défense aérienne russe exploser, je ne pense pas aux soldats russes qui sont morts — je pense aux civils ukrainiens qui seront peut-être épargnés parce que ce système ne pourra plus protéger les bombardiers russes. Je pense aux pilotes ukrainiens qui pourront voler un peu plus en sécurité. Je pense à la justice qui s’accomplit, lentement mais sûrement.
Les implications pour l'avenir du conflit
Un tournant dans la guerre aérienne
La destruction systématique des systèmes de défense aérienne russes pourrait marquer un tournant dans cette guerre. Si l’Ukraine parvient à créer des corridors aériens suffisamment sûrs, elle pourra déployer ses avions de combat plus efficacement. Les F-16 récemment livrés par l’Occident, les Mirage 2000 français, et d’autres avions modernes pourront opérer plus près de la ligne de front, fournir un appui aérien rapproché aux troupes au sol, et frapper des cibles stratégiques en profondeur. Cela changerait radicalement la dynamique du conflit. Jusqu’à présent, la supériorité aérienne russe — bien que contestée — a été un facteur important. Si l’Ukraine parvient à inverser cette équation, les Russes seront en grande difficulté.
Mais il ne faut pas sous-estimer la capacité de la Russie à s’adapter. Ils vont renforcer leurs défenses aériennes, déployer de nouveaux systèmes, améliorer leurs tactiques. Ils vont essayer de contrer les drones ukrainiens avec leurs propres drones, avec de la guerre électronique, avec de nouvelles technologies. C’est une course aux armements permanente, où chaque innovation est rapidement contrée par une contre-innovation. L’Ukraine a l’avantage pour le moment, mais elle doit continuer à innover, à surprendre, à rester un pas en avant. C’est la seule façon de maintenir la pression sur les Russes et de continuer à dégrader leurs capacités.
Le soutien occidental, clé de la réussite
Rien de tout cela ne serait possible sans le soutien massif de l’Occident. Les drones ukrainiens utilisent des composants électroniques occidentaux. Les renseignements qui permettent de localiser les cibles proviennent souvent de satellites occidentaux. La formation des opérateurs bénéficie de l’expertise occidentale. Et surtout, le financement de cette guerre de drones vient en grande partie de l’aide militaire occidentale. Sans ce soutien, l’Ukraine ne pourrait pas maintenir le rythme actuel de ses frappes. C’est pourquoi chaque hésitation occidentale, chaque retard dans les livraisons d’armes, chaque débat politique sur le niveau d’aide à fournir a des conséquences directes sur le terrain.
L’Occident doit comprendre que soutenir l’Ukraine n’est pas seulement une question de solidarité morale — c’est aussi dans son intérêt stratégique. Chaque système de défense aérienne russe détruit par l’Ukraine est un système qui ne menacera pas l’OTAN demain. Chaque innovation ukrainienne en matière de drones est une leçon pour les armées occidentales. Chaque jour où la Russie s’enlise en Ukraine est un jour où elle ne peut pas menacer d’autres pays. L’Ukraine se bat pour sa survie, mais elle se bat aussi pour la sécurité de toute l’Europe. Et elle mérite tout le soutien possible pour continuer ce combat.
Parfois, je me demande si l’Occident réalise vraiment ce que l’Ukraine est en train d’accomplir. Elle tient tête à la deuxième armée du monde — enfin, ce qui était censé être la deuxième armée du monde. Elle innove plus vite que n’importe quelle armée occidentale. Elle développe des tactiques qui vont être étudiées dans les académies militaires pendant des décennies. Et elle le fait avec une fraction du budget militaire russe. C’est extraordinaire. Et c’est pourquoi chaque hésitation occidentale, chaque retard, chaque débat politique mesquin me met en colère. L’Ukraine mérite mieux. Elle mérite tout le soutien possible. Maintenant. Pas demain. Maintenant.
Les héros de l'ombre : les opérateurs de drones ukrainiens
Des guerriers du XXIe siècle
Derrière chaque frappe réussie, il y a des hommes et des femmes dont on ne connaîtra jamais les noms. Des opérateurs de drones qui passent des heures devant leurs écrans, à piloter ces engins à travers le ciel ennemi. Des analystes du renseignement qui traquent les cibles, qui étudient les mouvements ennemis, qui identifient les vulnérabilités. Des techniciens qui maintiennent les drones en état de marche, qui réparent les dégâts, qui améliorent les systèmes. Des planificateurs qui conçoivent les missions, qui calculent les trajectoires, qui anticipent les réactions ennemies. Tous ces gens travaillent dans l’ombre, sans reconnaissance publique, sans médailles, sans gloire. Mais ce sont eux les vrais héros de cette guerre technologique.
Le commandant Brovdi rend régulièrement hommage à ses opérateurs dans ses publications. Il sait que sans eux, rien ne serait possible. Il sait que leur travail est épuisant, stressant, dangereux même s’ils ne sont pas physiquement sur la ligne de front. Piloter un drone en territoire ennemi, c’est vivre chaque seconde avec la peur que le signal soit perdu, que le drone soit intercepté, que la mission échoue. C’est porter la responsabilité de frappes qui peuvent changer le cours de batailles entières. C’est savoir que chaque erreur peut coûter des vies ukrainiennes. Et pourtant, ils continuent. Jour après jour. Mission après mission. Frappe après frappe.
Une nouvelle génération de combattants
Ce qui est fascinant avec ces opérateurs de drones, c’est qu’ils représentent une nouvelle génération de combattants. Beaucoup d’entre eux sont jeunes, issus de la génération qui a grandi avec les jeux vidéo et la technologie. Ils ont des compétences que les militaires traditionnels n’ont pas — une coordination œil-main exceptionnelle, une capacité à traiter rapidement des informations visuelles complexes, une familiarité intuitive avec les interfaces numériques. Et l’armée ukrainienne a su exploiter ces compétences, en recrutant massivement parmi les jeunes, en les formant rapidement, en leur donnant les outils pour faire la différence sur le champ de bataille.
Cette guerre est en train de créer toute une génération d’experts en guerre de drones. Quand ce conflit sera terminé — et il se terminera un jour — l’Ukraine aura des milliers de personnes avec une expérience pratique inégalée dans ce domaine. Ils deviendront instructeurs, consultants, développeurs de technologies militaires. Ils partageront leur expertise avec les armées alliées. Ils créeront des entreprises de défense innovantes. L’Ukraine est en train de devenir un leader mondial dans la technologie des drones, et ce leadership est forgé dans le feu de cette guerre. C’est un héritage qui perdurera longtemps après la fin des combats.
Ces opérateurs, je les admire profondément. Ils ne cherchent pas la gloire. Ils ne font pas ça pour les médailles ou la reconnaissance. Ils le font parce que leur pays est en guerre, parce que leur peuple a besoin d’eux, parce que c’est la bonne chose à faire. Et ils le font avec une compétence, une détermination, et un professionnalisme qui forcent le respect. Chaque frappe réussie, c’est leur victoire. Chaque système ennemi détruit, c’est leur contribution à la défense de leur pays. Ils sont les héros méconnus de cette guerre, et ils méritent toute notre admiration.
Les défis à venir : maintenir la pression
La course contre la montre
L’Ukraine ne peut pas se reposer sur ses lauriers. Chaque succès, comme la destruction du 9S32M1, doit être suivi par d’autres. Les Russes vont s’adapter, renforcer leurs défenses, changer leurs tactiques. L’Ukraine doit continuer à innover, à surprendre, à frapper là où l’ennemi ne s’y attend pas. C’est une course contre la montre — détruire suffisamment de systèmes de défense aérienne russes avant qu’ils ne puissent être remplacés ou renforcés. Créer suffisamment de corridors aériens sûrs avant que les Russes ne trouvent des contre-mesures efficaces. Maintenir la pression avant que la fatigue de guerre ne s’installe, avant que le soutien occidental ne faiblisse, avant que les ressources ne s’épuisent.
Le défi logistique est énorme. Produire suffisamment de drones pour maintenir le rythme actuel des frappes. Former suffisamment d’opérateurs pour remplacer ceux qui sont épuisés ou blessés. Obtenir suffisamment de renseignements pour identifier de nouvelles cibles. Sécuriser suffisamment de financement pour continuer les opérations. Tout cela demande une coordination parfaite entre les différentes branches de l’armée, entre les services de renseignement, entre les partenaires internationaux. Et tout cela doit se faire dans le contexte d’une guerre totale, où les ressources sont limitées et où chaque décision peut avoir des conséquences vitales.
L’importance de la persévérance
Cette guerre ne sera pas gagnée en un jour. Elle ne sera pas gagnée par une seule frappe spectaculaire, aussi importante soit-elle. Elle sera gagnée par l’accumulation de milliers de petites victoires, de milliers de frappes réussies, de milliers de systèmes ennemis détruits. C’est une guerre d’usure, où la persévérance est aussi importante que la technologie. L’Ukraine doit continuer à frapper, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. Elle doit maintenir la pression sur les Russes, ne jamais leur laisser de répit, ne jamais leur permettre de se regrouper et de se renforcer.
Et elle doit le faire tout en défendant son territoire, en protégeant sa population, en maintenant son économie à flot, en préservant le moral de ses troupes et de ses civils. C’est un défi titanesque, mais l’Ukraine a déjà prouvé qu’elle en était capable. Elle a survécu à l’assaut initial russe en 2022. Elle a repoussé les offensives russes en 2023 et 2024. Elle a lancé sa propre contre-offensive. Elle a porté la guerre sur le territoire russe. Et maintenant, en 2026, elle continue à frapper, à innover, à se battre. La destruction du 9S32M1 n’est qu’une étape de plus dans ce long combat. Mais c’est une étape importante, un rappel que l’Ukraine n’abandonnera jamais, qu’elle continuera à se battre jusqu’à la victoire finale.
Parfois, je me demande comment ils font. Comment ils trouvent la force de continuer, jour après jour, face à un ennemi si puissant. Comment ils maintiennent leur détermination, leur créativité, leur espoir. Et puis je me rappelle que c’est leur pays. Leur terre. Leur liberté. Et qu’ils n’ont pas le choix. Ils doivent se battre, ou ils perdront tout. Alors ils se battent. Avec tout ce qu’ils ont. Avec des drones, avec des missiles, avec leur intelligence, avec leur courage. Et ils gagnent, petit à petit, frappe par frappe. Et moi, je les regarde avec admiration, avec respect, avec espoir. Parce que s’ils peuvent tenir tête à la Russie, alors peut-être que la justice peut encore triompher dans ce monde.
Conclusion
Une victoire symbolique et stratégique
La destruction du radar 9S32M1 dans l’oblast de Donetsk le 5 janvier 2026 restera dans les annales de cette guerre comme un exemple parfait de ce que l’Ukraine est capable d’accomplir. Un seul drone. Une seule frappe. Un système de défense aérienne rarissime et extrêmement précieux réduit en ferraille. C’est une victoire tactique, bien sûr — un système de moins pour protéger les positions russes, un trou de plus dans leur couverture défensive. Mais c’est aussi une victoire symbolique, une démonstration éclatante que l’Ukraine maîtrise l’art de la guerre moderne, qu’elle peut frapper n’importe où, n’importe quand, avec une précision chirurgicale.
Cette frappe s’inscrit dans une campagne plus large de dégradation systématique des capacités russes. Chaque radar détruit, chaque système de défense aérienne pulvérisé, chaque installation militaire frappée affaiblit un peu plus la Russie et renforce un peu plus l’Ukraine. C’est une guerre d’usure technologique, et l’Ukraine est en train de la gagner. Pas parce qu’elle a plus de ressources — elle en a beaucoup moins. Pas parce qu’elle a une armée plus grande — elle est largement surpassée en nombre. Mais parce qu’elle est plus innovante, plus déterminée, plus intelligente dans l’utilisation de ses moyens limités. Et parce qu’elle se bat pour sa survie, pour sa liberté, pour son avenir.
Je regarde les images de ce radar détruit et je ressens un mélange d’émotions. De la satisfaction, oui. De l’admiration pour les opérateurs qui ont réalisé cette frappe. De l’espoir que chaque système détruit rapproche l’Ukraine de la victoire. Mais aussi de la tristesse pour tout ce que cette guerre a coûté, pour toutes les vies perdues, pour toutes les souffrances endurées. Et de la colère — une colère froide, implacable — contre ceux qui ont déclenché cette guerre, contre ceux qui continuent à la soutenir, contre ceux qui refusent de voir la réalité en face. Cette guerre aurait pu être évitée. Elle aurait dû être évitée. Mais puisqu’elle a été imposée à l’Ukraine, alors l’Ukraine se battra. Et elle gagnera. Frappe par frappe. Drone par drone. Victoire par victoire. Jusqu’à ce que le dernier soldat russe quitte le sol ukrainien. Jusqu’à ce que la justice triomphe. Jusqu’à ce que la paix revienne. Et ce jour-là, quand il viendra — et il viendra — nous nous souviendrons de frappes comme celle-ci. Nous nous souviendrons de ces opérateurs anonymes qui ont fait la différence. Nous nous souviendrons que l’Ukraine n’a jamais abandonné. Jamais.
Sources
Sources primaires
Euromaidan Press – « One drone. One hit. One rare Russian radar obliterated in Donetsk Oblast » – 5 janvier 2026 – https://euromaidanpress.com/2026/01/05/one-drone-one-hit-one-rare-russian-radar-obliterated-in-donetsk-oblast/
Militarnyi – « USF Drone Hits Rare 9S32M1 Radar from S-300V Air Defense System » – 5 janvier 2026 – https://militarnyi.com/en/news/usf-drone-hits-rare-9s32m1-radar-from-s-300v-air-defense-system/
Robert « Madyar » Brovdi (Commandant des Forces de systèmes sans pilote ukrainiennes) – Publication sur les réseaux sociaux confirmant la frappe – 5 janvier 2026
Sources secondaires
Defence Express – « Ukrainian Drones Destroy russian Tor System, S-350 Vityaz 50N6E Radar in Donetsk Region » – 2 janvier 2026 – https://en.defence-ua.com/news/ukrainiandronesdestroyrussiantorsystemands350vityaz50n6eradarindonetskregion_video-17016.html
Oryx – Blog de suivi des pertes d’équipement militaire – « Attack on Europe: Documenting Equipment Losses During The 2022 Russian Invasion Of Ukraine » – https://www.oryxspioenkop.com/2022/02/attack-on-europe-documenting-equipment.html
Ukrinform – « Ukrainian UAVs destroy key Russian radar system in Donetsk region » – 5 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077046-ukrainian-uavs-destroy-key-russian-radar-system-in-donetsk-region.html
Pravda ukrainienne – « Historic high: Ukrainian drones hit over 120 Russian air defence and radar systems in 2025 » – 5 janvier 2026 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/05/8014767/
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