La quatrième plus grande raffinerie de Russie
Slavneft-YANOS n’est pas une installation ordinaire. C’est un géant industriel, la plus grande raffinerie du District fédéral central de Russie et la cinquième du pays en termes de traitement d’hydrocarbures. Avec une capacité de production annuelle dépassant 6,2 millions de tonnes après modernisation, elle joue un rôle crucial dans l’approvisionnement énergétique de la région de Moscou et au-delà.
Les chiffres de production de l’année précédente illustrent son importance : 2,6 millions de tonnes d’essence, 4 millions de tonnes de diesel, et 4,7 millions de tonnes de mazout. Ces produits alimentent les véhicules militaires russes, les camions de transport, les générateurs électriques. Chaque litre qui ne sort pas de cette raffinerie est un litre de moins pour la machine de guerre du Kremlin.
Des dégâts qui paralysent la production
Selon des sources industrielles citées par Reuters, les drones ukrainiens ont endommagé une unité de traitement primaire et une rampe de chargement. L’unité CDU-4 touchée représente environ un tiers de la capacité de production totale de l’installation. La production a été suspendue, confirmaient ces sources. Combien de temps faudra-t-il pour réparer ? Des semaines ? Des mois ? Personne ne le dit officiellement, mais l’impact est immédiat et dévastateur.
Cette frappe s’inscrit dans une série d’attaques similaires. En décembre 2025, l’Ukraine avait déjà frappé cette même raffinerie, forçant une suspension temporaire de la production. Avant cela, en janvier 2024, une autre attaque avait été signalée. Yaroslavl n’est pas une cible occasionnelle — c’est une cible récurrente, stratégique, prioritaire.
Et là, je jubile. Parce que chaque frappe sur ces raffineries, c’est un coup porté directement au financement de cette guerre absurde. Poutine peut envoyer autant de soldats qu’il veut au front, mais sans carburant, sans argent, sans ressources — sa machine de guerre s’effondre. L’Ukraine ne se contente pas de se défendre. Elle attaque là où ça compte vraiment.
Une campagne systématique contre l'or noir russe
Décembre 2025 : un mois record de frappes
L’attaque de Yaroslavl n’est pas un incident isolé. Elle fait partie d’une campagne orchestrée, méthodique, implacable. En décembre 2025, l’Ukraine a établi un nouveau record : 24 frappes contre des installations pétrolières et gazières russes en un seul mois, selon Bloomberg. Vingt-quatre. Des raffineries, des pétroliers, des infrastructures maritimes, des pipelines clés — tous dans le viseur des drones ukrainiens.
Ces opérations exercent une pression croissante sur la capacité d’exportation de la Russie, déjà contrainte par les sanctions internationales. Bien que la Russie continue d’expédier des volumes importants de pétrole brut, les revenus des exportations énergétiques — pilier central du financement de la guerre — diminuent régulièrement. Les responsables russes prévoient désormais que les revenus pétroliers et gaziers ne représenteront que 23% des recettes budgétaires de l’État cette année, la part la plus faible jamais enregistrée.
Des cibles en mer et sur terre
L’Ukraine a également intensifié ses frappes sur les installations offshore. Les champs pétroliers et gaziers exploités par Lukoil dans la mer Caspienne ont été frappés à plusieurs reprises. Dans la mer Noire, les ports de Taman et Rostov ont été touchés, plusieurs pétroliers prenant feu. La flotte fantôme russe — ces navires qui transportent du pétrole en contournant les sanctions — est devenue une cible privilégiée.
À l’intérieur des terres, les usines de traitement de carburant continuent de brûler. Dans un cas notable, des missiles de croisière Storm Shadow lancés depuis des avions ont été utilisés pour la première fois contre la raffinerie de Novoshakhtinsk. L’escalade est réelle. Les moyens se diversifient. L’efficacité augmente.
Je me souviens des premiers mois de la guerre. Les experts occidentaux qui doutaient. « L’Ukraine ne tiendra pas. » « La Russie est trop puissante. » Regardez-les maintenant. L’Ukraine frappe à 2000 kilomètres à l’intérieur du territoire russe. Elle détruit des raffineries. Elle coule des navires. Elle transforme l’économie de guerre russe en cendres. C’est ça, la résilience. C’est ça, la détermination.
L'impact économique : une hémorragie qui s'aggrave
40% de capacité de raffinage perdue
Les chiffres sont vertigineux. Selon plusieurs analyses, près de 40% de la capacité de raffinage pétrolier russe a été mise hors service ou gravement endommagée depuis le début de l’intensification des frappes ukrainiennes. Quarante pour cent. Imaginez l’impact sur une économie qui dépend à ce point de ses exportations énergétiques.
Les pénuries de carburant commencent à se faire sentir à l’intérieur de la Russie. Les prix augmentent. Les files d’attente s’allongent dans certaines régions. Le gouvernement russe tente de compenser en important du carburant — une ironie cruelle pour l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde. Mais les sanctions compliquent ces importations. Les coûts explosent. L’économie saigne.
Des revenus en chute libre
Les revenus pétroliers et gaziers de la Russie s’effondrent. De pilier budgétaire, ils deviennent une source de revenus parmi d’autres — et de moins en moins importante. Cette transformation est historique. Pendant des décennies, la Russie a construit son pouvoir sur ses ressources énergétiques. Aujourd’hui, ce pouvoir s’érode sous les coups de boutoir ukrainiens.
Les analystes prévoient que cette tendance va s’accélérer. Les réserves faciles à exploiter s’épuisent. Les infrastructures vieillissent. Les sanctions limitent l’accès aux technologies occidentales nécessaires pour moderniser les installations. Et maintenant, les drones ukrainiens détruisent ce qui reste. C’est une tempête parfaite qui menace de faire s’effondrer l’économie de guerre russe.
Il y a quelque chose de poétique dans tout ça. La Russie a utilisé son énergie comme une arme pendant des années. Elle a coupé le gaz à l’Europe. Elle a manipulé les prix. Elle a fait du chantage. Maintenant, c’est son propre secteur énergétique qui devient son talon d’Achille. Le karma, peut-être. Ou simplement la justice.
La technologie des drones : l'arme qui change tout
Des frappes à longue distance
Comment l’Ukraine parvient-elle à frapper des cibles situées à des centaines de kilomètres à l’intérieur du territoire russe ? La réponse tient en un mot : drones. Des drones de longue portée, de plus en plus sophistiqués, capables de voler pendant des heures, d’éviter les défenses antiaériennes, de frapper avec précision.
Ces drones ne sont pas des jouets. Ce sont des armes de guerre développées par l’industrie ukrainienne, souvent avec des composants commerciaux modifiés. Ils volent bas pour échapper aux radars. Ils utilisent des trajectoires imprévisibles. Ils frappent la nuit, quand la visibilité est réduite et les défenses moins vigilantes. Et ils sont efficaces — terriblement efficaces.
Une production qui s’industrialise
L’Ukraine ne se contente plus d’acheter des drones à l’étranger. Elle les fabrique. Des usines clandestines, des ateliers secrets, des ingénieurs qui travaillent jour et nuit pour augmenter la production. Le président Zelensky a annoncé des objectifs ambitieux : produire des milliers de drones par mois. Et ces objectifs semblent se concrétiser, à en juger par la fréquence et l’intensité des frappes.
Cette industrialisation change la donne. Chaque drone produit est un missile potentiel contre une raffinerie russe. Chaque frappe réussie justifie l’investissement dans cette technologie. C’est un cercle vertueux — pour l’Ukraine, en tout cas. Pour la Russie, c’est un cauchemar qui ne fait que commencer.
Je pense à ces ingénieurs ukrainiens qui conçoivent ces drones. À ces ouvriers qui les assemblent. À ces pilotes qui les guident vers leurs cibles. Ils ne sont pas sur le front, mais ils combattent tout autant. Ils transforment des circuits imprimés et des moteurs en armes de guerre. Ils prouvent que l’innovation peut vaincre la force brute. C’est David contre Goliath, version 21ème siècle.
La réponse russe : entre déni et impuissance
Une défense antiaérienne dépassée
La Russie possède l’un des systèmes de défense antiaérienne les plus sophistiqués au monde. Des missiles S-300, S-400, des systèmes Pantsir, des radars de dernière génération. Sur le papier, ces installations devraient être imprenables. Dans la réalité, les drones ukrainiens passent. Encore et encore.
Pourquoi ? Parce que ces systèmes ont été conçus pour intercepter des avions, des missiles de croisière, des cibles rapides et à haute altitude. Les drones ukrainiens volent bas, lentement, avec une signature radar minimale. Ils sont petits, agiles, difficiles à détecter. Et quand la défense antiaérienne les repère, il est souvent trop tard.
Le coût politique du silence
Le Kremlin tente de minimiser ces attaques. Les médias d’État russes en parlent à peine. Les autorités locales parlent d' »accidents » ou d' »incidents techniques ». Mais les habitants de Yaroslavl, de Tuapse, de Rostov — ils savent. Ils voient les flammes. Ils sentent la fumée. Ils entendent les explosions.
Ce silence a un coût politique. Il alimente les rumeurs. Il sape la confiance dans le gouvernement. Il révèle la vulnérabilité d’un régime qui se prétendait invincible. Chaque raffinerie qui brûle est une fissure dans la façade de puissance que Poutine tente de maintenir.
Il y a quelque chose de profondément satisfaisant à voir ce régime forcé de mentir sur ses propres faiblesses. Poutine a construit son pouvoir sur l’image d’une Russie forte, invincible, crainte. Maintenant, cette image se fissure. Les drones ukrainiens ne détruisent pas seulement des raffineries — ils détruisent le mythe de l’invincibilité russe.
Les implications pour l'avenir de la guerre
Une stratégie d’attrition économique
L’Ukraine a compris quelque chose de fondamental : on ne gagne pas cette guerre uniquement sur le champ de bataille. On la gagne aussi en épuisant l’économie de l’adversaire. Chaque raffinerie détruite, c’est moins d’argent pour financer la guerre. Moins de carburant pour les tanks. Moins de ressources pour fabriquer des missiles.
Cette stratégie d’attrition économique porte ses fruits. Les analystes estiment que les frappes ukrainiennes ont coûté des milliards de dollars à la Russie en pertes directes et en revenus manqués. Et ce n’est que le début. Si l’Ukraine maintient ce rythme de frappes, l’impact économique pourrait devenir insoutenable pour Moscou.
Un modèle pour les conflits futurs
Ce qui se passe en Ukraine redéfinit la guerre moderne. Les drones ne sont plus des gadgets — ce sont des armes stratégiques. Ils permettent à un pays plus petit, moins riche, de frapper un adversaire plus puissant là où ça fait mal. Ils démocratisent la puissance de frappe à longue distance.
Les militaires du monde entier observent. Ils prennent des notes. Ils réévaluent leurs doctrines. Parce que si l’Ukraine peut faire ça à la Russie avec des drones relativement bon marché, qu’est-ce que d’autres pays pourraient faire avec des technologies similaires ? La guerre change. Et l’Ukraine est en train d’écrire le manuel.
Je me demande ce que les généraux russes pensent quand ils voient ces images. Eux qui ont planifié une guerre éclair, une victoire rapide. Ils se retrouvent maintenant à défendre leur propre territoire contre des drones qu’ils ne peuvent pas arrêter. C’est l’humiliation ultime. Et elle est méritée.
Yaroslavl et au-delà : la guerre continue
Une escalade inévitable
L’attaque de Yaroslavl ne sera pas la dernière. L’Ukraine a démontré sa capacité et sa volonté de frapper profondément en territoire russe. Elle a les moyens. Elle a les cibles. Et elle a la détermination. Tant que la Russie continuera sa guerre d’agression, les raffineries russes continueront de brûler.
La Russie, de son côté, continue ses propres frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Des centrales électriques, des réseaux de distribution, des installations de chauffage — tout est ciblé, surtout en hiver. C’est une guerre totale, sans pitié, où chaque camp tente de briser la volonté de l’autre en frappant ses capacités économiques et son moral.
Le prix de la résistance
Cette guerre a un coût. Pour l’Ukraine, pour la Russie, pour le monde entier. Mais l’Ukraine a fait un choix : résister, quoi qu’il en coûte. Et cette résistance passe par des frappes comme celle de Yaroslavl. Des frappes qui font mal. Des frappes qui comptent. Des frappes qui changent l’équation stratégique.
Les habitants de Yaroslavl qui ont vu leur raffinerie brûler cette nuit-là sont les victimes collatérales d’une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Mais c’est leur gouvernement qui a lancé cette invasion. C’est leur président qui refuse de négocier. C’est leur armée qui bombarde des civils ukrainiens. L’Ukraine ne fait que riposter — avec les moyens dont elle dispose.
Je ne ressens aucune joie à voir des installations civiles détruites. Mais je refuse de pleurer sur le sort d’une raffinerie russe quand des villes ukrainiennes entières ont été rasées. La guerre est horrible. Elle est injuste. Elle est cruelle. Mais elle a été imposée à l’Ukraine. Et l’Ukraine a le droit — le devoir — de se défendre par tous les moyens nécessaires.
Conclusion : le feu qui ne s'éteindra pas
La nuit du 6 janvier 2026 restera dans les mémoires. Pas seulement à Yaroslavl, où les flammes ont illuminé le ciel. Mais partout où l’on suit cette guerre. Parce que cette attaque symbolise quelque chose de plus grand qu’une simple frappe militaire. Elle symbolise la résilience ukrainienne. La détermination d’un peuple qui refuse de se soumettre. La capacité d’un pays plus petit à tenir tête à un géant.
Les raffineries russes continueront de brûler. Les drones ukrainiens continueront de voler. L’économie russe continuera de saigner. Jusqu’à ce que Moscou comprenne que cette guerre ne peut pas être gagnée. Que l’Ukraine ne sera jamais conquise. Que le prix de l’agression est trop élevé.
Yaroslavl brûle. Et avec elle, les illusions du Kremlin. Le feu qui s’est allumé cette nuit-là ne s’éteindra pas de sitôt. Parce que c’est le feu de la résistance. Le feu de la justice. Le feu qui, peut-être, finira par consumer cette guerre absurde et ramener la paix.
Je regarde ces images une dernière fois. La fumée noire qui monte vers le ciel. Les flammes qui dévorent l’acier et le béton. Et je me dis : c’est ça, la guerre moderne. Ce n’est plus seulement des soldats dans des tranchées. C’est une bataille économique, technologique, psychologique. Et dans cette bataille, l’Ukraine est en train de prouver qu’elle peut gagner. Une raffinerie à la fois. Un drone à la fois. Une nuit à la fois.
Sources
Militarnyi – « Nighttime Explosions in Yaroslavl Possibly Linked to Oil Refinery Attack » – 6 janvier 2026 – https://militarnyi.com/en/news/nighttime-explosions-in-yaroslavl-possibly-linked-to-oil-refinery-attack/
Reuters – « Ukraine says it hit Yaroslavl oil refinery, sources say output suspended » – 12 décembre 2025 – https://www.reuters.com/business/energy/ukraine-says-it-hit-yaroslavl-oil-refinery-sources-say-output-suspended-2025-12-12/
The Kyiv Independent – « Fire erupts at major Russian oil refinery in Yaroslavl » – 1er octobre 2025 – https://kyivindependent.com/fire-erupts-at-major-russian-oil-refinery-in-yaroslavl/
UNITED24 Media – « Ukraine Sets New Record With 24 Strikes on Russian Oil & Gas Sites in December » – 31 décembre 2025 – https://united24media.com/latest-news/ukraine-sets-new-record-with-24-strikes-on-russian-oil-gas-sites-in-december-14671
Bloomberg – Rapports sur les frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes – Décembre 2025
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