Des tanks par milliers, des drones par centaines de milliers
Les hommes ne sont pas les seuls à tomber. Le matériel militaire russe fond comme neige au soleil. Au 8 janvier 2026, l’Ukraine revendique la destruction de 11 521 chars russes. Onze mille cinq cent vingt et un. Des T-72, des T-80, des T-90 — la fierté de l’armée russe, réduits en ferraille fumante sur les champs de bataille ukrainiens. Et ce n’est pas tout. 23 874 véhicules blindés de transport de troupes ont été détruits. Presque vingt-quatre mille. Des véhicules censés protéger les soldats, transformés en cercueils d’acier.
L’artillerie russe, cette arme que Moscou considère comme son atout majeur, a été décimée. 35 874 systèmes d’artillerie détruits. Plus de trente-cinq mille canons, obusiers, mortiers — pulvérisés par les frappes ukrainiennes. Les systèmes de lance-roquettes multiples, ces armes terrifiantes qui crachent des dizaines de missiles en quelques secondes ? 1 596 unités détruites. Les systèmes de défense antiaérienne, censés protéger les troupes russes des attaques aériennes ? 1 269 unités anéanties. La Russie perd son arsenal à une vitesse vertigineuse, et elle ne peut pas le remplacer aussi vite qu’elle le détruit.
La guerre des drones : l’Ukraine domine
Mais le chiffre le plus stupéfiant, celui qui montre à quel point cette guerre a changé, c’est celui des drones. 102 074 drones tactiques russes ont été abattus depuis le début de la guerre. Cent deux mille soixante-quatorze. En une seule journée, le 8 janvier, l’Ukraine en a détruit 225. Deux cent vingt-cinq drones en vingt-quatre heures. La guerre moderne, c’est ça. Des essaims de drones qui survolent le champ de bataille, qui traquent les soldats, qui frappent les véhicules, qui sèment la mort à distance. Et l’Ukraine excelle dans ce domaine. Le commandant en chef ukrainien, Oleksandr Syrskii, l’a dit clairement : les drones ukrainiens tuent les troupes russes plus vite que jamais.
Les avions et hélicoptères russes ne sont pas épargnés. 434 avions et 347 hélicoptères ont été abattus. Des Su-25, des Su-34, des Mi-24, des Ka-52 — des machines de guerre sophistiquées, coûtant des millions de dollars, réduites en débris. Les missiles de croisière ? 4 137 interceptés. Les navires de guerre ? 28 coulés ou gravement endommagés, dont 2 sous-marins. La flotte russe de la mer Noire a été décimée, forcée de se replier loin des côtes ukrainiennes. Et les véhicules et camions-citernes ? 73 336 détruits. Soixante-treize mille. La logistique russe, cette colonne vertébrale de toute armée, est en lambeaux.
Quand je vois ces chiffres, je me dis que la Russie est en train de se vider. De ses hommes, de son matériel, de son avenir. Poutine envoie des tanks qui datent de l’ère soviétique au front. Il puise dans ses réserves stratégiques, il vide ses dépôts, il sacrifie tout. Pour quoi ? Pour un rêve impérial délirant. Pour reconstituer l’URSS. Pour montrer au monde qu’il est fort. Mais la seule chose qu’il montre, c’est sa folie meurtrière.
Les "volontaires" : le nouveau visage de l'armée russe
De la mobilisation forcée au recrutement massif
Qui sont ces hommes qui meurent par milliers sur le front ukrainien ? En 2022, c’étaient surtout des soldats professionnels, ceux qui avaient rejoint l’armée avant l’invasion. Puis, en septembre 2022, Poutine a décrété une mobilisation partielle — trois cent mille hommes arrachés à leurs familles, envoyés au front avec un entraînement minimal. Mais depuis 2023, le visage de l’armée russe a changé. Aujourd’hui, ce sont les « volontaires » qui forment la majorité des nouvelles recrues. Des hommes qui signent un contrat avec le ministère de la Défense. Volontairement. Enfin, c’est ce que dit le Kremlin.
En 2024, 15 % des morts russes étaient des volontaires. En 2025, c’est un sur trois. Un tiers des soldats tombés au combat avaient signé un contrat après le début de l’invasion. Pourquoi ? Pour l’argent. Le Kremlin offre des primes colossales : jusqu’à 10 millions de roubles (environ 95 000 euros) pour un an de service. Dans les régions pauvres de Russie, dans les petites villes où le salaire moyen tourne autour de 30 000 roubles par mois, c’est une fortune. Une promesse de vie meilleure. Une illusion. Car ces contrats, signés depuis septembre 2022, sont automatiquement renouvelés jusqu’à la fin de la guerre. Personne ne sait quand elle se terminera. Personne ne sait s’ils reviendront vivants.
La pression, la coercition, le désespoir
Beaucoup de ces « volontaires » ne le sont pas vraiment. Les gouvernements locaux, sous pression pour fournir un flux constant de recrues, multiplient les campagnes de recrutement. Ils ciblent les hommes endettés, les étudiants, les chômeurs. Ils promettent l’effacement des dettes, un salaire décent, une vie meilleure. Ils ne parlent pas de la mort. Ils ne parlent pas des tranchées boueuses, des drones qui vous traquent, des obus qui pleuvent sans arrêt. Ils ne parlent pas des corps déchiquetés, des membres arrachés, des cris de douleur. Ils vendent un rêve. Et des milliers d’hommes y croient.
Certains sont carrément contraints. Les conscrits, ces jeunes hommes qui font leur service militaire obligatoire, subissent des pressions énormes pour signer un contrat. Les prisonniers, accusés de crimes divers, se voient offrir une porte de sortie : rejoindre l’armée et voir leurs charges abandonnées. Une loi de 2024 permet aux accusés d’échapper à une condamnation pénale en s’engageant. Dans un pays où le taux d’acquittement est inférieur à 1 %, c’est une option tentante. Mais c’est un piège. Un piège mortel. En octobre 2025, 336 000 personnes avaient signé un contrat avec l’armée, selon Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité nationale. Plus de 30 000 par mois. Et selon l’OTAN, 25 000 soldats russes meurent chaque mois. Si les deux chiffres sont exacts, la Russie recrute encore plus qu’elle ne perd. Pour l’instant.
Je pense à ces hommes qui signent. À ceux qui croient qu’ils vont faire un an, empocher l’argent, et rentrer chez eux. À ceux qui pensent que la guerre sera finie avant qu’ils ne soient envoyés au front. À ceux qui n’ont pas le choix, qui sont acculés, qui voient dans l’armée leur seule échappatoire. Et je me dis qu’ils sont tous des victimes. Victimes de Poutine, victimes d’un système qui les broie, victimes d’une guerre absurde. Ils ne sont pas mes ennemis. Mon ennemi, c’est celui qui les envoie mourir.
L'histoire de Murat Mukashev : un militant anti-guerre mort au front
De l’activisme à la prison
Parmi ces milliers de morts, il y a des histoires qui brisent le cœur. Celle de Murat Mukashev en est une. Mukashev n’était pas un soldat. C’était un activiste, un homme qui avait passé des années à manifester contre les politiques de Poutine. Il avait défilé contre les violences policières, contre la torture, pour les droits LGBT, pour la libération d’Alexeï Navalny, le principal opposant au Kremlin mort en prison en 2024. Sur les réseaux sociaux, depuis 2022, il condamnait l’invasion de l’Ukraine. Ouvertement. Sans peur. Jusqu’à ce que le régime le rattrape.
Début 2024, Mukashev a été arrêté près de chez lui à Moscou. Accusation : trafic de drogue à grande échelle. Ses amis et sa famille sont convaincus que c’était un coup monté, une tactique classique du Kremlin pour faire taire les dissidents. Pendant son procès, on lui a proposé un marché : signer un contrat avec le ministère de la Défense et les charges seraient abandonnées. Il a refusé. Le tribunal l’a condamné à 10 ans de prison dans une colonie pénitentiaire à régime strict. Dix ans. Pour un homme qui n’avait jamais voulu faire de mal à personne.
Le pari fatal sur la paix
En novembre 2024, enfermé dans sa cellule, Mukashev a changé d’avis. Pourquoi ? Parce que Donald Trump venait d’être réélu président des États-Unis et promettait de mettre fin à la guerre rapidement. Mukashev a pensé qu’il pouvait signer un contrat, passer quelques mois au front, et être libéré avant qu’un accord de paix ne soit conclu. Il voyait ça comme une chance d’échapper à dix ans de prison. Une chance de retrouver sa vie. Ses amis ont dit qu’il était encouragé par les promesses de Trump. Il croyait que la guerre allait se terminer. Il avait tort.
Le 11 juin 2025, Murat Mukashev est mort au combat dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine. Il faisait partie d’une unité d’assaut. Un homme qui avait passé sa vie à lutter contre la violence, qui refusait de tuer, qui croyait en la paix — mort en combattant dans une guerre qu’il détestait. Ses proches n’ont jamais compris comment il avait pu réconcilier ses convictions avec sa décision de rejoindre l’armée. Peut-être ne l’a-t-il jamais fait. Peut-être est-il mort en se haïssant. Peut-être est-il mort en maudissant Poutine, Trump, et tous ceux qui lui avaient fait croire que la paix était proche. Nous ne le saurons jamais.
L’histoire de Mukashev me hante. Cet homme qui a tout fait pour éviter la guerre, qui a manifesté, qui a crié son opposition, qui a été brisé par le système — et qui a fini par mourir dans cette guerre qu’il abhorrait. C’est ça, la tragédie de cette guerre. Elle dévore même ceux qui la combattent. Elle transforme les pacifistes en soldats, les rêveurs en cadavres. Et Poutine, lui, continue de dormir tranquillement dans son palais.
Les gains territoriaux russes : une victoire à la Pyrrhus
0,8 % de l’Ukraine pour 420 000 pertes en 2025
Parlons des « succès » russes. Parlons de ce pour quoi tous ces hommes sont morts. En 2025, la Russie a conquis 0,8 % du territoire ukrainien. Zéro virgule huit pour cent. Selon le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrskii, cela représente environ 4 952 kilomètres carrés sur les 603 550 kilomètres carrés que compte l’Ukraine. Moins de cinq mille kilomètres carrés. Pour 420 000 morts et blessés rien qu’en 2025. Faites le calcul. Chaque kilomètre carré a coûté 85 soldats russes. Quatre-vingt-cinq vies pour un kilomètre carré de terre ukrainienne. C’est ça, la victoire de Poutine.
Le général Valery Gerasimov, chef d’état-major russe, a présenté des chiffres gonflés lors de réunions mises en scène avec Poutine. Il a affirmé que la Russie avait occupé 6 640 kilomètres carrés et pris 334 localités ukrainiennes en 2025. Mais l’Institute for the Study of War (ISW), un think tank américain, a vérifié ces affirmations. Résultat : ils n’ont trouvé de preuves que pour 4 952 kilomètres carrés et 245 localités. Gerasimov a menti. Ou plutôt, il a exagéré. Parce que dans l’armée russe, dire la vérité à Poutine peut vous coûter votre poste. Ou pire.
Des villes toujours hors de portée
Et ces gains, aussi maigres soient-ils, ne sont même pas consolidés. Fin 2025, les forces russes n’avaient toujours pas pris Pokrovsk et Myrnohrad, deux villes de l’est de l’Ukraine dans la région de Donetsk, qu’elles tentaient de capturer depuis cinq mois. Cinq mois de combats acharnés, de pertes massives, pour rien. À Hulyaipole, dans la région de Zaporijjia, les Russes contrôlent 55 % de la ville, malgré leurs affirmations d’avoir tout pris. Et à Kupiansk, dans la région de Kharkiv, même les correspondants militaires russes admettent que les forces russes sont en train d’être repoussées. Pourquoi ? Parce que les rapports inexacts envoyés aux autorités supérieures ont conduit à redéployer les réserves ailleurs, pensant qu’elles n’étaient « pas nécessaires » pour Kupiansk.
L’armée russe souffre d’un problème systémique : l’exagération des succès. Les commandants sur le terrain mentent à leurs supérieurs pour éviter les sanctions. Les supérieurs mentent à Poutine pour lui faire plaisir. Et Poutine, enfermé dans sa bulle, croit que tout va bien. Pendant ce temps, les soldats meurent, les villes restent hors de portée, et la guerre s’enlise. La Russie avance, oui. Mais à quel prix ? Et pour combien de temps encore ?
0,8 %. Je n’arrive pas à m’y faire. Moins d’un pour cent du territoire ukrainien. Pour 420 000 vies détruites. C’est obscène. C’est criminel. C’est une insulte à chaque mère russe qui a perdu son fils, à chaque femme qui a perdu son mari, à chaque enfant qui a perdu son père. Poutine appelle ça une victoire. Moi, j’appelle ça un génocide. Un génocide de son propre peuple.
Les pertes ukrainiennes : un tribut lourd mais moins catastrophique
46 000 morts selon Zelensky, peut-être 140 000 en réalité
L’Ukraine paie aussi un prix terrible. En février 2025, le président Volodymyr Zelensky a déclaré que 46 000 soldats ukrainiens avaient été tués au combat, avec 380 000 autres blessés. Des dizaines de milliers d’autres sont portés disparus ou retenus prisonniers. Mais ces chiffres, comme souvent en temps de guerre, sont probablement sous-estimés. En croisant différentes sources et en recoupant les données, la BBC estime que le nombre réel de morts ukrainiens pourrait atteindre 140 000. Cent quarante mille. C’est énorme. C’est tragique. Mais c’est bien moins que les pertes russes.
Pourquoi cette différence ? Parce que l’Ukraine se défend. Elle ne lance pas d’offensives massives coûteuses en vies humaines. Elle utilise des tactiques défensives, des fortifications, des drones, de l’artillerie à longue portée. Elle frappe les lignes d’approvisionnement russes, les dépôts de munitions, les ponts, les voies ferrées. Elle force la Russie à avancer lentement, à payer chaque mètre de terrain au prix fort. Et ça marche. Les Russes avancent, oui. Mais ils saignent. Ils saignent à blanc.
Une guerre d’usure que l’Ukraine peut gagner
L’Ukraine ne peut pas se permettre de perdre autant d’hommes que la Russie. Sa population est bien plus petite : environ 40 millions d’habitants avant la guerre, contre 144 millions pour la Russie. Mais elle a des alliés. Elle reçoit des armes, des munitions, du matériel, de l’argent. Les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie — tous soutiennent l’Ukraine. Pas avec des troupes, pas encore. Mais avec tout le reste. Et ça fait la différence.
La Russie, elle, est de plus en plus isolée. Ses alliés se comptent sur les doigts d’une main : la Biélorussie, l’Iran, la Corée du Nord. Des pays parias, des régimes autoritaires. La Chine observe, mais ne s’engage pas vraiment. Elle achète du pétrole et du gaz russes à prix cassé, mais elle ne fournit pas d’armes. Pas ouvertement, en tout cas. La Russie est seule. Et elle s’épuise. Ses stocks de matériel diminuent, ses usines d’armement tournent à plein régime mais ne suffisent pas, son économie vacille sous le poids des sanctions. Combien de temps pourra-t-elle tenir ? Personne ne le sait. Mais une chose est sûre : chaque jour qui passe, la Russie s’affaiblit un peu plus.
Quand je compare les pertes ukrainiennes et russes, je vois une différence fondamentale. Les Ukrainiens se battent pour leur survie. Pour leur terre, pour leurs familles, pour leur liberté. Les Russes, eux, se battent pour l’ego d’un homme. Pour un rêve impérial délirant. Et ça se voit dans les chiffres. L’Ukraine perd des hommes, oui. Mais elle les perd en défendant ce qui est à elle. La Russie les perd en attaquant ce qui ne lui appartient pas. Il y a une justice, là-dedans. Une justice terrible, mais une justice quand même.
La manipulation russe : l'affaire de la résidence de Poutine
Une attaque fantôme pour saboter les négociations
Fin décembre 2025, alors que les espoirs de paix semblaient renaître, la Russie a joué une carte cynique. Le 29 décembre, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé l’Ukraine d’avoir tenté d’assassiner Poutine en attaquant sa résidence du lac Valdaï, à 140 kilomètres au nord-est de Moscou, avec 91 drones. Tous les drones auraient été abattus par la défense antiaérienne russe, selon Lavrov. Aucune victime. Aucun dégât. Juste une tentative d’assassinat spectaculaire. Ou plutôt, une tentative de manipulation spectaculaire.
Car très vite, l’histoire s’est effilochée. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a immédiatement démenti : « Presque un jour s’est écoulé et la Russie n’a toujours fourni aucune preuve plausible de ses accusations. Et elle n’en fournira pas. Parce qu’il n’y en a pas. Une telle attaque n’a pas eu lieu. » Les habitants de Valdaï, interrogés par le média d’opposition Sota, ont confirmé : ils n’ont rien entendu. Pas de défense antiaérienne, pas d’explosions, rien. Et pour cause : abattre 91 drones au-dessus d’une zone aussi sensible aurait fait un bruit assourdissant.
Des incohérences flagrantes
Les incohérences s’accumulent. Le ministère russe de la Défense avait d’abord annoncé que seulement 41 drones avaient été abattus dans la région de Novgorod dans la nuit du 28 au 29 décembre. Puis, quelques heures plus tard, un communiqué rectificatif : 49 autres drones avaient été abattus au-dessus de Briansk et un au-dessus de Smolensk, « volant en direction de la région de Novgorod ». Sauf que Briansk et Smolensk sont à des centaines de kilomètres de Valdaï. Comment des drones abattus là-bas pouvaient-ils menacer la résidence de Poutine ? Mystère.
L’Institute for the Study of War a souligné l’absence totale de preuves habituelles : pas de vidéos, pas de signatures thermiques, pas de déclarations de responsables locaux, pas de reportages dans les médias locaux. En revanche, une attaque ukrainienne réussie contre un dépôt pétrolier à Rybinsk le 31 décembre a été largement documentée sur les réseaux sociaux. Tout comme une attaque contre la raffinerie de Novoshakhtinsk à Rostov une semaine plus tôt. Quand l’Ukraine frappe vraiment, ça se voit. Là, rien. Le Wall Street Journal a même rapporté que les services de renseignement américains avaient déterminé que l’Ukraine n’avait pas ciblé la résidence de Poutine. Tout était faux.
Pourquoi ce mensonge ?
Pourquoi la Russie a-t-elle inventé cette histoire ? Pour saboter les négociations de paix. Le 28 décembre, Zelensky avait conclu des discussions fructueuses avec Trump en Floride. Pour la première fois, les États-Unis avaient accepté de participer aux garanties de sécurité de l’Ukraine après un éventuel accord de paix, y compris avec des troupes américaines sur le terrain. C’était une avancée majeure. Le Premier ministre polonais Donald Tusk avait même déclaré que « la paix est à l’horizon ». Poutine ne pouvait pas laisser faire. Alors il a inventé une attaque, accusé l’Ukraine, et annoncé que « la position de négociation de la Russie sera révisée ». Traduction : pas de paix. Pas maintenant. Pas tant que je n’aurai pas obtenu ce que je veux.
Trump, malheureusement, a mordu à l’hameçon. « Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bien. C’est une chose d’être offensif… C’en est une autre d’attaquer sa maison. Ce n’est pas le bon moment pour faire ça. Et j’ai appris ça du président Poutine aujourd’hui. J’étais très en colère », a-t-il déclaré. Poutine avait réussi son coup : semer le doute, créer la tension, faire dérailler les négociations. Et pendant ce temps, les soldats continuent de mourir. Par milliers. Chaque jour.
Cette histoire de fausse attaque me rend malade. Poutine ment. Il ment sans vergogne, sans honte, sans remords. Il invente une attaque pour justifier la poursuite de la guerre. Il manipule Trump, il manipule l’opinion publique, il manipule tout le monde. Et pendant qu’il joue à ses petits jeux, des hommes meurent. Des Russes, des Ukrainiens, des jeunes, des vieux, des pères, des fils. Ils meurent pour rien. Pour les mensonges d’un dictateur paranoïaque qui refuse d’admettre qu’il a perdu.
Les frappes russes sur les villes ukrainiennes : la terreur continue
Plus de 1 000 drones en une semaine
Pendant que la Russie prétendait être victime d’une attaque, elle continuait de bombarder les villes ukrainiennes. Durant la dernière semaine de 2025, la Russie a lancé plus de 1 000 drones et 33 missiles sur l’Ukraine. Mille drones. En sept jours. Des Shahed-136 iraniens, des drones kamikazes qui s’écrasent sur leurs cibles et explosent. Ils visent les infrastructures énergétiques, les immeubles résidentiels, les hôpitaux, les écoles. Tout ce qui peut terroriser la population civile. L’armée de l’air ukrainienne a intercepté 86 % des drones et 30 des 33 missiles. Mais ceux qui passent font des ravages.
Les Ukrainiens vivent dans la peur constante. Chaque nuit, les sirènes retentissent. Chaque nuit, ils descendent dans les abris. Chaque nuit, ils se demandent s’ils verront le lever du soleil. Les coupures d’électricité sont fréquentes, le chauffage fonctionne par intermittence, l’eau courante est un luxe. L’hiver ukrainien est rude, avec des températures qui descendent régulièrement en dessous de zéro. Et la Russie le sait. Elle cible délibérément les centrales électriques, les stations de chauffage, les réseaux d’eau. Elle veut briser le moral des Ukrainiens. Elle veut les forcer à capituler. Mais ça ne marche pas. Les Ukrainiens tiennent. Ils tiennent depuis 1415 jours. Et ils continueront de tenir.
Des crimes de guerre documentés
Ces attaques contre les infrastructures civiles sont des crimes de guerre. La Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Poutine en mars 2023 pour la déportation illégale d’enfants ukrainiens. D’autres mandats pourraient suivre pour les bombardements de civils. Mais pour l’instant, Poutine reste intouchable, protégé par les frontières de la Russie et par ses alliés. Il ne sera jamais jugé. Pas tant qu’il sera au pouvoir. Et peut-être jamais. Mais l’histoire le jugera. L’histoire le condamnera. Et son nom restera à jamais associé à cette guerre, à ces morts, à cette destruction.
Je pense aux Ukrainiens qui vivent sous les bombes. Aux enfants qui grandissent dans les abris. Aux parents qui ne savent pas s’ils reverront leurs enfants le lendemain. Aux personnes âgées qui meurent de froid parce que le chauffage ne fonctionne plus. Et je me dis que Poutine est un monstre. Un monstre qui se cache derrière des discours sur la « dénazification » et la « protection des russophones ». Un monstre qui bombarde des civils et appelle ça une opération militaire. Un monstre qui mérite de pourrir en enfer.
Trump, Poutine et les négociations fantômes
Les promesses de paix de Trump
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump a promis de mettre fin à la guerre en Ukraine. « Je vais régler ça en 24 heures », avait-il dit pendant sa campagne. Nous sommes en janvier 2026. La guerre continue. Trump a parlé à Poutine. Plusieurs fois. Ils se sont même rencontrés en Alaska en août 2025, une rencontre qui a été largement perçue comme une victoire diplomatique pour Poutine, mettant fin à son isolement international. Mais rien n’a changé. La Russie continue d’attaquer. L’Ukraine continue de se défendre. Et les morts s’accumulent.
En novembre 2025, les États-Unis ont présenté une proposition de paix en 28 points. Les détails n’ont pas été rendus publics, mais on sait qu’elle incluait un cessez-le-feu, le gel des lignes de front, et des garanties de sécurité pour l’Ukraine. La Russie a rejeté la proposition. Poutine veut plus. Il veut que l’Ukraine renonce à ses territoires occupés. Il veut que l’Ukraine s’engage à ne jamais rejoindre l’OTAN. Il veut que l’Occident lève les sanctions. En gros, il veut gagner la guerre sans avoir à la gagner sur le terrain. Et ça, l’Ukraine ne l’acceptera jamais.
Les garanties de sécurité : un pas en avant
La seule avancée concrète, c’est l’engagement américain à participer aux garanties de sécurité de l’Ukraine après un éventuel accord de paix. Trump a accepté que des troupes américaines puissent être déployées en Ukraine, peut-être le long de la ligne de contact avec la Russie. C’est une première. Jusqu’à présent, les États-Unis avaient toujours refusé d’envisager une présence militaire directe en Ukraine. Mais Trump a compris que sans garanties solides, l’Ukraine ne signera jamais d’accord de paix. Parce qu’elle sait que Poutine ne respectera pas sa parole. Il l’a déjà prouvé en 2014, quand il a annexé la Crimée après avoir signé les accords de Budapest garantissant l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
Mais ces garanties ne suffiront pas à arrêter la guerre. Pas tant que Poutine pensera qu’il peut gagner. Pas tant qu’il croira que le temps joue en sa faveur. Pas tant qu’il sera convaincu que l’Occident finira par se lasser et abandonner l’Ukraine. Et pour l’instant, rien n’indique qu’il ait changé d’avis. Au contraire. En décembre 2025, il a ordonné à ses forces de continuer à avancer dans la région de Zaporijjia. Il veut conquérir le reste de cette région, dont la Russie contrôle déjà trois quarts. Il veut des gains territoriaux pour négocier en position de force. Et il est prêt à sacrifier autant d’hommes qu’il faudra pour y parvenir.
Trump m’exaspère. Il croit qu’il peut régler cette guerre avec un coup de fil, une poignée de main, un accord. Mais Poutine n’est pas un homme d’affaires. C’est un dictateur. Un homme qui ne comprend que la force. Trump peut promettre ce qu’il veut, Poutine ne cédera pas tant qu’il n’y sera pas forcé. Et pour le forcer, il faut que l’Ukraine continue de se battre. Il faut que l’Occident continue de la soutenir. Il faut que la Russie comprenne qu’elle ne peut pas gagner. Pas militairement. Pas diplomatiquement. Pas du tout.
Conclusion : une guerre sans fin en vue
1415 jours et aucune issue en vue
Nous en sommes à 1415 jours de guerre. Mille quatre cent quinze jours de souffrance, de mort, de destruction. 1,2 million de pertes russes. Des centaines de milliers d’Ukrainiens tués, blessés, déplacés. Des villes rasées. Des familles brisées. Des vies détruites. Et pour quoi ? Pour l’ego d’un homme. Pour un rêve impérial délirant. Pour une guerre que personne ne voulait, sauf Poutine. Une guerre qui aurait pu être évitée. Une guerre qui pourrait se terminer demain si Poutine le décidait. Mais il ne le fera pas. Pas tant qu’il pensera pouvoir gagner.
Les chiffres publiés le 8 janvier 2026 sont accablants. 1 400 soldats russes tués en une seule journée. Mille quatre cents. Et ce n’est pas un pic. C’est la moyenne. Chaque jour, des milliers de Russes meurent sur le sol ukrainien. Chaque jour, des milliers de familles reçoivent la visite d’un officier qui leur annonce que leur fils, leur mari, leur père ne reviendra pas. Chaque jour, la Russie s’enfonce un peu plus dans cette guerre sans fin. Et Poutine, lui, continue de sourire. Il continue de prétendre que tout va bien. Il continue de mentir à son peuple, au monde, à lui-même.
L’Ukraine tiendra, la Russie s’effondrera
Mais la vérité finit toujours par éclater. Et la vérité, c’est que la Russie est en train de perdre cette guerre. Pas sur le terrain, pas encore. Mais sur tous les autres fronts. Économiquement, elle s’effondre. Démographiquement, elle se vide. Militairement, elle s’épuise. Diplomatiquement, elle est isolée. Et moralement, elle est morte. Une nation qui envoie ses fils mourir par milliers pour conquérir quelques kilomètres carrés de terre n’a plus d’âme. Elle n’a plus d’avenir. Elle n’a plus rien.
L’Ukraine, elle, tient. Contre toute attente. Contre un ennemi plus grand, plus fort, plus nombreux. Elle tient parce qu’elle se bat pour sa survie. Parce qu’elle sait que si elle cède, elle disparaîtra. Parce qu’elle a le soutien de l’Occident, de ses alliés, du monde libre. Et parce qu’elle a quelque chose que la Russie n’a pas : une raison de se battre. Une vraie raison. Pas un rêve impérial. Pas l’ego d’un dictateur. Mais la liberté. La dignité. Le droit d’exister. Et ça, ça vaut tous les sacrifices.
Je regarde ces 1415 jours de guerre et je me dis que ça ne peut pas continuer. Que ça ne doit pas continuer. Que le monde doit se réveiller et arrêter ce carnage. Mais je sais aussi que tant que Poutine sera au pouvoir, la guerre continuera. Alors je me raccroche à une seule certitude : l’Ukraine tiendra. Elle tiendra parce qu’elle n’a pas le choix. Elle tiendra parce qu’elle est forte. Elle tiendra parce qu’elle a raison. Et un jour, quand cette guerre sera finie, quand Poutine sera tombé, quand la Russie se réveillera de ce cauchemar, l’Ukraine sera toujours là. Debout. Libre. Victorieuse.
Sources
Defense Express – « 1415 Days of russia-Ukraine War – russian Casualties in Ukraine » – 8 janvier 2026 – https://en.defence-ua.com/news/1415daysofrussiaukrainewarrussiancasualtiesin_ukraine-17088.html
Al Jazeera – « Over 400,000 Russians killed, wounded for 0.8 percent of Ukraine in 2025 » par John T Psaropoulos – 2 janvier 2026 – https://www.aljazeera.com/news/2026/1/2/over-400000-russians-killed-wounded-for-0-8-percent-of-ukraine-in-2025
BBC News – « Russia’s losses in Ukraine rise faster than ever as US pushes for peace deal » par Olga Ivshina – 30 décembre 2025 – https://www.bbc.com/news/articles/c62n922dnw7o
État-major des Forces armées ukrainiennes – Rapport quotidien des pertes russes – 8 janvier 2026
Institute for the Study of War (ISW) – Analyses et évaluations de la campagne offensive russe – Décembre 2025 – Janvier 2026
BBC News Russian et Mediazona – Décompte des pertes militaires russes confirmées – Données actualisées en continu depuis février 2022
OTAN – Estimations des pertes militaires russes et ukrainiennes – 2025
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.