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275 affrontements en 24 heures : Pokrovsk et Huliaipole sous le feu de l’enfer russe
Crédit: Adobe Stock

Une intensité sans précédent

Pour comprendre l’ampleur de ce qui se joue sur le front ukrainien, il faut mettre ces chiffres en perspective. 275 affrontements en 24 heures, c’est une moyenne de plus de 11 combats par heure. Presque un toutes les cinq minutes. Imaginez cela. Pendant que vous lisez ces lignes, pendant que vous prenez votre café, pendant que vous discutez avec vos proches, quelque part en Ukraine, des hommes s’affrontent, tirent, meurent. Sans interruption. Sans pause. Sans pitié.

Ces chiffres s’inscrivent dans une tendance inquiétante. Les jours précédents avaient déjà vu des niveaux d’intensité élevés : 221 affrontements le 6 janvier, dont 48 sur le seul front de Huliaipole. Mais le 7 janvier a marqué une escalade significative. Les Russes ont augmenté la pression sur tous les fronts, testant les défenses ukrainiennes, cherchant les points faibles, poussant, poussant, poussant sans relâche. C’est une stratégie d’épuisement, un pari sur la fatigue, sur l’usure, sur le moment où les défenseurs ne pourront plus tenir.

La géographie de l’enfer

Le front ukrainien s’étend sur des centaines de kilomètres, mais certains secteurs concentrent l’essentiel des combats. Le secteur de Pokrovsk, avec ses 77 assauts, représente à lui seul 28% de tous les affrontements de la journée. Le secteur de Huliaipole, avec ses 40 attaques, en représente 14,5%. À eux deux, ces fronts ont absorbé plus de 42% de la pression russe. Ce n’est pas un hasard. Ces deux zones ont une importance stratégique cruciale pour les deux camps.

Mais les combats ne se limitent pas à ces deux secteurs. Le front de Kostiantynivka a vu 22 attaques, celui de Lyman 18, celui d’Oleksandrivka 15, celui de Kupiansk 14. Même les secteurs considérés comme « calmes » ont connu des affrontements. C’est une guerre totale, qui se joue sur tous les fronts simultanément, qui ne laisse aucun répit, aucune zone de sécurité. Les Russes attaquent partout, testent partout, cherchent partout la faille qui leur permettra de percer.

Quand je regarde cette carte des combats, je vois une ligne de feu qui s’étend à perte de vue. Chaque point rouge représente des hommes qui se battent, qui souffrent, qui meurent. Et cette ligne ne se brise pas. Malgré la pression, malgré l’intensité, malgré l’épuisement, elle tient. Il y a quelque chose de profondément admirable dans cette résistance. Et quelque chose de profondément tragique aussi.

Sources

État-major général des forces armées ukrainiennes – Rapport du 8 janvier 2026, 08:00 (Facebook) – Information sur les 275 affrontements du 7 janvier 2026

Ukrinform – « War update: 275 combat clashes on front lines over past day, Pokrovsk, Huliaipole sectors remain most active » – 8 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077965-war-update-275-combat-clashes-on-front-lines-over-past-day.html

Mezha – « Ukrainian Frontline Sees 275 Clashes with Intense Fighting on Pokrovsk and Huliaipole Fronts » – 8 janvier 2026 – https://mezha.net/eng/bukvy/ukrainian-frontline-sees-275-clashes-with-intense-fighting-on-pokrovsk-and-huliaipole-fronts/

Ukrainska Pravda – « Battlefield sees 275 combat clashes, Russians most active on two fronts – Ukraine’s General Staff » – 8 janvier 2026 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/08/8015152/

Institut pour l’étude de la guerre (ISW) – Rapports d’évaluation de la campagne offensive russe – Janvier 2026

Al Jazeera – « Over 400,000 Russians killed, wounded for 0.8 percent of Ukraine in 2025 » – 2 janvier 2026

CNN – « Ukrainian forces under ‘intense’ pressure in south, as troop shortage bites » – 1er janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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