Une intensité sans précédent
Pour comprendre l’ampleur de ce qui se joue sur le front ukrainien, il faut mettre ces chiffres en perspective. 275 affrontements en 24 heures, c’est une moyenne de plus de 11 combats par heure. Presque un toutes les cinq minutes. Imaginez cela. Pendant que vous lisez ces lignes, pendant que vous prenez votre café, pendant que vous discutez avec vos proches, quelque part en Ukraine, des hommes s’affrontent, tirent, meurent. Sans interruption. Sans pause. Sans pitié.
Ces chiffres s’inscrivent dans une tendance inquiétante. Les jours précédents avaient déjà vu des niveaux d’intensité élevés : 221 affrontements le 6 janvier, dont 48 sur le seul front de Huliaipole. Mais le 7 janvier a marqué une escalade significative. Les Russes ont augmenté la pression sur tous les fronts, testant les défenses ukrainiennes, cherchant les points faibles, poussant, poussant, poussant sans relâche. C’est une stratégie d’épuisement, un pari sur la fatigue, sur l’usure, sur le moment où les défenseurs ne pourront plus tenir.
La géographie de l’enfer
Le front ukrainien s’étend sur des centaines de kilomètres, mais certains secteurs concentrent l’essentiel des combats. Le secteur de Pokrovsk, avec ses 77 assauts, représente à lui seul 28% de tous les affrontements de la journée. Le secteur de Huliaipole, avec ses 40 attaques, en représente 14,5%. À eux deux, ces fronts ont absorbé plus de 42% de la pression russe. Ce n’est pas un hasard. Ces deux zones ont une importance stratégique cruciale pour les deux camps.
Mais les combats ne se limitent pas à ces deux secteurs. Le front de Kostiantynivka a vu 22 attaques, celui de Lyman 18, celui d’Oleksandrivka 15, celui de Kupiansk 14. Même les secteurs considérés comme « calmes » ont connu des affrontements. C’est une guerre totale, qui se joue sur tous les fronts simultanément, qui ne laisse aucun répit, aucune zone de sécurité. Les Russes attaquent partout, testent partout, cherchent partout la faille qui leur permettra de percer.
Quand je regarde cette carte des combats, je vois une ligne de feu qui s’étend à perte de vue. Chaque point rouge représente des hommes qui se battent, qui souffrent, qui meurent. Et cette ligne ne se brise pas. Malgré la pression, malgré l’intensité, malgré l’épuisement, elle tient. Il y a quelque chose de profondément admirable dans cette résistance. Et quelque chose de profondément tragique aussi.
Pokrovsk : l'enfer à 77 reprises
Une ville sous le feu
Pokrovsk est devenue le symbole de cette guerre d’usure. Située dans le Donbass, cette ville et ses environs subissent depuis plus de 17 mois une pression russe incessante. Le 7 janvier, les forces ukrainiennes ont repoussé 77 assauts russes dans ce secteur. Soixante-dix-sept fois, les défenseurs ont dû se battre pour maintenir leurs positions près des localités de Shakhove, Nykanorivka, Fedorivka, Dorozhnie, Rodynske, Myrnohrad, Pokrovsk, Udachne, Molodetske, et en direction de Novopavlivka et Filiia.
Pourquoi tant d’acharnement sur Pokrovsk ? Parce que cette ville est un nœud logistique crucial. Sa capture permettrait aux Russes de couper des lignes d’approvisionnement vitales, de menacer d’autres positions ukrainiennes, de progresser plus profondément dans le Donbass. Le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrskyi, l’a dit clairement le 17 décembre : les Russes tentent de capturer Pokrovsk depuis plus de 17 mois. Mais les unités ukrainiennes tiennent la ligne et saisissent l’initiative quand elles le peuvent.
Le prix de la résistance
Tenir Pokrovsk coûte cher. Très cher. Dans l’agglomération de Pokrovsk, les forces de défense ont éliminé plus de 7 000 soldats russes en cinq mois, selon les données publiées début janvier. Sept mille vies. Sept mille hommes qui ne rentreront jamais chez eux. Mais ce chiffre ne dit pas tout. Il ne dit pas les blessés, les traumatisés, les familles brisées. Il ne dit pas non plus les pertes ukrainiennes, les soldats qui tombent en défendant leur terre, les civils pris au piège des bombardements.
Les parachutistes ukrainiens ont récemment repoussé un assaut massif près de Pokrovsk, démontrant une fois de plus la capacité de résistance des forces ukrainiennes. Mais chaque victoire défensive épuise un peu plus les défenseurs. Les Russes peuvent se permettre de perdre des milliers d’hommes. Ils ont construit un groupement de quelque 710 000 soldats pour mener leur offensive stratégique, selon Syrskyi. Face à cette masse, l’Ukraine doit compter sur sa détermination, son ingéniosité tactique, et le soutien de ses alliés.
77 assauts en une journée. Je ne peux même pas imaginer ce que cela signifie concrètement. L’adrénaline qui ne retombe jamais. La peur qui devient une compagne permanente. L’épuisement qui s’accumule jusqu’à ce que chaque geste devienne un effort surhumain. Et pourtant, ils continuent. Ils repoussent la 77e attaque avec la même détermination que la première. C’est de l’héroïsme à l’état pur. Et c’est aussi une tragédie sans fin.
Huliaipole : quarante assauts en une journée
Le front sud sous pression
Si Pokrovsk concentre l’attention dans le Donbass, Huliaipole est devenu le point chaud du front sud. Le 7 janvier, les forces ukrainiennes ont repoussé 40 attaques russes dans ce secteur, près des localités de Dobropillia, Solodke, Varvarivka, Zelene, Huliaipole et Bilohiria. Quarante fois, les défenseurs ont dû tenir la ligne face à des vagues d’assaillants. C’est le deuxième secteur le plus actif de tout le front, juste derrière Pokrovsk.
Huliaipole n’est pas une grande ville. Mais sa position stratégique en fait un objectif crucial pour les Russes. Située dans la région de Zaporizhzhia, elle se trouve sur l’axe qui pourrait permettre aux forces russes de progresser vers le nord et de menacer des zones plus importantes. Sa chute créerait une brèche dangereuse dans les défenses ukrainiennes du sud. C’est pourquoi les Russes y jettent tant de forces. Et c’est pourquoi les Ukrainiens s’accrochent avec tant de détermination.
Une ville qui refuse de tomber
Huliaipole est devenue une zone grise, un champ de bataille continu où les combats ne cessent jamais vraiment. Les forces ukrainiennes du sud font face à une pression intense, aggravée par une pénurie de troupes qui affecte l’ensemble du front. Selon des rapports de CNN début janvier, les forces ukrainiennes dans le sud de la région de Zaporizhzhia subissent une pression particulièrement forte, avec des difficultés à maintenir des effectifs suffisants sur la ligne de front.
Malgré cela, Huliaipole tient. La ville a même reçu la distinction honorifique de « Ville héroïque d’Ukraine », reconnaissance de la résistance acharnée de ses défenseurs et de sa population. Mais cette résistance a un coût. Les soldats ukrainiens, souvent des territoriaux épuisés, doivent faire face à des vagues d’attaques incessantes. Les Russes ont franchi la rivière Haichul, créant une menace critique pour la ville. Des combats de rue ont éclaté, avec des « coureurs de drapeaux » russes filmant de la propagande avant d’être éliminés.
Quarante attaques. En une seule journée. Sur un seul secteur. Je me demande comment on trouve la force de continuer. Comment on se lève le matin en sachant que la journée sera faite de combats incessants, de danger permanent, de mort qui rôde à chaque instant. Et pourtant, ils le font. Les défenseurs de Huliaipole se lèvent, prennent leurs armes, et retournent au combat. Encore et encore. C’est de la folie. C’est du courage. C’est les deux à la fois.
La machine de guerre russe en action
Une stratégie d’épuisement
Les 275 affrontements du 7 janvier ne sont pas le fruit du hasard. Ils révèlent une stratégie russe délibérée : épuiser les défenseurs ukrainiens par des attaques incessantes sur tous les fronts. Les Russes ont construit un groupement de 710 000 soldats pour mener cette offensive stratégique. C’est une armée massive, capable d’absorber des pertes énormes tout en maintenant la pression. Selon l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), les forces russes ont augmenté leur rythme moyen d’avancée en 2025 grâce à un nouveau modèle opérationnel, même si elles n’ont pas atteint leurs objectifs prioritaires dans les délais fixés.
Cette stratégie repose sur plusieurs piliers. D’abord, l’artillerie massive : 3 282 tirs en une journée, c’est un déluge de feu destiné à détruire les positions ukrainiennes, à tuer les défenseurs, à rendre la vie impossible sur la ligne de front. Ensuite, les drones kamikazes : 4 529 en une journée, des essaims de mort qui traquent les soldats, les véhicules, les positions. Enfin, les assauts d’infanterie répétés : 275 en une journée, des vagues humaines jetées contre les défenses ukrainiennes dans l’espoir de trouver une faille, de percer, d’avancer.
Le coût de cette stratégie
Cette stratégie d’épuisement coûte cher aux Russes. Très cher. Selon les données de l’État-major ukrainien, les pertes russes totales depuis le début de l’invasion à grande échelle, du 24 février 2022 au 8 janvier 2026, s’élèvent à environ 1 215 900 soldats, dont 1 400 rien que le 7 janvier. Un million deux cent quinze mille neuf cents. Laissez ce nombre vous pénétrer. C’est une génération entière sacrifiée sur l’autel de l’ambition impériale. C’est plus que la population de nombreuses villes. C’est un océan de douleur, de familles brisées, de vies détruites.
En 2025 seulement, plus de 400 000 soldats russes ont été tués ou blessés pour conquérir 0,8% du territoire ukrainien, selon Al Jazeera. Quatre cent mille vies pour moins d’un pourcent de territoire. C’est une équation folle, un calcul qui défie toute logique humaine. Mais c’est la réalité de cette guerre. Les Russes continuent de jeter des hommes dans la bataille, espérant que la masse finira par l’emporter sur la détermination ukrainienne. Jusqu’à présent, ce pari ne paie pas. Mais il continue de coûter des milliers de vies chaque jour.
1,2 million de pertes russes. Je ne peux pas concevoir ce chiffre. C’est trop grand, trop abstrait. Mais derrière chaque unité de ce nombre, il y a un homme. Un fils, un père, un frère, un ami. Quelqu’un qui avait une vie, des rêves, des espoirs. Et qui est mort pour quoi ? Pour conquérir quelques kilomètres carrés de terre ? Pour satisfaire l’ego d’un dictateur ? C’est une tragédie d’une ampleur biblique. Et elle continue, jour après jour, sans fin en vue.
Les autres fronts sous pression
Une guerre sur tous les fronts
Si Pokrovsk et Huliaipole concentrent l’essentiel de l’attention, les combats font rage sur l’ensemble du front. Dans le secteur de Slobozhanshchyna Sud, les forces ukrainiennes ont repoussé 15 attaques russes près de Vovchanski Khutory, Vovchansk, Starytsia, Zelene, Tykhe, et en direction de Vilcha, Ternova et Kutkivka. Sur le front de Kupiansk, 14 attaques ennemies ont été repoussées près de Stepova Novoselivka, Pishchane, Borivska Andriivka, et vers Nova Kruhliakivka et Kupiansk.
Le front de Lyman a vu 18 attaques russes, les forces ennemies tentant de percer les défenses près de Novoiehorivka, Novovodiane, Derylove, Kolodiazi, Zarichne, Myrne et Shandryholove. Sur le front de Kramatorsk, neuf affrontements ont été enregistrés près de Vasiukivka, Minkivka, Chasiv Yar et vers Bondarne. Le secteur de Kostiantynivka a subi 22 attaques près de Kostiantynivka, Oleksandro-Shultyne, Kleban-Byk, Yablunivka, Rusyn Yar et vers Sofiivka.
Le nord et le sud également touchés
Dans les secteurs de Slobozhanshchyna Nord et de Koursk, l’ennemi a mené trois attaques et effectué 89 tirs d’artillerie, dont trois provenant de systèmes de roquettes à lancement multiple. Sur le front d’Oleksandrivka, les Russes ont lancé 15 attaques près de Zelenyi Hai, Oleksandrohrad, Sichneve, Stepove, Vyshneve, Verbove, Krasnohirske, Rybne et Yehorivka. Le secteur d’Orikhiv a vu six tentatives de percée vers Stepnohirsk et Prymorske.
Même le front de Prydniprovske, généralement plus calme, a connu trois tentatives infructueuses des forces russes d’approcher les positions ukrainiennes. Sur les fronts de Volyn et de Polissia, aucune formation de groupes offensifs russes n’a été détectée. Mais cette accalmie relative ne doit pas faire illusion. Les Russes peuvent redéployer leurs forces rapidement, et ce qui est calme aujourd’hui peut devenir un enfer demain. C’est la nature de cette guerre : imprévisible, totale, sans répit.
Quand je lis cette liste de fronts, de secteurs, de localités, je réalise l’ampleur de cette guerre. Ce n’est pas un conflit localisé. C’est une guerre qui s’étend sur des centaines de kilomètres, qui touche des dizaines de villes et de villages, qui affecte des millions de vies. Et sur chacun de ces fronts, des hommes et des femmes se battent, souffrent, meurent. C’est vertigineux. C’est écrasant. Et c’est la réalité quotidienne de l’Ukraine depuis bientôt quatre ans.
Le coût humain de cette guerre
Des chiffres qui donnent le vertige
Les statistiques de cette guerre donnent le vertige. 1 215 900 soldats russes tués ou blessés depuis le début de l’invasion à grande échelle. 1 400 pertes russes rien que le 7 janvier. 275 affrontements en 24 heures. 4 529 drones kamikazes lancés en une journée. 3 282 tirs d’artillerie. Ces chiffres sont si énormes qu’ils en deviennent presque abstraits. On perd le sens de ce qu’ils représentent vraiment. Mais derrière chaque statistique, il y a des vies humaines, des histoires, des familles.
Les pertes ukrainiennes ne sont pas publiquement détaillées, mais elles sont également considérables. Chaque affrontement, chaque bombardement, chaque attaque de drone coûte des vies. Les soldats ukrainiens font face à un ennemi qui les surpasse en nombre, qui dispose de ressources quasi illimitées, qui peut se permettre de perdre des milliers d’hommes pour gagner quelques kilomètres. La fatigue s’accumule. Les blessures physiques et psychologiques s’accumulent. Et pourtant, ils continuent de se battre, jour après jour, nuit après nuit.
Les civils pris au piège
Mais les soldats ne sont pas les seules victimes de cette guerre. Les civils ukrainiens vivent sous la menace constante des bombardements, des frappes de missiles, des attaques de drones. Les villes proches du front sont régulièrement touchées. Kherson a récemment été bombardée, faisant quatre blessés civils. Une frappe russe a coupé l’électricité à huit mines dans la région de Dnipropetrovsk. Plus d’un million de personnes se sont retrouvées sans chauffage ni eau dans cette région après des frappes sur les infrastructures énergétiques.
Les évacuations se poursuivent dans les zones proches du front. La région de Tchernihiv, à la frontière nord, voit des populations évacuées face à la menace russe. Des villages entiers sont désertés, leurs habitants fuyant vers des zones plus sûres. Mais où est la sécurité en Ukraine aujourd’hui ? Les missiles russes peuvent frapper n’importe où, à n’importe quel moment. Les drones peuvent surgir du ciel sans avertissement. La guerre est partout, même loin du front. C’est une réalité avec laquelle des millions d’Ukrainiens doivent vivre chaque jour.
Je pense à ces civils qui vivent sous la menace permanente. Ceux qui se réveillent chaque matin en se demandant si ce sera leur dernier jour. Ceux qui envoient leurs enfants à l’école en priant pour qu’ils rentrent sains et saufs. Ceux qui ont perdu leur maison, leur travail, leurs proches. La guerre ne fait pas que tuer des soldats. Elle détruit des vies entières, des communautés, des espoirs. Et elle le fait avec une cruauté méthodique qui glace le sang.
La stratégie russe dévoilée
Un nouveau modèle opérationnel
L’intensité des combats du 7 janvier n’est pas un accident. Elle révèle l’évolution de la stratégie russe au cours de l’année 2025. Selon l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), les forces russes ont augmenté leur rythme moyen d’avancée en 2025 grâce à un nouveau modèle opérationnel. Ce modèle repose sur des attaques simultanées sur plusieurs fronts, visant à disperser les forces ukrainiennes et à identifier les points faibles des défenses.
Les Russes ont construit un groupement de 710 000 soldats pour mener cette offensive stratégique, selon le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrskyi. C’est une force massive, capable de maintenir une pression constante sur l’ensemble du front. Les Russes utilisent leur supériorité numérique pour lancer des attaques répétées, acceptant des pertes élevées en échange de gains territoriaux, même minimes. C’est une guerre d’usure dans sa forme la plus brutale, où la victoire revient à celui qui peut tenir le plus longtemps.
Les objectifs non atteints
Malgré cette intensification, les Russes n’ont pas atteint leurs objectifs prioritaires dans les délais fixés. Pokrovsk, que les forces russes tentent de capturer depuis plus de 17 mois, reste aux mains des Ukrainiens. Huliaipole, malgré 40 attaques en une seule journée, n’est pas tombée. Les gains territoriaux russes en 2025 ont été limités : plus de 400 000 soldats tués ou blessés pour conquérir 0,8% du territoire ukrainien. C’est un ratio catastrophique, qui témoigne de l’efficacité de la défense ukrainienne.
Mais les Russes persistent. Ils continuent de jeter des hommes et du matériel dans la bataille, espérant que la masse finira par l’emporter. Ils misent sur l’épuisement des forces ukrainiennes, sur la fatigue de l’Occident, sur l’espoir que le soutien international finira par faiblir. C’est un pari à long terme, qui coûte des milliers de vies chaque jour. Mais c’est un pari que le Kremlin semble prêt à tenir, quoi qu’il en coûte à son propre peuple.
Cette stratégie russe me révolte. Jeter des dizaines de milliers d’hommes dans la bataille, accepter des pertes monstrueuses pour des gains dérisoires, c’est du cynisme à l’état pur. C’est traiter les êtres humains comme de la chair à canon, comme des pions sur un échiquier. Et le pire, c’est que ça continue. Jour après jour, les Russes envoient de nouveaux soldats mourir pour quelques mètres de terre. C’est obscène. C’est criminel. Et ça doit cesser.
La résistance ukrainienne
Une détermination sans faille
Face à cette pression russe écrasante, la résistance ukrainienne force l’admiration. 275 affrontements en 24 heures, et dans chacun d’eux, les forces ukrainiennes ont tenu bon. 77 assauts repoussés à Pokrovsk. 40 à Huliaipole. Des dizaines d’autres sur l’ensemble du front. Cette capacité à résister, jour après jour, face à un ennemi supérieur en nombre, témoigne d’une détermination extraordinaire. Les soldats ukrainiens savent qu’ils défendent leur terre, leur liberté, leur avenir. Et cette conviction leur donne une force que les Russes, malgré leur supériorité numérique, ne peuvent égaler.
Les unités d’artillerie ukrainiennes ont frappé deux zones de concentration de troupes ennemies et un point de contrôle de drones le 7 janvier. C’est une riposte modeste face à l’avalanche de feu russe, mais elle montre que l’Ukraine ne se contente pas de défendre. Elle contre-attaque quand elle le peut, elle frappe les points faibles de l’ennemi, elle saisit l’initiative quand l’occasion se présente. Les parachutistes ukrainiens ont récemment repoussé un assaut massif près de Pokrovsk, démontrant leur capacité à tenir face aux vagues d’attaquants russes.
Les défis de la résistance
Mais cette résistance a un coût. Les forces ukrainiennes font face à une pénurie de troupes, particulièrement dans le sud. Les soldats sont épuisés par des mois, voire des années, de combats incessants. Le matériel s’use, les munitions s’épuisent, les renforts se font rares. L’Ukraine dépend du soutien de ses alliés occidentaux pour maintenir sa capacité de combat. Et ce soutien, bien que crucial, n’est pas toujours suffisant ou assez rapide.
Les défenseurs de Huliaipole, souvent des territoriaux épuisés, doivent faire face à des vagues d’attaques incessantes avec des ressources limitées. Les soldats de Pokrovsk tiennent depuis plus de 17 mois face à une pression constante. Combien de temps peuvent-ils encore tenir ? C’est la question qui hante tous ceux qui suivent cette guerre. L’Ukraine a prouvé sa capacité à résister. Mais la résistance a ses limites. Et les Russes, avec leurs ressources quasi illimitées, misent sur le fait que ces limites finiront par être atteintes.
Je suis émerveillé par cette résistance ukrainienne. Face à un ennemi qui les surpasse en nombre, qui dispose de ressources quasi illimitées, qui peut se permettre de perdre des milliers d’hommes, ils tiennent. Ils repoussent attaque après attaque, jour après jour. C’est de l’héroïsme à l’état pur. Mais je m’inquiète aussi. Combien de temps peuvent-ils encore tenir ? Combien de temps avant que l’épuisement ne l’emporte ? L’Ukraine mérite notre soutien. Elle mérite notre admiration. Et elle mérite que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour l’aider à gagner cette guerre.
Les enjeux stratégiques
Pokrovsk et Huliaipole : pourquoi ces fronts sont cruciaux
Si les Russes concentrent tant d’efforts sur Pokrovsk et Huliaipole, ce n’est pas par hasard. Ces deux secteurs ont une importance stratégique majeure. Pokrovsk est un nœud logistique crucial dans le Donbass. Sa capture permettrait aux Russes de couper des lignes d’approvisionnement vitales, de menacer d’autres positions ukrainiennes, de progresser plus profondément dans la région. C’est pourquoi les Russes y jettent tant de forces depuis plus de 17 mois. Et c’est pourquoi les Ukrainiens s’accrochent avec tant de détermination.
Huliaipole, dans la région de Zaporizhzhia, est tout aussi importante. Sa chute créerait une brèche dangereuse dans les défenses ukrainiennes du sud. Elle permettrait aux Russes de progresser vers le nord et de menacer des zones plus importantes. La ville a reçu la distinction de « Ville héroïque d’Ukraine » en reconnaissance de la résistance acharnée de ses défenseurs. Mais cette reconnaissance ne change rien à la réalité sur le terrain : Huliaipole est sous une pression intense, et sa situation reste précaire.
L’équation du temps
La guerre en Ukraine est devenue une course contre la montre. Les Russes misent sur l’épuisement des forces ukrainiennes, sur la fatigue de l’Occident, sur l’espoir que le soutien international finira par faiblir. Ils sont prêts à accepter des pertes énormes pour atteindre leurs objectifs, même si cela prend des années. L’Ukraine, de son côté, doit tenir assez longtemps pour que le coût de la guerre devienne insupportable pour la Russie, pour que la pression internationale force Moscou à négocier, pour que le soutien occidental se transforme en victoire sur le terrain.
Les 275 affrontements du 7 janvier montrent que cette course est loin d’être terminée. Les Russes maintiennent une pression intense sur tous les fronts. Les Ukrainiens résistent avec une détermination remarquable. Mais combien de temps cette situation peut-elle durer ? Combien de 275 affrontements en 24 heures l’Ukraine peut-elle encore endurer ? Ce sont des questions sans réponse facile. Ce qui est certain, c’est que chaque jour qui passe coûte des vies, détruit des familles, prolonge la souffrance de millions de personnes.
Cette guerre me brise le cœur. Pas seulement à cause des morts, des blessés, des destructions. Mais aussi à cause de cette incertitude qui pèse sur tout. Personne ne sait quand cela finira. Personne ne sait combien de vies seront encore sacrifiées. Personne ne sait si l’Ukraine pourra tenir assez longtemps pour gagner. C’est cette incertitude qui est peut-être le plus cruel. Cette guerre qui s’étire, qui dure, qui refuse de se terminer. Et pendant ce temps, les gens meurent. Chaque jour. Sans fin en vue.
Une guerre qui ne finit pas
Le 7 janvier 2026 : un jour comme les autres
Le 7 janvier 2026 restera dans les statistiques comme un jour d’intense activité sur le front ukrainien. 275 affrontements. 77 assauts à Pokrovsk. 40 à Huliaipole. 4 529 drones kamikazes. 3 282 tirs d’artillerie. 1 400 soldats russes tués ou blessés. Des chiffres vertigineux qui témoignent de l’intensité de cette guerre. Mais pour ceux qui vivent cette guerre au quotidien, le 7 janvier n’était qu’un jour comme les autres. Un jour de combats, de danger, de mort. Un jour de plus dans une guerre qui semble ne jamais devoir finir.
Depuis le début de l’invasion à grande échelle le 24 février 2022, l’Ukraine vit sous la menace constante. Près de quatre ans de guerre. Près de quatre ans de bombardements, d’affrontements, de pertes. 1 215 900 soldats russes tués ou blessés. Des dizaines de milliers de soldats ukrainiens tombés. Des milliers de civils tués. Des millions de personnes déplacées. Des villes détruites. Des vies brisées. Et pour quoi ? Pour satisfaire l’ambition d’un dictateur. Pour conquérir quelques kilomètres carrés de terre. Pour imposer par la force ce qui ne peut être obtenu par la négociation.
L’espoir malgré tout
Mais malgré l’horreur, malgré l’épuisement, malgré les pertes, l’Ukraine tient. Les 275 affrontements du 7 janvier ont tous été repoussés. Pokrovsk n’est pas tombée. Huliaipole résiste. Les forces ukrainiennes continuent de se battre, jour après jour, nuit après nuit. Cette résistance est remarquable. Elle témoigne d’une détermination qui force l’admiration. Elle montre que l’esprit humain peut triompher même face aux pires adversités.
L’avenir reste incertain. Personne ne sait quand cette guerre finira. Personne ne sait combien de vies seront encore sacrifiées. Mais une chose est sûre : l’Ukraine ne renoncera pas. Ses soldats continueront de se battre. Ses civils continueront de résister. Et le monde, espérons-le, continuera de soutenir ce combat pour la liberté, pour la dignité, pour le droit d’un peuple à vivre en paix sur sa propre terre. Les 275 affrontements du 7 janvier ne sont qu’un chapitre de plus dans cette longue et terrible histoire. Mais ce ne sera pas le dernier chapitre. La guerre continue. Et avec elle, l’espoir que justice sera faite.
Je termine cet article avec un sentiment mêlé. De la colère face à cette guerre absurde. De l’admiration pour la résistance ukrainienne. De la tristesse pour toutes ces vies perdues. Et d’espoir aussi. L’espoir que cette guerre finira. Que l’Ukraine gagnera. Que la justice triomphera. C’est peut-être naïf. Mais sans espoir, que nous reste-t-il ? Les Ukrainiens se battent pour leur liberté. Le moins que nous puissions faire, c’est de les soutenir. De ne pas les oublier. De continuer à raconter leur histoire, jour après jour, affrontement après affrontement, jusqu’à ce que la victoire soit enfin là.
Sources
État-major général des forces armées ukrainiennes – Rapport du 8 janvier 2026, 08:00 (Facebook) – Information sur les 275 affrontements du 7 janvier 2026
Ukrinform – « War update: 275 combat clashes on front lines over past day, Pokrovsk, Huliaipole sectors remain most active » – 8 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077965-war-update-275-combat-clashes-on-front-lines-over-past-day.html
Mezha – « Ukrainian Frontline Sees 275 Clashes with Intense Fighting on Pokrovsk and Huliaipole Fronts » – 8 janvier 2026 – https://mezha.net/eng/bukvy/ukrainian-frontline-sees-275-clashes-with-intense-fighting-on-pokrovsk-and-huliaipole-fronts/
Ukrainska Pravda – « Battlefield sees 275 combat clashes, Russians most active on two fronts – Ukraine’s General Staff » – 8 janvier 2026 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/08/8015152/
Institut pour l’étude de la guerre (ISW) – Rapports d’évaluation de la campagne offensive russe – Janvier 2026
Al Jazeera – « Over 400,000 Russians killed, wounded for 0.8 percent of Ukraine in 2025 » – 2 janvier 2026
CNN – « Ukrainian forces under ‘intense’ pressure in south, as troop shortage bites » – 1er janvier 2026
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