La fiche technique qui change tout
4,5 mètres de long. 1,5 mètre de large. 200 kilos au total. Sur le papier, le FOG n’impressionne pas. C’est quand on regarde sous le capot que tout devient intéressant. La coque en fibre de carbone n’est pas juste un choix esthétique. C’est une décision stratégique. Légère, résistante, difficile à détecter au radar. Le genre de matériau qui permet à un drone de filer dans la nuit sans se faire repérer.
Le moteur à jet d’eau de 90 chevaux propulse l’engin jusqu’à 78 km/h en pointe. Vitesse de croisière : 50 km/h. Assez rapide pour échapper à la plupart des menaces, assez économe pour tenir la distance. Parce que c’est là que le FOG devient vraiment dangereux : son autonomie. 700 kilomètres. Sept cents. De quoi partir de la côte ukrainienne et aller surveiller les approches de Novorossiysk, la nouvelle base de la flotte russe de la mer Noire. De quoi patrouiller pendant des heures, observer, transmettre, revenir.
La capacité en carburant varie entre 30 et 200 litres selon la configuration de mission. Consommation moyenne : 11 litres par heure. Faites le calcul. Avec un plein de 200 litres, le FOG peut rester en mer pendant plus de 18 heures. Dix-huit heures de surveillance continue. Dix-huit heures pendant lesquelles les Russes ne savent pas où il est, ce qu’il observe, ce qu’il transmet.
Je regarde ces chiffres et je souris. Parce que je sais ce qu’ils signifient pour les marins russes. L’angoisse permanente. La certitude qu’ils sont observés. Que chaque mouvement de navire est enregistré, analysé, transmis. Qu’un drone ukrainien d’attaque peut débarquer à tout moment, guidé par les données du FOG. C’est ça, la guerre psychologique moderne. Et c’est magnifique.
Starlink : l’arme secrète qui change la guerre navale
Parlons de Starlink. Parce que c’est là que le FOG passe de « bon drone » à « cauchemar russe ». L’antenne Starlink montée sur le drone garantit une connexion satellite stable sur toute la portée opérationnelle. Pas de coupure. Pas de zone morte. Pas de « on a perdu le signal ». Le drone transmet en temps réel. Vidéo haute définition. Données de position. Informations tactiques. Tout. Tout le temps.
Les systèmes de communication militaires traditionnels ont des limites. Portée restreinte. Vulnérabilité au brouillage. Bande passante limitée. Starlink contourne tout ça. La constellation de satellites en orbite basse d’Elon Musk couvre la mer Noire comme une couverture. Le FOG peut être à 700 kilomètres de sa base et continuer à streamer de la vidéo comme si l’opérateur était à côté.
Cette capacité transforme la nature même de la surveillance maritime. Avant, un drone devait soit opérer en mode autonome (avec tous les risques que ça implique), soit rester à portée radio d’un contrôleur. Avec Starlink, le FOG peut basculer instantanément entre pilotage autonome et contrôle manuel. L’opérateur voit ce que le drone voit. En direct. Il peut ajuster la mission, changer de cap, zoomer sur une cible. Comme s’il était aux commandes d’un jeu vidéo. Sauf que c’est réel. Et que les conséquences sont mortelles.
Il y a une ironie délicieuse dans tout ça. Starlink est un système commercial américain. Les Russes l’utilisent aussi, via des terminaux achetés dans des pays tiers. Mais l’Ukraine l’exploite mieux. Plus intelligemment. Plus efficacement. Le FOG en est la preuve parfaite : un drone letton, financé par crowdfunding, utilisant une technologie américaine, pour traquer la marine russe. La mondialisation au service de la résistance.
La révolution des drones maritimes ukrainiens
Comment l’Ukraine a réinventé la guerre navale
Février 2022. La flotte russe de la mer Noire domine. Des dizaines de navires de guerre. Des sous-marins. Une puissance de feu écrasante. L’Ukraine n’a pratiquement pas de marine. La logique militaire classique prédit une domination russe totale. Blocus des ports ukrainiens. Bombardements côtiers. Débarquements amphibies. Sauf que ça ne s’est pas passé comme ça.
Les Ukrainiens ont inventé une nouvelle forme de guerre navale. Pas de destroyers. Pas de frégates. Des drones maritimes. Des petits engins rapides, bourrés d’explosifs ou de capteurs, qui transforment la mer Noire en zone de mort pour les Russes. Le Magura V5 a coulé des navires de débarquement. Le Sea Baby a frappé des sous-marins. Le Barracuda pose des mines dans les rivières. Et maintenant, le FOG surveille tout.
Le résultat ? La flotte russe a dû évacuer Sébastopol. La base historique de la marine russe en Crimée, abandonnée. Trop dangereuse. Trop exposée. Les navires se sont repliés sur Novorossiysk, des centaines de kilomètres plus à l’est. Une humiliation stratégique. Une défaite sans bataille navale classique. Juste des drones. Encore et encore.
Et là, je jubile. Parce que c’est exactement ce que je voulais voir. Les Ukrainiens qui prennent les règles de la guerre navale et qui les déchirent. Qui prouvent qu’on n’a pas besoin de porte-avions pour contrôler une mer. Qu’un drone à 100 000 euros peut terroriser des navires à 500 millions. C’est David contre Goliath. Version 2026. Et David gagne.
Le FOG dans l’écosystème des drones ukrainiens
Le FOG n’est pas un drone d’attaque. C’est important de le comprendre. Sa charge utile de 100 à 200 kilos pourrait théoriquement porter des explosifs. Mais ce n’est pas sa mission. Le FOG est un éclaireur. Un observateur. Un chasseur silencieux qui repère les proies pour que d’autres les abattent.
Cette spécialisation est stratégique. Les drones d’attaque ukrainiens comme le Magura V5 sont redoutables, mais ils ont besoin de cibles. De coordonnées précises. De renseignements en temps réel. C’est là que le FOG entre en jeu. Il patrouille. Il observe. Il transmet. Quand il repère un navire russe, il le suit. Il enregistre sa position, sa vitesse, son cap. Il transmet tout ça aux opérateurs ukrainiens. Et quelques heures plus tard, un Magura débarque et frappe.
Cette division du travail crée une chaîne de destruction terriblement efficace. Le FOG peut rester en mer pendant des heures, surveiller de vastes zones, identifier des cibles. Les drones d’attaque peuvent se concentrer sur ce qu’ils font de mieux : foncer vers la cible et exploser. Chacun son rôle. Chacun optimisé pour sa mission. Le résultat ? Une capacité de frappe maritime qui dépasse largement ce que l’Ukraine pourrait obtenir avec une marine traditionnelle.
Les Russes l’ont compris. Leurs navires ont renforcé leurs défenses rapprochées. Mitrailleuses lourdes. Canons automatiques. Filets de protection. Vigies permanentes. Mais tout ça ne sert à rien contre un drone qu’ils ne voient pas venir. Parce que le FOG les a repérés des heures avant. Parce que l’attaque est planifiée, coordonnée, optimisée. Parce que les Ukrainiens savent exactement où frapper.
Les missions qui font trembler Moscou
Surveillance stratégique et renseignement maritime
Imaginez la scène. Un drone FOG quitte la côte ukrainienne à la tombée de la nuit. Discret. Silencieux. Il file vers le sud-est, cap sur Novorossiysk. 700 kilomètres de mer à traverser. Pendant le trajet, ses caméras jour-nuit scannent l’horizon. Son système de surveillance électro-optique enregistre tout. Chaque navire croisé. Chaque position GPS. Chaque détail.
Arrivé aux abords de Novorossiysk, le FOG ralentit. Il se met en mode observation. Pendant des heures, il patrouille. Il filme les mouvements de la flotte russe. Quels navires sortent du port. Lesquels rentrent. Leurs formations. Leurs escortes. Tout est enregistré. Tout est transmis en temps réel via Starlink aux centres de commandement ukrainiens. Les analystes décortiquent les images. Identifient les cibles prioritaires. Planifient les frappes futures.
Cette capacité de surveillance persistante change tout. Avant le FOG, l’Ukraine devait compter sur des satellites (coûteux, orbites prévisibles) ou des avions de reconnaissance (vulnérables, portée limitée). Maintenant, ils ont un œil permanent sur la mer Noire. Un œil qui ne cligne jamais. Qui ne dort jamais. Qui transmet en continu.
Je pense aux amiraux russes qui regardent leurs écrans radar. Qui savent que quelque part, là-bas, un drone les observe. Qui ne savent pas où il est exactement. Qui ne peuvent pas l’abattre. Qui vivent avec cette angoisse permanente d’être surveillés. C’est ça, la guerre moderne. Pas des batailles épiques. Juste une pression psychologique constante qui érode le moral.
Traquer la flotte fantôme russe
Parlons de la flotte fantôme. Ces pétroliers qui transportent du pétrole russe en violation des sanctions internationales. Des navires vieillissants, mal entretenus, qui naviguent avec des transpondeurs éteints pour éviter la détection. La Russie en a des dizaines. Ils sont sa bouée de sauvetage économique. Chaque cargaison vendue finance la machine de guerre russe.
L’Ukraine a décidé de s’en prendre à eux. Plusieurs pétroliers ont été endommagés par des drones maritimes ukrainiens ces derniers mois. Des attaques précises. Chirurgicales. Qui envoient un message clair : votre pétrole n’est pas en sécurité. Vos routes maritimes ne sont pas sûres. Chaque voyage est un risque.
Le FOG est parfait pour cette mission. Son autonomie de 700 kilomètres lui permet de patrouiller les routes maritimes en eaux internationales. Il peut identifier les pétroliers suspects. Vérifier leurs transpondeurs (ou leur absence). Suivre leurs mouvements. Transmettre leurs positions. Et quand le moment est venu, guider un drone d’attaque vers la cible.
Cette stratégie a un impact économique direct. Les compagnies d’assurance augmentent leurs primes pour les navires opérant en mer Noire. Les équipages refusent de naviguer sur ces routes. Les acheteurs de pétrole russe deviennent nerveux. Chaque attaque réussie multiplie l’effet dissuasif. Et le FOG, avec sa capacité de surveillance étendue, rend ces attaques possibles.
La Lettonie, petit pays, grande ambition
Le crowdfunding comme arme de guerre
100 000 euros. C’est le prix d’un drone FOG. C’est aussi ce que des milliers de Lettons ont collecté via Ziedot.lv. Pas un financement gouvernemental. Pas un budget militaire. Des dons. Des citoyens qui sortent leur carte bancaire et qui disent : « Voilà ma contribution à la défense de l’Ukraine. »
Ce modèle de financement est révolutionnaire. Il court-circuite les lourdeurs bureaucratiques. Pas besoin d’attendre l’approbation parlementaire. Pas de débats interminables sur les budgets. Les citoyens décident. Les citoyens financent. Les citoyens livrent. En quelques mois, deux drones FOG sont arrivés en Ukraine. Opérationnels. Efficaces. Financés par le peuple.
Cette approche crée aussi un lien émotionnel direct. Les donateurs lettons savent exactement où va leur argent. Ils peuvent suivre le FOG dans les médias. Voir les résultats de leur contribution. C’est leur drone qui patrouille la mer Noire. Leur argent qui aide l’Ukraine à se défendre. Cette connexion directe renforce la solidarité. Elle transforme des spectateurs passifs en acteurs engagés.
Et moi, je trouve ça profondément émouvant. Dans un monde où tout semble trop grand, trop complexe, trop hors de contrôle, voilà des gens ordinaires qui prouvent qu’on peut faire la différence. Cent euros par-ci, mille euros par-là, et soudain, un drone de guerre patrouille la mer Noire. C’est la preuve que la démocratie, quand elle est directe et engagée, peut changer le cours d’une guerre.
NEWT21 et l’industrie de défense agile
NEWT21 n’est pas un géant de la défense. C’est une entreprise lettone relativement petite. Mais elle a compris quelque chose que les mastodontes n’ont pas saisi : dans une guerre moderne, la vitesse compte plus que la perfection. Le FOG n’est pas le drone le plus sophistiqué du monde. Il n’a pas les capacités d’un système militaire à plusieurs millions de dollars. Mais il est là. Maintenant. Opérationnel.
Cette philosophie de développement rapide est l’avenir de l’industrie de défense. Les conflits modernes évoluent trop vite pour les cycles de développement traditionnels. Quand il faut dix ans pour concevoir un système d’arme, les besoins opérationnels ont déjà changé trois fois. NEWT21 a livré le FOG en moins d’un an. De la planche à dessin au champ de bataille en neuf mois.
Cette agilité a un coût. Le FOG n’a probablement pas passé les milliers de tests qu’un système militaire classique subirait. Il n’a pas de certification OTAN. Il n’a pas été validé par des comités d’experts. Mais il fonctionne. Il remplit sa mission. Et c’est tout ce qui compte. Les Ukrainiens n’ont pas besoin de perfection. Ils ont besoin d’armes qui marchent. Maintenant.
La collaboration entre NEWT21 et les opérateurs ukrainiens illustre aussi un nouveau modèle de développement. Les ingénieurs lettons ont conçu le FOG en consultation directe avec les militaires ukrainiens. Quels sont vos besoins ? Quelles sont vos contraintes ? Qu’est-ce qui marcherait sur le terrain ? Cette approche itérative, presque agile, produit des systèmes parfaitement adaptés aux réalités opérationnelles.
Les défis qui restent à surmonter
Vulnérabilités et contre-mesures russes
Le FOG n’est pas invincible. Loin de là. Sa dépendance à Starlink, bien qu’elle soit un atout majeur, crée aussi une vulnérabilité. Si la connexion satellite est coupée — par brouillage, par décision politique, par panne technique — le drone perd une grande partie de son efficacité. Il peut continuer en mode autonome, certes. Mais sans transmission en temps réel, sa valeur de surveillance s’effondre.
Les conditions météorologiques posent aussi problème. La mer Noire peut être violente, surtout en hiver. Des vagues de plusieurs mètres. Des vents puissants. Un drone de 4,5 mètres en fibre de carbone, aussi robuste soit-il, a ses limites. Une tempête peut l’endommager. Le forcer à rentrer. Ou pire, le couler. Cette vulnérabilité météorologique restreint les fenêtres opérationnelles.
Les Russes, de leur côté, ne restent pas les bras croisés. Après avoir subi des dizaines d’attaques de drones maritimes, ils ont adapté leurs défenses. Vigies renforcées. Armes automatiques pointées vers la mer. Filets de protection autour des coques. Certains navires ont même installé des systèmes de brouillage spécifiquement conçus pour perturber les drones. Ces contre-mesures ne sont pas infaillibles, mais elles compliquent la tâche.
Mais voilà le truc : chaque contre-mesure russe coûte cher. En argent. En temps. En ressources. Pendant qu’ils installent des filets et des mitrailleuses, pendant qu’ils forment leurs équipages à repérer les drones, pendant qu’ils développent des systèmes de brouillage, ils ne font pas autre chose. C’est ça, la guerre d’usure moderne. Forcer l’ennemi à dépenser son énergie à se défendre plutôt qu’à attaquer.
Les limites du système actuel
Deux drones FOG. C’est tout ce que l’Ukraine a reçu pour l’instant. Deux. Pour surveiller toute la mer Noire. C’est évidemment insuffisant. La mer fait plus de 400 000 kilomètres carrés. Même avec une autonomie de 700 kilomètres, deux drones ne peuvent pas couvrir tout ça. Ils doivent être déployés stratégiquement. Sur les zones prioritaires. Les approches de Novorossiysk. Les routes des pétroliers. Les couloirs de navigation.
Cette limitation numérique signifie que le FOG ne peut pas fournir une surveillance continue. Il y aura des trous. Des moments où aucun drone n’est en position. Des opportunités manquées. Pour vraiment dominer la mer Noire, l’Ukraine aurait besoin d’une flotte de FOG. Dix drones. Vingt. Assez pour maintenir une présence permanente sur toutes les zones d’intérêt.
Le FOG est aussi limité par sa mission de surveillance. Il ne peut pas attaquer directement. S’il repère une cible de haute valeur, il doit transmettre l’information et attendre qu’un drone d’attaque arrive. Ce délai peut permettre à la cible de s’échapper. De changer de cap. De se mettre à l’abri. Une version armée du FOG résoudrait ce problème, mais elle nécessiterait des modifications importantes.
L'avenir des drones maritimes
Vers une flotte de FOG ?
Le modèle de crowdfunding qui a permis de financer les deux premiers FOG pourrait être étendu. Si 100 000 euros suffisent pour un drone, alors un million d’euros en achèteraient dix. Deux millions, vingt. Les États baltes ont une population combinée de plus de six millions d’habitants. Si chaque citoyen donnait 20 euros, ça ferait 120 millions. De quoi acheter plus de mille FOG.
Cette perspective n’est pas aussi folle qu’elle en a l’air. Le succès des deux premiers drones a prouvé le concept. Les donateurs ont vu que leur argent était bien utilisé. Que le FOG fonctionne. Qu’il fait une différence. Cette validation pourrait déclencher une nouvelle vague de dons. Plus importante. Plus ambitieuse. Transformant le FOG d’une curiosité en une véritable flotte.
L’industrie lettone pourrait aussi monter en puissance. NEWT21 a prouvé sa capacité à concevoir et produire le FOG. Avec plus de commandes, l’entreprise pourrait augmenter sa production. Optimiser ses processus. Réduire les coûts. Créer des économies d’échelle. Un FOG à 80 000 euros au lieu de 100 000, c’est 25% de drones en plus pour le même budget.
Et là, je rêve. Je rêve d’une flotte de FOG qui patrouille la mer Noire 24/7. Je rêve de la flotte russe paralysée par la surveillance constante. Je rêve de chaque navire russe qui sort du port sachant qu’il est observé, traqué, ciblé. Je rêve de la mer Noire transformée en zone interdite pour Moscou. Et je me dis que ce rêve, avec assez de volonté et d’argent, pourrait devenir réalité.
Évolutions technologiques et variantes
Le FOG actuel est une plateforme de surveillance. Mais sa conception modulaire permet des variantes. Une version d’attaque pourrait remplacer les caméras par des explosifs. 100 à 200 kilos de charge militaire, c’est largement suffisant pour endommager gravement un navire de guerre. Ou couler un pétrolier. Cette version transformerait le FOG en arme polyvalente : surveillance et frappe.
Une variante de guerre électronique serait aussi précieuse. Remplacer la charge utile par des systèmes de brouillage ou d’interception de signaux. Le FOG pourrait alors perturber les communications russes. Intercepter leurs transmissions. Créer du chaos dans leurs réseaux. Cette capacité de guerre électronique maritime est rare et coûteuse. Un FOG modifié pourrait la fournir à une fraction du prix.
L’intelligence artificielle pourrait aussi révolutionner le FOG. Des algorithmes de reconnaissance automatique de cibles. Des systèmes de navigation autonome avancés. Des capacités de décision en temps réel. Imaginez un FOG qui identifie automatiquement les navires russes, qui calcule leurs trajectoires, qui prédit leurs destinations. Qui fait tout ça sans intervention humaine. Qui ne se fatigue jamais. Qui ne fait pas d’erreurs.
Ces évolutions ne sont pas de la science-fiction. Les technologies existent. L’IA de reconnaissance d’images est mature. Les systèmes de navigation autonome sont éprouvés. Il suffit de les intégrer au FOG. De les adapter à l’environnement maritime. De les tester. De les déployer. NEWT21 a prouvé sa capacité à innover rapidement. Ces améliorations pourraient arriver plus vite qu’on ne le pense.
Implications stratégiques mondiales
La fin de la suprématie navale classique
Le FOG et les autres drones maritimes ukrainiens sont en train de réécrire les règles de la guerre navale. Pendant des siècles, la puissance navale s’est mesurée en tonnage. En nombre de navires. En puissance de feu. Les grandes marines investissaient des milliards dans des porte-avions, des destroyers, des sous-marins. Ces plateformes massives dominaient les mers.
L’Ukraine prouve que ce paradigme est obsolète. Un drone à 100 000 euros peut menacer un navire à 500 millions. Le ratio coût-efficacité est absurde. Déséquilibré. Révolutionnaire. Perdre un FOG est ennuyeux. Perdre un destroyer est catastrophique. Cette asymétrie change tout. Elle force les grandes marines à repenser leur approche. À investir dans des défenses anti-drones. À modifier leurs tactiques. À accepter que leur supériorité n’est plus garantie.
Les petites nations regardent et apprennent. Si l’Ukraine, sans marine digne de ce nom, peut contester la flotte russe de la mer Noire, alors d’autres peuvent faire pareil. Des pays avec des budgets limités mais des côtes à défendre. Des nations qui ne peuvent pas se payer des frégates mais qui peuvent acheter des drones. Le FOG leur montre la voie. Une défense maritime efficace sans les coûts prohibitifs d’une marine traditionnelle.
Et là, je me dis que nous assistons à un moment historique. Comme quand les porte-avions ont rendu les cuirassés obsolètes. Comme quand les sous-marins ont changé la guerre navale. Les drones maritimes sont en train de faire la même chose. Et dans vingt ans, on regardera en arrière et on se demandera comment on a pu croire que les grandes marines étaient invincibles.
Starlink et la militarisation du commercial
L’utilisation de Starlink par le FOG illustre une tendance plus large : la militarisation des technologies commerciales. Starlink n’a pas été conçu pour la guerre. C’est un service internet par satellite pour les zones mal desservies. Mais l’Ukraine l’a transformé en infrastructure militaire critique. Communications de première ligne. Guidage de drones. Coordination d’artillerie. Et maintenant, surveillance maritime.
Cette dépendance aux technologies commerciales crée des opportunités et des risques. Opportunité : accès à des capacités de pointe sans les coûts de développement militaire. Starlink offre une bande passante et une couverture que peu de systèmes militaires peuvent égaler. Risque : dépendance à une entreprise privée. Si SpaceX décide de couper l’accès, pour des raisons politiques ou commerciales, le FOG perd une grande partie de son efficacité.
Cette situation pose des questions stratégiques profondes. Les armées modernes peuvent-elles dépendre de technologies commerciales ? Que se passe-t-il quand les intérêts d’une entreprise privée divergent de ceux d’un pays en guerre ? Elon Musk a déjà limité l’utilisation de Starlink pour certaines opérations ukrainiennes. Il pourrait le faire à nouveau. Cette incertitude est un risque stratégique majeur.
Mais pour l’instant, ça marche. Le FOG utilise Starlink. Il transmet en temps réel. Il remplit sa mission. Et tant que ça continue, l’Ukraine exploitera cette capacité au maximum. Les questions éthiques et stratégiques peuvent attendre. La guerre, elle, ne attend pas.
Conclusion : l'innovation qui change tout
Le drone maritime FOG n’est pas juste une arme. C’est un symbole. Le symbole d’une Lettonie qui refuse de rester spectatrice. Le symbole d’une Ukraine qui réinvente la guerre navale. Le symbole d’une solidarité européenne qui dépasse les discours pour devenir action concrète. 100 000 euros collectés par des citoyens ordinaires. Un drone conçu et produit en moins d’un an. Une capacité de surveillance qui terrorise la flotte russe.
Ce petit engin de 4,5 mètres, avec sa coque en fibre de carbone et son antenne Starlink, incarne tout ce que la guerre moderne a de fascinant et de terrifiant. Fascinant parce qu’il prouve que l’innovation et l’agilité peuvent battre la puissance brute. Terrifiant parce qu’il montre à quel point la technologie a démocratisé la violence. Un drone à 100 000 euros qui menace des navires à 500 millions. C’est l’asymétrie ultime.
Les leçons du FOG dépassent largement la mer Noire. Elles concernent toutes les nations qui pensent leur sécurité maritime. Tous les planificateurs militaires qui conçoivent les flottes de demain. Tous les citoyens qui se demandent comment ils peuvent contribuer à la défense de la démocratie. La réponse est là, dans ce drone letton financé par crowdfunding. Simple. Efficace. Révolutionnaire.
Je regarde le FOG et je vois l’avenir. Un avenir où les petites nations ne sont plus impuissantes face aux grandes puissances. Où la technologie nivelle le terrain de jeu. Où l’innovation compte plus que le budget. Où des citoyens engagés peuvent changer le cours d’une guerre avec leur carte bancaire. C’est terrifiant. C’est magnifique. C’est l’avenir. Et il est déjà là, en train de patrouiller la mer Noire.
La flotte russe dort mal ces jours-ci. Quelque part dans l’obscurité de la mer Noire, un FOG patrouille. Il observe. Il transmet. Il attend. Et les Russes savent qu’ils ne peuvent rien faire pour l’arrêter. C’est ça, la nouvelle réalité de la guerre navale. Bienvenue dans le futur.
Sources
United24 Media – « Ukraine Gets a 700-km Maritime Drone—Powered by Starlink and Built in Latvia » (8 janvier 2026) – Article source détaillant la livraison du drone FOG et ses spécifications techniques.
LSM.lv (Radiodiffusion publique lettone) – Annonce de la livraison du drone FOG à l’Ukraine via la plateforme Ziedot.lv (6 janvier 2026) – Confirmation de la campagne de crowdfunding et du montant collecté.
Militarnyi – Couverture des capacités opérationnelles du drone FOG et de la formation des opérateurs ukrainiens (janvier 2026) – Détails sur les modes de fonctionnement autonome et contrôlé.
Defence Blog – « Latvia delivers FOG naval drone to Ukraine » – Analyse des spécifications techniques et du contexte de production par NEWT21.
UAV Navigation – Documentation technique sur l’intégration de systèmes d’autopilotage dans le drone FOG (novembre 2025) – Informations sur les capacités de navigation autonome.
Reuters – Couverture des opérations de drones maritimes ukrainiens contre la flotte fantôme russe en mer Noire (décembre 2025) – Contexte sur les attaques contre les pétroliers russes.
US Naval Institute Proceedings – « Ukraine’s Magura Naval Drones: Black Sea Equalizers » (septembre 2025) – Analyse stratégique de l’impact des drones maritimes ukrainiens sur l’équilibre naval.
Institute for the Study of War (ISW) – Évaluations régulières de la campagne offensive russe incluant les opérations navales (janvier 2026) – Contexte stratégique de la guerre en mer Noire.
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