Le contrôle du nord et la bataille du centre
À Myrnohrad, la situation est complexe mais maîtrisée. Le commandement opérationnel Est a confirmé le 7 janvier 2026 que les unités ukrainiennes tiennent les lignes défensives au nord de la ville et contiennent l’ennemi dans la partie centrale. Les forces ukrainiennes empêchent les envahisseurs russes d’amener du matériel depuis le sud. C’est un équilibre précaire, une bataille de positions où chaque rue compte, où chaque immeuble devient un point d’appui stratégique. Sur les lisières est de Myrnohrad, l’ennemi tente de s’enraciner, mais les forces de défense ukrainiennes maintiennent le contrôle de la situation. La logistique est compliquée, mais elle est maintenue au niveau nécessaire.
Le général Syrskyi lui-même a visité les unités militaires menant des missions de combat dans la zone tactique Pokrovsk-Myrnohrad. Il a déclaré sur Facebook le 8 janvier : « Nos troupes font le maximum d’efforts pour arrêter l’avancée de l’ennemi et détruire son personnel et son équipement. La partie nord de Pokrovsk est sous notre contrôle. Nous arrêtons l’ennemi à Myrnohrad. Nous menons une défense active. » Une défense active, ce n’est pas simplement tenir une position. C’est contre-attaquer, c’est frapper l’ennemi avant qu’il ne frappe, c’est transformer chaque position défensive en piège mortel pour l’assaillant.
Défense active. Ces deux mots résument tout. Les Ukrainiens ne subissent pas. Ils ripostent. Ils frappent. Ils font payer chaque mètre de terrain à un prix que les Russes ne peuvent pas se permettre. Et ça, c’est magnifique à voir.
La bataille logistique
Tenir une ville sous le feu ennemi, ce n’est pas seulement une question de courage. C’est aussi une question de logistique. Il faut des munitions, de la nourriture, de l’eau, du carburant, des médicaments. Il faut des routes pour acheminer tout cela. Et ces routes sont sous le feu constant de l’artillerie russe. Le général Syrskyi a souligné l’importance de maintenir l’opération ininterrompue des routes logistiques clés, qui affectent directement la livraison de munitions et de renforts aux soldats. Il a donné des instructions aux commandants de corps d’armée et de brigade pour renforcer la résilience défensive tout en assurant ces lignes d’approvisionnement vitales.
C’est un défi titanesque. Les Russes savent que couper les lignes d’approvisionnement, c’est condamner les défenseurs. Ils bombardent systématiquement les routes, les ponts, les dépôts. Mais les Ukrainiens trouvent toujours un moyen. Ils utilisent des routes secondaires, des chemins de terre, des itinéraires de nuit. Ils improvisent, ils s’adaptent, ils survivent. Et ils continuent à se battre. Le commandement opérationnel Est a confirmé que malgré les complications, la logistique est maintenue au niveau nécessaire. C’est une victoire en soi. Une victoire silencieuse, mais cruciale.
Pokrovsk : le verrou qui ne cède pas
Le contrôle du nord
Le nord de Pokrovsk est sous contrôle ukrainien. C’est un fait confirmé par le général Syrskyi et vérifié par les observateurs militaires. Les forces de défense ukrainiennes détectent en temps opportun tous les mouvements ennemis et délivrent des frappes de feu contre les envahisseurs. C’est une surveillance constante, un réseau de drones, de capteurs, d’observateurs qui scrutent chaque mouvement russe. Dès qu’une colonne se forme, dès qu’un groupe d’assaut se prépare, les Ukrainiens frappent. Avec l’artillerie, avec les drones, avec les missiles. Ils ne laissent aucun répit à l’ennemi.
L’analyste militaire ukrainien Kostyantyn Mashovets a rapporté le 5 janvier que les forces russes tentent de se concentrer sur le sud-est et l’est de Kostyantynivka, une ville voisine, menant des missions d’infiltration dans les faubourgs sud-est et tentant d’augmenter leur présence dans la zone. Mais à Pokrovsk même, les Ukrainiens tiennent. Ils tiennent parce qu’ils savent que perdre Pokrovsk, c’est ouvrir la porte à une avancée russe beaucoup plus profonde. C’est mettre en danger des dizaines de milliers de civils. C’est perdre un nœud logistique crucial. Alors ils tiennent. Coûte que coûte.
Il y a quelque chose de profondément émouvant dans cette résistance. Ces hommes savent ce qui est en jeu. Ils savent que derrière eux, il n’y a plus de ligne de repli. Alors ils transforment chaque position en forteresse. Et ils tiennent.
Les tentatives de contournement
Les Russes ne sont pas stupides. Ils savent que Pokrovsk est trop bien défendu pour être pris de front. Alors ils tentent de le contourner. Depuis le début de 2026, l’ennemi augmente la pression dans l’agglomération de Pokrovsk. Incapable de percer les défenses ukrainiennes par des assauts frontaux dans la zone de responsabilité du 7e Corps, les forces russes tentent d’opérer par des routes de flanc, essayant notamment de contourner l’agglomération par Hryshyne et Rodynske. C’est une manœuvre classique : si tu ne peux pas passer par le centre, tu passes par les côtés.
Mais les Ukrainiens ont anticipé cette tactique. Ils ont renforcé les positions à Hryshyne et Rodynske. Ils ont miné les approches. Ils ont positionné des unités d’élite prêtes à contre-attaquer. Le 7e Corps de réaction rapide a rapporté que les forces russes utilisent des véhicules légers et de l’infanterie dans leurs assauts près de Hryshyne depuis le 3 janvier, mais ces attaques sont systématiquement repoussées. Les Russes paient un prix terrible pour chaque tentative. L’ISW note que les éléments de plusieurs brigades russes — la 5e Brigade motorisée, le 80e Bataillon de reconnaissance Sparta — opèrent dans ce secteur, mais sans succès décisif.
L'intensité du combat : 50 engagements quotidiens
Un rythme opérationnel insoutenable
Le général Syrskyi a noté que la situation opérationnelle sur le front de Pokrovsk est la plus difficile, avec environ cinquante engagements de combat se produisant quotidiennement. Cinquante. Chaque jour. C’est un rythme opérationnel que peu d’armées au monde pourraient soutenir. C’est une intensité de combat qui use les hommes, qui détruit le matériel, qui épuise les réserves. Mais les Ukrainiens tiennent. Ils tiennent parce qu’ils n’ont pas le choix. Ils tiennent parce que l’alternative — la défaite, l’occupation, la disparition de leur pays — est inacceptable.
L’ennemi tente d’augmenter la pression sur les positions défensives ukrainiennes, déployant des réserves supplémentaires et cherchant des opportunités d’avancer, notamment par l’infiltration et les assauts répétés. Mashovets a rapporté que le commandement russe amasse des forces près de Kostyantynivka et qu’il y a des éléments de trois armées combinées — la 3e, la 8e et la 51e — ainsi que le 3e Corps d’armée opérant dans la direction de Kostyantynivka. C’est une concentration de forces massive, une tentative de submerger les défenseurs par le nombre. Mais le nombre ne suffit pas quand on affronte des soldats déterminés à défendre leur terre.
Cinquante combats par jour. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ces hommes. À leur épuisement. À leur peur. Mais aussi à leur courage. À leur détermination. Ils savent qu’ils sont la dernière ligne. Alors ils tiennent. Et ils continueront à tenir.
La professionnalisation de la défense
Le général Syrskyi a souligné que « ces batailles sont caractérisées par une haute intensité et un dynamisme, mais les soldats ukrainiens agissent de manière décisive et professionnelle, démontrant force, endurance et coordination. » C’est un témoignage important. Les Ukrainiens ne sont plus l’armée improvisée de 2022. Ils sont devenus une force militaire moderne, professionnelle, capable de mener des opérations défensives complexes contre un ennemi numériquement supérieur. Ils utilisent des drones pour la reconnaissance et les frappes. Ils coordonnent l’artillerie avec une précision chirurgicale. Ils manœuvrent leurs unités avec une agilité que les Russes ne peuvent égaler.
Cette professionnalisation est le fruit de trois ans de guerre. Trois ans d’apprentissage sur le tas. Trois ans d’adaptation constante. Les Ukrainiens ont appris à combattre les Russes. Ils connaissent leurs tactiques, leurs faiblesses, leurs habitudes. Ils savent comment les frapper là où ça fait mal. Et ils le font avec une efficacité redoutable. Le commandement opérationnel Est a rapporté que toutes les unités maintiennent leur préparation au combat tout en sauvegardant les vies des défenseurs ukrainiens — « l’atout le plus précieux que nous ayons », selon les mots du général Syrskyi. C’est une philosophie de combat qui privilégie l’intelligence sur la force brute, la tactique sur le sacrifice inutile.
La stratégie russe : pression et attrition
Le déploiement de réserves massives
Les Russes ne lâchent rien. Ils continuent à déployer des réserves supplémentaires dans le secteur Pokrovsk-Myrnohrad, espérant que la quantité finira par l’emporter sur la qualité. L’ISW a identifié plusieurs unités russes opérant dans la zone : des éléments de la 5e Brigade motorisée de la 51e Armée combinée, le 80e Bataillon de reconnaissance Sparta, la 72e Brigade motorisée séparée du 3e Corps d’armée, et de nombreuses autres unités. C’est une concentration de forces impressionnante, mais qui n’a pas encore produit de percée décisive.
Mashovets a noté que les forces russes tentent principalement d’amasser de l’infanterie dans des groupes d’assaut en avant au sud et au sud-ouest de Kostyantynivka. Ils tentent d’atteindre la ligne Stepanivka-Berestok. C’est une stratégie d’attrition pure : envoyer vague après vague d’assaut, espérant que les défenseurs finiront par craquer sous la pression. Mais cette stratégie a un coût terrible. Les pertes russes dans ce secteur sont astronomiques. L’ISW rapporte que les forces russes subissent des pertes massives pour des gains territoriaux minimes. C’est une guerre d’usure que la Russie ne peut pas gagner à long terme.
Je regarde cette stratégie russe et je suis partagé entre l’horreur et le mépris. Horreur pour ces soldats russes envoyés mourir par milliers. Mépris pour les généraux qui les envoient. C’est une boucherie. Une boucherie inutile. Mais les Ukrainiens n’ont pas le luxe de la pitié. Ils doivent tuer ou être tués.
Les tactiques d’infiltration et de perfidie
Face à l’échec des assauts frontaux, les Russes ont adopté des tactiques d’infiltration. Des petits groupes de six à huit hommes tentent de se glisser entre les positions ukrainiennes, espérant trouver une faille dans le dispositif défensif. Ils utilisent des véhicules légers, se déplacent de nuit, exploitent le mauvais temps. Une brigade ukrainienne opérant dans la direction de Kostyantynivka a rapporté le 5 janvier que les forces russes continuent à utiliser des tactiques d’infiltration en petits groupes pour avancer avec des soldats mal entraînés. Ils déploient également des opérateurs de drones bien entraînés pour interdire la logistique ukrainienne avec des drones dormants.
Mais le plus choquant, c’est l’utilisation de tactiques de perfidie. L’État-major général ukrainien a rapporté le 4 janvier que les forces russes à Pokrovsk portent des vêtements civils dans des tactiques de tromperie qui constituent des actes de perfidie — un crime de guerre selon la Convention de Genève. C’est la marque d’une armée désespérée, prête à violer toutes les lois de la guerre pour gagner quelques mètres de terrain. Une armée qui ne recule devant rien, pas même devant les crimes de guerre les plus flagrants. Et qui, ce faisant, se déshonore elle-même.
Le coût humain : des pertes russes insoutenables
Une hécatombe quotidienne
Les chiffres sont vertigineux. Selon les sources ukrainiennes, les forces russes subissent des pertes massives dans le secteur Pokrovsk-Myrnohrad. Chaque assaut repoussé laisse des dizaines de morts russes sur le terrain. Chaque tentative d’infiltration qui échoue coûte des vies. Al Jazeera a rapporté le 8 janvier 2026 que les taux de mortalité de guerre russes atteignent des niveaux insoutenables, selon l’Ukraine. Plus de 400 000 Russes tués ou blessés en 2025 pour seulement 0,8% du territoire ukrainien. C’est un ratio catastrophique, une saignée qui ne peut pas durer indéfiniment.
Dans le seul secteur de Pokrovsk, les Ukrainiens infligent des pertes terribles à l’ennemi. Chaque position défensive devient un piège mortel. Les drones ukrainiens traquent les colonnes russes et les détruisent avant qu’elles n’atteignent les lignes de front. L’artillerie ukrainienne frappe avec une précision redoutable, guidée par des observateurs et des drones. Les groupes d’assaut russes qui parviennent à atteindre les positions ukrainiennes se heurtent à des défenseurs déterminés, bien entraînés, qui connaissent chaque rue, chaque immeuble, chaque recoin de leur ville. Et qui sont prêts à mourir pour la défendre.
Ces chiffres me glacent le sang. 400 000 morts ou blessés en un an. Pour 0,8% de territoire. C’est de la folie pure. Mais c’est aussi la réalité de cette guerre. Une guerre d’attrition où les Russes jettent leurs hommes dans le feu, espérant que les Ukrainiens finiront par manquer de munitions avant qu’eux ne manquent d’hommes.
L’insoutenabilité de l’effort russe
Les analystes militaires s’accordent à dire que le rythme actuel des pertes russes est insoutenable à long terme. La Russie peut mobiliser des centaines de milliers d’hommes, mais elle ne peut pas les former correctement, les équiper adéquatement, ou les motiver suffisamment. Les soldats russes envoyés au front sont de plus en plus jeunes, de moins en moins entraînés, de plus en plus réticents à se battre. Les désertions augmentent. Le moral s’effondre. Les unités d’élite sont décimées et remplacées par des conscrits mal préparés.
Cette dégradation de la qualité des forces russes est visible sur le terrain. Les tactiques deviennent plus désespérées, plus brutales, moins efficaces. Les assauts sont moins coordonnés. Les pertes augmentent. Et malgré tout cela, les gains territoriaux restent minimes. L’ISW note que les forces russes ont avancé de quelques kilomètres en plusieurs mois de combats acharnés dans le secteur Pokrovsk-Myrnohrad. C’est un échec stratégique cuisant, payé au prix de dizaines de milliers de vies russes. Un échec que le Kremlin ne peut pas admettre, mais qui devient de plus en plus évident pour tous les observateurs.
L'importance stratégique de Pokrovsk-Myrnohrad
Un nœud logistique crucial
Pokrovsk n’est pas une ville comme les autres. C’est un nœud logistique crucial pour les forces ukrainiennes dans le Donbass. Des routes principales y convergent. Des lignes de chemin de fer y passent. C’est un point de transit essentiel pour les munitions, le carburant, les renforts. Perdre Pokrovsk, ce serait compliquer considérablement l’approvisionnement des forces ukrainiennes dans toute la région. Ce serait ouvrir la porte à une avancée russe plus profonde vers l’ouest. Ce serait mettre en danger des dizaines de milliers de civils qui dépendent de cette ville pour leur survie.
C’est pourquoi les Ukrainiens se battent avec une telle détermination pour tenir Pokrovsk. C’est pourquoi le général Syrskyi lui-même s’est rendu sur place pour coordonner la défense. C’est pourquoi les meilleures unités ukrainiennes sont déployées dans ce secteur. Parce que Pokrovsk ne peut pas tomber. Parce que si Pokrovsk tombe, c’est toute la ligne de défense ukrainienne dans le Donbass qui risque de s’effondrer. Les Russes le savent. Les Ukrainiens le savent. Et c’est pourquoi cette bataille est si féroce, si acharnée, si sanglante.
Il y a des batailles qui définissent une guerre. Stalingrad. Koursk. Verdun. Pokrovsk pourrait être l’une de ces batailles. Pas par son ampleur — elle n’atteindra jamais l’échelle de ces affrontements titanesques. Mais par son importance stratégique. Par ce qu’elle représente. La détermination ukrainienne à ne pas céder un pouce de terrain sans combattre.
La protection des populations civiles
Derrière les considérations militaires, il y a une réalité humaine. Des dizaines de milliers de civils vivent encore dans l’agglomération Pokrovsk-Myrnohrad. Des familles qui ont refusé d’évacuer, qui s’accrochent à leurs maisons, à leurs vies. Des personnes âgées qui ne peuvent pas partir. Des gens qui n’ont nulle part où aller. Ces civils dépendent des forces ukrainiennes pour leur protection. Ils dépendent des lignes d’approvisionnement qui passent par Pokrovsk pour leur nourriture, leur eau, leurs médicaments.
Les soldats ukrainiens le savent. Ils savent que derrière eux, il y a des civils qui comptent sur eux. Des enfants qui ont besoin de protection. Des vieillards qui ne peuvent pas fuir. C’est une responsabilité écrasante, mais c’est aussi une source de motivation. Les Ukrainiens ne se battent pas seulement pour un morceau de territoire. Ils se battent pour des vies humaines. Pour le droit de ces gens à vivre en paix dans leur propre pays. Pour leur liberté. Pour leur dignité. Et c’est ce qui fait toute la différence entre une armée qui défend et une armée qui envahit.
Les leçons tactiques de la bataille
La défense active comme doctrine
La bataille de Pokrovsk-Myrnohrad illustre parfaitement le concept de défense active développé par les forces ukrainiennes. Ce n’est pas une défense passive où l’on attend l’assaut ennemi retranché dans ses positions. C’est une défense dynamique, agressive, qui cherche constamment à prendre l’initiative. Les Ukrainiens ne se contentent pas de repousser les attaques russes. Ils contre-attaquent. Ils frappent les concentrations ennemies avant qu’elles ne puissent lancer leurs assauts. Ils harcèlent les lignes d’approvisionnement russes. Ils détruisent les dépôts de munitions ennemis.
Cette doctrine de défense active repose sur plusieurs piliers. D’abord, une surveillance constante du champ de bataille grâce aux drones et aux capteurs. Ensuite, une coordination étroite entre l’infanterie, l’artillerie et les drones pour frapper rapidement et avec précision. Enfin, une mobilité tactique qui permet de déplacer rapidement les unités pour renforcer les points menacés ou exploiter les faiblesses ennemies. Le général Syrskyi a souligné que les soldats ukrainiens « agissent de manière décisive et professionnelle, démontrant force, endurance et coordination. » C’est cette coordination qui fait la différence entre une défense qui tient et une défense qui s’effondre.
La défense active, c’est l’art de transformer une position défensive en piège mortel. C’est l’art de faire payer à l’attaquant un prix si élevé qu’il finit par renoncer. Et les Ukrainiens maîtrisent cet art à la perfection.
L’importance de la guerre électronique et des drones
La bataille de Pokrovsk-Myrnohrad est aussi une bataille de drones et de guerre électronique. Les deux camps utilisent massivement les drones pour la reconnaissance, les frappes, et l’interdiction logistique. Les Ukrainiens ont développé des drones intercepteurs capables d’abattre les drones russes. Les Russes ont modifié leurs drones Shahed pour cibler les avions ukrainiens. C’est une course aux armements technologique qui se déroule en temps réel sur le champ de bataille.
L’ISW a rapporté le 5 janvier que la Russie modifie ses drones Shahed de frappe à longue portée pour cibler les avions ukrainiens dans le cadre d’un effort plus large pour innover et maximiser les capacités des drones à longue portée. Un expert ukrainien en guerre électronique et radio a publié des images montrant un drone Shahed abattu équipé d’un système de défense aérienne portable (MANPADS), probablement un Verba MANPADS, fonctionnant comme un système de défense aérienne à courte portée lancé à distance. C’est une innovation inquiétante qui montre la capacité d’adaptation des Russes. Mais les Ukrainiens s’adaptent aussi, développant constamment de nouvelles contre-mesures.
Le soutien international : crucial mais insuffisant
Les besoins en munitions et équipements
Tenir Pokrovsk-Myrnohrad nécessite des quantités massives de munitions. Cinquante combats par jour, c’est des milliers d’obus d’artillerie tirés. Des centaines de missiles antichars utilisés. Des dizaines de drones détruits ou perdus. Les Ukrainiens dépendent du soutien occidental pour maintenir ce rythme opérationnel. Ils ont besoin d’obus d’artillerie, de missiles, de drones, de systèmes de défense aérienne. Ils ont besoin de véhicules blindés pour remplacer ceux qui sont détruits. Ils ont besoin de pièces de rechange pour maintenir leur équipement en état de marche.
Le général Syrskyi a souligné l’importance de maintenir les lignes d’approvisionnement pour assurer la livraison de munitions et de renforts aux soldats. Mais ces lignes d’approvisionnement dépendent en grande partie de l’aide occidentale. Chaque retard dans les livraisons d’armes se traduit par des munitions qui manquent sur le front. Chaque hésitation politique en Occident se paie en vies ukrainiennes. Les soldats qui se battent à Pokrovsk-Myrnohrad ont besoin de savoir que derrière eux, il y a un soutien solide, constant, fiable. Ils ont besoin de savoir que l’Occident ne les abandonnera pas.
Je pense à ces soldats qui se battent avec des munitions comptées. Qui doivent rationner leurs obus. Qui savent que chaque tir doit compter parce qu’il n’y en aura peut-être pas d’autres. Et je me demande comment l’Occident peut hésiter à leur donner ce dont ils ont besoin. Comment on peut débattre pendant des mois de l’opportunité d’envoyer tel ou tel système d’armes pendant que des hommes meurent faute de munitions.
La nécessité d’une aide à long terme
La bataille de Pokrovsk-Myrnohrad n’est pas un sprint. C’est un marathon. Les Ukrainiens tiennent depuis des mois. Ils tiendront encore des mois, peut-être des années. Mais ils ne peuvent pas le faire seuls. Ils ont besoin d’un soutien à long terme, prévisible, fiable. Pas d’annonces spectaculaires suivies de mois de silence. Pas de promesses non tenues. Pas de livraisons au compte-gouttes. Ils ont besoin d’un flux constant d’armes, de munitions, d’équipements. Ils ont besoin de savoir que l’Occident est avec eux pour la durée.
Cette guerre ne se gagnera pas avec des gestes symboliques. Elle se gagnera avec des milliers de tonnes de munitions, des centaines de véhicules blindés, des dizaines de systèmes de défense aérienne. Elle se gagnera avec un soutien économique qui permet à l’Ukraine de maintenir son effort de guerre. Elle se gagnera avec une détermination politique qui ne faiblit pas face aux menaces russes. Les soldats ukrainiens font leur part. Ils se battent. Ils meurent. Ils tiennent. L’Occident doit faire la sienne. Il doit fournir les armes. Il doit maintenir les sanctions. Il doit rester ferme face à l’agression russe.
Conclusion : la résistance qui ne plie pas
Un symbole de détermination ukrainienne
Pokrovsk et Myrnohrad sont devenus bien plus que deux villes du Donbass. Ils sont devenus des symboles. Des symboles de la détermination ukrainienne à ne pas céder. Des symboles de la capacité d’une armée à tenir face à un ennemi numériquement supérieur. Des symboles de ce qu’une nation peut accomplir quand elle se bat pour sa survie. Le 8 janvier 2026, alors que le général Syrskyi confirmait que ses troupes tenaient le nord de Pokrovsk et repoussaient l’ennemi à Myrnohrad, il envoyait un message clair au monde : l’Ukraine ne tombera pas. Pas aujourd’hui. Pas demain. Pas tant qu’il restera des Ukrainiens prêts à se battre.
Cette résistance a un coût terrible. Des soldats meurent chaque jour. Des civils souffrent. Des villes sont détruites. Mais elle a aussi un sens profond. Elle montre que la liberté a un prix, et que les Ukrainiens sont prêts à le payer. Elle montre que l’agression ne paie pas, que l’envahisseur finit toujours par se heurter à la détermination des défenseurs. Elle montre que même la plus grande armée du monde peut être arrêtée par des hommes et des femmes qui refusent de se soumettre. Pokrovsk et Myrnohrad tiennent. Et tant qu’ils tiendront, l’espoir tiendra aussi.
Je regarde ces villes qui refusent de tomber et je ressens quelque chose de puissant. De l’admiration. Du respect. De l’espoir aussi. Parce que si Pokrovsk et Myrnohrad peuvent tenir face à cette tempête de feu et d’acier, alors peut-être que l’Ukraine tout entière peut tenir. Peut-être que cette guerre peut être gagnée. Pas facilement. Pas rapidement. Mais gagnée quand même.
L’avenir de la bataille
La bataille de Pokrovsk-Myrnohrad est loin d’être terminée. Les Russes continueront à attaquer. Ils continueront à déployer des réserves. Ils continueront à sacrifier leurs soldats dans l’espoir d’une percée. Et les Ukrainiens continueront à tenir. Ils continueront à se battre pour chaque rue, chaque immeuble, chaque mètre carré. Ils continueront à faire payer à l’ennemi un prix terrible pour chaque avancée. Cette bataille durera des semaines, peut-être des mois. Elle coûtera des milliers de vies. Elle détruira ce qui reste de ces villes.
Mais au bout du compte, ce qui comptera, ce ne sera pas le nombre de bâtiments détruits ou de rues perdues. Ce qui comptera, ce sera la volonté. La volonté de tenir. La volonté de se battre. La volonté de ne jamais abandonner. Et cette volonté, les Ukrainiens l’ont. Ils l’ont prouvé à Marioupol, à Bakhmout, à Avdiivka. Ils le prouvent maintenant à Pokrovsk et Myrnohrad. Et ils continueront à le prouver aussi longtemps qu’il le faudra. Parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que derrière eux, il n’y a rien d’autre que l’occupation, la soumission, la disparition. Alors ils tiennent. Et ils tiendront.
Sources
Ukrinform – « Ukrainian forces holding northern Pokrovsk, pushing enemy back in Myrnohrad – CinC Syrskyi » – 8 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4078264-ukrainian-forces-holding-northern-pokrovsk-pushing-enemy-back-in-myrnohrad-cinc-syrskyi.html
Ukrinform – « Ukrainian troops hold line in Myrnohrad amid intensifying Russian pressure » – 7 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077900-ukrainian-troops-hold-line-in-myrnohrad-amid-intensifying-russian-pressure.html
Institute for the Study of War (ISW) – « Russian Offensive Campaign Assessment, January 5, 2026 » – 5 janvier 2026 – https://understandingwar.org/research/russia-ukraine/russian-offensive-campaign-assessment-january-5-2026/
Al Jazeera – « Russian war deaths are rising to unsustainable levels, says Ukraine » – 8 janvier 2026 – https://www.aljazeera.com/news/2026/1/8/russian-war-fatalities-are-rising-to-unsustainable-levels-says-ukraine
Al Jazeera – « Over 400,000 Russians killed, wounded for 0.8 percent of Ukraine in 2025 » – 2 janvier 2026 – https://www.aljazeera.com/news/2026/1/2/over-400000-russians-killed-wounded-for-0-8-percent-of-ukraine-in-2025
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