La guerre des drones atteint un nouveau sommet
Les chiffres donnent le vertige. En une seule journée, la Russie a déployé 2 982 drones kamikazes contre les positions ukrainiennes. Près de trois mille engins volants programmés pour exploser au contact. C’est une moyenne d’un drone toutes les 29 secondes pendant 24 heures. Cette intensité reflète la nouvelle doctrine militaire russe : saturer le ciel de drones pour submerger les défenses ukrainiennes, couper les lignes d’approvisionnement, créer une zone de mort profonde de 15 kilomètres derrière le front.
Mais ce n’est pas tout. Les forces russes ont également lancé une frappe de missile et 15 frappes aériennes, utilisant deux missiles et larguant 58 bombes guidées. Elles ont effectué 3 055 attaques sur les positions des troupes ukrainiennes et les zones habitées. C’est un déluge de feu continu, une pression constante qui ne laisse aucun répit aux défenseurs. L’objectif est clair : épuiser, démoraliser, briser la résistance ukrainienne par l’accumulation de frappes.
Trois mille drones. Essayez d’imaginer. C’est un essaim mortel qui plane au-dessus de chaque soldat ukrainien, de chaque position, de chaque convoi de ravitaillement. Vous ne pouvez pas dormir. Vous ne pouvez pas bouger sans risquer d’être repéré. Le ciel lui-même est devenu votre ennemi. Et pourtant, ils tiennent. Comment font-ils ? Je ne sais pas. Mais ils le font.
L’innovation russe : les drones à fibre optique
La Russie a introduit une innovation redoutable en 2025 : les drones à fibre optique. Ces engins sont reliés à leur opérateur par un câble de fibre optique, ce qui les rend totalement immunisés contre le brouillage électronique ukrainien. Syrskyi a reconnu que ces drones avaient joué un rôle crucial dans la capture de la ville de Siversk dans le Donbass ces derniers mois. Les Russes ont créé des unités spécialisées de drones qui comptent déjà 80 000 militaires, et prévoient de doubler ce nombre à 165 500 en 2026, pour atteindre près de 210 000 d’ici 2030.
Face à cette menace, l’Ukraine a réagi. Le président Volodymyr Zelenskyy a nommé Mykhailo Fedorov, ancien premier vice-premier ministre, au poste de ministre de la Défense le 5 janvier 2026. Fedorov est un expert en digitalisation et en production de drones. Sous son prédécesseur Denys Shmyal, l’Ukraine avait atteint l’objectif de produire 1 000 drones d’interception par jour fin 2025. Maintenant, Zelenskyy veut aller plus loin. Beaucoup plus loin. La guerre des drones est devenue la guerre elle-même.
Les autres fronts : une pression généralisée
Slobozhanshchyna et Kursk : 90 attaques en un jour
Si Pokrovsk concentre l’attention, les autres secteurs du front ne sont pas épargnés. Dans les directions de Slobozhanshchyna Nord et de Kursk, les forces ukrainiennes ont repoussé trois tentatives d’assaut russes. L’ennemi a effectué 90 attaques sur les positions ukrainiennes et les zones habitées, dont deux utilisant des systèmes de lance-roquettes multiples. C’est un pilonnage systématique qui vise à affaiblir les défenses avant de lancer l’infanterie.
Dans le secteur de Slobozhanshchyna Sud, les Russes ont tenté six fois de percer les lignes de défense ukrainiennes près des localités de Buhruvatka, Vilcha et Fyholivka. Six assauts repoussés. Six échecs. Mais à quel prix ? Les rapports ne le disent pas, mais on peut imaginer les combats acharnés, les tirs d’artillerie, les explosions de drones, le chaos et la terreur de ces affrontements rapprochés.
Kupiansk, Lyman et Sloviansk : la pression continue
Dans le secteur de Kupiansk, l’agresseur a tenté quatre fois de percer les défenses ukrainiennes en direction de Kupiansk, Petropavlivka et Nova Kruhliakivka, avec un engagement encore en cours en soirée. Dans le secteur de Lyman, les troupes russes ont mené huit attaques vers les localités de Drobysheve, Lyman, Stavky et dans la zone de Novoselivka. Deux engagements se poursuivaient encore à la tombée de la nuit.
Dans le secteur de Sloviansk, les défenseurs ukrainiens ont repoussé quatre actions d’assaut, alors que les troupes russes tentaient d’avancer près de Siversk, Dronivka et Fedorivka. Curieusement, dans le secteur de Kramatorsk, l’ennemi n’a mené aucune action offensive. Un répit temporaire ? Une réorganisation avant une nouvelle offensive ? Personne ne le sait. Mais dans cette guerre, le silence est souvent plus inquiétant que le bruit des combats.
Onze directions d’attaque. Onze fronts où des hommes se battent et meurent pendant que nous lisons ces lignes. C’est l’ampleur de cette guerre qui me frappe. Ce n’est pas un conflit localisé. C’est une ligne de front de centaines de kilomètres où chaque jour apporte son lot de violence et de mort. Et les Ukrainiens tiennent. Partout. Sur tous les fronts.
Kostiantynivka et Oleksandrivka : 29 assauts combinés
L’intensification dans le Donbass
Le secteur de Kostiantynivka a enregistré 16 assauts russes sur les positions ukrainiennes près de Kostiantynivka, Oleksandro-Shultyne, Pleshchiivka, Ivanopillia, Rusyn Yar, Sofiivka et en direction de Stepanivka. Seize tentatives de percer les défenses. Seize fois, les Ukrainiens ont tenu bon. C’est une guerre d’usure où chaque position défendue représente une victoire tactique, même si le coût humain reste élevé.
Dans le secteur d’Oleksandrivka, l’ennemi a attaqué 13 fois dans les zones de Verbove, Vyshneve, Zlahoda, Rybne, Yehorivka, Sichneve et vers les localités d’Ivanivka et Oleksandrohrad. Quatre engagements de combat étaient encore en cours en soirée. Ces chiffres révèlent la stratégie russe : attaquer simultanément sur plusieurs points pour disperser les forces ukrainiennes et trouver le maillon faible. Mais jusqu’à présent, ce maillon faible n’existe pas.
La résilience ukrainienne face aux nombres
Ce qui impressionne dans ces rapports quotidiens, c’est la capacité ukrainienne à absorber et repousser des dizaines d’assauts simultanés. Les Russes ont l’avantage du nombre. Ils peuvent lancer 27 assauts à Pokrovsk, 16 à Kostiantynivka, 13 à Oleksandrivka, tout en maintenant la pression sur les autres secteurs. Mais les Ukrainiens ont quelque chose que les Russes n’ont pas : la motivation de défendre leur terre, leurs familles, leur liberté.
Cette motivation se traduit par une efficacité redoutable. Chaque soldat ukrainien sait pourquoi il se bat. Chaque position défendue a un sens. Chaque assaut repoussé est une victoire qui compte. Les Russes, eux, se battent pour des objectifs abstraits dictés par Moscou. Ils meurent pour conquérir des villages dont ils ne connaissent même pas le nom. Cette différence fondamentale explique pourquoi, malgré l’infériorité numérique, les Ukrainiens continuent de tenir.
Huliaipole et Orikhiv : le front sud sous pression
16 engagements à Huliaipole
Le secteur de Huliaipole a enregistré 16 engagements de combat alors que l’ennemi tentait d’avancer près de Solodke, Huliaipole et dans la zone de Varvarivka. Deux engagements se poursuivaient encore en soirée. Les frappes aériennes russes ont ciblé Yuliivka, Rizdvianka, Hirke, Verkhnia Tersa, Liubytske et Zaliznychne. C’est un pilonnage systématique des zones arrière pour détruire les infrastructures et démoraliser la population civile.
Dans le secteur d’Orikhiv, un engagement se poursuivait près de Mali Shcherbaky. Dans le secteur du Dnipro, l’ennemi a tenté sans succès trois fois de percer les défenses ukrainiennes près du pont Antonivskyi. Trois échecs. Trois tentatives repoussées. Le pont Antonivskyi est devenu un symbole de la résistance ukrainienne dans le sud. Les Russes veulent le reprendre. Les Ukrainiens refusent de céder.
Seize engagements à Huliaipole. Trois tentatives au pont Antonivskyi. Un combat près de Mali Shcherbaky. Chaque ligne de ce rapport représente des hommes qui se battent, qui saignent, qui meurent. Et nous, nous lisons ces chiffres comme des statistiques. Mais ce ne sont pas des statistiques. Ce sont des vies. Des pères, des fils, des frères qui ne rentreront jamais chez eux.
La stratégie russe d’épuisement
L’objectif russe dans le sud est clair : épuiser les défenses ukrainiennes par des attaques répétées. Moscou sait qu’elle ne peut pas percer d’un seul coup. Alors elle frappe, encore et encore, au même endroit, jusqu’à ce que les défenses cèdent. C’est une stratégie brutale qui coûte cher en vies humaines, mais qui finit parfois par fonctionner. Les Ukrainiens le savent. C’est pourquoi ils renforcent constamment leurs positions, font tourner leurs unités, maintiennent la pression sur l’ennemi.
Mais cette stratégie a ses limites. Les pertes russes atteignent des niveaux insoutenables. En décembre 2025, 35 000 soldats russes ont été éliminés, selon Zelenskyy. En novembre, 30 000. En octobre, 26 000. Ces chiffres, confirmés par des images vidéo, montrent une tendance inquiétante pour Moscou : les pertes augmentent mois après mois. À ce rythme, la Russie ne pourra pas maintenir son effort de guerre uniquement avec des volontaires.
Les pertes russes : un niveau insoutenable
35 000 morts en décembre 2025
Les chiffres sont accablants. En décembre 2025, 35 000 soldats russes ont été éliminés sur le front ukrainien. Ce n’est pas une estimation ukrainienne invérifiable. Ces chiffres ont été confirmés par des images vidéo, selon le président Zelenskyy. En novembre, 30 000 soldats russes avaient été neutralisés. En octobre, 26 000. La tendance est claire : les pertes russes augmentent de manière exponentielle. Décembre 2025 a été le premier mois où les unités de systèmes non habités ukrainiennes ont neutralisé approximativement autant de militaires russes que la Russie en a recrutés dans le mois.
Le commandant en chef Syrskyi a confirmé ces chiffres. « L’ennemi a perdu plus de 33 000 militaires en décembre. Ce chiffre n’inclut que les cas vidéo confirmés, mais les pertes réelles des occupants sont plus importantes », a-t-il écrit sur Telegram. Ces pertes représentent environ 1 100 soldats russes tués ou blessés chaque jour. C’est l’équivalent d’un bataillon entier qui disparaît quotidiennement du champ de bataille.
Le recrutement russe ne suit plus
Selon le chef du renseignement militaire ukrainien (GUR) Kyrylo Budanov, la Russie a atteint son quota de 403 000 recrues en 2025, soit une moyenne de 33 583 par mois. Pour 2026, Moscou prévoit d’augmenter légèrement ce chiffre à 34 083 recrues par mois. Mais si les pertes continuent au rythme de décembre, le recrutement ne suffira plus à compenser les pertes. La Russie devra puiser dans ses réserves actives, voire envisager une mobilisation générale.
Cette perspective est politiquement explosive pour le président Vladimir Poutine. Jusqu’à présent, il a réussi à mener sa guerre sans toucher à la société russe mainstream. Les combattants sont des volontaires, souvent issus de régions pauvres, attirés par des salaires élevés. Mais si Poutine doit mobiliser des conscrits ou des réservistes des grandes villes, le soutien à la guerre pourrait s’effondrer. L’Institute for the Study of War (ISW) a observé en novembre que des unités de réserve dans la région de Belgorod commençaient à recevoir de l’équipement lourd : obusiers, armes thermobariques, véhicules tout-terrain. Un signe que Moscou se prépare à déployer ses réservistes au combat.
Trente-cinq mille morts en un mois. J’essaie de visualiser ce chiffre. C’est une ville entière qui disparaît. Des dizaines de milliers de familles russes qui reçoivent la visite d’un officier leur annonçant que leur fils, leur mari, leur père ne reviendra jamais. Et pour quoi ? Pour conquérir quelques villages ukrainiens ? Pour satisfaire l’ego d’un dictateur vieillissant ? C’est obscène.
La guerre des drones : l'arme décisive
1 000 drones d’interception par jour
L’Ukraine a compris que la guerre des drones serait décisive. Sous la direction de l’ancien ministre de la Défense Denys Shmyal, le pays a atteint l’objectif de produire 1 000 drones d’interception par jour fin 2025. Mille drones. Chaque jour. C’est une prouesse industrielle remarquable pour un pays en guerre. Ces drones sont utilisés pour intercepter les drones kamikazes russes, protéger les positions ukrainiennes, et frapper les concentrations de troupes ennemies.
Mais ce n’est qu’un début. Le nouveau ministre de la Défense Mykhailo Fedorov a pour mission d’augmenter encore cette production. Zelenskyy l’a choisi précisément pour son expertise en digitalisation et en production de drones. « L’augmentation de ces chiffres est le résultat des bonnes décisions. Il doit y avoir plus de décisions comme celles-ci », a déclaré le président ukrainien le 8 janvier. La guerre des drones est devenue une course aux armements où chaque camp cherche à surpasser l’autre en quantité et en qualité.
La réponse russe : 80 000 opérateurs de drones
La Russie n’est pas restée les bras croisés. Elle a créé des unités spécialisées de drones qui comptent déjà 80 000 militaires. D’ici 2026, Moscou prévoit de doubler ce nombre à 165 500, et d’atteindre près de 210 000 opérateurs de drones d’ici 2030. C’est une armée dans l’armée, entièrement dédiée à la guerre des drones. Ces unités utilisent des drones pour couper les lignes d’approvisionnement ukrainiennes, créer des zones de mort profondes de 15 kilomètres derrière le front, et frapper les positions ukrainiennes avec une précision redoutable.
Les Russes ont également introduit des innovations inquiétantes. Le 5 janvier 2026, l’expert ukrainien en guerre électronique et radio Serhiy Beskrestnov a révélé que la Russie déployait désormais des drones Shahed équipés de systèmes de défense aérienne portables (MANPADS) conçus pour abattre les avions chasseurs de drones. « Je demande aux pilotes de l’aviation de l’armée de prendre note de l’émergence de cette nouvelle menace. Ils doivent éviter d’approcher le Shahed sur une trajectoire frontale », a averti Beskrestnov. La guerre des drones devient de plus en plus sophistiquée, de plus en plus mortelle.
Les frappes à longue portée : terroriser les civils
789 drones et 10 missiles en une semaine
La guerre ne se limite pas au front. Durant la première semaine de 2026, la Russie a lancé 789 drones et 10 missiles contre les villes ukrainiennes. L’Ukraine a abattu 83% des drones et un des missiles. Mais ceux qui passent font des ravages. Le 8 janvier, un patient a été tué lorsqu’un drone russe a frappé un hôpital à Kyiv. Un deuxième civil a été tué au sud-ouest de la capitale. Le même jour, la Russie a frappé des centrales de chauffage et d’électricité dans la ville de Kharkiv au nord.
Ces attaques visent délibérément les infrastructures civiles. L’objectif est de détruire le système de chauffage en plein hiver, de plonger les villes dans le noir, de rendre la vie impossible pour les civils ukrainiens. C’est une stratégie de terreur qui viole toutes les lois de la guerre. Mais Moscou s’en moque. Pour Poutine, tous les moyens sont bons pour briser la résistance ukrainienne. Si les soldats ne cèdent pas, peut-être que les civils finiront par craquer sous la pression.
Un patient tué dans un hôpital. Un civil abattu près de la capitale. Des centrales de chauffage détruites en plein hiver. C’est ça, la guerre de Poutine. Ce n’est pas une opération militaire. C’est du terrorisme d’État. Et le monde regarde, impuissant ou indifférent, pendant que des civils meurent sous les bombes russes.
54 000 drones en 2025
L’ampleur de la campagne de bombardement russe est stupéfiante. En 2025, la Russie a lancé 54 000 drones d’attaque à longue portée et 1 900 missiles contre l’Ukraine, selon l’ISW. Cinquante-quatre mille drones. C’est une moyenne de 148 drones par jour pendant toute l’année. Cette intensité a fortement augmenté après l’élection de Donald Trump en novembre 2024. Moscou a intensifié ses frappes, espérant peut-être forcer l’Ukraine à négocier avant que Trump ne prenne ses fonctions.
Mais cette stratégie a échoué. L’Ukraine n’a pas cédé. Elle a renforcé ses défenses aériennes, augmenté sa production de drones d’interception, et continué à se battre. Les civils ukrainiens ont appris à vivre sous les bombardements constants. Ils ont aménagé des abris, organisé des systèmes d’alerte, développé une résilience extraordinaire. Moscou pensait briser leur moral. Elle a renforcé leur détermination.
La guerre de l'information : mensonges et manipulations
La fausse attaque contre Poutine
Le 29 décembre 2025, la Russie a affirmé que l’Ukraine avait tenté de frapper la résidence de Poutine sur les rives du lac Valdai dans la région de Novgorod. Le 1er janvier 2026, le ministère russe de la Défense a prétendu que les données de vol d’un drone abattu prouvaient cette affirmation. L’audience cible était clairement Donald Trump, que Poutine a appelé personnellement pour lui raconter cette histoire. Trump a d’abord déclaré qu’il croyait que l’attaque était réelle. Mais le 4 janvier, il a dit aux journalistes à bord d’Air Force One : « Je ne crois pas que cette frappe ait eu lieu. »
C’est un exemple parfait de la guerre de l’information menée par Moscou. Inventer une attaque, appeler Trump pour le manipuler, espérer qu’il réduise son soutien à l’Ukraine. Mais cette fois, la manipulation a échoué. Trump a vu clair dans le jeu de Poutine. Le Service de renseignement extérieur ukrainien a déclaré le 2 janvier : « Nous voyons le Kremlin diffuser de nouvelles informations falsifiées pour préparer les audiences russes et étrangères à une nouvelle escalade. »
L’incident de Khorly
Le 1er janvier, la Russie a affirmé que l’Ukraine avait délibérément frappé un bar dans la ville de Khorly dans la région de Kherson. L’Ukraine a nié l’attaque. C’est devenu un schéma récurrent : la Russie invente des atrocités ukrainiennes pour justifier ses propres crimes de guerre. Elle frappe des hôpitaux, des écoles, des immeubles résidentiels, puis accuse l’Ukraine de faire la même chose. C’est une tactique de projection classique : accuser l’adversaire de ce que vous faites vous-même.
Mais de plus en plus, ces mensonges sont démasqués. Les médias internationaux vérifient les faits. Les organisations de défense des droits humains enquêtent. Les preuves vidéo et satellitaires révèlent la vérité. La machine de propagande russe fonctionne toujours, mais elle convainc de moins en moins de gens en dehors de la Russie. La vérité finit toujours par émerger, même dans le brouillard de la guerre.
Les mensonges de Poutine me fatiguent. Cette tentative pathétique de manipuler Trump avec une fausse attaque. Ces accusations inventées contre l’Ukraine. C’est tellement prévisible, tellement grossier. Et pourtant, ça marche encore sur certains. Il y a toujours des gens prêts à croire les mensonges du Kremlin, à répéter sa propagande, à justifier ses crimes.
Les perspectives : une guerre qui s'éternise
Les gains territoriaux russes en 2025
Malgré les pertes massives, la Russie a réalisé des gains territoriaux en 2025. Son taux d’avancement quotidien moyen était de 13,24 kilomètres carrés par jour, contre 9,87 kilomètres carrés par jour en 2024, selon l’ISW. Mais une analyse mensuelle montre un schéma incohérent de conquêtes territoriales, plutôt qu’une augmentation constante. Les gains territoriaux russes représentent encore seulement 0,8% de l’Ukraine, consistant principalement en villages et champs.
La Russie a déclaré qu’elle visait à capturer le reste des régions de Donetsk, Zaporizhia et Kherson, trois régions qu’elle a annexées sur papier dans leur intégralité. Mais à ce rythme, il faudrait des années pour atteindre cet objectif. Et chaque kilomètre carré conquis coûte des centaines, voire des milliers de vies russes. La question est : combien de temps Poutine peut-il maintenir ce rythme de pertes avant que la société russe ne se révolte ?
L’Ukraine se prépare pour 2026
L’Ukraine ne reste pas passive. Elle améliore la formation de ses nouvelles troupes, développe des unités spécialisées pour détecter et détruire les unités de drones russes, et augmente sa production de drones. Syrskyi a écrit : « Nous comprenons clairement ce à quoi nous devrons faire face dans un avenir proche. Nous avons fixé l’objectif de former des unités spéciales conçues pour détecter et détruire efficacement les unités de drones high-tech ennemies, les points de contrôle et les équipages des systèmes aériens non habités des occupants. »
L’Ukraine mise également sur le soutien occidental. Les discussions avec les États-Unis, la France et le Royaume-Uni progressent sur les garanties de sécurité. Des troupes françaises et britanniques pourraient être déployées en Ukraine. Les livraisons d’armes continuent. Mais la question reste : est-ce suffisant ? L’Ukraine peut-elle tenir indéfiniment face à un ennemi qui accepte des pertes insoutenables pour n’importe quel autre pays ?
Je regarde ces chiffres, ces analyses, ces prévisions, et je me demande : quand cela finira-t-il ? Combien d’hommes devront encore mourir avant que Poutine admette que cette guerre est perdue ? Ou avant que la Russie s’effondre sous le poids de ses propres pertes ? L’Ukraine tiendra. J’en suis convaincu. Mais à quel prix ?
Conclusion : la résistance continue
142 combats, une seule vérité
Le 8 janvier 2026 restera comme un jour ordinaire dans cette guerre extraordinaire. Cent quarante-deux combats. Des milliers d’attaques. Des dizaines de soldats tués de chaque côté. Et à la fin de la journée, les lignes de front n’avaient presque pas bougé. C’est la réalité de cette guerre d’attrition : une violence inouïe pour des gains minimes. Mais derrière ces statistiques se cache une vérité plus profonde : l’Ukraine tient. Malgré l’infériorité numérique, malgré les bombardements constants, malgré l’épuisement, elle tient.
Les Russes peuvent lancer 27 assauts à Pokrovsk, 16 à Kostiantynivka, 16 à Huliaipole. Ils peuvent déployer 3 000 drones par jour, larguer des dizaines de bombes guidées, pilonner les positions ukrainiennes avec des milliers d’obus. Mais ils ne peuvent pas briser la volonté ukrainienne. Chaque assaut repoussé est une victoire. Chaque position tenue est un triomphe. Chaque jour où l’Ukraine reste debout est une défaite pour Poutine.
L’avenir incertain
Personne ne sait combien de temps cette guerre durera encore. Les pertes russes atteignent des niveaux insoutenables, mais Poutine semble prêt à sacrifier autant d’hommes que nécessaire. L’Ukraine reçoit du soutien occidental, mais est-ce suffisant ? Les discussions sur les garanties de sécurité progressent, mais aboutiront-elles ? L’avenir reste incertain, brumeux, angoissant.
Mais une chose est sûre : l’Ukraine ne cédera pas. Elle se battra pour chaque mètre carré de son territoire. Elle résistera à chaque assaut russe. Elle tiendra, coûte que coûte. Parce que pour les Ukrainiens, il n’y a pas d’alternative. C’est la liberté ou la soumission. La résistance ou l’esclavage. Et ils ont choisi. Ils continueront à se battre, jour après jour, combat après combat, jusqu’à la victoire finale.
Cent quarante-deux combats en un jour. Et demain, il y en aura autant. Et après-demain aussi. Cette guerre semble ne jamais devoir finir. Mais elle finira. Un jour, les armes se tairont. Un jour, les soldats rentreront chez eux. Un jour, l’Ukraine sera libre. Je ne sais pas quand. Mais je sais que ce jour viendra. Parce que la volonté d’un peuple libre est plus forte que toutes les armées du monde.
Sources
Ukrinform – « War update: 142 combat engagements on front lines today » – 8 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4078307-war-update-142-combat-engagements-on-front-lines-today.html
Ukrainska Pravda – « Total of 142 combat clashes on front line, 44 of which on Pokrovsk front – Ukraine’s General Staff » – 23 juin 2025 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2025/06/23/7518284/
RBC Ukraine – « Russia-Ukraine war: Frontline update as of January 8 » – 9 janvier 2026 – https://newsukraine.rbc.ua/news/russia-ukraine-war-frontline-update-as-of-1767912430.html
Al Jazeera – « Russian war deaths are rising to unsustainable levels, says Ukraine » – 8 janvier 2026 – https://www.aljazeera.com/news/2026/1/8/russian-war-fatalities-are-rising-to-unsustainable-levels-says-ukraine
Ukrinform – « Ukrainian forces holding northern Pokrovsk, pushing enemy back in Myrnohrad – CinC Syrskyi » – 8 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4078264-ukrainian-forces-holding-northern-pokrovsk-pushing-enemy-back-in-myrnohrad-cinc-syrskyi.html
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