Trente-neuf assauts, zéro percée confirmée
Le secteur de Pokrovsk est devenu le point focal de l’offensive russe dans l’oblast de Donetsk. Les forces russes ont concentré leurs efforts sur cette zone stratégique avec une intensité rarement vue depuis le début de la guerre. Selon le rapport de l’État-major ukrainien, 39 attaques ont été lancées dans ce seul secteur le 9 janvier. Les Russes ont frappé près des localités de Razine, Shakhove, Nykanorivka, Rodynske, Myrnohrad, Pokrovsk, Kotlyne, Udachne, Novoserhiivka, et en direction de Novopavlivka et Filiia. Les défenseurs ukrainiens ont repoussé la pression ennemie, avec des combats encore en cours sur quatre positions à la fin de la journée.
Ce qui rend ce secteur si crucial, c’est sa position géographique. Pokrovsk est un nœud logistique vital pour l’armée ukrainienne. La ville contrôle des routes essentielles qui alimentent les troupes en munitions, en renforts, en ravitaillement. Si Pokrovsk tombe, c’est toute la logistique ukrainienne dans le Donbass qui s’effondre. Les Russes le savent. Les Ukrainiens le savent. Et c’est pour ça que chaque mètre de terrain se paie au prix fort. Le général Oleksandr Syrskyi, commandant en chef des Forces armées ukrainiennes, a déclaré le 8 janvier que la situation dans l’axe de Pokrovsk est actuellement la plus difficile de toute la ligne de front. Environ 50 affrontements se déroulent chaque jour dans cette zone. Les Russes déploient des réserves supplémentaires, lancent des assauts continus, tentent des infiltrations. Mais selon Syrskyi, « Pokrovsk est sous notre contrôle. Nous arrêtons l’ennemi à Myrnohrad. Nous menons une défense active. »
Le bilan russe : 85 soldats neutralisés en un jour
Les pertes russes dans le secteur de Pokrovsk sont considérables. Selon les données préliminaires de l’État-major ukrainien, 85 occupants ont été neutralisés le 9 janvier dans ce seul secteur, dont 60 tués. Les soldats ukrainiens ont également détruit un char, un système de lance-roquettes multiple, cinq véhicules, 68 drones, quatre antennes, et un terminal de communication par satellite. De plus, ils ont endommagé un système d’artillerie, un véhicule, et six abris de personnel ennemi. Ces chiffres témoignent de l’intensité des combats et de la capacité ukrainienne à infliger des pertes massives aux forces russes, même en position défensive.
Ce qui est frappant, c’est la nature de ces pertes. Les Russes ne se contentent pas d’envoyer de la chair à canon. Ils déploient des équipements lourds, des systèmes d’artillerie sophistiqués, des drones par centaines. Et tout ça se fait pulvériser par les défenseurs ukrainiens. Les soldats de la 79e brigade d’assaut aérien distincte Tavriia ont notamment détruit plusieurs groupes de troupes russes près de Myrnohrad, qui utilisaient des fosses à purin sur le territoire d’une entreprise agricole comme abris. Oui, vous avez bien lu. Des soldats russes se cachaient dans des fosses à merde. Et ils y sont morts. C’est le niveau de désespoir et de chaos auquel l’armée russe est réduite dans ce secteur.
Quatre-vingt-cinq hommes. Quatre-vingt-cinq vies. En un seul jour. Dans un seul secteur. Et ce n’est qu’une fraction des pertes russes totales. L’État-major ukrainien a rapporté que la Russie a perdu 1 030 soldats sur l’ensemble du front le 9 janvier. Mille trente. En une journée. Et ils continuent. Ils continuent d’envoyer des hommes se faire massacrer pour gagner quelques centaines de mètres. C’est de la folie. C’est du carnage industriel. Et pourtant, ils persistent. Parce que pour Poutine, ces vies ne comptent pas. Ce qui compte, c’est le territoire. Ce qui compte, c’est de pouvoir dire « nous avançons ». Peu importe le prix.
L'intensité du déluge : missiles, bombes et drones
Une pluie de feu sur les positions ukrainiennes
Le 9 janvier 2026 n’a pas été qu’une journée d’affrontements terrestres. C’était aussi une démonstration de la puissance de feu russe, déployée sans retenue sur l’ensemble du front. Les forces russes ont lancé deux frappes de missiles et 23 frappes aériennes, utilisant 36 missiles et larguant 72 bombes aériennes guidées. Ces armes, d’une précision redoutable, ont ciblé les positions ukrainiennes, les infrastructures militaires, et parfois même les zones civiles. Mais ce n’est pas tout. Les Russes ont également déployé 3 967 drones kamikazes et effectué 2 795 tirs d’artillerie sur les positions des troupes ukrainiennes et les zones habitées.
Ces chiffres sont vertigineux. Près de 4 000 drones en une seule journée. C’est une armée de robots volants, programmés pour exploser au contact de leurs cibles. Certains sont interceptés par les défenses aériennes ukrainiennes. D’autres atteignent leur objectif. Et chaque drone qui passe représente une menace mortelle pour les soldats au sol. Les tirs d’artillerie, eux, sont constants. 2 795 tirs, c’est une salve toutes les 30 secondes environ, 24 heures sur 24. C’est un pilonnage incessant qui empêche les troupes ukrainiennes de se reposer, de se regrouper, de respirer. C’est une guerre d’usure, menée avec une brutalité mécanique.
Les secteurs sous pression maximale
Si Pokrovsk est l’épicentre de la violence, d’autres secteurs subissent également une pression intense. Dans le secteur de Slobozhanshchyna Nord et de Kursk, l’ennemi a effectué plus de 104 tirs d’artillerie, dont un avec un système de lance-roquettes multiple. Dans le secteur de Slobozhanshchyna Sud, l’ennemi a attaqué neuf fois dans les zones des localités de Prylipka, Starytsia, Vovchansk et Zelene. Dans le secteur de Kupiansk, l’ennemi a tenté six fois d’avancer dans la zone de Stepova Novoselivka et en direction de Bohuslavka et Nova Kruhliakivka. Deux affrontements étaient encore en cours à la fin de la journée.
Le secteur de Lyman a vu les Forces de défense repousser 14 actions d’assaut près des localités de Novovodiane, Novoiehorivka, Kolodiazi, Drobysheve et Myrne. Dans le secteur de Sloviansk, l’ennemi a attaqué une fois près de Platonivka. Dans le secteur de Kramatorsk, une attaque ennemie en direction de Stupochky a été repoussée. Le secteur de Kostiantynivka a connu 19 affrontements au cours de la journée. L’ennemi a tenté d’assaillir les positions des unités ukrainiennes près de Kostiantynivka, Oleksandro-Shultyne, Pleshchiivka, Ivanopillia, Rusyn Yar, Yablunivka, et en direction de Sofiivka. Un affrontement était encore en cours.
Regardez cette liste. Regardez tous ces noms de villages, de villes, de secteurs. Chacun représente des dizaines, parfois des centaines d’hommes qui se battent. Chacun représente des familles qui attendent des nouvelles. Chacun représente un morceau d’Ukraine que les Russes veulent arracher, et que les Ukrainiens refusent de lâcher. Et ce n’est qu’une journée. Une seule journée dans une guerre qui dure depuis bientôt trois ans. Comment tiennent-ils ? Comment font-ils pour continuer, jour après jour, sous ce déluge de feu ? Je ne sais pas. Mais ils le font. Et ça force le respect, même si ça brise le cœur.
Les autres fronts : une pression généralisée
Oleksandrivka et Huliaipole : la bataille pour Zaporijjia
Le front ne se limite pas à Pokrovsk. Dans le secteur d’Oleksandrivka, les défenseurs ukrainiens ont repoussé 18 attaques ennemies dans les zones de Piddubne, Sosnivka, Vyshneve, Rybne, Yehorivka et Krasnohirsk. Un affrontement supplémentaire était encore en cours. Dans le secteur de Huliaipole, 25 affrontements ont eu lieu dans les zones de Solodke, Huliaipole, Varvarivka et Zelene. Ces secteurs, situés dans l’oblast de Zaporijjia, sont stratégiques pour les Russes qui cherchent à progresser vers l’ouest et à menacer les lignes de communication ukrainiennes.
Le secteur d’Orikhiv a également été le théâtre de tentatives d’avancée russes dans la zone de Stepove. Dans le secteur de Prydniprovske, l’ennemi a mené une action offensive infructueuse dans la zone du pont Antonivskyi. Ces attaques, bien que moins intenses que celles de Pokrovsk, témoignent de la volonté russe de maintenir la pression sur l’ensemble du front, empêchant les Ukrainiens de concentrer leurs forces sur un seul secteur. C’est une stratégie d’épuisement, visant à étirer les ressources ukrainiennes jusqu’au point de rupture.
Les pertes russes globales : un carnage quotidien
Au-delà du secteur de Pokrovsk, les pertes russes sur l’ensemble du front sont colossales. Selon l’État-major ukrainien, la Russie a perdu 1 030 soldats le 9 janvier 2026. Ce chiffre s’ajoute aux pertes cumulées depuis le début de l’invasion à grande échelle le 24 février 2022. Les données de l’État-major indiquent que les forces russes ont subi environ 416 570 pertes tout au long de l’année 2025, soit une moyenne quotidienne de 1 141 pertes. C’est l’équivalent d’une division entière perdue tous les dix jours. Et pourtant, les Russes continuent d’envoyer des hommes au front, puisant dans leurs réserves, mobilisant de nouvelles recrues, sacrifiant des vies par milliers pour des gains territoriaux minimes.
L’analyste militaire ukrainien Kostyantyn Mashovets a rapporté le 7 janvier que le commandement militaire russe n’a formé que quatre nouvelles divisions sur les 17 divisions de manœuvre et jusqu’à neuf brigades que la Russie avait prévu de former en 2025. Ces divisions sont la 68e division de fusiliers motorisés (6e armée combinée, district militaire de Leningrad), la 71e division de fusiliers motorisés (14e corps d’armée, district militaire de Leningrad), la 55e division d’infanterie navale (anciennement 155e brigade d’infanterie navale, flotte du Pacifique), et la 120e division d’infanterie navale (anciennement 336e régiment d’infanterie navale, flotte de la Baltique). Et ces divisions ne sont probablement pas dotées de leurs effectifs doctrinaux complets.
Mille trente soldats en un jour. Mille trente familles qui recevront une lettre, un appel, une visite. Mille trente vies brisées pour quelques kilomètres carrés de terre ukrainienne. Et demain, ce sera pareil. Et après-demain aussi. Parce que Poutine ne peut pas s’arrêter. Parce qu’admettre l’échec, c’est admettre que tout ça n’a servi à rien. Alors il continue. Il envoie des hommes mourir. Il vide ses stocks d’armes soviétiques. Il transforme son économie en machine de guerre. Et pour quoi ? Pour Pokrovsk ? Pour Myrnohrad ? Pour des villes en ruines ? C’est de la folie. Mais c’est une folie qui tue, qui détruit, qui ne s’arrête pas.
La stratégie ukrainienne : tenir et frapper
La défense active selon Syrskyi
Face à cette pression russe incessante, l’Ukraine a adopté une stratégie de défense active. Le général Oleksandr Syrskyi a visité les unités militaires opérant dans l’agglomération urbaine de Pokrovsk-Myrnohrad et a reçu des mises à jour directement des commandants. Sur la base de ces briefings, il a clarifié les objectifs pour les commandants de corps et de brigade et a défini un ensemble de mesures concrètes pour renforcer la résilience défensive. Ces mesures incluent l’assurance du fonctionnement ininterrompu des routes logistiques critiques qui affectent directement l’approvisionnement en munitions et les renforts pour les troupes de première ligne.
Syrskyi a souligné que le maintien de la capacité de combat et la protection de la vie des défenseurs ukrainiens restent les priorités absolues. Dans son message, il a remercié les troupes, notant que leurs efforts infligent des pertes massives aux forces russes. Il a ajouté : « Grâce à vous, Pokrovsk et Myrnohrad ukrainiens tiennent debout. » Cette stratégie de défense active ne consiste pas simplement à encaisser les coups. Elle implique de contre-attaquer, de harceler les lignes de ravitaillement russes, de détruire les concentrations de troupes ennemies avant qu’elles ne puissent lancer leurs assauts. C’est une défense dynamique, mobile, qui force les Russes à payer le prix fort pour chaque avancée.
Les frappes ukrainiennes en profondeur
Parallèlement à la défense du front, l’Ukraine poursuit sa campagne de frappes à moyenne et longue portée contre les infrastructures militaires russes. L’État-major général a rapporté le 7 janvier que les forces ukrainiennes ont frappé le dépôt pétrolier Oskolneftesnab près de Kotel, dans l’oblast de Belgorod (à environ 90 kilomètres de la ligne de front), provoquant un grand incendie. Le dépôt fournissait du carburant aux forces russes. Une image géolocalisée publiée le 6 janvier montre un grand incendie dans un dépôt pétrolier près de Kotel, et le gouverneur de l’oblast de Belgorod, Vyacheslav Gladkov, a reconnu que les forces ukrainiennes avaient frappé le dépôt de Kotel.
L’État-major général a confirmé que les frappes ukrainiennes contre le dépôt pétrolier Temp près de Rybinsk, dans l’oblast de Yaroslavl, les 30 et 31 décembre, ont endommagé deux réservoirs verticaux RVS-5000. Le commandant des Forces de systèmes sans pilote ukrainiennes, le major Robert « Magyar » Brovdi, a rapporté le 7 janvier que les forces ukrainiennes ont récemment frappé plusieurs installations énergétiques et de défense russes, notamment la raffinerie de pétrole d’Afipsky dans le kraï de Krasnodar dans la nuit du 2 au 3 janvier, la raffinerie de pétrole de Yaroslavl dans l’oblast de Yaroslavl, l’usine chimique de Kirovo-Chepetsk dans l’oblast de Kirov, et l’usine chimique de Dorogobuzh près de Novomykhailovskoye, dans l’oblast de Smolensk, dans la nuit du 5 au 6 janvier.
Voilà ce qui me donne de l’espoir. Les Ukrainiens ne se contentent pas de défendre. Ils attaquent. Ils frappent loin derrière les lignes russes. Ils détruisent les dépôts de carburant, les raffineries, les usines chimiques. Ils coupent les lignes de ravitaillement. Ils font mal. Et ça, c’est crucial. Parce que la Russie ne peut pas gagner cette guerre si elle ne peut pas alimenter ses troupes, si elle ne peut pas produire les munitions nécessaires, si elle ne peut pas maintenir sa machine de guerre en marche. Chaque raffinerie qui brûle, c’est un coup porté à la capacité russe de continuer la guerre. Et les Ukrainiens le savent. Alors ils frappent. Encore et encore.
Les limites russes : une armée à bout de souffle ?
L’incapacité à former de nouvelles divisions
Malgré les efforts russes pour maintenir la pression sur le front ukrainien, des signes indiquent que l’armée russe atteint ses limites. Selon l’analyste militaire ukrainien Kostyantyn Mashovets, les forces russes sont probablement incapables de remplacer simultanément les pertes subies en Ukraine et de constituer leurs réserves stratégiques. Mashovets a rapporté le 7 janvier que le commandement militaire russe n’a formé que quatre nouvelles divisions sur les 17 divisions de manœuvre et jusqu’à neuf brigades que la Russie avait prévu de former en 2025. Ces divisions ne sont probablement pas dotées de leurs effectifs doctrinaux complets.
Mashovets a noté que les forces russes ont abandonné la formation de divisions de fusiliers motorisés selon les structures d’avant-guerre en faveur de la formation de divisions lourdes en infanterie d’assaut et en véhicules légers qui déploient des véhicules de combat blindés limités et des camions avec des éléments organiques minimaux de défense aérienne, d’artillerie et de logistique. L’incapacité russe à former des divisions selon le modèle d’avant 2022 pour les divisions mécanisées est cohérente avec l’évaluation selon laquelle les pertes d’équipement en temps de guerre, la production insuffisante de véhicules de combat blindés, et les changements tactiques favorisant les assauts d’infanterie massifs et les missions d’infiltration plutôt que les assauts mécanisés ont conduit les forces russes à optimiser pour la guerre de position.
Des pertes insoutenables à long terme
Mashovets a également évalué que les forces russes sont peu susceptibles de générer un surplus de plus de 70 000 soldats en 2026 pour constituer une réserve stratégique, un nombre insuffisant pour former les 17 divisions de manœuvre prévues. L’ancien chef de la Direction principale du renseignement militaire ukrainien, le lieutenant-général Kyrylo Budanov, a déclaré le 27 décembre que la Russie n’a pas encore développé une réserve stratégique aux capacités souhaitées car elle « active constamment » sa réserve opérationnelle pour soutenir les opérations de combat en cours en Ukraine. Les données de l’État-major ukrainien indiquent que les forces russes ont subi environ 416 570 pertes tout au long de 2025, soit une moyenne quotidienne de 1 141 pertes, soit environ la perte d’une division tous les dix jours.
Mashovets a évalué que les forces russes subiront probablement des pertes accrues en 2026 lors de l’assaut de positions ukrainiennes de plus en plus fortifiées, y compris la Ceinture de forteresse de l’Ukraine dans l’oblast de Donetsk. Ces pertes, combinées à l’incapacité de la Russie à former de nouvelles unités au rythme prévu, suggèrent que l’armée russe pourrait atteindre un point de rupture dans les mois à venir. La question n’est pas de savoir si la Russie peut continuer à avancer, mais combien de temps elle peut maintenir ce rythme d’offensive avant que ses ressources humaines et matérielles ne s’épuisent complètement.
Voilà le secret que Poutine ne veut pas admettre. La Russie est en train de perdre cette guerre d’usure. Pas sur le terrain, pas encore. Mais dans les chiffres. Dans les capacités. Dans les réserves. Ils ne peuvent pas remplacer les pertes. Ils ne peuvent pas former de nouvelles divisions. Ils ne peuvent pas maintenir ce rythme indéfiniment. Et les Ukrainiens le savent. Alors ils tiennent. Ils encaissent. Ils attendent que la machine russe s’essouffle. C’est une stratégie brutale, qui coûte des vies ukrainiennes. Mais c’est peut-être la seule qui fonctionne face à un ennemi qui a plus d’hommes, plus d’armes, plus de ressources. Tenir. Frapper. Attendre. Et espérer que l’ennemi s’effondre avant vous.
Le contexte géopolitique : négociations et garanties de sécurité
Les discussions de Paris et l’avenir de l’Ukraine
Pendant que les combats font rage sur le front, les discussions diplomatiques se poursuivent à Paris. Des responsables américains, ukrainiens et de la Coalition des volontaires ont poursuivi les pourparlers le 7 janvier, et les détails des garanties de sécurité potentielles pour l’Ukraine commencent à émerger. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rapporté le 7 janvier qu’il a rencontré l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient Steve Witkoff et l’ancien conseiller principal du président américain Jared Kushner dans le cadre des négociations en cours. Le nouveau chef du Bureau présidentiel ukrainien Kyrylo Budanov a déclaré le 7 janvier que les négociations ont obtenu des « résultats tangibles » mais qu’il ne peut pas divulguer plus de détails.
Zelensky a résumé le 6 janvier les détails des décisions de la Coalition des volontaires concernant une force multinationale d’après-guerre et des mécanismes de surveillance du cessez-le-feu en Ukraine. Zelensky a déclaré que les États ont déterminé les pays qui prendront la tête de la garantie d’un cessez-le-feu sur le terrain, en mer et dans le ciel, ainsi que dans la reconstruction de l’Ukraine, et la structure de commandement et de contrôle d’une force multinationale qui se déploierait en Ukraine. Les détails techniques de cet arrangement ne sont pas publics à ce jour. Zelensky a déclaré que les États de la coalition doivent encore élaborer le mécanisme de surveillance lui-même et la taille et les composantes de l’armée ukrainienne d’après-guerre.
Les engagements de la France et du Royaume-Uni
Zelensky a déclaré que l’Ukraine, le Royaume-Uni et la France ont déterminé le déploiement, la quantité, les armes et les composantes des forces militaires nécessaires pour une force de maintien de la paix multinationale. L’Ukraine, la France et le Royaume-Uni ont signé une déclaration d’intention le 6 janvier indiquant que la France et le Royaume-Uni ont l’intention de déployer des forces armées en Ukraine dans le cadre d’une force multinationale, d’impliquer la force multinationale dans des opérations de dissuasion sur terre, en mer et dans les airs, d’aider à construire, protéger et utiliser des installations pour le matériel, les armes, l’équipement militaire et les réserves stratégiques en Ukraine, et de créer un groupe de négociation pour former un accord international avec d’autres États membres de la Coalition des volontaires.
Des dirigeants européens ont indiqué que la Belgique contribuera aux obligations de la coalition en mer et dans les airs et soutiendra également la formation des forces ukrainiennes, que la Suède est prête à fournir des avions de chasse Gripen pour la surveillance aérienne, des ressources maritimes pour le déminage de la mer Noire, et à former les forces ukrainiennes, et que l’Allemagne, l’Espagne et la Lituanie pourraient déployer des forces terrestres en Ukraine après la guerre dans le cadre de la force multinationale. Zelensky a également indiqué qu’il y a eu des progrès dans les « garanties de sécurité bilatérales » et les documents « trilatéraux », se référant peut-être aux garanties de sécurité américano-ukrainiennes et aux accords de paix américano-ukraino-russes, et qu’il s’attend à signer ces documents dans un avenir proche.
Des négociations. Des garanties de sécurité. Des forces multinationales. Tout ça sonne bien sur le papier. Mais pendant ce temps, des hommes meurent à Pokrovsk. Des soldats ukrainiens tiennent des positions sous le feu russe. Des civils vivent dans des caves, sans électricité, sans chauffage, en plein hiver. Et on parle de ce qui se passera « après la guerre ». Mais la guerre, elle est là. Maintenant. Aujourd’hui. Et elle ne s’arrêtera pas parce qu’on signe des papiers à Paris. Elle s’arrêtera quand les Russes décideront d’arrêter. Ou quand ils ne pourront plus continuer. En attendant, les Ukrainiens se battent. Et ils ont besoin d’armes, de munitions, de soutien. Pas de promesses pour l’après-guerre. Mais d’aide pour survivre à la guerre d’aujourd’hui.
Les autres secteurs du front : une guerre totale
Kupiansk, Lyman et Kramatorsk sous pression
Au-delà de Pokrovsk, d’autres secteurs du front subissent également une pression constante. Dans le secteur de Kupiansk, l’ennemi a tenté six fois d’avancer dans la zone de Stepova Novoselivka et en direction de Bohuslavka et Nova Kruhliakivka. Deux affrontements étaient encore en cours à la fin de la journée. Dans le secteur de Lyman, les Forces de défense ont repoussé 14 actions d’assaut près des localités de Novovodiane, Novoiehorivka, Kolodiazi, Drobysheve et Myrne. Dans le secteur de Sloviansk, l’ennemi a attaqué une fois près de Platonivka. Dans le secteur de Kramatorsk, une attaque ennemie en direction de Stupochky a été repoussée.
Le secteur de Kostiantynivka a connu 19 affrontements au cours de la journée. L’ennemi a tenté d’assaillir les positions des unités ukrainiennes près de Kostiantynivka, Oleksandro-Shultyne, Pleshchiivka, Ivanopillia, Rusyn Yar, Yablunivka, et en direction de Sofiivka. Un affrontement était encore en cours. Ces secteurs, bien que moins médiatisés que Pokrovsk, sont tout aussi cruciaux pour la défense ukrainienne. Chaque village, chaque colline, chaque route défendue empêche les Russes de progresser vers des objectifs stratégiques plus importants. C’est une guerre de positions, où chaque mètre compte, où chaque position tenue est une victoire.
Zaporijjia : Huliaipole et Orikhiv résistent
Dans l’oblast de Zaporijjia, le secteur de Huliaipole a vu 25 affrontements se dérouler dans les zones de Solodke, Huliaipole, Varvarivka et Zelene. Le secteur d’Orikhiv a également été le théâtre de tentatives d’avancée russes dans la zone de Stepove. Dans le secteur de Prydniprovske, l’ennemi a mené une action offensive infructueuse dans la zone du pont Antonivskyi. Ces attaques, bien que moins intenses que celles de Pokrovsk, témoignent de la volonté russe de maintenir la pression sur l’ensemble du front. Les Russes cherchent à étirer les ressources ukrainiennes, à forcer les défenseurs à disperser leurs forces, à créer des opportunités de percée.
Une source affiliée au renseignement militaire ukrainien a rapporté le 6 janvier que les forces ukrainiennes ont nettoyé de petits groupes russes qui s’étaient infiltrés dans l’arrière ukrainien à Svyatopetrivka (nord-ouest de Huliaipole), Olenokostyantynivka (nord de Huliaipole), Staroukrainka (ouest de Huliaipole), Pryluky, Varvarivka et Zelene, et près de Zaliznychne (ouest de Huliaipole) le 5 janvier. La source a noté que les forces russes ont exploité des conditions météorologiques défavorables qui ont dégradé les opérations de drones ukrainiens pour s’infiltrer dans l’arrière ukrainien et ont engagé des opérateurs de drones ukrainiens et des équipes d’artillerie avec des armes légères. C’est une guerre d’infiltration, de petites unités, de coups de main. Une guerre où la ligne de front est floue, où l’ennemi peut surgir de n’importe où.
Vingt-cinq affrontements à Huliaipole. Dix-neuf à Kostiantynivka. Quatorze à Lyman. Six à Kupiansk. Et on ne parle que d’une journée. Une seule journée. Multipliez ça par des semaines, des mois, des années. C’est ça, la réalité de cette guerre. Ce n’est pas une bataille décisive. Ce n’est pas une offensive éclair. C’est un carnage quotidien, répété, incessant. Des hommes qui se battent pour des villages dont personne n’a jamais entendu parler. Des soldats qui meurent pour des collines sans nom. Et pourtant, chaque position compte. Chaque village défendu ralentit l’avancée russe. Chaque jour gagné est un jour de plus pour l’Ukraine. Un jour de plus pour recevoir des armes. Un jour de plus pour former des soldats. Un jour de plus pour tenir.
Les frappes aériennes russes : terreur sur les civils
La nuit du 6 au 7 janvier : drones et missiles
Les forces russes ont mené une série de frappes de missiles et de drones contre l’Ukraine dans la nuit du 6 au 7 janvier. L’Armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces russes ont lancé un missile balistique Iskander-M depuis Taganrog, dans l’oblast de Rostov, et 95 drones de type Shahed, Gerbera et autres — dont environ 60 étaient des drones de type Shahed — depuis les directions de la ville d’Oryol, Primorsko-Akhtarsk dans le kraï de Krasnodar, la ville occupée de Donetsk, et Hvardiiske occupé en Crimée. L’Armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces ukrainiennes ont abattu 81 drones et que 14 drones ont frappé huit emplacements.
Le chef par intérim de l’Administration militaire de l’oblast de Dnipropetrovsk, Vladyslav Haivanenko, a rapporté le 7 janvier qu’une frappe russe contre des infrastructures résidentielles dans la ville de Dnipro a blessé au moins 10 personnes, dont deux enfants. Le chef du Conseil de défense de Kryvyi Rih, Oleksandr Vikul, a rapporté le 7 janvier que des frappes russes contre Kryvyi Rih ont blessé trois civils. Des responsables ukrainiens ont rapporté le 7 janvier que les forces russes ont frappé des infrastructures portuaires et commerciales dans l’oblast d’Odesa et la ville de Zaporijjia, tuant deux civils et en blessant huit. Ces frappes ne visent pas seulement des cibles militaires. Elles visent à terroriser la population civile, à détruire les infrastructures, à rendre la vie impossible pour les Ukrainiens.
Une stratégie de terreur délibérée
Les frappes russes contre les zones civiles ne sont pas des « dommages collatéraux ». Ce sont des actes délibérés, visant à briser le moral de la population ukrainienne. En frappant des infrastructures résidentielles, des ports, des installations commerciales, les Russes cherchent à paralyser l’économie ukrainienne, à priver les civils d’électricité, de chauffage, d’eau. C’est une guerre totale, où la distinction entre combattants et non-combattants est effacée. Les enfants blessés à Dnipro ne sont pas des victimes accidentelles. Ils sont les cibles d’une stratégie de terreur calculée, visant à forcer l’Ukraine à capituler en rendant la vie insupportable pour sa population.
Mais cette stratégie a échoué. Malgré les frappes, malgré les coupures d’électricité, malgré les hivers sans chauffage, les Ukrainiens tiennent. Ils réparent les infrastructures détruites. Ils s’entraident. Ils continuent de vivre, de travailler, de résister. Et pendant ce temps, leurs soldats au front continuent de se battre, sachant que derrière eux, leurs familles, leurs villes, leur pays refusent de plier. C’est cette résilience, cette détermination collective, qui fait la force de l’Ukraine. Et c’est ce que les Russes n’arrivent pas à briser, malgré toute leur puissance de feu.
Deux enfants blessés à Dnipro. Deux enfants qui n’ont rien demandé, qui ne sont pas des soldats, qui ne sont pas des combattants. Juste des enfants. Et ils sont blessés parce que Poutine a décidé que l’Ukraine devait souffrir. Parce que terroriser les civils, c’est une arme de guerre. Parce que briser le moral de la population, c’est une stratégie. Et ça me révolte. Ça me dégoûte. Parce que c’est lâche. Parce que c’est cruel. Parce que c’est inhumain. Mais ça ne marche pas. Les Ukrainiens ne plient pas. Ils encaissent. Ils tiennent. Et ils continuent de se battre. Pour ces enfants. Pour leur avenir. Pour leur liberté.
Conclusion
Une guerre d’usure qui ne dit pas son nom
Le 9 janvier 2026 restera comme une journée emblématique de cette guerre. Cent soixante-cinq affrontements. Trente-neuf attaques rien que sur Pokrovsk. Mille trente soldats russes perdus. Des dizaines de civils blessés ou tués. Des infrastructures détruites. Des villages disputés mètre par mètre. C’est ça, la réalité de cette guerre. Ce n’est pas une campagne éclair. Ce n’est pas une victoire rapide. C’est une guerre d’usure, brutale, sanglante, qui dévore des vies par milliers chaque jour. Et pourtant, l’Ukraine tient. Pokrovsk n’est pas tombé. Myrnohrad résiste. Les lignes de défense plient, mais ne rompent pas.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La Russie perd en moyenne 1 141 soldats par jour. Elle ne peut pas former les divisions qu’elle avait prévues. Elle ne peut pas remplacer les pertes au rythme nécessaire. Elle ne peut pas maintenir cette intensité indéfiniment. Et pendant ce temps, l’Ukraine frappe en profondeur, détruisant les raffineries, les dépôts de carburant, les usines chimiques. Elle coupe les lignes de ravitaillement russes. Elle fait mal. Elle force les Russes à payer le prix fort pour chaque avancée. C’est une stratégie de survie, mais c’est une stratégie qui fonctionne. Parce que dans une guerre d’usure, celui qui tient le plus longtemps gagne. Et les Ukrainiens sont déterminés à tenir.
Cent soixante-cinq combats en un jour. Cent soixante-cinq fois où des hommes se sont regardés dans les yeux et ont décidé de tuer ou d’être tués. Cent soixante-cinq fois où la vie et la mort se sont jouées en quelques secondes. Et demain, ce sera pareil. Et après-demain aussi. Parce que cette guerre ne s’arrête pas. Elle continue, jour après jour, nuit après nuit, sans répit, sans pause. Et au milieu de tout ça, il y a des hommes. Des soldats ukrainiens qui tiennent des positions impossibles. Des civils qui vivent sous les bombes. Des familles qui attendent des nouvelles. Des enfants qui grandissent dans la guerre. Et ils tiennent. Ils tiennent parce qu’ils n’ont pas le choix. Ils tiennent parce que c’est leur pays. Ils tiennent parce que céder, c’est mourir. Alors ils se battent. Et ils continueront de se battre. Jusqu’à la victoire. Ou jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne pour se battre. Mais ils ne plieront pas. Jamais.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – « War update: 165 combat engagements on front line over past day, Pokrovsk sector most active » – 9 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4078744-war-update-165-combat-engagements-on-front-line-over-past-day-pokrovsk-sector-most-active.html
État-major général des Forces armées ukrainiennes – Rapport Facebook – 9 janvier 2026, 22h00 – https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/
Général Oleksandr Syrskyi – Déclaration Facebook – 8 janvier 2026 – https://www.facebook.com/CinCAFofUkraine/
Euromaidan Press – « Syrskyi: Ukraine retains control of northern Pokrovsk, repels Russian pressure near Myrnohrad » – 9 janvier 2026 – https://euromaidanpress.com/2026/01/09/syrskyi-ukraine-retains-control-of-northern-pokrovsk-repels-russian-pressure-near-myrnohrad/
Sources secondaires
Institute for the Study of War (ISW) – « Russian Offensive Campaign Assessment, January 7, 2026 » – 7 janvier 2026 – https://www.criticalthreats.org/analysis/russian-offensive-campaign-assessment-january-7-2026
Kostyantyn Mashovets – Analyse militaire sur Telegram – 7 janvier 2026
Major Robert « Magyar » Brovdi – Commandant des Forces de systèmes sans pilote ukrainiennes – Rapport Telegram – 7 janvier 2026
Ukrinform – « Russia’s war casualty toll in Ukraine up by 1,030 over past day » – 9 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4078349-russias-war-casualty-toll-in-ukraine-up-by-1030-over-past-day.html
Armée de l’air ukrainienne – Rapport sur les frappes aériennes russes – 7 janvier 2026
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