Un système de défense aérienne de nouvelle génération
Le S-350 Vityaz, ou 50R6 dans la nomenclature russe, ce n’est pas un vieux système recyclé de l’ère soviétique. C’est du neuf. Du moderne. Du sophistiqué. Moscou le présente comme le remplaçant des S-300 et des Buk, ces systèmes qui ont fait leurs preuves mais qui commencent à dater sérieusement. Le Vityaz, c’est la réponse russe aux menaces aériennes du 21ème siècle. Missiles de croisière, drones, avions de combat, missiles balistiques — tout est censé être dans son champ d’action.
Les spécifications font rêver n’importe quel état-major. Portée de 60 kilomètres contre les cibles aérodynamiques. Altitude maximale de 30 kilomètres. Capacité à intercepter des cibles balistiques jusqu’à 30 kilomètres de distance. Et surtout, ce radar 50N6E multifonction qui peut détecter automatiquement jusqu’à 100 cibles aériennes simultanément et en suivre 8 pour destruction. Sur le papier, c’est impressionnant. Dans la réalité, ça brûle quand même sous les frappes de drones ukrainiens.
130 millions de dollars qui s’envolent
Parlons argent. Parce que dans cette guerre, chaque système détruit compte. Chaque rouble dépensé par Moscou pour remplacer ses pertes, c’est un rouble qui ne va pas ailleurs. Le S-350 Vityaz complet, avec tous ses composants, c’est environ 130 millions de dollars. Oui, vous avez bien lu. 130 millions. Pour un seul système. Et ce radar 50N6E qui vient de partir en fumée, c’est le cœur du dispositif. Sans lui, le reste du système est aveugle. Inutile. Bon pour la casse.
Mais ce n’est pas juste une question de prix. C’est une question de disponibilité. La Russie ne produit pas ces systèmes à la chaîne. Les sanctions occidentales ont frappé dur l’industrie de défense russe. Les composants électroniques sophistiqués, ceux qui font fonctionner ces radars de pointe, ils viennent souvent d’Occident. Et maintenant, avec les sanctions, les obtenir devient un cauchemar logistique. Remplacer ce radar, ça va prendre des mois. Peut-être des années. Et pendant ce temps, il y a un trou béant dans la défense aérienne russe dans le Donbass.
130 millions de dollars. Je laisse ce chiffre résonner. 130 millions. C’est le budget annuel de santé de certaines petites villes. C’est des écoles, des hôpitaux, des routes. Et la Russie balance ça dans des systèmes de défense pour protéger une guerre d’agression. Et maintenant, pouf. Parti. Brûlé. Détruit par des drones qui coûtent probablement quelques milliers de dollars chacun. Il y a une justice poétique là-dedans. Une justice brutale, certes. Mais une justice quand même.
Le bataillon Asgard : les chasseurs de systèmes antiaériens
Une unité d’élite spécialisée dans la destruction
Le bataillon Asgard. Ce nom résonne de plus en plus fort dans les cercles militaires. Intégré à la 412ème Brigade Nemesis des Forces de Systèmes Non Habités, ce bataillon s’est spécialisé dans une mission particulièrement dangereuse et cruciale : la chasse aux systèmes de défense aérienne russes. Pas n’importe lesquels. Les gros. Les chers. Les sophistiqués. Ceux qui font mal quand ils tombent.
En un seul mois, entre décembre 2025 et janvier 2026, le bataillon Asgard a détruit ou gravement endommagé huit systèmes de défense aérienne russes. Deux Tor-M2. Deux Buk-M1. Un Tor-M1. Un Buk-M3. Un Strela-10. Et maintenant, ce radar 50N6E du S-350. La valeur cumulée de ces destructions dépasse les 250 millions de dollars. En un mois. Par un seul bataillon. Laissez ça infuser.
Des opérateurs qui connaissent leur métier
Ces gars-là ne jouent pas. Ils ne font pas dans l’improvisation. Chaque frappe est planifiée, préparée, exécutée avec une précision chirurgicale. Ils étudient les positions ennemies, identifient les faiblesses, attendent le moment opportun. Et quand ils frappent, ils frappent fort. Le commandant des Forces de Systèmes Non Habités, Robert Brovdi, a même publié une vidéo le 1er janvier 2026 montrant une position similaire dans la région de Donetsk avec le même type de radar. À l’époque, un seul drone avait été utilisé. Cette fois, ils en ont envoyé deux. Pour être sûrs.
La tactique est simple mais redoutablement efficace. Identifier la cible. Approcher de nuit. Frapper vite. Frapper fort. Les drones ukrainiens, probablement des FPV modifiés ou des drones kamikaze spécialisés, arrivent bas, rapides, difficiles à détecter. Et quand ils touchent, c’est fini. Le radar s’embrase. Les opérateurs russes n’ont même pas le temps de réagir. En quelques secondes, des mois de déploiement, des millions de dollars d’investissement, des années de formation — tout ça part en fumée.
Je pense à ces opérateurs du bataillon Asgard. Des jeunes, probablement. Des types qui ont appris sur le tas, dans l’urgence de la guerre. Qui pilotent leurs drones depuis des positions cachées, les yeux rivés sur des écrans, les mains sur les manettes. Et qui, en quelques secondes, infligent des pertes que les généraux russes mettront des mois à digérer. Il y a quelque chose de profondément moderne dans cette guerre. Quelque chose qui change tout. Et ces gars-là sont à l’avant-garde de ce changement.
La nuit de la frappe : chronologie d'une destruction
Deux drones dans l’obscurité
La nuit du 8 au 9 janvier 2026. Quelque part dans la région de Donetsk, un radar 50N6E russe scrute le ciel. Ses opérateurs sont probablement confiants. Après tout, ils disposent de l’un des systèmes les plus modernes de l’arsenal russe. Capable de détecter des cibles à des dizaines de kilomètres. Capable de suivre des dizaines d’objets simultanément. Capable de guider des missiles intercepteurs avec une précision redoutable. Mais cette nuit-là, ils ne verront rien venir.
Deux drones ukrainiens décollent. Probablement des FPV équipés de charges explosives. Peut-être des drones kamikaze spécialement conçus pour ce type de mission. Ils volent bas. Très bas. Sous le seuil de détection optimal du radar. Ils approchent lentement, méthodiquement. Les opérateurs ukrainiens, quelque part à des kilomètres de là, guident leurs engins avec une concentration absolue. Chaque seconde compte. Chaque mètre parcouru les rapproche de la cible. Et puis, le contact.
L’impact et l’incendie
Le premier drone frappe. L’explosion déchire la nuit. Le radar, cette masse imposante de métal et d’électronique sophistiquée, vacille sous l’impact. Mais ce n’est pas fini. Le second drone arrive quelques secondes plus tard. Une deuxième explosion. Plus violente. Plus dévastatrice. Et là, c’est l’embrasement. Les composants électroniques prennent feu. Les câbles fondent. La structure métallique se tord sous la chaleur. En quelques minutes, le radar 50N6E n’est plus qu’une épave fumante.
Les images publiées par le canal Telegram dosyeshpiona montrent l’ampleur des dégâts. Le radar est méconnaissable. Tordu. Brûlé. Détruit. Au début, certains analystes ont cru qu’il s’agissait d’un radar 9S32 du système S-300V. Erreur. C’était bien un 50N6E. Plus moderne. Plus cher. Plus difficile à remplacer. La confusion est compréhensible — ces systèmes se ressemblent. Mais pour les Ukrainiens, peu importe le nom. Ce qui compte, c’est qu’il ne fonctionne plus.
Je regarde ces images de l’incendie et je ne peux pas m’empêcher de penser à l’ironie. Ce radar, conçu pour détecter et détruire des menaces aériennes, n’a même pas vu venir les drones qui l’ont tué. Toute cette technologie, toute cette sophistication, tous ces millions de dollars — et au final, deux petits drones suffisent. Il y a une leçon là-dedans. Une leçon que les militaires du monde entier feraient bien de retenir. La guerre a changé. Et ceux qui ne s’adaptent pas, ils brûlent.
Un mois de carnage : le bilan du bataillon Asgard
Huit systèmes détruits en trente jours
Ce radar S-350, ce n’est pas un coup isolé. C’est la cerise sur le gâteau d’un mois absolument dévastateur pour la défense aérienne russe. Le bataillon Asgard a frappé encore et encore, méthodiquement, implacablement. Huit systèmes de défense aérienne détruits ou gravement endommagés en un seul mois. Huit. Laissez ce chiffre résonner. Huit systèmes que la Russie ne peut plus utiliser pour protéger ses troupes, ses dépôts, ses positions.
La liste est impressionnante. Deux systèmes Tor-M2, ces plateformes mobiles de défense à courte portée qui coûtent environ 25 millions de dollars pièce. Deux Buk-M1, des systèmes de moyenne portée éprouvés au combat, environ 35 millions chacun. Un Tor-M1, version plus ancienne mais toujours efficace. Un Buk-M3, la version modernisée qui frôle les 50 millions. Un Strela-10, système plus ancien mais toujours déployé. Et maintenant, ce radar 50N6E du S-350. Total : plus de 250 millions de dollars de matériel détruit. En trente jours.
L’impact opérationnel sur les forces russes
Mais au-delà des chiffres, il y a l’impact opérationnel. Chaque système de défense aérienne détruit, c’est un trou dans le parapluie protecteur russe. C’est une zone où les drones ukrainiens peuvent opérer plus librement. C’est un secteur où l’aviation ukrainienne peut prendre plus de risques. C’est un espace où les missiles de croisière peuvent passer sans être interceptés. La défense aérienne, c’est comme un filet. Enlevez assez de mailles, et le filet ne retient plus rien.
Les Russes le savent. Ils essaient de combler les trous, de redéployer des systèmes d’autres secteurs, de faire venir des renforts. Mais c’est un jeu de chat et de souris qu’ils sont en train de perdre. Parce que le bataillon Asgard ne s’arrête pas. Parce que d’autres unités ukrainiennes font la même chose. Parce que la production russe ne suit pas. Et parce que chaque système détruit est un système de moins pour protéger les positions russes ailleurs. C’est un cercle vicieux. Pour Moscou. Un cercle vertueux pour Kiev.
250 millions en un mois. Par un seul bataillon. Je me demande combien de bataillons comme Asgard l’Ukraine a déployés. Je me demande combien de systèmes russes sont tombés au total. Je me demande à quel moment les généraux russes vont réaliser qu’ils sont en train de perdre la guerre de la défense aérienne. Parce qu’ils la perdent. Lentement, sûrement, inexorablement. Et chaque radar qui brûle, c’est un clou de plus dans le cercueil de leurs ambitions.
Le S-300V : une autre victime récente
Le radar 9S32 détruit cinq jours plus tôt
Cinq jours avant la destruction du radar S-350, le 5 janvier 2026, une autre frappe spectaculaire avait déjà fait les gros titres. Cette fois, c’était un radar 9S32 du système S-300V qui était tombé sous les coups des drones ukrainiens. Toujours dans la région de Donetsk. Toujours avec la même précision chirurgicale. Toujours avec le même résultat : un système de défense aérienne russe réduit à l’état d’épave fumante.
Le 9S32, c’est ce que les opérateurs ukrainiens appellent le cerveau du système S-300V. C’est le radar d’engagement, celui qui guide les missiles vers leurs cibles. Sans lui, le S-300V est aveugle. Il peut avoir tous les missiles du monde, toutes les rampes de lancement opérationnelles — sans le 9S32, il ne peut rien faire. Et maintenant, il ne peut plus rien faire. Parce que le 9S32 n’existe plus. Parce qu’il a brûlé sous les frappes de drones.
Une stratégie délibérée de décapitation
Il y a un pattern qui émerge. Les Ukrainiens ne frappent pas au hasard. Ils ne gaspillent pas leurs drones sur des cibles secondaires. Ils visent les radars. Les cerveaux des systèmes. Les composants les plus chers, les plus difficiles à remplacer, les plus critiques pour le fonctionnement de l’ensemble. C’est une stratégie de décapitation. Tuez le cerveau, et le corps meurt. Détruisez le radar, et le système entier devient inutile.
Cette approche est brillante dans sa simplicité. Un système de défense aérienne comme le S-300V ou le S-350, c’est un ensemble complexe. Il y a les rampes de lancement, les missiles, les véhicules de commandement, les générateurs, les systèmes de communication. Mais au cœur de tout ça, il y a le radar. Sans lui, rien ne fonctionne. Et les Ukrainiens l’ont compris. Alors ils frappent les radars. Encore et encore. Méthodiquement. Implacablement. Et ça marche.
Il y a quelque chose de fascinant dans cette guerre des drones contre les systèmes de défense aérienne. C’est David contre Goliath, version 21ème siècle. Des petits drones à quelques milliers de dollars qui détruisent des systèmes à plusieurs dizaines de millions. Des opérateurs ukrainiens qui, depuis leurs positions cachées, infligent des pertes que les généraux russes n’auraient jamais imaginées. C’est la preuve que dans la guerre moderne, l’intelligence et l’innovation comptent plus que la taille et le prix. Et les Ukrainiens sont en train de donner une masterclass.
Les implications stratégiques pour la Russie
Une défense aérienne qui s’effrite
Prenons du recul. Regardons le tableau d’ensemble. La Russie est en train de perdre sa défense aérienne. Pas d’un coup. Pas de manière spectaculaire. Mais lentement, sûrement, inexorablement. Système après système. Radar après radar. Mois après mois. Et le problème, c’est qu’elle ne peut pas les remplacer aussi vite qu’elle les perd. Les sanctions mordent. La production ralentit. Les composants manquent. Et pendant ce temps, les Ukrainiens continuent de frapper.
Chaque système détruit crée un effet domino. Pour combler le trou, Moscou doit redéployer des systèmes d’autres secteurs. Ce qui crée des trous ailleurs. Qui doivent être comblés par d’autres redéploiements. Et ainsi de suite. C’est un jeu de chaises musicales où il y a de moins en moins de chaises. Et à un moment, la musique va s’arrêter. Et il n’y aura plus assez de systèmes pour couvrir tous les secteurs critiques.
L’impact sur les exportations d’armes russes
Il y a un autre aspect, souvent négligé mais crucial : l’impact sur les exportations d’armes russes. La Russie est l’un des plus grands exportateurs d’armes au monde. Et ses systèmes de défense aérienne, notamment les S-300 et S-400, sont des best-sellers. Des pays du monde entier les achètent, convaincus de leur efficacité. Mais maintenant, ils voient ces systèmes brûler en Ukraine. Ils voient des drones à bas coût les détruire. Ils voient que le roi est nu.
Qui va vouloir acheter un système S-350 après avoir vu les images de ce radar détruit ? Qui va investir 130 millions de dollars dans un système qui peut être neutralisé par des drones à quelques milliers de dollars ? Les clients potentiels vont se poser des questions. Beaucoup de questions. Et certains vont se tourner vers d’autres fournisseurs. Vers l’Occident. Vers la Chine. Vers n’importe qui sauf la Russie. Et ça, c’est un coup dur pour l’industrie de défense russe. Un coup dont elle mettra des années à se remettre.
Je pense aux généraux russes qui regardent ces images. Je pense à leur frustration. À leur colère. À leur impuissance. Ils ont investi des milliards dans ces systèmes. Ils ont formé des milliers d’opérateurs. Ils ont déployé ces machines de guerre avec la conviction qu’elles feraient la différence. Et maintenant, ils les voient brûler. Une par une. Sans pouvoir rien faire. Il y a une justice là-dedans. Une justice brutale, certes. Mais une justice quand même.
La guerre des drones : une révolution militaire
Quand le low-cost bat le high-tech
Cette guerre en Ukraine est en train de réécrire les manuels militaires. Elle démontre, de manière brutale et indiscutable, que la guerre a changé. Que les vieilles certitudes ne tiennent plus. Qu’un drone à 5 000 dollars peut détruire un système à 130 millions. Que la quantité et l’innovation peuvent battre la qualité et le prix. Que David peut vraiment tuer Goliath, encore et encore.
Les drones sont partout dans cette guerre. Drones de reconnaissance. Drones kamikaze. Drones FPV. Drones de longue portée. Drones navals. Drones terrestres. Ils ont transformé le champ de bataille. Ils ont rendu obsolètes des tactiques vieilles de décennies. Ils ont forcé les armées à repenser tout, de la défense aérienne à la logistique en passant par les mouvements de troupes. Et ceux qui s’adaptent survivent. Ceux qui ne s’adaptent pas brûlent.
L’Ukraine comme laboratoire du futur
Le monde entier regarde l’Ukraine. Les états-majors de tous les pays analysent chaque frappe, chaque tactique, chaque innovation. Parce qu’ils savent que ce qui se passe là-bas, c’est un aperçu des guerres futures. Les drones ne sont pas une mode passagère. Ils ne vont pas disparaître. Au contraire, ils vont devenir de plus en plus sophistiqués, de plus en plus nombreux, de plus en plus létaux.
L’Ukraine est devenue un laboratoire grandeur nature de la guerre moderne. Et les leçons qui en émergent sont claires. Investissez dans les drones. Formez vos opérateurs. Développez des tactiques innovantes. Soyez agiles. Soyez créatifs. Soyez impitoyables. Parce que dans la guerre moderne, ce n’est pas le plus gros qui gagne. C’est le plus intelligent. C’est le plus rapide. C’est celui qui s’adapte le mieux. Et pour l’instant, ce sont les Ukrainiens qui donnent la leçon.
Je regarde cette guerre et je vois le futur. Un futur où les armées traditionnelles, avec leurs chars lourds et leurs systèmes de défense à plusieurs millions, vont devoir repenser tout. Un futur où un adolescent avec une manette peut infliger plus de dégâts qu’un bataillon entier il y a vingt ans. Un futur où l’innovation compte plus que le budget. C’est terrifiant. C’est fascinant. Et c’est déjà là.
Les défis de remplacement pour Moscou
Une production qui ne suit pas
Remplacer un radar 50N6E, ce n’est pas comme remplacer un camion ou un fusil. C’est un processus long, complexe, coûteux. Il faut des composants électroniques sophistiqués. Des semi-conducteurs avancés. Des systèmes de traitement du signal de pointe. Et beaucoup de ces composants, la Russie ne les produit pas. Elle les importait. D’Occident. De Chine. De Corée du Sud. De Taiwan. Et maintenant, avec les sanctions, ces importations sont devenues un cauchemar.
Oui, Moscou trouve des moyens de contourner les sanctions. Des réseaux d’entreprises écrans. Des pays tiers complaisants. Des circuits parallèles. Mais c’est lent. C’est cher. C’est risqué. Et surtout, ça ne suffit pas. La production de systèmes comme le S-350 a ralenti. Les délais de livraison se sont allongés. Les coûts ont explosé. Et pendant ce temps, les pertes s’accumulent. Plus vite que les remplacements n’arrivent.
Le dilemme du redéploiement
Face à ces pertes, Moscou a deux options. Soit elle accepte les trous dans sa défense aérienne en Ukraine. Soit elle redéploie des systèmes d’autres régions. Et devinez quoi ? Elle choisit la deuxième option. Ce qui signifie que des systèmes de défense aérienne sont retirés de Kaliningrad, de Crimée, de la frontière avec l’OTAN, pour être envoyés dans le Donbass. Où ils seront probablement détruits à leur tour.
C’est un pari risqué. Parce que chaque système retiré d’un secteur crée une vulnérabilité ailleurs. Et si l’OTAN décidait de tester ces défenses affaiblies ? Et si l’Ukraine lançait des frappes de drones sur ces régions maintenant moins protégées ? Moscou joue un jeu dangereux. Un jeu où elle mise tout sur l’Ukraine. Et où elle pourrait tout perdre.
Il y a quelque chose de tragiquement prévisible dans tout ça. La Russie s’enfonce. Elle envoie système après système en Ukraine. Elle les voit brûler. Elle en envoie d’autres. Qui brûlent aussi. Et elle continue. Parce qu’elle ne peut pas s’arrêter. Parce qu’admettre l’échec serait trop douloureux. Alors elle continue de nourrir la machine de guerre. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à nourrir. C’est la définition même de la folie. Faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent.
L'avenir de la défense aérienne en Ukraine
Une asymétrie qui profite à Kiev
L’Ukraine a compris quelque chose de fondamental. Elle ne peut pas battre la Russie système contre système. Elle n’a pas les moyens. Elle n’a pas les ressources. Elle n’a pas le temps. Mais elle peut changer les règles du jeu. Elle peut utiliser des drones à bas coût pour détruire des systèmes à haut coût. Elle peut frapper vite, frapper fort, frapper souvent. Et elle peut le faire de manière asymétrique, en exploitant les faiblesses russes.
Cette asymétrie est l’arme secrète de l’Ukraine. Pour chaque système de défense aérienne russe détruit, Moscou perd des dizaines de millions de dollars et des mois de production. Pour l’Ukraine, c’est quelques drones et quelques heures de planification. Le ratio coût-bénéfice est écrasant. Et tant que ce ratio reste favorable, l’Ukraine continuera de frapper. Encore et encore. Jusqu’à ce que la défense aérienne russe s’effondre complètement.
Les prochaines cibles
Le bataillon Asgard ne va pas s’arrêter. D’autres unités ukrainiennes font la même chose. La chasse aux systèmes de défense aérienne russes est devenue une priorité stratégique. Et les cibles ne manquent pas. Il y a encore des S-400 déployés. Des S-300 par dizaines. Des Pantsir. Des Tor. Des Buk. Tous vulnérables. Tous dans le viseur.
Chaque nuit, quelque part sur le front, des opérateurs ukrainiens préparent leurs drones. Ils étudient les images satellites. Ils analysent les mouvements ennemis. Ils planifient leurs frappes. Et quand le moment est venu, ils frappent. Précis. Implacables. Dévastateurs. Et le lendemain matin, un autre système russe n’est plus qu’une épave fumante. Et le cycle recommence. Encore et encore. Jusqu’à la victoire.
Je pense à ces opérateurs ukrainiens. À leur détermination. À leur créativité. À leur courage. Ils sont en train de gagner une guerre que beaucoup pensaient perdue. Ils sont en train de prouver que l’intelligence bat la force brute. Que l’innovation bat la tradition. Que David peut vraiment tuer Goliath. Et chaque radar qui brûle, c’est une preuve de plus. Une preuve que l’Ukraine ne perdra pas. Qu’elle ne peut pas perdre. Parce qu’elle a compris comment gagner.
Conclusion
Un tournant dans la guerre
Ce radar 50N6E qui brûle dans le Donbass, ce n’est pas juste un système détruit de plus. C’est un symbole. Le symbole d’une Russie qui perd le contrôle. Le symbole d’une Ukraine qui frappe de plus en plus fort, de plus en plus précis, de plus en plus profond. Le symbole d’une guerre qui a changé. Où les drones règnent. Où l’innovation bat le budget. Où l’intelligence bat la force brute.
130 millions de dollars partis en fumée. Un système de défense aérienne de nouvelle génération réduit à l’état d’épave. Des mois de production perdus. Des années de formation gaspillées. Et tout ça en quelques secondes. Par deux drones. Pilotés par des opérateurs ukrainiens qui, quelque part dans l’obscurité, ont appuyé sur un bouton. Et ont changé le cours de cette guerre. Un peu plus. Encore une fois.
Je regarde ces images une dernière fois. Le radar qui brûle. Les flammes qui dévorent ce qui était, quelques heures plus tôt, l’orgueil de l’industrie de défense russe. Et je me dis que cette guerre est loin d’être finie. Mais qu’elle a déjà changé. Profondément. Irréversiblement. Les Ukrainiens ont compris comment gagner. Ils frappent les yeux de la Russie. Ils la rendent aveugle. Système après système. Radar après radar. Nuit après nuit. Et un jour, quand il ne restera plus rien à détruire, quand la défense aérienne russe sera en ruines, ce jour-là, l’Ukraine aura gagné. Pas parce qu’elle était plus forte. Mais parce qu’elle était plus intelligente. Plus créative. Plus déterminée. Et ça, aucun système de défense aérienne au monde ne peut l’arrêter.
Sources
Sources primaires
Militarnyi – « Ukrainian Drones Destroyed 50N6E Radar from S-350 Complex in Donetsk Region » – 9 janvier 2026 – https://militarnyi.com/en/news/ukrainian-drones-destroyed-50n6e-radar-from-s-350-complex-in-donetsk-region/
Canal Telegram dosyeshpiona – Publication des images de la frappe – 9 janvier 2026
Robert Brovdi (Commandant des Forces de Systèmes Non Habités) – Vidéo Facebook montrant une position similaire – 1er janvier 2026
Sources secondaires
Defense Express – « Over $250 Million in russian Air Defenses Destroyed by Ukraine’s Asgard Battalion » – 9 janvier 2026 – https://en.defence-ua.com/news/over250millioninrussianairdefensesdestroyedbyukrainesasgardbattalionvideo-17094.html
Defense Express – « Ukrainian Drones Take Out the Brain of russian S-300V Air Defense System » – 5 janvier 2026 – https://en.defence-ua.com/news/ukrainiandronestakeoutthebrainofrussians300vairdefensesystemvideo-17072.html
Militarnyi – « Ukrainian Drones Strike Latest Russian S-350 Radar and Tor and Buk Launchers » – https://militarnyi.com/en/news/ukrainian-drones-strike-latest-russian-s-350-radar-and-tor-and-buk-launchers/
Defence Blog – « Ukrainian forces hit Russian S-350 air defense system » – https://defence-blog.com/ukrainian-forces-hit-russian-s-350-air-defense-system/
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